Armand Colin

  • Encadrer, un métier impossible ? prend le contre-pied des méthodes de management, des « bonnes pratiques » et des référentiels de compétences, en explorant les « dessous » d´une activité en somme relativement triviale, qui consiste à encadrer le travail d´autrui. Il l´aborde à partir de sept « secrets », dont certains de Polichinelle, qui entrelacent le coeur de l´activité formé par l´autorité et le pouvoir.
    Depuis bientôt dix ans, cette approche sert d´alternative à des cadres de l´entreprise, mais aussi du secteur social, de la santé, des collectivités territoriales, d´organisations publiques et privées. Elle témoigne des résistances d´un encadrement humaniste et citoyen, qui s´appuie notamment sur les sciences sociales et humaines pour voir plus clair et autrement dans son activité. Elle invite à une réflexion créative pour penser ses propres stratégies d´encadrement.
    « Un livre très instructif et optimiste, opposé à toute idéologie " managériale. " » Revue de la Défense Nationale « Un métier en définitive harassant, stressant, qui se pratique avec plus ou moins de succès. Constat résigné ? Non, lucide. » Les Échos « Au-delà des recettes, l´auteur tente de mettre en lumière la manière dont les choses se passent sur le terrain, c´est-à-dire rarement comme la direction l´imagine. » Entreprises et Carrières « Foncez à la conclusion où, en quatorze pages serrées comme un bon whisky, l´auteur ramasse son affaire. » Offres courrier cadres La 1re édition a été nominée pour le Prix Le Monde-Sciences Po, et le Prix des Nuages Blancs, en 2007.

  • Pour exposer les différentes manière de parvenir à ce juste équilibre qui consiste à concilier à la fois vie familiale et vie professionnelle, l'auteur s'est appuyée sur différents témoignages. Où il en ressort que celles qui s'en sortent le mieux sont celles qui, plutôt que de tenter en vain de devenir une "superwoman" s'appuient au contraire sur toutes les aides qui sont à leur disposition.

  • Dans l'économie de grand vent où nous nous trouvons, le management est devenu un art du mouvement. Il en résulte un immense appel d'air en faveur des idées nouvelles, et un marché proliférant de méthodes et d'outils sur lequel se bousculent experts, « gourous », consultants, universitaires, éditeurs de logiciels, magazines... Partout - dans l'industrie, les sociétés de service, les entreprises publiques -, ce sont autant de chantiers ouverts pour les cadres et les dirigeants, de décisions d'investissement potentielles, d'expériences à animer et à évaluer. Comment prendre ses marques dans le maquis de l'innovation managériale ? Tel est l'objet de ce livre, oeuvre d'un sociologue qui, au terme de longues enquêtes, rend ici témoignage de ce qu'un regard profane peut retenir de ce tohu-bohu. Soucieux de prendre le changement au sérieux, l'auteur retient sept innovations emblématiques. Il les évalue une par une, mettant en regard la nature du projet, les outils qui l'accompagnent, les conditions de son appropriation sur le terrain. Le diagnostic présenté en introduction réserve des surprises. Toutes les innovations ne se valent pas. Il est de grandes idées qui accouchent de révolutions modestes, faute d'outils à leur mesure. D'autres peinent à se protéger de la frénésie technique. Celles qui tolèrent les déformations de l'action s'en tirent mieux : elles deviennent de bons foyers d'apprentissage. Il en découle des voies pour l'action : les innovations bien équipées requièrent des managers qu'ils leur confèrent du sens : elles appellent le débat. Celles qui souffrent d'outils abusifs ou défaillants méritent plus d'investissements. Elles réclament du travail et du temps. Outre les étudiants en sciences sociales, ce livre s'adresse à celles et ceux qui vivent les changements de l'entreprise au quotidien. Il intéressera aussi ceux qui - tels les élèves-ingénieurs - découvrent le monde du travail et s'y préparent. Tous y trouveront une réflexion détachée des modes, des remèdes miracles et des urgences de l'action.Denis SEGRESTIN est sociologue, professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est membre du Centre de sociologie des organisations (Sciences Po et CNRS).

  • Voici un livre résolument optimiste et joyeux, truffé d´anecdotes et d´exemples amusants, qui rompt avec l´ambiance morose de la « souffrance au travail ». Sans en nier l´existence ni les dégâts, il montre à partir d´une enquête approfondie que des stratégies alternatives d´encadrement se pratiquent et ce, dans des organisations très différentes, dans le public comme dans le privé (entreprises industrielles et de service, secteur social et hôpital, multinationales et PME-PMI...).  Les hommes et les femmes interviewés, cadres dirigeants ou non, parfois délégués syndicaux, ont tous en commun d´avoir souffert de harcèlement et de maltraitance. Ils ont parfois connu de longues périodes de chômage ; mais ils témoignent ici de leur ténacité, de leur capacité à « encaisser des coups », à lutter contre les discriminations de toutes sortes.  Au fil des récits et des pages, se dégagent des principes communs, des façons de théoriser ces pratiques, à partir de valeurs humanistes et d´éléments des sciences sociales et humaines. Ramassées en vingt-cinq principes fondamentaux, ces stratégies alternatives forment un « bréviaire de résistance et d´innovation » dont tous les salariés peuvent s´inspirer. Loin des utopies louables d´un « management alternatif à inventer », il s´agit ici du travail déjà à l´oeuvre pour diriger et encadrer « autrement ».  Frederik Mispelblom Beyer, Professeur de sociologie à l´université Paris UniverSud  Evry, est responsable de l´équipe de recherche CRF (centre de recherche sur la formation) / ÉTÉ (enseigner, transmettre, encadrer). Il anime le site encadrer-et-manager.com et a rédigé cet ouvrage avec Catherine Glée, maître de conférences à l´IAE Lyon (Université Jean Moulin Lyon 3) où elle dirige le Master ressources humaines et organisation et est membre du Centre de recherche Magellan.

  • Cet essai livre une vision inédite du harcèlement en tant que révélateur de dérives pernicieuses qu'engendre une société en perte de repères, d'autorité et du sens de la responsabilité. Il est préparé par la fragilisation des existences individuelles et la mise à mal du lien collectif, au sein d'un système où tout le monde devient victime.

  • Faire équipe

    Pascal Duret

    Rompant avec les slogans et les clichés idéalisant une solidarité donnée pour immédiate au sein des équipes sportives, cet ouvrage dresse le constat que la cohésion ne va pas de soi. L´autorité absolue ne suffit plus à l´entraîneur, il doit savoir négocier. Et concilier des intérêts différents : écouter ses joueurs tout en conservant son autorité et même puiser son autorité de sa capacité d´écoute. La coopération peut s´accompagner au sein de l´équipe de rivalités et de concurrences. Quand vaut-il mieux les neutraliser ou au contraire les rendre profitables pour le collectif ? Si l´abnégation du joueur au service du collectif est régulièrement exigée, comment en retour faire du collectif une ressource pour les individus ? Comment devenir un « bon co-équipier » tout en affirmant son individualité ? Rendant compte au plus près de l´expérience des joueurs, l´ouvrage montre comment il est possible de se montrer solidaire tout en tirant son épingle du jeu. Des exemples variés tirés de huit disciplines sportives permettent de comprendre ce subtil travail d´ajustement entre l´entraîneur et les joueurs, et entre les joueurs eux-mêmes. Cet ouvrage offre aux lecteurs curieux tous les outils nécessaires pour apprendre à créer de la cohésion et à « faire équipe » quel que soit le domaine. Pascal DURET, sociologue du sport et de la compétition, professeur STAPS à l'Université de La Réunion, a assuré la direction de cet ouvrage qui réunit, outre ses contributions, celles de Muriel AUGUSTINI, Éric BOUTROY, Christian BROMBERGER, Sébastien BUISINE, Fabrice BURLOT, Vincent CHARLOT, Adolphe MAILLOT, Jacques SAURY.

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