Entreprise, gestion et management

  • Les sciences de gestion et la pratique managériale sont aujourd'hui profondément remises en question. Leur réévaluation s'appuie sur le constat de la « stupidité fonctionnelle » des organisations ou de la « gouvernance par les nombres », mais elle bute sur deux obstacles : d'une part l'incapacité à reposer la question du sens de l'action collective au sein des organisations post-tayloriennes, et d'autre part la difficulté de repenser le management à l'heure des transitions technologiques et écologiques. Des lectures critiques et philosophiques éclairent d'une manière singulière les limites du negotium (commerce). Ni les discours convenus sur le leadership, encore moins le « dataïsme » ambiant, ne pourront répondre aux enjeux. Réintroduire un humanisme pourrait à l'inverse constituer une autre manière d'affronter les défis socio-économiques et écologiques du futur.

  • Après avoir dressé un panorama du paysage fiscal français, l'ouvrage propose d'ordonner la fiscalité selon une logique économique afin de faire apparaître le partage entre les catégories sociales. Ainsi, la priorité est donnée à son « incidence », c'est-à-dire à la recherche de ceux qui portent le poids de l'impôt. L'ouvrage analyse ensuite l'efficacité des politiques fiscales à l'aune de quatre exemples (le CICE, le Crédit impôt recherche, la fiscalité du logement et la fiscalité écologique) et constate un effet d'incitation systématiqument lent et surestimé. La coopération entre les nations est devenue indispensable dans un monde où la digitalisation de l'économie et la mobilité des individus érodent la capacité à collecter l'impôt. Le souci de redistribution implique de définir un objectif de justice fiscale explicite : celui du philosophe John Rawls, en s'attaquant d'abord à la pauvreté, semble le mieux susceptible de ménager liberté et équité. Pour échapper à ce qui semble un inextricable ensemble de contraintes, il faut également sortir des sentiers battus et développer des financements et des modes d'organisation alternatifs susceptibles de réduire la taille du secteur public, une coopération élargie entre les secteurs public, privé et associatif, et respecter des principes de l'impôt, énoncés à la fin de l'ouvrage.

  • Le nouvel esprit du salariat est une forme de mobilisation de la main-d'oeuvre favorisant l'avènement d'un travailleur autonome et responsable qui constitue le foyer central de diffusion de valeurs individualistes et méritocratiques qui irriguant l'ensemble de la société. Le pari de cet ouvrage est d'ancrer l'analyse du nouvel esprit du salariat dans l'étude empirique des évolutions des rémunérations. Il apparaît alors que ce qui est présenté par les employeurs comme un dépassement du salariat n'est en réalité qu'un déni du lien de subordination mis au profit des performances de l'entreprise et potentiellement risqué pour les salariés. Sous couvert d'établir des inégalités « justes », le développement des primes variables génère ainsi de profondes injustices. L'enquête nous conduit auprès de populations hétérogènes : des non-diplômés jusqu'aux titulaires de bac+5, des employés jusqu'aux cadres supérieurs.

  • Sans que cela fasse la une des journaux, alors que grèves et manifestations semblent rythmer la vie sociale française, nous sommes entrés dans l'âge de la négociation collective. De loi en loi, priorité est donnée au dialogue social dans l'entreprise, au plus près des problèmes à résoudre. Des dispositifs d'appui et des outils d'accompagnement sont disponibles ; plusieurs think tanks et divers rapports ont proposé des solutions. Et les partenaires sociaux savent qu'ils ne peuvent plus continuer d'agir comme avant. Que manque-t-il pour que la France finisse sa mue et que ses forces vives apprennent à se confronter sans s'affronter ? L'essentiel : repenser l'idée même de négociation collective et refonder notre système de relations sociales sur d'autres principes : ne plus légiférer mais inciter; ne plus obliger, mais inviter ; ne plus contrôler, mais conseiller et laisser expérimenter.

  • « Faire de la France un pays d'entrepreneurs », tel a été l'un des objectifs des politiques menées ces dernières années, dont le point d'orgue est le régime d'auto-entrepreneur, qui a suscité depuis 2008 plus d'un million d'inscriptions. Une analyse du modèle du « tous entrepreneurs » met en lumière l'origine libérale de ce type de politiques mises en place par des opposants au modèle salarial. Il en ressort également qu'au-delà de l'autonomie parfois recherchée, la promotion de l'auto-entrepreneuriat séduit notamment en se présentant au service de ceux qui veulent s'en sortir. La fragilité des auto-entrepreneurs est pourtant patente, puisque 90 % d'entre eux gagnent moins que le SMIC et que tous perdent les acquis sociaux du salariat dans une société en voie d'ubérisation. Quel est le sens politique de cette nouvelle injonction à être entrepreneur de sa vie ? En quoi cela vient-il bousculer le modèle social français ? Comment expliquer la mise à leur compte si rapide de plus d'un million d'individus et comment les vies de ces travailleur-se-s s'en sont-elles trouvées modifiées ?

  • Loin d'être une simple étiquette neutre, la notion de consommateur est le résultat d'une histoire dont les dimensions sont intellectuelles et politiques. Au consommateur « aliéné » mis en avant par les critiques radicales de la « société de consommation », les libéraux ont opposé la vision optimiste d'un agent économique libre et informé, trouvant dans une offre abondante, diversifiée et renouvelée les moyens de son épanouissement. Le débat a confronté, au cours des années 1970-1980, journalistes, hommes politiques, hauts fonctionnaires, juristes, etc. Pour l'essentiel, les choses en sont là aujourd'hui encore. Les libéraux l'ont emporté : qui oserait s'opposer au libre choix d'un consommateur souverain, pierre de voûte d'un ordre social fondé sur les valeurs marchandes ? Le livre éclaire cette consécration du consommateur à travers plusieurs angles : l'action gouvernementale, celle des militants consommateurs et de la presse consumériste, le droit de la consommation, la formation des vendeurs.

  • La part de l'engagement dans la formation, qu'il s'agisse de former ou de se former, est essentielle. Engagement dans le savoir, la parole, la voix et les techniques, engagement corporel jusque dans les maladresses. Prendre des risques, se maintenir dans un processus de création jour après jour à côté des habitudes, des habiletés, des capacités et même des compétences.

    Pour accompagner et parfois résister, un engagement dans le savoir est-il en effet souhaitable ? Être concerné, soi, par le savoir transmis ? Attentif à l'autre à qui l'on s'adresse ? Mireille Cifali répond à ces questions par l'affirmative. Pour un formateur sont alors dessinées l'articulation fragile entre théories et pratiques, ainsi que la place indispensable réservée à un travail éthique. C'est sur son expérience de clinicienne de la formation qu'elle s'appuie pour transmettre les valeurs à l'origine de dispositifs où penser est une joie, où se former est un surcroît d'être autant que de savoir.

  • Le travail salarié ne connaît pas la démocratie. Une fois franchi le seuil de l'entreprise, le citoyen devient un « facteur travail » soumis aux décisions des seuls apporteurs en capital. Pourtant, l'histoire occidentale nous a appris les bases institutionnelles du processus de démocratisation : le système bicaméral. Innovation majeure, il a rendu le gouvernement légitime, raisonnable et intelligent sous la responsabilité conjointe des deux Chambres. Gouverner le capitalisme commencerait donc par mettre en place un « bicamérisme économique » : une Chambre des représentants des apporteurs en capital, une Chambre des représentants des investisseurs en travail, un gouvernement responsable devant les deux Chambres. À l'heure où le capitalisme mondialisé inflige de lourdes pertes de souveraineté aux États et où les salariés font la dure expérience de la contradiction capitalisme / démocratie, il est temps de penser les conditions d'une souveraineté légitime dans l'entreprise capitaliste.

  • Les cabinets « Big Four » (KPMG, Ernst and Young, PricewaterhouseCoopers et Deloitte) sont les quatre plus grands groupes de conseil et d'audit au monde, proposant une multitude de services aux entreprises. Ils occupent une place centrale dans le secteur économique et constituent une carte de visite prestigieuse permettant d'accélérer les carrières de ceux qui y travaillent. Analyser leur fonctionnement ainsi que les valeurs que partagent leurs membres offre un aperçu de l'éthique de cette élite des affaires dont le succès auprès des jeunes recrues ne se dément pas.
    Ces cabinets sont marqués par une vie courtisane très forte et les salariés les rejoignent moins par référence au métier que par attirance pour l'idée de compétition. Le passage par l'un d'eux a une fonction de distinction sociale qui donne aux individus le sentiment d'appartenir à une élite sélective : le goût du classement, la ca-pacité à résister au stress, à la fatigue, à une charge de travail colossale, sont des signes de supériorité qui définissent la valeur de l'expérience. Le travail tend donc à être vécu comme un sport où, à défaut de convic-tions personnelles sur l'utilité du métier, l'important est de gagner.

  • Une étude économique et juridique du phénomène bancassurance, signifiant pour les banques le rapprochement avec les institutions d'assurance, qui analyse les avantages, les faiblesses et les perspectives de la bancassurance.

  • La finalité ultime de la formation n'est pas tant de « faire apprendre » que de faire entrer la personne qui apprend dans une histoire et une culture afin qu'elle y trouve sa place et s'y réalise comme sujet, tout à la fois autonome et relié à autrui. L'ouvrage cerne les différentes facettes de ce processus de subjectivation en vue de dégager les conditions d'un apprentissage qui permet l'accomplissement de celui-ci. Il se penche d'abord sur la façon dont cette thématique de l'émancipation du sujet a émergé et a évolué dans le champ de la formation des adultes au cours des dernières décennies. Il propose alors une série de balises permettant de circonscrire de façon plus précise en quoi consiste le processus de subjectivation. Celui-ci est ensuite décrit et analysé, étape par étape, du point de vue de la personne qui apprend. Enfin, les conditions essentielles qui favorisent la subjectivation en formation sont examinées, du côté de la relation « maître-disciple » et du groupe en formation.

  • Les hedge funds activistes et le private equity ont pris une place significative dans l'actionnariat des entreprises. Ils améliorent la gouvernance des entreprises en poussant leurs dirigeants à mieux les développer. Les autres hedge funds apportent une liquidité importante aux marchés financiers. Par ailleurs, le marché financier est un débouché naturel des sorties d'entreprises du giron du private equity. Les deux sont donc complémentaires plutôt que concurrents. La crise financière actuelle a mis en lumière certains excès et appelle à une plus grande transparence des hedge funds et du private equity.

  • À quelles conditions les individus décident-ils, aujourd'hui, de s'automédiquer ? Quels sont les ressorts de leurs décisions en matière de consommation médicamenteuse ? Cet ouvrage examine, à partir d'une enquête de terrain, les dimensions matérielles, cognitives, symboliques et sociales du recours à l'automédication, ainsi que les motivations, les pratiques et ce qu'elles révèlent, en creux, du rapport à l'institution médicale. Il aborde en outre la question du libre accès aux médicaments, objet d'un vif débat entre les acteurs concernés, autour de thèmes comme la compétence, le savoir ou la responsabilité. Avec rigueur, sans prise de position partisane et à partir de matériaux empiriques, l'ouvrage analyse également les stratégies des individus pour maîtriser les risques ou pour accroître l'efficacité des médicaments. Enfin, il s'interroge sur le traitement social de l'auto­nomie dans le contexte de l'automédication en vue de cerner ses conditions et ses limites au sein d'un pro­cessus d'« auto-médicalisation ».

  • Voici un recueil unique de témoignages de présidents et d'administrateurs de sociétés qui permet de décrypter la gouvernance d'entreprise. Dans un monde qui se complexifie avec la mondialisation, les règlementations, le numérique, l'émergence de nouveaux business models, la RSE et la montée en puissance des parties prenantes..., les pratiques des conseils d'administration évoluent nécessairement. Cet ouvrage collectif offre 100 témoignages sur des organisations très diverses : start-ups, ETI, CAC 40, associations, entreprises familiales..., en France et à l'international. Les témoignages réunis dans cet ouvrage sont la vivante illustration de l'extraordinaire évolution des pratiques de gouvernance intervenue dans les sociétés, grandes ou moins grandes, cotées ou non, au cours des deux dernières décennies. Daniel Lebègue, fondateur et président d'honneur de l'Institut français des administrateurs. Ici, la gouvernance d'entreprise n'est pas appréhendée comme un ensemble de règles formelles, mais comme un exercice d'intelligence collective, fondé sur la confiance, la loyauté, la compétence, le courage, la curiosité, l'éthique.... Bref, sur l'humain... Ces regards croisés d'hommes et de femmes de terrain, formés à l'école du pragmatisme, sont très réconfortants. À lire ! Anne-José Fulgéras, administratrice de Covéa et MMA, ancien chef de la section financière du Parquet de Paris. Du PDG de L'Oréal au fondateur d'Amber, quand tout roule ou tout se déglingue, quand il faut arbitrer entre manager et actionnaire, cette diversité de témoignages est un hommage à l'intelligence de comportement. Cela se résume en une phrase d'un de mes camarades cités dans cet ouvrage : « L'administrateur n'a pas le droit de s'ennuyer ! » Vincent Beaufils, directeur de la rédaction de Challenges

  • À l'époque de la fragilisation des anciennes solidarités et de l'affirmation d'une « nouvelle modernité » qui installe l'individu comme acteur central de la recomposition sociale, l'autoformation, dans ses différentes dimensions, apparaît à la fois comme produit et révélateur des profondes transformations en cours. Treize ans après leur livre : Autoformation. Psychopédagogie, sociologie, ingénierie, P. Carré, A. Moisan et D. Poisson font l'état des recherches en plein développement sur cette notion, à partir des mêmes champs disciplinaires et en s'aidant de contributions spécifiques pour les dimensions autodidactiques et existentielles. Le livre prend acte d'une institutionnalisation de l'autoformation, qui s'exerce tant par les normes sociales (l'injonction à apprendre et se développer par soi-même), que par le développement de nouvelles solidarités pour apprendre, par l'individualisation de la formation avec la montée en puissance de l'apprentissage autodirigé, et enfin par la « biographisation » des parcours de vie. L'autoformation apparaît comme le vecteur de nouvelles relations sociales et d'appartenance au monde. À distance critique des discours et des politiques arrimés au libéralisme économique ou à son contre-discours nostalgique de l'ancienne modernité, les pratiques et les recherches sur l'autoformation rejoignent les notions de maîtrise d'usage, d'« empowerment », de « capabilities ». Ces orientations explorent les voies d'une nouvelle agentivité de sujets sociaux conçus comme à la fois producteurs et produits de leurs environnements.

  • En sciences de gestion sont généralement privilégiées les études de « visibilité » : les enquêtes où il s'agit de voir, de comparer les données... Il ne s'agit à aucun moment de s'interroger sur ce qui constitue ce que nous sommes effectivement. L'arrière-plan anthropologique du management paraît absent, pensé à partir de l'homme représenté à l'aide de statistiques et d'outils de mesure. La subjectivité vivante en tant que telle brille par son absence. La première partie de l'ouvrage réinvestit le champ de la réflexion philosophique pour définir le protomanagement antique et ses aspects techniques, scientifiques, pratiques, éthiques et politiques. Dans la seconde partie, il est question de repenser le management à partir d'une approche phénoménologique et de notions comme le corps subjectif ou le vécu individuel à l'heure de l'accélération sociale. Enfin cette investigation amène l'auteur à proposer une définition du management comme une force vulnérable soumise à la pression du chiffre et dotée d'un triple pouvoir de contrainte, d'imitation et d'imagination s'exerçant aux niveaux subjectif, interpersonnel, institutionnel et environnemental.

  • La simplexité est une idée neuve, un concept en devenir. Ce volume a l'ambition de donner des pistes pour ancrer la simplexité dans l'action au quotidien, dans le faire.
    Face à la prolifération actuelle de méthodes pour simplifier et face au constat que la frénésie de simplification aboutit à accroître la complication, y compris virtuelle, il est nécessaire de trouver de nouveaux principes qui permettent de vivre avec la complexité plutôt que de s'acharner à vouloir la maîtriser. Ces nouveaux principes donnent à la tactique une place prioritaire, aux opérateurs et aux opérationnels un rôle clé, quel que soit le métier.
    C'est un enjeu de société majeur que de réussir à faire simplexe. C'est un enjeu capital pour les entreprises comme pour les organismes de recherche, les États et les individus que de transformer en profondeur leur manière de voir le monde et son évolution, d'envisager leur action et de se lier les uns aux autres. Faire simplexe signifie organiser l'autorégulation de l'action collective, favoriser l'éclosion de propriétés émergentes, reconnaître la force de la subjectivité et de l'émotion.

  • Dans bon nombre de contextes professionnels, ce qu'il est convenu d'appeler traditionnellement la «?formation?», organisée dans des espaces-temps distincts du travail, tend aujourd'hui à céder le pas à une variété de pratiques visant à favoriser les apprentissages au coeur même des situations de travail, à rendre le travail plus «?formateur?». Face à un tel engouement, il est temps de s'interroger en profondeur sur les processus spécifiques à l'oeuvre dans ce type d'apprentissage, sur les facteurs individuels et contextuels qui y participent et, in fine, sur les pratiques censées favoriser l'apprentissage du et au travail. S'appuyant sur les théories et les recherches les plus récentes, des pistes de réflexion et d'action sont ici fournies en réponse aux préoccupations et questions des professionnels de la formation, de l'accompagnement et du management.

  • On trouvera ici une histoire croisée de la FNAC et de ses employés. Fondé en 1954 par deux anciens militants d´extrême-gauche, ce distributeur façonne les pratiques de consommation culturelle des Français : les temps forts du développement de l´enseigne illustrent un modèle commercial basé sur l´alliance avec le consommateur, la médiation culturelle et les prix bas. L´ouvrage étudie également la trajectoire professionnelle des générations d´employés, entrés à la FNAC pendant ou après des études supérieures. Ce livre contribue à la fois aux réflexions menées sur la consommation culturelle et sur l´insertion professionnelle des jeunes générations.

  • Les chercheurs et praticiens rassemblés abordent ce sujet autant du point de vue de la société, des générations que de celui propre à chaque individu : évolution du travail, rapports entre les générations, immigration, école, politiques et pratiques des formations.

  • La crise confirme la nécessité de faire évoluer nos modes de régulation des relations professionnelles, déjà secoué par les mutations du travail. Elle souligne également les limites et les opportunités de deux formes de travail qui coexistent sans se confondre : le salariat et l'entrepreneuriat. À rebours de propositions qui dominent l'actualité, l'ouvrage s'attache aux spécificités de chacune de ces formes et propose des évolutions de leur régulation propres à chacune. Notre conviction est que l'avenir de la régulation des relations salariales passe par un approfondissement de la décentralisation du dialogue social. L'accord d'entreprise, lorsqu'il existe et dès lors qu'il respecte des principes fondamentaux, doit se substituer à la loi - non plus simplement y déroger - et s'imposer au contrat de travail. Les relations entrepreneuriales sont régies par le droit commercial et doivent le rester. Le contrat de prestation de service, individuel par nature, peut s'inscrire dans un ensemble contractuel. Notre conviction est que c'est au coeur de cet ensemble, et dans les logiques propres à l'entrepreneuriat, que doivent être imaginées des protections pour les travailleurs - non dans l'extension du droit du travail. En revanche, la protection contre les risques graves ne doit pas dépendre du statut professionnel, ce qui justifie qu'elle soit en partie universalisée. Cet ouvrage montre que ces propositions s'inscrivent naturellement à la fois dans l'histoire des relations sociales et dans l'expérience et les pratiques des acteurs.

  • Une description des mécanismes et des enjeux des salons professionnels qui rassemblent périodiquement une partie significative de l'offre et de la demande d'un secteur économique.

  • La première partie de cet essai fut publié il y a une vingtaine d'années, il est repris augmenté d'une deuxième partie relatant sur le mode humoristique et désabusé, son expérience dans les couloirs feutrés de la Banque mondiale à Washington. A-t-il réellement "trahi" la cause de ses origines ainsi que l'accusent un peu vite certains journalistes ? Ou bien à sa manière essaie-t-il de conserver et transmettre ce pourquoi il travaille dans ces milieux financiers ? " Ce que je valorise dans mon séjour américain, c'est l'opportunité de m'être réconcilié avec moi-même, d'apprendre à mieux aimer cette Arfique qui m'exaspérait lorsque j'avais 27 ans. Sur un plan plus superficiel, la vie sereine et aseptisée de Washington m'a révélé comme un miroir grossissant tout ce qui me manque... Il y a le sentiment de culpabilité qui habite tous les Africains en exil qui croient pouvoir contribuer plus efficacement aux nombreux combats en cours sur le terrain..."

  • Ce guide permet aux candidats de comprendre ces outils de présélection professionnelle, en présentant les différents modèles de tests et les théories qui les sous-tendent. Ils sont présentés sous l'angle scientifique, déontologique et légal. « Copyright E

empty