l-homme-pacifique

  • C'est un homme trop doué pour son espace de vie, né au pied d'un immense château fort au coeur d'une petite ville, et qui subit sans plainte année après année les mauvais coups du sort. Mais il ne cède pas à la colère, il refuse cette guerre que lui font les fantômes. Avec sa femme, il part habiter aux portes de la ville : il construit face à la forêt et s'entoure de secrets.
    Il marche dans la ville, il parle à tous ceux qu'il rencontre, il regarde, il écoute, il parle encore, il entretient sa mémoire, il garde le souvenir des lieux et de leurs habitants, il les connaît tous et il n'oublie jamais rien. Il se cache dans la forêt et envie ces milliers d'arbres qui soutiennent le ciel.

  • Le règlement judiciaire, politique et juridique des affaires foncières préoccupe tous les peuples autochtones, qu'ils se situent en Amérique, en Afrique, en Asie ou dans le Pacifique. Il a pour but de rendre aux Aborigènes certaine de leurs terres ancestrales dont ils avaient été spoliés par l'arrivée des Blancs, et d'analyser les empreintes passées du rapport mythique à la terre dans des décisions de justice contemporaines. Cette étude se réduit géographiquement au Pacifique Sud (Nouvelle Calédonie - Tahiti - Australie - Nouvelle Zélande).

  • La Maison des hommes est le récit de voyages effectués par l'auteur en Papouasie-Nouvelle-Guinée à l'occasion du tournage de deux films documentaires (Papous, mémoire des boucliers et Papous, entre deux mondes). Marquée par l'ethnologie, les différentes expéditions scientifiques et la forte empreinte que l'Océanie eut sur la pensée surréaliste, cette pénétration du monde papou à la croisée des chemins rend compte d'une longue histoire vouée au délitement. Des mythes fondateurs et secrets cérémoniaux de ces peuples aux désastres écologiques dans un monde mis à mal par la recherche des minerais précieux, cet essai est un parcours initiatique entre réel et surréel.
    Il témoigne des croyances des tribus des Hautes-Terres et de la vallée du Sepik. Sur ces terres en mutation, vie et imaginaire fusionnent singulièrement et nous font sentir, au-delà de ce qu'André Breton qualifiait de « halo lointain », les drames d'un peuple face à la mondialisation et ses conséquences.

    Sur commande
  • Se retrouver seule sur un voilier détruit par un ouragan au milieu du Pacifique... Cette histoire aurait pu être un roman.Nous sommes au début des années 1980. Jeunes et amoureux, Tami Oldham et Richard Sharp, passionnés de voile, sont installés depuis quelques mois à Tahiti lorsqu'ils entreprennent de traverser le Pacifique pour rejoindre San Diego aux États-Unis. Mais le voyage tourne au cauchemar : un ouragan détruit leur bateau et emporte Richard avec lui. Tami se retrouve seule sur un bateau à moitié détruit, au milieu du Pacifique... Il lui faut se battre pour survivre. Trouver la bonne direction, faire avancer le bateau, réparer ce qui peut l'être, se nourrir, enfouir ses peurs, ne pas sombrer au propre comme au figuré... Faire le deuil de l'amour de sa vie. Elle mettra 41 jours pour rejoindre la terre ferme. Dans À la dérive, Tami Oldham Ashcraft revient sur ce tragique voyage qui a définitivement transformé sa vie. L'histoire incroyable de Tami a inspiré le film À la dérive, sorti en salles en juillet 2018.

    Sur commande
  • Dans les années 1960, de jeunes pasteurs du Pacifique cherchent à se démarquer de la théologie héritée de missionnaires européens ou américains débarqués un siècle et demi plus tôt sur leurs îles. Accompagnant le mouvement politique nationaliste de revendication à l'indépendance ou à l'autonomie de leurs territoires, ils remettent au goût du jour les valeurs de la kastom, la culture - voire de la religion - des ancêtres, ou supposées telles, et s'efforcent de les articuler avec celles du christianisme importé.

    De ce mouvement naissent des théologies fortement contextualisées ou inculturées, dans lesquelles des symboles tels que le cocotier, la case, la terre ou le pays, le kava, le porc, l'igname, etc. se hissent au même niveau d'interprétation que les figures bibliques et théologiques. C'est ce processus de contextualisation qui est étudié ici à partir d'un corpus assez large de thèses et de mémoires, d'ouvrages et d'articles ainsi que de compte-rendus de consultations ecclésiales ou théologiques issues majoritairement du champ protestant anglophone, sans toutefois négliger la production francophone.

    L'auteur offre d'abord une vue diachronique en passant en revue les ouvrages de trois théologiens des années 1960 aux années 2000 : Sione Amanaki Havea de Tonga, Sevati Tuwere de Fidji, Ama Amalele Tofaeono des Samoas Occidentales. Chacun représente un stade du développement de cette théologie océanienne. L'ouvrage traite ensuite de façon synchronique une série de thèmes à l'oeuvre dans cette théologie du Pacifique. Sur un axe se déroulant du divin à l'humain, il examine les conceptions d'un Dieu et d'un Christ « du Pacifique » avant de cerner les spécificités de la théologie dite « de la célébration » et de la « théologie de l'identité » océanienne. La dernière partie se présente, quant à elle, comme une tentative de systématiser la problématique de la contextualisation de la théologie, d'en cerner les enjeux, les débats et leur incidence sur l'oecuménicité du christianisme.

    Au carrefour de l'histoire missionnaire contemporaine, de la sociologie et de l'anthropologie religieuses aussi bien que de la théologie, le tableau proposé ici entend s'inscrire dans une discipline singulière, la missiologie, qui se comprend comme une dynamique, eu égard à son interrogation permanente sur les interactions entre les pratiques et leur théorisation.

    Sur commande
  • Cet ouvrage pluridisciplinaire réunissant géographie, anthropologie, histoire et archéologie, est le premier à aborder d'une manière comparative l'avenir des atolls du Pacifique considéré du point de vue des sociétés qui y vivent et du ressenti de leurs habitants confrontés au changement climatique.

    Il présente les résultats d'enquêtes de terrain effectuées simultanément en 2015 dans l'archipel des Tuamotu en Polynésie française et dans celui des îles Gilbert en République de Kiribati. Des synthèses historiques sur les axes traditionnels de la résilience d'îles basses, très exposées aux risques cycloniques et aux submersions marines, complètent ces observations contemporaines pour souligner les dangers d'un développement économique oublieux de l'équilibre socio-environnemental et des effets potentiels du changement climatique.

    Ces analyses lancées à l'initiative de l'AFD (Agence française de développement) s'adressent autant à un public sensibilisé aux enjeux climatiques mondiaux qu'à des responsables et acteurs des politiques publiques. Au-delà des différences ponctuelles, elles témoignent du rejet d'ensemble des consignes internationales par des sociétés insulaires voulant demeurer libres de leur destin et s'appuyant sur l'expérience des savoirs traditionnels.

    Elles dégagent une orientation centrale pour le développement durable d'atolls situés en première ligne du risque climatique : éviter, dans un contexte de crise, que deux conceptions de la résilience, celle de la vision locale et celle des États, ne s'affrontent pour devenir antagonistes.

    Sur commande
  • En quête d'un fabuleux continent austral, ils rencontrent une myriade d'îles aussi décevantes au plan économique que fascinantes au plan culturel. Au temps des découvreurs succède celui des missionnaires, catholiques et protestants, des commerçants, des aventuriers et autres beachcombers, les écumeurs des grèves, autant de chocs culturels qui bouleversèrent les mondes océaniens.
    En 1840, l'annexion de la Nouvelle-Zélande par la Grande-Bretagne change la donne : elle ouvre le temps des rivalités coloniales. Mais ce partage du Pacifique du moins dans cette phase initiale ne correspond pas à des plans de colonisation mais bien davantage à des initiatives individuelles qui souvent outrepassent les souhaits des deux grandes puissances impériales : la politique de la canonnière témoigne de ces tâtonnements.
    /> A partir des années 1870, les rivalités coloniales s'exacerbent avec l'entrée en scène de nouveaux compétiteurs comme l'Allemagne tandis que se développent les économies de plantations et l'industrie minière. Nombre d'îles, en raison de leur éloignement ou de leur absence de ressources restent en dehors de ce mouvement de « mondialisation ». Ainsi en quelque cent cinquante ans, les chocs entre les mondes traditionnels océaniens et la civilisation occidentale aboutit à un ensemble de transformations et de mutations démographiques (choc microbien), culturelles (christianisation), économiques, sociales et politiques.

    Sur commande
  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty