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  • Après l'annonce d'une fermeture, d'une restructuration ou d'un plan de licenciement, que se passe-t-il oe
    Souvent, un combat de longue haleine mené par un syndicaliste, une occupation d'usine pour réclamer un traitement digne, parfois une révolte sourde et la destruction de l'outil de travail. Des situations chaque fois différentes mais qui, mises bout à bout, racontent une réalité : la disparition d'un certain monde ouvrier et industriel. Un monde qui fait vivre des villages et des régions entières. Disparition qui se fait dans une relative indifférence, sans trop de vagues.
    Pourtant, ces histoires racontent bien plus que le travail ou les mutations économiques. Elles mettent à jours des solidarités, mais également des déceptions. L'importance de l'usine, de l'atelier, d'une vie qui tourne autour du travail. Elles focalisent sur la brutalité de la sphère économique qui ne s'embarrasse plus de négociations, ne laisse plus de porte de sortie, ne ménage pas les plus vieux, les plus fidèles ou les plus abîmés par le labeur.
    Suivre ces conflits sur la durée, retourner voir les salariés de ces entreprises, autorise à dépasser le moment de l'émotion, et, à la veille de l'élection présidentielle, de raconter une France des oubliés. De mettre en lumière ces maltraités qui n'ont parfois plus d'autre recours que de détruire leur outil de travail pour se faire entendre. À l'occasion de ces luttes, ces hommes et ces femmes découvrent qu'ils ne sont pas que des collègues mais qu'ils partagent aussi un même destin, une fraternité, et sont capables de renverser l'implacable logique économique.

    Les lieux
    Saint-Dizier, usine McCormick. Noyelles-sur-Selle, usine Descamps.
    Fumel, usine Fumel Technologie. Orléans, usine Duralex. Rives de Gier, usine Duralex. Saint Etienne, cité ouvrière. Charleville Mezières, usine Glaverbel. Nouzonville, usine Thomé-Génot. Le Vigan, usine Well, Autun, usine Dim, Valence, usine Reynolds, Le Syndicat, usine Seb.

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