• Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde.
    Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché.
    Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection, La faim dans le monde expliquée à mon fils.

  • Voici un livre capital, best-seller au États-unis - plus de 100 000 exemplaires - et en Grande-Bretagne, en cours de traduction dans plus de dix pays, commis par l'un des intellectuels les plus influents selon le New York Times, initiateur d'Occupy Wall Street à New York.
    Un livre qui remet en perspective l'histoire de la dette depuis 5000 ans et développe une approche totalement nouvelle. Il démontre magistralement que le système de crédit précède la naissance de la monnaie et que la dette a donc toujours structuré nos systèmes économiques et nos rapports sociaux.
    Il montre également que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l'Antiquité (des mots comme « culpabilité », « pardon » et « rédemption ») est issu en grande partie de ces affrontements antiques sur la dette, et qu'il fonde jusqu'à nos conceptions les plus fondamentales du bien et du mal. Sans en avoir conscience nous livrons toujours ces combats.
    Un essai passionnant et essentiel qui nous permet de mieux comprendre l'histoire de notre passé, celui de la crise des crédits en cous ainsi que l'avenir de notre économie.
    David Graeber enseigne l'économie et l'anthropologie à l'université de Londres. Il sera à Paris en septembre pour défendre son livre devant les médias.

  • La décroissance

    Serge Latouche

    Le terme « décroissance » est récent dans le débat économique actuel, même si l'idée a une histoire plus ancienne. Mais que désigne-t-il au juste ? Une inversion de la courbe de croissance du produit intérieur brut (PIB), indice statistique censé mesurer la richesse ? Ou la fin de l'idéologie de la croissance, c'est-à-dire du productivisme ? Si la croissance est une croyance en un progrès infini - pourtant chaque jour démenti par les ressources nécessairement limitées de la planète -, alors la décroissance est un gros mot, voire un blasphème. C'est pourtant cette idée qui permettrait de réenchanter le monde, non pas en substituant à la religion de la croissance une religion inverse, mais en retrouvant la dimension spirituelle, quoique laïque, de l'homme, lequel n'est pas qu'un homo oeconomicus. David Henry Thoreau, le précurseur de la décroissance, disait que « serait un poète celui qui pourrait enrôler vents et rivières à son service, afin qu'ils parlent pour lui ». La décroissance, c'est cet art de vivre, un art de vivre bien, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.

  • Les thèses ne manquent pas pour expliquer le surgissement du capitalisme et ses conséquences. Or il se trouve que Dany-Robert Dufour a eu accès à un texte étonnant, complètement oublié ou presque, datant de 1714, de l'époque même où ce système s'est mis en place et qui pourrait considérablement renouveler les analyses permettant de savoir dans quelle galère au juste nous sommes embarqués.

  • L'économie de demain ; les 25 grandes tendances du XXIe siècle Nouv.

    L'économie mondiale est en perpétuelle évolution. Alors que les décennies qui ont précédé la Grande Récession de 2008 ont été marquées par une mondialisation toujours plus puissante, par une faible prise en compte des enjeux environnementaux, par la montée des inégalités dans les pays riches, mais aussi par une baisse de la pauvreté dans les pays émergents, l'économie mondiale pourrait connaître des évolutions très différentes au XXIe siècle.
    La population vieillit dans de nombreux pays, ce qui affaiblit la croissance et remet en question de nombreux modèles sociaux. Les taux d'intérêt bas, voire négatifs, se généralisent. En parallèle, la mondialisation est remise en cause par les dirigeants de certains grands pays. La protection de l'environnement et la lutte contre le changement climatique deviennent centrales dans la plupart des projets politiques. La digitalisation et la robotisation chamboulent le marché du travail. La question des inégalités prend de plus en plus de place dans le débat public. Par ailleurs, en cette ère de taux zéro, la façon d'envisager la dette publique évoluera et les banques centrales seront vraisemblablement... plus centrales que jamais.
    Ce livre illustré se propose d'aborder 25 grandes tendances qui dessineront l'économie au XXIe siècle. Certaines d'entre elles sont bien identifiées et ont commencé à se matérialiser, d'autres sont plus incertaines, mais méritent d'être abordées.

  • L'expression «économie de la nature» a surgi dans le vocabulaire des sciences au XVIIIe siècle bien avant que le néologisme «écologie» ne s'impose à nous, plus d'un siècle et demi plus tard. Chez Carl von Linné, Gilbert White ou Charles Darwin, l'économie de la nature désigne l'organisation des relations entre les espèces au vu du climat, du territoire et de leur évolution. Cette économie pense l'imbrication des espèces, y compris les êtres humains, dans un réseau d'interactions incommensurables et impondérables. Mais très vite, les physiocrates, les premiers «économistes», la dévoient pour fonder une science de l'agriculture subordonnée à de prétendues lois du marché. Un détournement dont nous pâtissons jusqu'à ce jour.

    Tant que ne sera pas restitué son sens, le terme «économie» nous donnera l'impression de voir double dès lors que flanqué de celui d'«écologie». Il nous sera alors dit qu'il faut tenter de réconcilier l'une à l'autre, comme s'il s'agissait de deux champs distincts. Ce court essai s'emploie à redonner ses droits à l'économie de la nature.

  • Gérer des biens ou administrer des organisations ne relèvent pas d'actes qui se suffisent à eux-mêmes. Ils procèdent d'un principe supérieur, lequel les justifie dans la mesure où on lui prête foi. Une profession de foi est donc de rigueur pour fonder les principes qui confèrent de la cohérence aux menus gestes par lesquels nous nous structurons tous les jours.

    À ce rapport interactif entre la croyance, l'autorité et l'action, les Pères de l'Église ont donné le nom d'«économie». Une économie de la foi, qui fonde notre matrice institutionnelle depuis le début de notre ère. Cette économie porte en elle l'exigence de penser ce que tout principe doit à l'intimité des sujets pour s'incarner dans le monde. Elle relève d'une gravité et d'une profondeur que la science économique moderne n'arrive en rien à imaginer.

    Pour camoufler la béance de leur vanité, les «théoriciens» du management ont repris tel quel le vocabulaire religieux, mais pour achever de l'épuiser: ils invoquent la protection de leur business angels afin de porter leur marque au stade de l'evangelizing. Il n'y a pas pire foi que celle qui ne s'admet pas, ou se conçoit mal.

  • Capitalisme et liberté

    Milton Friedman

    • Alisio
    • 20 Février 2018


    "L'un des livres les plus influents depuis la Seconde Guerre mondiale" !

    « La liberté est une plante rare et délicate. » - Milton Friedman
    Et si l'on retournait aux sources de l'économie classique pour penser et trouver des réponses à la situation économique actuelle ?
    Paru pour la première fois en 1962, Capitalisme et Liberté est l'un des ouvrages clés de la pensée économique. Écrit sans jargon, il est surtout le premier livre d'économie accessible à tous. Dans ce livre, Milton Friedman défend la liberté économique comme condition nécessaire à toute liberté politique. Il y présente sa propre vision du libéralisme et son analyse pointue est encore et toujours d'actualité. Cela fait de cet ouvrage l'un des livres incontournables du xxe siècle.
    « L'un des livres les plus influents depuis la Seconde Guerre mondiale. » - The Times Literary Supplement
    « Qu'on partage ou non les idées de Milton Friedman, la lecture de ce livre roboratif est un must pour tout citoyen curieux et intéressé par la réflexion et par des propositions sur la vie de la Cité. Même et peut-être surtout si elles sortent des chemins battus et ne sont pas toujours politiquement correctes, du moins dans notre pays. » - André Fourçans, professeur d'Économie à l'ESSEC
    « J'envie le lecteur qui grâce à ce livre va découvrir une chose extrêmement rare : une pensée qui libère à la place d'asservir. » - Charles Gave

  • Nous sommes à un moment de l'Histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphére et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d'orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est un défi magnifique, mais redoutable.

    Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s'impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n'est animée d'aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l'idéologie néolibérale ne sait plus que s'autocélébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d'influence sont soumises à ce pseudo réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroitre toujours plus la richesse.

    Cette représentation du monde n'est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l'injustice, sous-estime la gravité de l'empoisonnement de la biosphère, promeut l'abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.

    Pour l'auteur de ces pages incisives et bie informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s'attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd'hui les riches qui menacent la planète.

  • Aucun économiste n'a jamais avancé la supposée théorie du ruissellement, selon laquelle les riches doivent être plus riches pour que les pauvres soient moins pauvres, alors qu'elle est régulièrement convoquée par nombre d' experts sur les plateaux de télévision. Un mythe tenace qu'Arnaud Parienty décortique ici, démontrant l'artifice conceptuel autant que ses effets désastreux.
    Emmanuel Macron, 15 octobre 2017 : " Pour que notre société aille mieux, il faut des gens qui réussissent ! [...] Je ne crois pas au ruissellement, mais je crois à la cordée. [...] Si l'on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole. " Le 6 janvier 2018, le porte-parole du gouvernement enfonce le clou : " Ce n'est pas un gouvernement qui fait des cadeaux aux riches ! C'est un gouvernement qui permet à l'argent d'être investi dans les entreprises pour nos emplois en France. " Un résumé saisissant de la notion de
    trickle-down effect (effet de ruissellement) avancée en 1981 par le directeur du budget de Ronald Reagan : " Donner les réductions d'impôts aux tranches supérieures, aux individus les plus riches et aux plus grandes entreprises, et laisser les bons effets "ruisseler' à travers l'économie pour atteindre tout le monde. "
    Telle semble bien la logique des mesures adoptées depuis 2017 par le gouvernement Macron/Philippe, même s'il affirme le contraire. Et même si aucun économiste n'a jamais produit une " théorie du ruissellement ". Alors comment expliquer que cette idée si décriée soit encore mise en oeuvre ? En analysant son fonctionnement comme celui d'un mythe, c'est-à-dire une construction imaginaire largement partagée. C'est ce que propose Arnaud Parienty dans cet essai enlevé et pédagogique. Il y décortique avec méthode les clichés répétés sur les plateaux de télévision : " trop d'impôts tue l'impôt ", ils favorisent l'évasion fiscale, etc. Et il remet en perspective la façon dont les politiques néolibérales ont conduit, partout dans le monde, à une explosion des inégalités, sans pour autant favoriser la croissance et l'emploi, contrairement à ce que prônent les adeptes du ruissellement.

  • « Depuis 40 ans... » : la formule fait florès depuis décembre 2018 et le mouvement des Gilets jaunes, jusqu'au président de la République Emmanuel Macron évoquant « quarante années de malaise qui resurgissent ». Le dérapage de la France est connu : désindustrialisation, envol d'un chômage de masse, explosion des déficits, des charges fiscales et sociales, un tournant symbolisé par un budget public toujours déficitaire depuis 1974, quand survient le premier choc pétrolier. Un tournant majeur a en effet eu lieu durant cette année charnière et celles qui l'ont suivie avec l'essoufflement de la croissance dans le monde occidental et, de façon inverse, l'entrée de plusieurs pays du « Tiers-Monde » dans un processus d'émergence et d'industrialisation accéléré. Déficit structurel des échanges, manque de compétitivité de l'industrie nationale... la France est l'un des pays qui se sont adaptés le plus mal à cette nouvelle donne mondiale. Une faiblesse structurelle qui, au-delà du rattrapage des Trente Glorieuses (et de ses illusions) remonte à 1945 et au poids de l'État-providence placé essentiellement sur les entreprises. Au fil des décennies, aucun gouvernement français de droite ou de gauche ne remettra en cause un système soumettant les producteurs nationaux à une véritable taxe douanière à l'envers. Ce handicap est devenu chronique quand la Communauté économique européenne s'est plongée, à partir des années 1970, dans l'océan du libre-échange mondial. Écrit par deux historiens réputés de l'économie et des entreprises, Le Virage manqué dresse le constat clinique du décrochage de la France au cours de la décennie 1974-1984 en analysant ses causes structurelles et son déroulement, sans oublier la responsabilité des gouvernements et des élites nationales choisissant - le gouvernement de Raymond Barre excepté - de faire peser sur l'industrie plutôt que sur les ménages le poids de la contrainte extérieure grandissante de l'économie ouverte et de la mondialisation qui va s'étendre à l'ensemble du globe dans les années 1980-1990.

  • Tout pour intégrer rapidement les grands concepts et les réflexes d’analyse en économie en CPGE ou en IEP :Présentation détaillée des grands modèles d’économie,Restitution des hypothèses dans leur contexte intellectuel,Diversité des écoles économiques citées,Plus de 30 exercices entièrement corrigés,100 questions de cours pour restituer ses connaissances,Explications claires des notions mathématiques,Plus de 100 figures mobilisant les données les plus récentes,Riches références bibliographiques.

  • «Le projet de nationalisation des banques et de grandes entreprises stratégiques de l'économie nationale a été un moment de grande passion et de grande tension politique dans notre pays. Pendant neuf années, les nationalisations avaient alimenté le débat politique, et cette idée avait galvanisé les socialistes jusqu'à l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir. Que quelques années après leur mise en application, elles aient été complètement balayées par les privatisations du gouvernement de Jacques Chirac avait de quoi susciter de fortes interrogations sur le processus même de ces nationalisations.»

    Par un étonnant concours de circonstances, l'économiste et universitaire François Morin s'est trouvé engagé en 1981 au cabinet de Jean Le Garrec, secrétaire d'État chargé de l'«extension du secteur public», c'est-à-dire des nationalisations, dont celle des banques. S'appuyant sur ses archives personnelles et ses souvenirs, l'auteur raconte les coulisses de cet épisode extraordinaire de l'histoire récente de la France et s'interroge sur les raisons de l'échec de cette ambitieuse politique de socialisation du capital. Il démontre ainsi que les nationalisations de 1981 et leur échec ont encore beaucoup à nous apprendre, et que ces leçons pourraient nous permettre de réfléchir aujourd'hui aux voies d'une refondation démocratique radicale.

  • Le lecteur français ne sera pas surpris que l'on consacre un ouvrage au modèle de son pays. Il se sentira sans doute conforté dans son sentiment d'originalité, pour ne pas dire de supériorité. Mais ce modèle existe-t-il vraiment ? Comment le définir ? N'est-il pas aujourd'hui menacé de disparition ? L'ouvrage étudie le modèle sous l'angle économique et élargit son analyse aux domaines social, culturel et politique. Il distingue différents âges de son histoire et se concentre sur le troisième, celui de l'après 1945 : alors, une génération forge le modèle tel que nous le connaissons. S'il est menacé aujourd'hui, c'est que cette génération passe la main : il risque de disparaître avec elle ; le lecteur français d'aujourd'hui est-il à la hauteur de son modèle ?

  • Après une description de la naissance de la discipline économique et des fondements de l’économie orthodoxe et hétérodoxe, ce manuel est ordonné autour de quatre concepts centraux :le marché,la propriété,la monnaie,la finance.Ces concepts se déclinent en valeur, défaillance du marché, secteur public, entreprise, communs, politique monétaire, Union européenne, etc. Chaque fois sont présentées les principales théories qui étudient le sujet, que celles-ci fassent partie de l’approche dominante ou pas.Cet ouvrage présente ainsi, de façon accessible, la richesse et le pluralisme en économie. Sans entrer dans le détail des théories, mais en donnant le maximum de références pour le faire, sont abordés les faits et les concepts qui ont jalonné l’histoire de la pensée et des faits économiques.

  • Ce livre d'histoire des faits économiques est conçu spécialement pour les étudiants de premier cycle universitaire et grandes écoles dont le cursus comprend cette matière. Il couvre la période qui s'étend des origines de la Révolution industrielle à nos jours. L'approche est à la fois chronologique et thématique, ce qui permet une mémorisation facile.

    Pour aider dans la préparation des révisions et faciliter la mémorisation, des questions et des QCM corrigées sont disponibles à l'adresse https://www.deboecksuperieur.com/site/326361.

    « Quand le passé n'éclaire plus l'avenir, l'esprit marche dans les ténèbres », écrivait Alexis de Tocqueville en 1840. À l'ère du tout numérique et de la tyrannie de l'actualité, cet ouvrage fournira aux étudiants les moyens d'éclairer les principaux enjeux économiques actuels et à venir.

  • La (re)localisation du monde Nouv.

    Et si le monde d'après-Covid était en gestation depuis plusieurs années déjà ? Si le phénomène actuel de relocalisation ne datait pas de mars 2020, mais plutôt des années 2010 ? C'est la thèse de cet essai original et accessible, qui décrit le monde qui vient et ses acteurs, en s'appuyant sur une riche infographie et cartographie.

    Car notre monde globalisé est en train de s'éteindre au profit d'un monde localisé, suscité par trois révolutions. La première est industrielle : la robotique et le numérique sont entrés dans nos usines, les rendant capables de produire à la demande et à des coûts similaires à ceux des pays émergents. La deuxième est énergétique : l'essor exponentiel des renouvelables multiplie les sources locales d'énergie. La troisième concerne les ressources : de plus en plus réemployées, elles offrent des matières premières de proximité.

    Ce monde plus durable, fondé sur des grandes aires de production régionales, redessine les rapports de force économiques et géopolitiques, faisant apparaître de nouveaux maîtres du jeu. En se basant sur des données économiques internationales et de nombreux entretiens, Cyrille P. Coutansais rend compte de cette fascinante mutation de nos systèmes productifs, de nos modes de vie et de consommation.

  • L'histoire économique a connu un renouveau depuis un demi-siècle grâce à l'analyse économique, aux théories institutionnalistes et aux approches globales. Le livre présente, en s'appuyant sur ces acquis, une version synthétique de l'évolution économique du monde depuis l'origine des civilisations jusqu'aux premières décennies du XXIe siècle.
    Il aborde en premier lieu les problèmes de la discipline elle-même, puis remonte à la fin de la préhistoire pour exposer de façon chronologique les traits de l'économie antique, puis médiévale, avant d'arriver aux Temps modernes et à la révolution industrielle.
    Il insiste ensuite sur l'évolution au XIXe siècle, l'extension de l'industrialisation et les mutations économiques et sociales qu'elle entraîne, la mondialisation d'avant 1914.
    Le XXe et la période actuelle font l'objet des derniers chapitres, depuis les guerres mondiales, la crise de 29 et la montée des totalitarismes jusqu'à l'évolution plus favorable qui suit : paix globale, montée des échanges, intégration de l'Europe, nouvelle révolution technologique et développement au Sud.

  • Un récit vivant et attrayant de l'histoire de l'économie, relatée à travers ses événements marquants - de l'Antiquité à nos jours - et les idées des grands penseurs de la discipline.

    À quoi est due la pauvreté ? Les crises économiques sont-elles inévitables dans le système capitaliste ? L'intervention de l'État dans l'économie est-elle bénéfique ou désastreuse ? Les réponses à ces questions basiques d'économie concernent tout le monde, mais le jargon et les mathématiques hermétiques de la science économique peuvent sembler rébarbatifs. Ce livre clair, accessible et non dénué d'humour est idéal pour les jeunes lecteurs découvrant la science économique comme pour tous ceux qui souhaitent mieux comprendre toute l'étendue de son histoire et de ses idées.

    /> L'historien de l'économie Niall Kishtainy organise chronologiquement de courts chapitres consacrés aux notions principales et événements cruciaux. Il relate les contributions de penseurs clés tels qu'Adam Smith, David Ricardo, Karl Marx, John Maynard Keynes et bien d'autres, tout en explorant des sujets qui vont de l'invention de la monnaie à la Grande Dépression, en passant par l'apparition de la société agraire, l'entrepreneuriat, la destruction de l'environnement, les inégalités et l'économie comportementale. Il en résulte un ouvrage unique qui parvient avec brio à mettre en lumière les concepts économiques et les forces qui façonnent notre monde.

  • Avec les premiers coups de canon daoût 1914 se termine le XIXe siècle. Ses dernières décennies avaient été le théâtre dune première « mondialisation », marquée par une liberté à peu près complète de circulation des hommes, des marchandises et des capitaux.
    Au tournant du XXIe siècle, en 2001, ladhésion de la Chine à lOrganisation mondiale du commerce symbolise un temps nouveau de mondialisation, plus limité et peut-être tout aussi fragile.
    Entre ces deux temps forts, le monde a connu des guerres et des crises, la tentation du repli sur soi et lillusion communiste, mais aussi des avancées majeures permettant de répondre au choc démographique de la deuxième partie du siècle.
    Dune mondialisation à lautre, lhistoire économique de ce long XXe siècle est surtout celle de la recherche, jamais achevée, de léquilibre entre croissance et justice sociale.

  • « Plus de dix ans après la crise de 2007, rien n'est réglé. Partout, on a retardé les solutions politiques, économiques, technologiques : plus de monnaie, plus de dette, plus de procrastination, plus de promesses ! Avec l'espoir que le progrès technique, la croissance ou la Providence résoudront tout...
    La question n'est pas de savoir si une prochaine crise va éclater, mais quand, et quels seront le déclencheur et le déroulement. Qu'elles soient financières, écologiques ou géopolitiques, ou qu'elles s'enchaînent par un effet de domino, ces crises trouveront leur source dans la priorité donnée au flux sur le stock, à la consommation sur l'épargne et l'investissement, au plaisir sur le patrimoine. J'en imagine ici les différents scénarios probables à court terme et leurs conséquences dévastatrices au niveau planétaire.
    L'heure n'est toutefois ni au pessimisme ni à la résignation, mais à l'action positive. C'est aussi l'objet de ce livre que d'aider chacun à se protéger de ces crises qui s'annoncent, et même à en tirer le meilleur. On peut avoir le sentiment que tout cela est hors de portée. Cela ne l'est pas. Cela pourrait le devenir, dans vingt ans, si l'on n'a rien fait d'ici là. Si on agit, je suis convaincu que le siècle à venir peut être prodigieux de paix, de bonheur et de sérénité pour tous. »J. A.

  • On parle peu de l'influence exercée par la bière sur le monde et de la myriade de façons dont elle a façonné son cours. Bièronomics couvre l'histoire mondiale à travers le prisme de la bière, dessinant le paysage dans lequel s'inscrivent marques célèbres, tendances et goûts des consommateurs. L'ouvrage se penche sur les événements charnières qui ont fait évoluer le secteur brassicole.

    Son ingrédient majeur, le houblon, fut utilisé par la Ligue hanséatique pour asseoir sa domination des exportations à Hambourg et à Brême au XVIe siècle. À la fin du XIXe siècle, la fermentation basse donna le jour à la lager industrielle. Au fil du XXe siècle, les innovations techniques en matière d'embouteillage, de réfrigération et de publicité télévisée ouvrirent la voie à la consolidation et à l'accaparement du marché par des macrobrasseries telles qu'Anheuser-Busch aux États-Unis et Artois en Belgique.

    Nous sommes à présent entrés dans l'âge de l'intégration mondiale - la multinationale AB InBev empoche à elle seule 46 % des profits brassicoles mondiaux -, mais une contrerévolution est en marche, fomentée par de petites brasseries artisanales indépendantes, tant aux États-Unis et en Belgique qu'ailleurs de par le monde. Bièronomics dévoile ces tendances, révélant pourquoi vous trouvez telles marques et sortes de bière dans les rayons de votre supermarché ou au bar du coin.

  • Tous les enjeux de l’économie mondiale d’aujourd’hui, avec :9 chapitres faisant le point sur les thèmes d’actualité (la mondialisation, l’Union européenne, le commerce mondial, les pays émergents…),Les défis actuels de l’économie mondiale,Une réflexion sur le futur de ces échanges.

  • Avec près de 25 000 exemplaires vendus, cet ouvrage est devenu le dictionnaire d'analyse économique le plus diffusé au sein de l'université française.
    Avec plus de 25 000 exemplaires, cet ouvrage est devenu le dictionnaire d'économie de référence le plus diffusé. Cette quatrième édition a été profondément modifiée, la crise commencée en 2007 justifiant un retour critique sur les théories dominantes - notamment en macro-économie - tout en remettant au goût du jour des auteurs comme Marx et Keynes. Certaines entrées d'une importance renouvelée, comme la monnaie et la finance, ont été complètement remaniées. Elles ont été complétées par de nouvelles rubriques ayant trait à la politique monétaire et à la politique budgétaire ainsi qu'à des phénomènes que la crise a remis sur le devant de la scène ou révélés - tels la déflation, la trappe à liquidité, le shadow banking ou le quantitative easing.

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