Karthala

  • Les 154 contes que contient ce recueil ont tous été recueillis dans leur langue originale avant d'être transposés en français.
    Un premier ensemble de textes porte sur le système de parenté, en général. Il est suivi par des contes qui évoquent l'inceste au sein de la famille nucléaire et élargie. Une troisième partie met en scène les problèmes d'évitement et de respect vis-à-vis de la belle-famille. Le volume se termine par des textes plus hétérogènes qui abordent différentes facettes du statut de l'homme et de la femme. Le lecteur sera probablement surpris par ce qui pourra lui apparaître comme une extraordinaire obsession par les questions de parenté, d'alliance, et plus généralement de sexualité.
    Tous les cas de figure sont exposés dans un langage où la métaphore le dispute à la dénomination la plus crue. Cependant, qu'on ne s'y trompe pas, ces contes ne sont ni grivois ni paillards. Ils constituent un véritable code social de la famille, destiné à inculquer aux auditeurs les règles de vie chez les Bemba.

    Sur commande
  • Au-delà de la grande diversité de surface des structures sociales malgaches, LES CHAMPS DE L'ANCESTRALITE font ressortir les idées et principes communs sur lesquels elles sont fondées.
    Dès la première page, l'auteur met en lumière l'ordonnancement idéal du lahatra qui, ne séparant pas le monde visible des vivants du monde invisible de leurs ancêtres et autres entités de la surnature, fonde le caractère cosmique des sociétés étudiées. Dérivant directement de cette conception, l'identité locale de jus sanguinis et de jus soli établit le poids de la parenté par le patrimoine qui, partout consolidée par une forte tendance à l'endogamie (de descendance ou de condition), favorise l'émergence de lignées ou de " noyaux " de porches parents en mesure(de par les positions d'autorité qu'ils occupent) de contrôler le maximum d'atouts ou de capitaux sociaux, économiques, symboliques.
    Deux distinctions majeures opposent, d'une part, les " donneurs d'épouses " (ou mieux, dans les conceptions locales, les donneurs de vie) aux " preneurs " et, d'autre part, les " descendants d'hommes " aux " descendants de femmes " ; ces distinctions établissent l'importance sociologique de la parenté par les femmes (les soeurs et les filles mariées) dont la dispersion, constitutive dans les campagnes de véritables trames régionales, met en rapport d'échange les " ancestralités " localisées des " descendants d'hommes ".
    Dans le même temps, l'instabilité des unions conduit, dans la plupart des régions, à une multiplication des demi germains susceptible, en fonction des statuts des parents, d'introduire des différences de rang entre les parents les plus proches. La démarche interprétative fondée sur la compréhension des pratiques individuelles ou collectives, la plupart du temps senties comme " allant de soi " et, par conséquent, plus " agies " que " pensées ", explique la grande place faite à l'ethnographie.
    Outre qu'elle confirme le pragmatisme des cultivateurs, des paysans, des éleveurs ou des pêcheurs étudiés, cette observation in situ fait encore ressortir le poids des relations de pouvoir confirmant une fois de plus la réalité essentiellement inégalitaire et hiérarchique des sociétés de Madagascar.

  • Etudiant les rites nouveaux de consécration religieuse au Zaïre, ce livre est une première introduction aux questions posées à la vie religieuse en Afrique et à ses aspects culturels et théologiques. Préface du cardinal Malula.

    Sur commande
empty