Cerf

  • Sur commande
  • Alors que l'on assiste à un redéploiement de la puissance russe à l'échelle internationale, du Proche-Orient à l'Afrique subsaharienne, la Russie est, et demeurera un acteur structurel et structurant de l'environnement géopolitique de la France, en interaction permanente avec ses intérêts nationaux. Dans ce cadre, cet ouvrage cherche à démontrer combien les différentes représentations de la Russie portées par les élites politiques et militaires françaises déterminent depuis plus de trois siècles les choix diplomatiques nationaux à l'égard de ce pays. Il souligne également que ces représentations sont tout autant forgées par des considérations géopolitiques (notion fluctuante de l'intérêt national, analyse des rapports de force internationaux), que par les « valeurs » pensées et véhiculées par les cercles philosophiques, littéraires et intellectuels de notre pays. Cette analyse jette donc un éclairage nouveau sur la versatilité réelle ou supposée des autorités françaises, placées dans un véritable dilemme entre une défense souvent mal assumée de leurs intérêts nationaux, et le soutien de valeurs qu'ils considèrent comme consubstantielles à l'identité nationale de la France. Ce livre, rédigé à la fois pour les spécialistes du monde russe comme pour toute personne intéressée par les questions internationales, est un outil de réflexion, qui offre à ses lecteurs des clés de lecture pour mieux appréhender l'ambiguïté des relations que la France entretient traditionnellement avec la Russie.

  • La modernité a rendu muette la nature, étrangère à l'homme : enserrée dans un réseau conceptuel réducteur, dominée sans égard par l'emprise technique, elle ne lui dit plus rien sur sa place dans l'univers, encore moins du sens de sa présence au monde.
    Aujourd'hui, l'homme peut-il renouer avec l'oeuvre divine ? Catherine Chalier nous suggère une réponse, en référence à la tradition hébraïque, dans l'alliance passée par Dieu avec son peuple. Elle nous invite à une redécouverte de ce thème oublié : l'exil et l'absence de la terre orientèrent décisivement la spiritualité d'Israël vers d'autres urgences que celle d'une méditation sur la nature. Pourtant, le pacte divin concerne aussi le cosmos (Jr 33, 25) et toutes les créatures vivantes sont partie prenante de l'Alliance (Gn 9, 10).
    Le livre n'enseigne-t-il pas une perception et une contemplation de la création qui noue l'intériorité humaine et l'extériorité du cosmos et de la nature ? (en une alliance où l'homme est responsable). Cette recherche enseigne que l'Alliance prend forme au coeur même de la création, qu'elle en constitue le sens profond.

    Sur commande
  • Presque tout le monde connaît l'histoire du veau d'or, de la colère de Moïse qui lui fait briser les précieuses tables de la loi écrites " de l'écriture de Dieu " (Ex 32, 16) puis du renouvellement de l'Alliance inscrite par Moïse sur de nouvelles tables.
    Mais, au-delà des péripéties (qui risquent de faire écran, comme c'est souvent le cas pour les textes trop connus), le présent ouvrage propose une lecture " en profondeur " du récit. Une première partie, après une éclairante comparaison du long récit d'Exode 32-34 avec celui de Deutéronome 9-10, analyse la structure littéraire du texte : ce récit avait été comme disloqué par une analyse documentaire poussée à l'excès ; l'auteur s'attache ici à le ressaisir dans son ensemble et tente d'en identifier l'origine.
    Après cette approche purement exégétique qui forme le fondement et comme le terreau où pourra se développer tout autre type d'étude, une seconde partie propose un commentaire théologique de chacune des strates dégagées par l'analyse littéraire.

  • Comment les chrétiens peuvent-ils aborder les prochaines décennies en dépassant les querelles et les amertumes issues des transformations si radicales de leur contexte social et culturel ? Parcourant les grands moments qui ont marqué les soixante dernières années de la vie de l'Eglise, dans le contexte des grands événements et des mutations de nos sociétés et du monde, Mgr Gérard Defois nous invite à comprendre que les évolutions éprouvantes que nous connaissons ne résultent pas tant des changements opérés par les renouveaux ecclésiaux du XXe siècle, ni ales dérives si souvent relevées de l'après-Concile, que des bouleversements culturels et sociaux des dernières décennies. Après avoir examiné les fruits et les impasses des nouveaux rapports entre l'Eglise et le monde voulus par le Concile, puis après avoir retracé l'évolution ale nos sociétés, Mgr Defois réfléchit à la vitalité et aux fragilités ales pratiques ecclésiales actuelles. Il propose une méditation sur le mystère de l'Eglise, " espace d'alliance entre Dieu et les hommes ", don gratuit et intime de Dieu pour le salut de tous, et invite celle-ci à revisiter sa vérité intérieure, celle du Concile. Il se demande même si l'Eglise, corps du Christ, ne peut pas offrir un modèle de vie en société et, envisageant la sécularisation comme une possible illusion de la modernité, il trace le portrait de l'apôtre comme témoin de l'humilité de Dieu. Un livre très stimulant en ces temps difficiles, car il invite les chrétiens à sortir des culpabilités internes et des conflits qui en résultent pour affronter avec courage les questions posées à la culture et à la société contemporaines.

    Sur commande
  • « Voici un ouvrage qui prendra à contrepied toutes les personnes qui estiment qu'un texte est porteur d'un sens, et que le travail du lecteur est de le découvrir. Or, penser ainsi respecte peu la complexité de l'acte de lecture. Un texte est un don fait au lecteur. Le lecteur le reçoit. Entre les deux se passe une rencontre productrice de sens, différent d'un lecteur à l'autre » (M. Quesnel, Préface).
    Les textes bibliques offrent ce don à quiconque leur ouvre l'oreille. Considérables gisements de parole, ils n'ont jamais cessé d'engendrer leurs lecteurs. Il y a donc lieu de se mettre à l'écoute, et d'inventer de nouveaux chemins comme celui que trace ici Anne Pénicaud. Cet approfondissement d'un passage de l'Épître aux Philippiens, situé au carrefour entre analyse biblique, recherche universitaire et pratique ecclésiale, permet de goûter la saveur d'une lecture qui s'emploie à réactualiser la parole du texte. Un parcours de la méthode accompagne l'analyse et en expose les repères historiques. En amont, une interrogation traverse le livre : l'impact du texte paulinien sur des lecteurs contemporains, ses conditions et ses enjeux.

    Sur commande
  • Un jour ou l'autre, tout couple se trouve en face de l'épreuve majeure de la mort d'un des conjoints. Épreuve mutilante et terriblement douloureuse. Comment la traverser ? La foi vécue en profondeur peut apporter une réponse.

    Dans cet ouvrage, concret et dense, Bernadette Chovelon livre le témoignage de son cheminement après la mort de son époux. Le sacrement de mariage qui les a unis reste sa force et son point d'appui ; il repose sur la vigueur de quelques phrases essentielles de l'Ancien et du Nouveau Testament concernant l'alliance de Dieu avec le couple. L'amour qui a lié deux êtres pendant des années ne peut pas mourir avec celui ou celle qui s'en va. « Nous demeurons dans l'amour » est la phrase clé de l'ouvrage, car comme le dit saint Paul : « L'Amour ne passe pas. »

    Sur commande
  • Le sous-titre du livre en explicite le propos : « Approches chrétiennes du mystère d'Israël ». Vatican II et Jean-Paul II ont purifié grandement la théologie catholique du vieil antijudaïsme de chrétienté. Bénéficiant de ce nouveau regard, ce livre représente un essai de compréhension en théologie catholique de la vocation des juifs dans sa permanence, même après le Christ, en dehors mais aussi à l'intérieur de l'Église. Il s'efforce de dire, à la lumière de l'Ancien et du Nouveau Testament, ce que la foi chrétienne enseigne sur la place des juifs dans le dessein de Dieu.

    En 1987, l'auteur avait dirigé la publication par un groupe de théologiens chrétiens d'un ouvrage collectif, « L'Unique Israël de Dieu » (aujourd'hui épuisé), qui portait déjà le même sous-titre. Le présent ouvrage reprend l'essentiel de sa contribution d'alors et y ajoute tout ce que sa recherche théologique lui a permis de développer par la suite, grâce à sa collaboration comme expert au « Catéchisme de l'Église catholique » et aux deux colloques du Vatican (sur l'antijudaïsme en milieu chrétien et sur l'Inquisition), qui ont préparé l'acte de repentance posé par Jean-Paul II en l'an 2000, grâce aussi à son implication dans la recherche d'un statut ecclésial pour les juifs catholiques en Terre sainte et dans un dialogue avec des leaders et des théologiens juifs messianiques.

    Sur commande
  • Pour tout être humain, l'acte de manger est absolument capital.
    Non seulement il est indispensable à la vie, mais dès le départ, l'oralité liée à la nourriture est structurante du psychisme humain. Et le repas, point de jonction entre nature et culture, est à la fois une rencontre avec l'univers entier et un rite social hautement révélateur des groupes et des personnes. En outre, l'acte de manger entretient aussi un lien intrinsèque avec la violence puisqu'il consiste en une appropriation par la destruction.
    Impossible de vivre sans détruire de la vie. Mais s'il en est ainsi, tout est une question de mesure, de limite. C'est ce que ne manque pas de souligner, et dès son tout début, le récit biblique. Quand Dieu donne à toute chair sa nourriture (Gn 1, 29-30), il limite celle-ci aux végétaux, et suggère de la sorte la possibilité de contenir la violence par respect de la vie. Ensuite, au moment où il met l'homme en relation avec l'extérieur, le Seigneur lui enjoint de ne pas manger tout ce qui est donné (Gn 2,16-17).
    Il ménage ainsi la possibilité de la reconnaissance et du partage. Dès les premières pages de la Bible, la nourriture occupe une place stratégique dans le rapport de l'humain à ce qui détermine son devenir et sa vie : la gestion de la violence et l'ouverture à l'altérité qui le constitue dans son identité. Cette thématique court tout au long des deux Testaments. La nourriture apparaît comme le lieu où se manifestent symboliquement, et par des gestes d'apparence banale, les choix fondamentaux dont l'enjeu n'est autre que la vie et la mort.
    Ce livre n'est pas à proprement parler l'étude d'un thème, ni une recherche historique. Il se déploie plutôt comme une réflexion étayée par un dialogue serré et exigeant avec le récit biblique sous sa "forme finale" ou canonique, dans un effort pour faire percevoir quelque chose de l'unité de sens qui se cherche dans le livre.

  • Sur commande


  • " Voici un ouvrage qui prendra à contrepied toutes les personnes qui estiment qu'un texte est porteur d'un sens, et que le travail du lecteur est de le découvrir. Or, penser ainsi respecte peu la complexité de l'acte de lecture. Un texte est un don fait au lecteur. Le lecteur le reçoit. Entre les deux se passe une rencontre productrice de sens, différent d'un lecteur à l'autre " (M. Quesnel, Préface).
    Les textes bibliques offrent ce don à quiconque leur ouvre l'oreille. Considérables gisements de parole, ils n'ont jamais cessé d'engendrer leurs lecteurs. Il y a donc lieu de se mettre à l'écoute, et d'inventer de nouveaux chemins comme celui que trace ici Anne Pénicaud. Cet approfondissement d'un passage de l'Épître aux Philippiens, situé au carrefour entre analyse biblique, recherche universitaire et pratique ecclésiale, permet de goûter la saveur d'une lecture qui s'emploie à réactualiser la parole du texte. Un parcours de la méthode accompagne l'analyse et en expose les repères historiques. En amont, une interrogation traverse le livre : l'impact du texte paulinien sur des lecteurs contemporains, ses conditions et ses enjeux.

empty