• Brassens et moi Nouv.

    Brassens et moi

    Maxime Le Forestier

    • Stock
    • 17 Mars 2021

    Brassens par Le Forestier... Un chanteur raconte son maître en chansons.Maxime Le Forestier a appris la guitare sur des partitions de Brassens ; il a côtoyé, débutant puis jeune star de la musique, celui qui a déclenché sa vocation ; il a donné quelque cinq cents concerts consacrés à l'oeuvre du maître, allant jusqu'à enregistrer une intégrale devenue classique du genre. Au moment où l'on célèbre le double anniversaire de sa naissance et de sa disparition, qui était mieux placer pour retracer la vie du géant de la chanson française ? Dialogues éclairants, anecdotes drôles ou émouvantes, connaissance encyclopédique de son répertoire, compréhension intime du génie du maître : Maxime Le Forestier nous conte « son » Brassens, ses années de guerre, ses débuts austères et bientôt fulgurants, son succès planétaire, sa vision du monde et de la poésie, son mode de vie sans pareil, son itinéraire unique, son talent de compositeur qui égal, contrairement à l'idée reçue, sa maîtrise des mots. Une plongée subjective et profonde dans l'univers Brassens, qui a tant influencé la chanson française, suscité tant de vocations, et marqué tout autant l'histoire littéraire et musicale française. 

  • Pour la première fois en trente ans de carrière, IAM n'a pas pris le stylo pour écrire un nouveau titre choc, mais pour signer un livre témoignage.
    Akhenaton, Shurik'n, Kheops, Imhotep et Kephren, les cinq membres du plus célèbre groupe de rap français, prennent le temps de parler de leur univers et des inspirations de leurs textes riches et référencés. Marseille, le rap, le cinéma, le racisme, l'Asie, l'Egypte, ou encore les injustices et l'exclusion : à travers les grands thèmes centraux de sa discographie, le groupe se raconte, se confie, s'explique et s'engage, comme toujours. En quoi sont-ils constitutifs de l'identité d'IAM ? Quel regard portent-ils aujourd'hui sur ces sujets qui traversent leurs morceaux depuis leurs débuts ? En s'appuyant sur les textes des quelques centaines de chansons qu'ils ont signées depuis 1989, les auteurs de L'Ecole du micro d'argent, Demain c'est loin, Je danse le mia ou encore La fin de leur monde se dévoilent comme jamais, quelques mois après la sortie de leur neuvième album, Yasuke.

  • «La musique est partout, pour qui la cherche, l'écoute, la reconnaît. Elle est cette présence vitale qui remplit l'espace et ne demande qu'à être révélée.
    Au fil de ces pages, je vous parle de la place de la musique dans l'Histoire, de son rôle dans notre société et de sa présence dans nos vies.
    Je vous suggère des clés pour l'écoute et la découverte de nombreux chefs-d'oeuvre et vous invite à y puiser vos propres émotions.
    Mélomane averti, amateur éclairé ou néophyte curieux, je vous propose à travers ce livre une balade musicale personnelle et partage avec vous ma passion. Car j'en suis convaincue, la vie est plus belle en musique!»
    Claire-Marie Le Guay.

  • Trente-cinq ans après la disparition de Daniel Balavoine, l'intégrale de ses chansons, pour la première fois réunies dans un livre, raconte l'homme comme le monde, le poète de son temps comme l'artiste engagé pour les autres.

  • Pourquoi la musique ?

    Francis Wolff

    • Fayard
    • 4 Février 2015

    « Lorsque j´étais enfant, j´apprenais la ?théorie musicale" dans de petits manuels (je ne sais pas s´ils existent encore) partagés en deux : le livret vert des questions et celui rouge des réponses. La première leçon de la première année était la suivante : ?Qu´est-ce que la musique ?" ; et sur le livret rouge, il était écrit : ?La musique est l´art des sons". Quel ne fut pas mon éblouissement, à l´âge de huit ans, en découvrant cette définition. Je ne sais pas si ce fut mon entrée dans la ?théorie musicale", mais je crois que ce fut mon entrée en philosophie. Il y avait dans cet énoncé tout le pouvoir magique des formules définitionnelles. Elle concentrait en quelques mots simples le mystère des choses impalpables. Je n´ai guère changé d´opinion : la musique est bien l´art des sons. »De cette définition banale, « la musique est l´art des sons », ce livre tire toutes les conséquences jusqu´aux plus éloignées. Chemin faisant, il répond aux questions que nous nous posons sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l´humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Et pourquoi nous émeut-elle parfois ? Qu´exprime la musique pure ? Représente-t-elle quelque chose ? Et qu´est-ce que la beauté ? Est-elle dans les choses ou en nous ? Pourquoi tous les êtres humains font-ils des images, des récits, des musiques ? Que nous disent du monde réel ces mondes imaginaires ?
    Les questions les plus simples sont souvent les plus profondes. Aucun livre sur la musique ou sur les arts ne les pose avec cette tranquillité et cette originalité.Francis Wolff est philosophe, professeur à l´École normale supérieure (Paris). Il est notamment l´auteur de Socrate (PUF, 2000), Dire le monde (PUF, 2004), Philosophie de la corrida (Fayard, 2007) et Notre humanité (Fayard, 2010). Il a consacré une part importante de son enseignement à la musique.

  • À 32 ans, Glenn Gould décide de ne plus se produire en public en faveur des enregis­tre­ments en studio. Ce revirement dans sa carrière restait à ce jour une énigme. Il s'en explique ici, dans un texte étonnant. Pourtant, il affranchit d'emblée : il ne souhaite pas parler de musique. De quoi, selon lui, favoriser les révélations. Et en effet. Mais la forme même du texte est plus évocatrice encore ; dans ce dialogue avec lui-même, l'auteur met en scène un subtil jeu de thèses-antithèses. L'attraction magnétique que le musicien exerce sur son public ravit ici, au sens propre et figuré, le lecteur.

    Enfant prodige, pianiste de génie, Glenn Gould (1932-1982) est un des rares interprètes qui aient touché le grand public grâce à l'usage de l'audiovisuel. Avec l'enregistrement des Variations Goldberg de Bach en 1955, il devient mondiale­ment célèbre.

  • Entre décembre 2017 et juin 2018, Jean-Louis Tallon s'est longuement entretenu avec Gavin Bryars : près de douze heures d'entretiens pour revenir sur le parcours biographique et les pièces principales qui ont jalonné la trajectoire d'envergure, de 1969 à nos jours, du compositeur britannique. Ce premier ouvrage consacré au "mystère Bryars" reprend le fil de ces échanges dans leur intégralité, donnant ainsi à (re)découvrir et à saisir, en une vision panoramique, au fil de la parole, tout l'étendu d'un parcours aux mille facettes. Contrebassiste de jazz avant-gardiste, post-minimaliste, collaborateur de Tom Waits ou Merce Cunningham, Gavin Bryars n'a cessé de se métamorphoser pour proposer une oeuvre touffue, rendue accessible à tous par la forme orale de l'ouvrage.

    Né en 1973 à Lyon, Jean-Louis Tallon est l'auteur d'un récit intitulé Composition de l'atmosphère (Le Grand Souffle, 2007). Il a réalisé depuis plus de vingt ans de très nombreux entretiens d'écrivains et d'artistes. Il est également responsable culturel de l'Université d'Orléans.

  • 160 témoignages inédits en hommage à Johnny Hallyday
      Ils ont connu Johnny, ils ont collaboré avec leur idole, ils l'ont accompagné dans ses tournées ou dans son intimité. Tous, anonymes comme personnalités, ont rêvé Johnny et l'ont aimé. Du premier rang à Saint-Barth. Ils racontent.
     
    Bruno dit  Le Boulanger  a vendu sa boulangerie en cinq minutes pour suivre les soixante-douze derniers concerts dans sa Dauphine rose, d'autres comme Marc Lévy ont réussi à lui écrire une chanson,  Claude Lelouch l'a fait jouer dans trois films,  Jean-Pierre Raffarin, fan de la première heure, nous confie ses conversations passionnées.
     
    Acteurs, réalisateurs, chanteurs, écrivains, musiciens, journalistes, photographes, collaborateurs, sportifs, fans  : ils nous dévoilent les coulisses de leur relation avec Johnny Hallyday. 
     
    Marc Lévy, Jean-Pierre Raffarin, Bryan Adams, Sandrine Bonnaire, Thomas Dutronc, Claude Lelouch, Lara Fabian, Jean-Pierre Foucault, Joey Greco, Nanette Workman, Jean-Claude Camus, Louis Bertignac, Tony Frank...

  • La musique est mystère, la musique est danger, mais surtout la musique reste possibilité. Il ne s'agit pas d'un divertissement passif. Au contraire, elle est toujours à même de créer chez l'auditeur des passions nouvelles et de changer le cours de sa vie.
    Avec cette conférence prononcée le 20 janvier 1929, Paul Nougé signe l'un des textes majeurs du surréalisme, à la fois théorie philosophique et pamphlet politique. Si l'on a fait de la musique, de la peinture ou de la poésie de simples distractions, c'est pour mieux nier leur potentiel subversif, à même de bouleverser l'ordre social.
    Avec un esprit d'une indépendance rare, Nougé se tourne vers les voies qui restent à explorer par les artistes de tous horizons. Ne soyez sûr que d'une chose : "Il est certain que la musique est dangereuse."

    Le belge Paul Nougé (1895-1967) rencontre en 1925 Breton, Aragon et Eluard, et signe le tract La Révolution d'abord et toujours. Il devient, avec Magritte, le premier instigateur du surréalisme en Belgique et son théoricien le plus original. Il est le premier exégète de l'oeuvre de Magritte en publiant Les Images défendues en 1929. Il publie dans les revues Variétés et Documents. Mais Nougé est un solitaire. Il rompt avec André Breton en 1950 et rejoint Marcel Mariën et sa revue Les Lèvres nues.

  • Écoutez ! Dans ce nouveau livre, Peter Brook, dramaturge et metteur en scène de renommée mondiale, livre un ensemble de réflexions très personnelles sur le son et la musique - de l'influence surprenante qu'ont eue les spectacles de Broadway sur son célèbre Songe d'une nuit d'été à l'attrait des applaudissements, jusqu'à cet espace ultime de vide qu'est le silence. Le livre est parsemé d'anecdotes sur la vie de l'auteur et de souvenirs de ses réalisations à l'opéra, au théâtre et au cinéma. Peter Brook parle de ses productions les plus remarquables et de ses rapports avec des personnalités comme Truman Capote, Laurence Olivier et Vivien Leigh, avec lesquelles il a travaillé. Il évoque aussi des styles musicaux et des cultures du monde entier. À l'écoute déploie tout le talent et l'acuité de Brook, avec l'esprit et la finesse d'analyse qu'on lui connaît. On y retrouve la veine de ses écrits précédents, sur Shakespeare, et aussi sur le langage et le sens dans Du bout des lèvres. Peter Brook est l'un des plus grands dramaturges contemporains. De la Royal Shakespeare Company au théâtre des Bouffes du Nord, ses productions, comme Timon d'Athènes, Mesure pour mesure, La Conférence des oiseaux, ont marqué l'histoire du théâtre. Il a également mis en scène des opéras et réalisé des films, dont Moderato cantabile, Le Roi Lear et Le Mahabharata en collaboration avec Jean-Claude Carrière. Aux éditions Odile Jacob, il a publié Du bout des lèvres. Jean-Claude Carrière est scénariste, dramaturge, écrivain, auteur de grands succès comme Einstein, s'il vous plaît, Fragilité, Tous en scène et, plus récemment, Croyance, La Paix, Ateliers. 

  • Pendant plus de trente ans, Adorno a nourri le projet d'une monographie consacrée à Beethoven, que sa disparition brutale en 1969 ne lui a pas permis d'achever. Collectés dans ses carnets et complétés par des extraits d'oeuvres publiées, les fragments réunis dans ce volume permettent de cerner l'armature de cette « philosophie de la musique » inédite. Passant avec virtuosité des analyses musicales les plus fines à l'interprétation philosophique la plus audacieuse, Adorno déchiffre dans la musique de Beethoven le destin contrasté des Lumières au moment où le capitalisme prend son essor. Il donne également à la contemporanéité de Beethoven et de Hegel (tous deux nés en 1770) un sens philosophique décisif, qui éclaire l'affinité élective qui dans toute son oeuvre unit musique et philosophie. Quant aux analyses consacrées au « style tardif » de Beethoven, elles sont devenues, en un temps où le sentiment de l'après n'a peut-être jamais été aussi vif, une référence incontournable. Si Adorno a souvent été présenté comme le porte-parole de Schoenberg, ces textes et fragments montrent à quel point toute sa philosophie de la musique, si ce n'est l'ensemble de sa pensée, gravite autour de ce foyer qui porte le nom de Beethoven.À de rares exceptions près, ces textes et fragments sont inédits en français. Leur édition originale allemande (Suhrkamp, 1993) a été traduite en plus de 40 langues.

  • Quel touriste étranger n'associe pas La Vie en rose à la France, qui ne s'est pas imaginé à Rome en écoutant Ti amo ou en Espagne avec La Macarena ? Ces mélodies populaires sont tellement ancrées dans l'imaginaire collectif qu'elles ne sont plus les icônes du répertoire de leur interprète, celui-ci se dissolvant au profit d'une voix nationale, mais deviennent le symboles de la nation, son porte-parole. À travers trois chansons issues de la folk américaine, Greil Marcus lève le voile sur trois facettes d'une seule nation. Selon lui, elles permettent de définir la mentalité américaine. Par ces trois morceaux on découvre non seulement trois manières de parler des USA, mais aussi trois nations à l'intérieur de ceux-ci, chacune avec son histoire secrète, ses traditions et sa culture oubliées.

    Greil Marcus est le plus célèbre rock critic américain. Spécialiste de la pop culture outre-atlantique, il est l'auteur d'ouvrages qui mettent au jour les liens souterrains unissant les mouvements artistiques et musicaux et les événements, parfois séparés de plusieurs siècles. Collaborateur régulier à Rolling Stone Magazine et Creem, cet intellectuel mélomane est également un conférencier aux quatre coins du monde. Il est l'auteur de Lipstick Traces (Allia, 1998) et de Dead Elvis (Allia, 2003).

  • Au coeur de l'orchestre

    Christian Merlin

    • Fayard
    • 15 Février 2012

    L´orchestre, comment ça marche ? Quels sont les rouages de cette étrange communauté humaine et musicale ? On la perçoit comme une masse indifférenciée, sous le nom d´Orchestre Philharmonique de Berlin ou d´Orchestre de Paris. Mais on oublie trop souvent qu´il s´agit d´une réunion d´individualités. Qui sont ces musiciens d´orchestre, ces anonymes, ces sans-grade dont on oublie qu´ils sont de grands musiciens ? Ils sont un paradoxe vivant : artistes mais aussi salariés, interprètes mais aussi exécutants, aristocrates mais aussi prolétaires. Est-ce par vocation ou par défaut qu´ils font ce métier ? Qui se soumet pendant ses études à l´excellence et à la compétition pour finalement fondre son talent dans un groupe ? Comment s´organise cette communauté fortement structurée et hiérarchisée : solistes et musiciens du rang, cordes et vents, c´est une vraie micro-société. Avec en point culminant le rapport au chef d´orchestre : rapport de pouvoir ou de confiance ? Si un chef peut se montrer despotique, un orchestre peut facilement dévorer un chef tout cru. L´orchestre peut être le paradis ou l´enfer, il peut se comporter comme une classe de sixième ou s´élever jusqu´à la transcendance. Ses membres sont des êtres humains, avec leurs forces, leurs travers, leurs diversités, mais lorsqu´ils communient pour le même objectif, l´orchestre devient la plus magique des inventions.

  • Au cours de ses entretiens inédits, Pierre Boulez expose ses vues sur la musique, trace les grandes lignes de ce que pourraient être son "Art poétique" musical, et dresse un tableau de la musique contemporaine - tendances, composition, harmonique - à l'aube du siècle.

  • Depuis l'Antiquité, on reconnaît à la musique des vertus thérapeutiques. Dans la pensée chinoise comme dans le monde arabe médiéval, les traitements musicaux sont décrits comme une évidence. En quelque lieu et à quelque époque que ce soit, les connaissances scientifiques, la pensée philosophique ou les représentations anthropologiques permettent de tisser des liens entre musique et médecine. C'est aujourd'hui l'objet de la musicothérapie, discipline à part entière quoique récente, et du musicothérapeute, professionnel du secteur de la santé.
    De la clinique aux neurosciences, de la musicothérapie active ou réceptive à la musicothérapie individuelle ou de groupe, partez avec François-Xavier Vrait à la découverte des modèles et des références, mais aussi des champs d'application et des pratiques, qui prouvent que la musique adoucit les maux...

  • Ami des stars (dont Johnny Hallyday !), Sam Bernett nous raconte 50 ans d'une vie consacrée à la musique. Témoin essentiel des sixties et seventies, l'ancien animateur radio confie nombre d'anecdotes, de la rencontre entre Yves Montand et Marilyn Monroe à la mort, toujours non élucidée, de Jim Morrison.
    Sam Bernett, c'est d'abord une voix. L'une des plus célèbres de la radio des années 60 à 90. Ses émissions dédiées à la chanson et au rock sont restées dans les mémoires. Notamment le " Super Club RTL", ou il a recu en public, pendant quinze ans, des dizaines d'artistes ses amis.
    Depuis le Golf Drouot où débutent Johnny, Eddy et Dutronc, il n'a cessé de côtoyer les grands noms de la scène francaise et internationale. Il est à l'Alhambra pour le premier passage à Paris du groupe Cream avec Eric Clapton. Sur la route avec Johnny, du pénitencier de Bochuz jusqu'à Santa Fe. À Prague en pleine inva- sion soviétique. Au Mans pour décrocher une interview exclusive de Steve McQueen. Au Meurice dans la suite de Salvador Dali.
    Animateur des nuits parisiennes, du Rock 'n' Roll Circus au Martine's et à l'Élysée-Matignon, il est auprès de Jim Morrison, qui vient de mourir d'une overdose. En goguette avec Gainsbourg, en cheville avec Gene Vincent, en tête-à-tête avec Zappa et Keith Richards, en voiture avec un Michael Jackson prêt à s'offrir le château de Fontainebleau...
    De Paris à Cuba, en passant par Londres, Los Angeles et New York, Sam Bernett a vu en soixante ans le monde changer de bande son. C'est ce road trip jalonné de rencontres et d'anecdotes rock... ambolesques qu'il livre dans ce livre bourré à craquer de musique et de souvenirs.

  • Le 18 mars 1950, dans la respectable salle de l'École normale de musique, eut lieu un « premier concert de musique concrète ». Les auditeurs allaient, les tout premiers, subir une privation essentielle : l'absence de musiciens, et subir l'épreuve de l'inouï : non seulement des sons jamais entendus, mais des assemblages de sons dont il était impossible de dire s'ils obéissaient à des lois prévues par les auteurs, ou s'ils tenaient simplement du hasard. Même envoûtant, ce nouveau langage était étrange, quasi étranger. S'agissait-il même encore d'un langage ? La révolution technique apporte-t-elle de nouveaux moyens de « faire de la musique », ou bien nous mène-t-elle à la découverte de nouvelles musiques, que nous ne savons pas encore faire, et encore moins entendre ? L'esprit de la musique est-il préexistant aux sons ? Ou bien, au contraire, est-ce à partir d'une pratique des sons que le musical peut apparaître, s'élaborer, et se renouveler ?

  • Mêlant amour, douleur, militantisme et espoir, la soul échappe à tout cloisonnement. Après avoir replacé le genre dans le contexte socio-politique et musical dans lequel il s'est développé, l'auteur prend le parti de dresser en 100 disques le parcours d'une musique sans frontières, reflet de l'Amérique des 50's jusqu'à nos jours, et de mettre en évidence les rapports qu'elle entretient avec la ségrégation, les migrations, la religion et l'argent. De Memphis à Detroit, et de Muscle Shoals à Chicago, elle a pris des formes différentes, mais sa base est restée identique : une recherche permanente de l'émotion. Aux côtés des voix d'Otis Redding, Aretha Franklin ou James Brown, des artistes plus méconnus comme Geater Davis, O.V. Wright ou Sam Dees écrivent l'histoire d'une musique libre.

    Né en 1991, Nicolas Rogès vit à Grenoble. Il a participé activement au feu site Neo Boto puis a créé le webzine Buggin.fr. Il a écrit des articles pour Fonkadelica.fr, Ofive Mag et Soul Bag.

  • Réflexion passionnante sur la force de la création, la générosité du musicien et la puissance de l'imagination, De la musique est une oeuvre lumineuse qui nous dévoile deux artistes hors du commun et nous offre au passage un nouvel éclairage sur l'oeuvre murakamienne.
    Haruki Murakami n'est pas seulement l'auteur internationalement reconnu plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature, c'est aussi un fou de musique.
    Ancien chef d'orchestre du Boston Symphony Orchestra, Seiji Ozawa est une sommité de la musique classique.
    Pendant deux ans, les deux amis ont échangé sur leur passion commune pour nous livrer six entretiens captivants.
    De Brahms à Beethoven, de Leonard Bernstein à Glenn Gould, de Bartók à Mahler, Murakami et Ozawa dialoguent tour à tour sur les plus grands compositeurs et les plus brillants interprètes, écoutent des enregistrements, les comparent, les dissèquent, s'interrogent sur les musiques de film ou encore les salles de concerts... et nous émerveillent.

  • L'admiration, c'est comme la boxe ! Un noble art qui réclame de savoir danser, mais danser sous l'insoutenable et soudaine emprise de l'enthousiasme, d'avoir le don de frapper juste et fort, les mots décochés droit à un plexus plus solaire que jamais, qui soulèvent le lecteur, enflent l'auditoire comme une bourrasque ! Et cet art d'adorer, d'aimer à ras bord, de se laisser saturer par la joie, le pianiste Romain Villet le possède, en vit, en soi et sur scène, plus qu'aucun autre. Celui qui le comble et l'électrise est cet Himalaya de tendresse harmonique, ce colossal bouddha joyeux, ce stellaire moissonneur de notes, cet Hercule aux mains de fée qui sue le swing et dissémine en riant de scintillantes gerbes de sons, l'homme nommé Oscar Peterson sous les doigts duquel les 88 notes du clavier tournent à la pépiante volière de paradis. Certes, il y a Erroll Garner, Thelonious Monk, Bud Powell ou Lennie Tristano, mais Oscar Peterson affiche un plain-pied serein, une grâce souriante et une évidente consanguinité avec l'enchantante puissance du verbe de My Heart Belongs to Oscar.
    Un vertige que Romain Villet nous communique au fil de deux autres textes où s'épanouit sa foi dans le jazz, le dieu de l'instant, « arme de séduction lascive », son amour du trio, sainte trinité sonore, « mariage à trois du rythme, du spleen et de la révolte », un triptyque où se dit sa zigzaguante histoire d'amour avec cette musique dont « le swing fait battre la chamade au coeur de l'univers ».

  • Les convergences entre arts du temps et de l'espace sont plus actuelles que jamais. Rencontres, doubles vocations, collaborations, influences, transpositions, métissages divers caractérisent l'esthétique de notre temps, dont l'ouverture multimédia s'affirme comme un refus du purisme des générations précédentes. Mais le phénomène ne date pas d'hier, et la modernité se teinte parfois d'archaïsme. C'est Stendhal qui nous a légué la manie des comparaisons entre peintres et compositeurs, et les permanences sont nombreuses et significatives, qui vont des origines pythagoriciennes de la musique des sphères aux racines romantiques du musicalisme. Cette quête de correspondances, expression d'une nostalgie de l'unité perdue, s'oriente tantôt vers le domaine des synesthésies et du mythe de l'audition colorée, tantôt vers celui des proportions harmoniques, où l'analogie musicale s'insinue dans les théories picturales. La peinture elle-même n'y échappe guère, et Bach et Wagner sont sans doute les musiciens qui ont le plus souvent nourri l'imaginaire des artistes. C'est à diverses facettes de ce dialogue séculaire que sont consacrés ces essais.

  • Comment l'apprentissage de la musique agit-il sur notre cerveau ? Quels effets a-t-il sur la curiosité, l'attention et la mémorisation ? Quel impact sur la lecture ou le raisonnement mathématique ? Faut-il, pour apprendre et faire des progrès, qu'un enfant ait l'oreille musicale ? Et s'il chante faux ? Que penser par ailleurs des adultes qui décident de s'y mettre sur le tard ? Y a-t-il un âge pour apprendre la musique ? Aujourd'hui, les enseignants et les responsables des systèmes scolaires s'interrogent, et interrogent les experts. Encore tout récemment, la Suisse misait sur une éducation musicale de qualité en l'inscrivant dans sa Constitution. Quels sont les fondements neuroscientifiques de cet intérêt pour l'éducation musicale ? Fruit de plus de trente ans de recherches neurobiologiques sur la musique en lien avec l'éducation, le livre qui nous dit tout sur la manière dont la musique transforme notre cerveau... pour notre plus grand bien ! Par l'une des plus grandes spécialistes, les neurosciences de la musique à la portée de tous, parents comme enseignants ! Isabelle Peretz est titulaire d'une chaire de recherche en neurocognition de la musique à l'Université de Montréal. Au cours des trois dernières décennies, elle a fait de Montréal la capitale mondiale de l'étude du cerveau musical. Membre de la Société royale du Canada, elle a obtenu de nombreux prix d'excellence pour ses travaux. Elle dirige depuis 2005 le Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS), qu'elle a également fondé.

  • Un livre pour s'initier aux 100 plus grands chefs-d'oeuvre de la musique classique, recommandé par Frédéric Lodéon !
    Dans quel contexte Beethoven a-t-il composé la
    Neuvième Symphonie, dont le dernier mouvement "Ode à la Joie" est devenu l'étentard de l'humanisme européen ? Qui est la célèbre Reine la Nuit du non moins célèbre opéra de Mozart
    La flûte enchantée ? Pourquoi les enregistrements de Glenn Gould des
    Variations Goldberg de Bach sont-ils devenus mythiques ? Découvrez grâce à ce guide d'écoute des chefs-d'oeuvre de la musique classique, les coulisses de la composition des plus grands oeuvres du répertoire classique ainsi que des clefs d'écoute pour s'initier à une musique injustement taxée d'"élitiste".
    Ce parcours à travers les grandes oeuvres du classique traversera les scènes d'opéra, s'immergera au milieu d'orchestres symphoniques, vous transportera dans des salles de récital écouter du piano solo, dans des églises écouter un choeur a capella... Tout ça dans le but d'ouvrir grand vos oreilles à la beauté de la musique !

  • Magnifiquement illustré par plus de 100 images claires et précises, Anatomie de la voix s'adresse aux professeurs de la voix chantée ou parlée, aux chanteurs, acteurs et orateurs, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à la voix, à la respiration, et au souffle en général. Theodore Dimon, expert de renommée internationale, rend ce qui est complexe plus accessible en présentant le phénomène vocal grâce à des sections courtes, faciles à intégrer et en expliquant une terminologie qui peut paraître obscure aux néophytes.

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