Romans & Nouvelles

  • De passage dans une ville sans nom, une femme, dont nous ne connaîtrons pas l'identité, entre au musée.
    Au cours d'une déambulation distraite, elle est saisie par le Saint Sébastien soigné par Irène, de Georges de la Tour. Devant l'attitude d'Irène, tout en tendresse et en compassion, la femme va revivre les errements d'une histoire d'amour passée.
    En parallèle, nous suivons Georges de la Tour à Paris, pendant la création du Saint Sébastien, alors qu'il a pour projet de présenter le tableau au roi de France.
    Deux voix se font écho, celle du peintre et celle de Laurent, son apprenti, chargé de copier le tableau.
    Au fil des deux histoires qui se chevauchent, avec la toile pour fil conducteur, les deux époques s'entre- lacent, se complètent, jusqu'à donner chair au récit.

  • Au printemps 1939, une organisation top secret est fondée à Londres, surnommée « l'armée secrète de Churchill » : elle a pour objectif de détruire la machine de guerre d'Hitler, au moyen d'actes de sabotage spectaculaires.
    La guérilla s'avéra aussi extraordinaire que les six gentlemen qui dirigèrent les opérations. Churchill les avait choisis pour leur créativité et leur mépris des convenances. L'un d'eux, Cecil Clarke, était un ingénieur fou qui avait passé les années 1930 à inventer des caravanes futuristes. Son talent fut employé dans un but bien plus dangereux : c'est lui qui construisit la bombe destinée à assassiner le favori d'Hitler, Reinard Heydrich. Un autre membre de l'organisation, William Fairbairn, était un retraité corpulent à la passion peu commune : il était le spécialiste mondial des techniques d'assassinat sans bruit. Sa mission consistait à entraîner les hommes parachutés derrière les lignes ennemies.
    Dirigés par Colin Gubbins, un pimpant Écossais, les six hommes formaient un cercle secret qui planifia les sabotages les plus audacieux de la Deuxième Guerre mondiale. Winston Churchill les appelait « son ministère de la Guerre sale ». Les six « ministres », assistés d'un groupe de femmes formidables, furent si efficaces qu'ils changèrent le cours de la guerre.
    Raconté sur le ton d'un récit d'aventure, avec la verve remarquable de Giles Milton et son subtil sens du détail, Les Saboteurs de l'ombre se base sur de vastes recherches historiques et sur des archives inédites jusqu'ici.

  • Aleksander Ranski confie à sa mère : « Je me sens un peu maladroit dans la vie. Cela ne date pas d'hier. » Il est notaire à Varsovie. Nous sommes au début des années 1990 et le capitalisme déferle sur le pays avec la violence d'une rupture de digue.
    Polonais par son père, Ranski est également russe par sa mère, laquelle était la fille d'un général de l'Armée blanche. C'est cette part de lui-même - qu'il ne cesse d'interroger - qui provoquera le déraillement de son existence. Ranski s'ennuie et, surtout, il souffre d'une écrasante mélancolie, persuadé « qu'il est déjà trop tard pour tout ». Un beau jour, un businessman russe se présente à sa porte : il a besoin d'un notaire connaissant sa langue et son pays. Sebek est un homme violent, séduisant ; ses affaires sont on ne peut plus louches. Le mafieux russe, car c'en est un, entraîne Ranski dans les premiers cercles de son enfer : ceux des paillettes, de l'argent facile, des filles de nuit. Tout ce bazar de mauvais polar écoeure et fascine le petit notaire, « comme une romance russe : malgré le faux, le toc, la viscosité de la matière, on a du mal à résister à sa force attractive ». S'il se compromet, s'il se rue dans les plaisirs avec les prostituées que lui fournit son mentor, il parvient à rester comme en surplomb.
    Insidieusement, Ranski alimente la peur de son client mafieux, avant de l'abandonner « dans le tunnel de la paranoïa ». Il s'ensuivra un meurtre et une condamnation, mais Ranski ne pourra se croire libéré qu'un instant : on ne quitte pas la table d'un tel jeu.

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