loin-du-monde

  • Cet archipel de l'océan Atlantique, oublié par les pluies et balayé par les vents, exerce une fascination que les mots ne sauraient traduire. Du métissage des colons portugais et des esclaves capturés sur les côtes africaines sont issus un peuple et une culture uniques, au carrefour de multiples influences: au Cap-Vert, on fête le Carnaval comme au Brésil, on s'habille à l'européenne et on porte les enfants dans le dos comme en Afrique.
    Mais le Cap-Vert, c'est également le lieu de passage de nombreux navigateurs, hier comme d'aujourd'hui.
    Christophe Colomb y a fait escale lors de son troisième voyage qui allait lui permettre de découvrir le Brésil, et les pionniers de l'Aéropostale s'y sont arrêtés avant le grand saut vers les Amériques.

  • « C'était la nuit africaine fraîche, veloutée, apaisée, la nuit immense qu'André Reilly, ancien président du Sénat, était venu chercher, et qui prenait possession de lui, qui le guidait sur les marches de métal argenté de l'escalier de l'avion, jusqu'à ce qu'il touche le sol, là où s'étalait la terre sombre qu'il ne devrait plus jamais quitter. » Avec ce cinquième roman, sans doute le plus personnel, Valéry Giscard d'Estaing met en scène le départ d'un homme Loin du bruit du monde. Un homme qui quitte le pouvoir et cherche à se retrouver.

    Le roman du désir d'évasion, de la solitude et de possibles regrets.

  • À la différence des peureux et des valeureux, les gens heureux n'ont pas trop d'histoires, de petites alors, pour rire, des bricoles faussement graves, des pseudo-chamboulements sans conséquence. Leur en inventer tient du prodige, faire sentir que leurs vies sur coussins d'air sont néanmoins à portée de catastrophes est un art tout particulier. Prenez Germain Pourrières, le héros de Loin des querelles du monde d'Anna Rozen, son septième opuscule publié au Dilettante, romancier germanopratin old school, vendeur et populaire, toujours en passe d'un dîner chic et succulent, en permanence à portée de maîtresses suaves et piquantes, et détenteur d'un agent, Jean-François, gourmet et compréhensif. Il a bien un neveu dionysiaque et non paramétrable, en partance pour l'Inde, qui encombre la douche et dont la petite amie végane commet des sculptures atroces ; il y a certes sa soeur, Bergère, repliée loin de tout et reconvertie dans les dessous en poils de chèvre, dont l'amant potier catche des pains de glaise lors de happenings fougueux ; joignons au dossier l'ambition dérangeante d'un projet romanesque non commercial, une parabole SF narrée dans un style exigeant. Mais tout cela n'est en apparence qu'ondées suivies invariablement d'embellies. Il faudra la mort de Jean-François pour que Germain laisse s'épandre, secrètes, en lui tapies depuis toujours,"de vieilles larmes refoulées, calmes comme une saignée et qui le soulagent", une amertume débondée qu'amplifiera encore une idée soudaine et glaçante de son éditeur.
    Au fil de ce qui prend les apparences d'une fable sociale et d'un marivaudage grinçant, Anna Rozen, avec un art certain du tacle et du faux ami, excelle à faire sentir au lecteur la lente avancée des ombres et, inexorable, la pesante montée du désenchantement.

  • À l'est de l'Afrique, au bord d'un grand lac que fuient les pluies, 1,7 million d'années avant notre ère, Nî-éi, une jeune femme «différente des autres femmes», rencontre Moh'hr, «celui qui regarde la montagne au loin». Nî-éi, rejetée par son clan parce qu'elle porte la marque du grand sh'ohr (la panthère noire), a dû se mettre en marche sur la terre inconnue. Moh'hr, lui, a quitté les siens pour partir à la recherche de la grande montagne qui cache les nuages.
    Ils sont, sans le savoir, à la source des hommes. Mais s'ils parlent, ce ne sont pas les mêmes mots. S'ils pensent le monde, ce ne sont pas les mêmes images. Jusqu'à ce qu'ils découvrent une émotion inconnue et un bruit étrange qui bat dans la poitrine. Alors ils feront ensemble un morceau du chemin, sous le vent du monde qui roule et les emporte.

  • Portrait et haïkus de Soseki (1867-1916), célèbre romancier, poète et peintre accompli, très influencé par le zen.

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  • Si loin du monde

    Tavae Raioaoa

    • Oh !
    • 24 Avril 2003

    " .
    Durant ma longue vie de pêcheur, jamais je n'étais tombé en panne. je ne pouvais pas imaginer ce qui m'attendait. mais je n'éprouvais à ce moment aucune inquiétude. depuis ma naissance, il y a cinquante-six ans, j'ai passé plus de temps sur l'océan que sur la terre ferme, et, lorsque la mer me dissimule un danger quelconque, des frissons me courent vivement sur la peau, comme si mes ancêtres disparus cherchaient à me mettre en garde.
    Parti de tahiti le 15 mars 2002 pour une journée de pêche ordinaire, tavae raioaoa va survivre à 118 jours de dérive au milieu du pacifique. quelle force l'a guidé ? comment a-t-il pu survivre à une si longue épreuve sans nourriture et sans eau ?
    Tavae nous donne avec ce récit si loin du monde une formidable leçon de courage, de ténacité mais aussi de modestie face aux éléments. il nous livre aussi une vision juste de la fin de sa civilisation, celle des "seigneurs de la mer" écrasée par l'arrivée du monde moderne.

    Si loin du monde est de ces livres universels d'une grande force humaine et littéraire.

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  • À dix ans, David vit dans l'Ouest de la France, « à Maulévrier, 4 saisons, une zone industrielle et deux terrains de foot ». Autour de lui, une mère mélancolique et distante, un père ouvrier, qu'il idolâtre et attend chaque soir, une banlieue de pavillons tristes, une grand-tante despotique, une voisine légèrement dépravée. Et puis il y a Dieu, certes muet, mais seul rempart face à la solitude et aux questions enfouies dans le silence des sentiments. À travers les yeux d'un enfant ordinaire prêt à basculer dans l'adolescence, seul et précoce, gauche et attachant, Loin du monde nous dit en peu de mots beaucoup de la vie, ses injustices fondamentales, mais aussi sa joie, ses premiers émois, ses premières déceptions : « On appelle ça l'existence. »

  • Au Cameroun, à Yaoundé, deux frères jumeaux, Victor dit « Vic » et Pol se retrouvent dans la rue après la disparition de leurs parents. Livrés à eux-même, ils tentent de survivre tant bien que mal au jour le jour avec de la « débrouille » et des petits larcins. Un jour, alors qu'ils sont invités par une ancienne camarade de classe, ils trouvent une forte somme d'argent, dont ils s'emparent instinctivement, puis ils prennent la fuite. Cet argent providentiel, qu'ils considèrent comme un don de leur « angegardien », va les aider à se créer chacun un avenir : Vic va investir une partie de l'argent dans l'achat de vieilles voitures, qu'il rafistole et revend, et va parvenir ainsi à devenir un mécanicien de renom, tandis que Pol, quant à lui, décide de retourner à l'école et de poursuivre des études, afin de devenir instituteur.

    Bien des années plus tard, les deux enfants, devenus des adultes respectables et respectés, repensent à leur passé, et se sentent pris de remord : l'argent a été acquis malhonnêtement, mais sans lui, jamais ils n'auraient pu de sortir de la misère...

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  • En novembre 1991, Mireille Aurèche prend la route. Laissant derrière elle une vie occidentale ponctuée par un drame personnel, elle part pour le Tibet, s'élançant vers cet autre bout de la terre où la vérité est à réapprendre. Après avoir rassemblé ses notes prises au fil de ses découvertes, elle révèle aujourd'hui une pérégrination de plus de vingt ans à travers les paysages indiens, au coeur d'une humanité nouvelle, sensible et lumineuse. Témoignage authentique et brûlant, ce recueil de trois textes s'élève comme une exhortation au voyage et se fait cheminement vers l'ailleurs, à la rencontre d'un monde rendu à la beauté.

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  • Dans une petite ville d'Angleterre, loin des bombardements de la Première Guerre mondiale qui secouent Londres, Felix Levine et Grace Helling se rencontrent sous le porche de l'église où ils se sont réfugiés pour tromper leur solitude.
    Tout les sépare, mais l'un et l'autre portent les stigmates de plaies encore à vif.

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  • Un manifeste pour libérer l'avenir des menaces de la Macronie qui met en cause la vertu, toujours affirmée, mais jamais démontrée, des réformes d'E. Macron et la réputation sociale de son « parti-État » tiré du vocabulaire léniniste.
    Face aux répressions policières exercées sur les syndicats et, plus encore, sur les manifestants, il convient donc de mettre en débat les mécanismes démocratiques qui n'offrent pas aux Français un choix assez ouvert, ni ne leur permettent d'exprimer fidèlement leurs demandes.
    Il est temps de retrouver l'élan de ce qui fut la véritable Révolution française, dont les mots de liberté et d'égalité ont enflammé l'Europe. La liberté de cette révolution, c'est l'acquisition par chacun, du droit à se gouverner et à gouverner, en brisant les monopoles d'autorité du macronisme.
    L'égalité, c'est la destruction du racisme politique et social, au nom duquel les premiers de cordée dans l'État, sont tout ; les autres, reclus dans les soutes de la République, pas grand chose.
    Le but de ce livre est d'y aider. Cette réflexion ne prétend pas être exhaustive et encore moins directive. Elle est versée au débat, pour servir à l'approfondissement du jugement de chacun en toute liberté.

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  • Ecrit pour le théâtre, ce texte met en scène un long regard introspectif et passionné de Paul Gauguin au terme de sa vie, une pensée qui navigue dans les méandres d'une mémoire imaginée.
    Ses rêves, son amour pour la peinture, pour la couleur. Sa tentative intense pour faire le lien entre le silence magique d'un paysage couvert de neige et celui, mystérieux, de la nature tahitienne, éclairé par une lumière aussi intense que nostalgique. Ses rencontres. Et surtout l'une d'entre elles, Vincent van Gogh, un peintre qui découvrit comme lui sa vocation tardivement, comme lui inlassablement à la recherche du paysage, sous toutes ses lumières. Tous deux loin du monde, prêts pourtant à s'y jeter sans retenue.

    Grand format N.C.
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  • Au début des années 70, deux adolescents vont se rencontrer alors que tout, ou presque, les sépare. Leur idylle ne durera que le temps d'un été, à l'écart de la « vraie vie », dans un endroit sauvage au nord de l'Ontario. Les conventions de la société, leurs familles respectives, le poids du passé, tout contredit les sentiments qui peuvent unir Lizzy Bird, une jeune Blanche et Raymond Seymour, un Indien Ojibwé. Dans un monde où les adultes ont perdu leurs repères, ce sont leurs enfants qui paient le prix de leur petitesse et de leurs préjugés. Avec Loin du monde, magnifique roman sur les illusions de l'adolescence et son idéalisme, l'éveil des sentiments et la complexité des relations, David Bergen nous bouleverse. Mais ce qui caractérise avant tout ce livre, c'est la beauté et la force de son écriture.

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  • L'imaginaire poétique et romanesque, la méditation des moralistes et des mémorialistes, la dévotion à laquelle convient les auteurs spirituels, gravures et tableaux, autant de lieux où se réfracte et se diffracte au XVIIe siècle un discours de la retraite. Loin pourtant de n'être qu'un lieu textuel et figuratif, il prend corps dans les existences autour de la figure emblématique d'un Guez de Balzac, « l'ermite de la Charente », autour des Solitaires de Port-Royal, de l'entrée solennelle de la maîtresse du roi, Françoise Laure de La Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière, chez les Carmélites ou de l'abbaye de La Trappe, réformée par Armand-Jean Le Bouthillier de Rancé. Peu étudié et pourtant décisif, cet aspect de l'histoire sociale, de la pensée et de la sensibilité invite à ouvrir des perspectives sur tout ce siècle de « crise ». Nourri en effet d'une riche culture antique et chrétienne qu'il mobilise et actualise, le discours de la retraite apporte, dans la gamme étendue de ses registres, des réponses diversifiées aux évolutions et aux mutations sociales, politiques, mentales. Objet historique, il invite aussi notre temps à la réflexion puisqu'en ses avatars se raffine la conversation, s'affirment l'espace privé et la vie intérieure, s'affine et prend conscience d'elle-même la notion de littérature.

  • « La saga de l'évolution humaine. Deux millions d'années de voyage, cinq romans... Le défi était incroyable, les langues à inventer, le monde à (re)faire. » Christine Ferniot, Télérama
    GRAND PRIX DE L'IMAGINAIRE

    1,7 million d'années avant notre ère, en Afrique, deux jeunes se rencontrent. Elle s'appelle Nî-ei, et elle a été rejetée par les siens parce qu'elle porte la marque de la panthère noire ; lui s'appelle Moh'hr, « celui qui regarde la montagne au loin ». Tout les oppose et la compréhension est difficile, mais c'est ensemble qu'ils vont faire un bout de chemin.

    Pierre Pelot est un auteur vosgien né en 1945. Il a écrit près de deux cents romans dans les genres les plus divers, de la science-fiction au thriller, en passant par le western et la littérature générale, dont beaucoup ont été traduit dans plus de vingt langues. Avec des oeuvres telles que Delirium Circus ou La Guerre olympique, il est l'un des meilleurs auteurs de SF française. En compagnie d'Yves Coppens, il a signé Le Rêve de Lucy et Sous le vent du monde. Son Été en pente douce a été adapté au cinéma avec le succès que l'on sait.

  • Un coucher de soleil dans les Alizés, les nuances de gris d'une dépression dans les mers australes, l'émotion au passage du Cap Horn. A la veille de larguer les amarres pour un deuxième Vendée Globe, le tour du monde en solitaire et sans escale - un Everest pour un marin -, Fabrice Amedeo nous livre un témoignage littéraire fort sur cette connexion au monde que permet le voyage sur les océans, loin de la terre et des contrées habitées.
    Le large offre cette possibilité de retrouver le rythme du cosmos, d'expérimenter un nouveau rapport au temps, une autre manière de raisonner et surtout la faculté de faire dialoguer son monde intérieur avec le monde extérieur, celui que nous cachent trop souvent nos sociétés modernes. L'expérience esthétique et l'aventure permettent également une réflexion personnelle et originale sur la solitude, la liberté, le rapport retrouvé à l'Etre.
    Loin d'un récit de course, ce livre aurait pu être écrit dans un désert ou en haute montagne. Il tente de partager l'indicible des expériences de l'homme seul face à lui-même, face à ses défis et face à la nature.

  • C'est à travers une analyse poussée de sa filmographie que cet ouvrage montre comment le réalisateur américain Jim Jarmusch éloigne le spectateur du monde, en parvenant à créer une distance qui lui permet de changer son regard. L'auteur met ici en avant les questions politiques sur le travail, la désindustrialisation ou encore l'anomie soulevées par ses films. Plus encore, c'est au-delà du détour esthétique que Jarmusch parvient à s'adresser au monde intime du spectateur, interrogeant sa solitude et sa difficulté à être soi.

  • Mark Grayson ne sait plus où donner de la tête. Après avoir pris la suite de son père comme agent infiltré chez les humains, il doit faire face au flot de questions posées par Allen l'alien, champion du Haut Conseil de la Coalition des Planète, revenu spécifiquement pour lui soutirer des informations. Les Viltrumites débarquent également sur Terre pour constater ses progrès... L'heure de vérité a sonné !

  • La plupart d'entre nous ont été formés pour devenir des employés, et non des entrepreneurs.
    On nous a dit que le succès est possible, mais personne ne nous a véhiculé les outils et la vision nécessaires pour y accéder.

    Dans cet ouvrage, vous découvrirez :
    - Des stratégies pour réussir dans l'industrie du marketing relationnel.
    - Comment obtenir des réponses affirmatives dans vos réseaux.
    - Comment surmonter la peur et le doute.
    - Le pouvoir indomptable des rêves personnels jumelés à la détermination.
    - 15 minutes ciblées pour connaître la liberté financière.
    - Un cours d'économie pour construire votre fortune.

    Si le succès est votre destination, ce livre est le chemin dont votre équipe et vous avez besoin.
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  • Cet ouvrage explore quatre cinématographies nationales (française, allemande, soviétique et chinoise) dans leur rapport au modèle américain de production durant la décennie décisive qui vit l'avènement du cinéma sonore (1925-1935).
    Les années 1925-1935 sont encore parfois considérées comme des « années obscures », traversées par des tensions contradictoires, des tâtonnements; ce serait une « période d'essai » s'opposant à celle qui vit s'élaborer les cinémas classiques dominés par la standardisation. Réévaluant ce stéréotype, le propos de cet ouvrage est aussi de souligner comment, par-delà les bouleversements, les innovations et les tentatives d'adaptation que connurent diverses cinématographies mondiales, se dessinent des permanences et la réaffirmation de certaines normes.
    En abordant des questions aussi centrales que celles des transferts culturels, du « modèle » et de ses modalités d'appropriation, de l'acculturation, cet ensemble d'articles ouvre des perspectives importantes sur le plan méthodologique mais aussi épistémologique. Il nous montre surtout que, dès l'entre-deux-guerres, et particulièrement durant cette phase critique de transition, la cinématographie « loin d'Hollywood », de l'Europe à l'Asie, n'a pu faire autrement que de se situer face à Hollywood.

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