Collection XIX

  • Malgré le dernier congrès de la paix, depuis quelque temps des questions brûlantes ou chimériques préoccupent vivement les esprits en Europe : 1° La continuation de l'ambition insatiable d'une grande puissance ; sa jactance ; sa politique réprouvée, ainsi que celle de quelques autres pays ; 2° la nouvelle situation de la France ; la crainte d'un envahissement de sa part ; et 3° la position palpitante de l'Italie qui étouffe ; des îles Ioniennes qui gémissent ; de l'Inde qu'on extermine et de la Turquie qui se suicide.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Ce n'est pas une opinion nouvelle que celle de l'évasion et de la conservation du fils de Louis XVI ; traditionnelle dans un grand nombre de familles, populaire à certaines époques, quelquefois personnifiée par l'apparition de faux Dauphins, admise assez facilement par la masse, elle est repoussée obstinément et sans examen par l'esprit de parti. Elle a laissé cependant des traces assez profondes pour fixer l'attention. Dès l'année 1793, et pendant les années 1794 et 95 le bruit de l'enlèvement se répandit.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • (De 1806 à 1826.)Aux portes de Coblentz se dressait une pyramide funèbre ; sur l'une des faces on lisait :L'ARMÉE DE SAMBRE ET MEUSE
    A SON BRAVE GÉNÉRAL MARCEAU.L'autre face portait cette inscription :CI-GIT MARCEAU,
    SOLDAT A 16 ANS, GÉNÉRAL A 22,
    MORT EN COMBATTANT POUR SON PAYS.
    (1796.)
    PASSANT,
    QUI QUE TU SOIS, AMI OU ENNEMI,
    D'UN JEUNE HÉROS RESPECTE LES CENDRES.Sur la quatrième face on lisait quelques paroles d'hommage de l'Archiduc Charles et des généraux allemands à l'ennemi respecté, dont ils voulurent célébrer les funérailles avec l'armée française.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le pouls de l'Angleterre ne bat point sur son propre territoire, mais bien sur les marchés alimentés par ses produits, ou dans les ports vers lesquels se dirige la proue de ses vaisseaux. L'empereur l'avait compris en portant en Egypte le champ de bataille où il voulait attaquer la puissance de la Grande-Bretagne. Lord Palmerston l'a prouvé tout récemment, par la passion avec laquelle il a apprécié l'acte le plus logique du ministère Guizot : le mariage d'une infante d'Espagne avec l'un des fils du roi Louis-Philippe.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Tout ce qui se passe actuellement en Espagne est de la plus haute importance pour nous. Avec ou sans leur coopération, les ministres de la révolution de juillet ont tour à tour laissé détruire l'édifice que Louis XIV avait élevé pour protéger la France contre la rivalité de l'Angleterre ; et tout en admirant, jusqu'à un certain point, le courage de Marie-Christine, qui voudrait donner un trône à sa fille, nous ne pouvons pas, nous ne devons pas abandonner l'intérêt de notre patrie et les droits incontestables de Charles V, qui se montre en ce moment l'exemple des rois en revendiquant une couronne qui lui est refusée par des sujets rebelles et violateurs de la constitution de leur pays.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Que vous habitiez le sol adoré ou que vous soyez allés au dehors chercher à l'aide de votre travail et de votre intelligence une honnête position,Je vous salue, enfants de la Savoie, si le nom de la petite patrie vous fait toujours tressaillir, si un compatriote, quelque pauvre ou malheureux qu'il soit, trouve en vous un ami.Si vous avez toujours, avec le coeur, un oeil et une oreille dirigés de notre côté,Je vous salue et vous crie : Alerte !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Il est difficile, pour ceux qui n'avaient pas encore, à la fin du siècle passé, atteint l'âge de la réflexion, de comprendre l'immense changement d'idées et de sentiments que comporte l'Entente entre l'Angleterre et la France qui, en ce moment, bat son plein. Pour ces plus jeunes, l'Entente peut ne paraître que comme un pas vers l'alliance contre un ennemi commun. Ceux dont les années ont blanchi les cheveux, qui se rappellent la guerre de 1870, qui ont vécu depuis 1870 au milieu des événements, pour ainsi dire dans les coulisses de ces événements, savent que l'ennemi éventuel qu'envisagea la politique française pendant le dernier quart du siècle passé, était uniquement l'Angleterre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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