journal-d-une-curee-de-campagne

  • « Ce type a une tronche pas très catholique. » Lancée à la cantonade lors d'une réunion publique en décembre 2009, cette petite phrase est devenue, popularisée par L'Express, le coeur d'un scandale politique national. Gérard Laudinas décrypte, du bureau de Jacques Molenat à la rédaction de L'Express, aux arcanes du PS, les mécanismes souterrains de cette énième tentative de coup d'État à l'encontre du sulfureux président de la région Languedoc-Roussillon.
    L'affaire prend toute son ampleur lorsque le Parti socialiste décide du retrait de l'investiture Frêche, pourtant validée par 80 % des militants de Languedoc-Roussillon, et de la nomination d'Hélène Mandroux, maire PS de Montpellier. Autant « de caguades indécentes et de pets de lapin » pour l'Empereur de Septimanie !
    Georges Frêche, multi-récidiviste notoire du dérapage verbal - délibéré (?) -, exclu en 2006 du parti à la rose pour une autre provocation sur les « blacks de l'Equipe de France de football », part en campagne, faisant fi de ce lynchage politique et médiatique national. Il se joue de la curée de campagne et use de son statut de victime expiatoire en déployant ses talents populistes. Lui qui fut comparé à un « Le Pen de gauche », contrarie tous les plans et stratégies du PS jusqu'à l'élimination, au premier tour, de sa candidate.
    Ce document, livré par un journaliste immergé dans les coulisses du scandale, enrichi des plus belles saillies verbales et autres florilèges de ses meilleurs bons mots « gaulois », fait le récit d'une campagne mémorable. Dopé par sa victoire sans appel au clair de l'urne et dans l'opinion publique, Frêche sortit renforcé de ce putsch raté, auréolé d'une nouvelle stature : ce fut son dernier combat et son plus beau triomphe.

  • Au début de la campagne, Ségolène, c'était Blandine dans la fosse aux lions ; seize mois plus tard, c'est Cruella et les 101 dalmatiens. Nicolas Sarkozy, hier Terminator, aujourd'hui, le bon Samaritain. Qui l'aurait cru ? Oui, qui aurait misé un euro sur Ségolène Royal, la compagne de François Hollande ? La gazelle qui écrase les éléphants et des éléphants qui se conduisent comme les derniers des machos, c'est une des surprises de cette campagne, riche en rebondissements. Dans cette impitoyable guerre des images que se livrent nos Tontons flingueurs que de petits meurtres médiatiques entre amis ! Certains s'en indignent. L'auteur qui a noté au jour le jour les tribulations des prétendants à l'Elysée, préfère en rire. C'est avec gourmandise qu'elle raconte comment Ségolène, l'icône des sondages, à la fois dame blanche, Vierge et martyre, a pris la Bastille du PS. Comment Dominique de Villepin, " le baigneur de La Baule " a plombé le sacre de Nicolas Sarkozy. La revanche de celui que le Premier ministre appelle " le nain ". Leur duel à mort. Le rôle en trompe-l'oeil de Jacques Chirac, " Jacquou le sortant " qui reste sourd aux appels du fils maudit. Les colères de François Bayrou, le troisième homme de cette campagne, hier centriste mou, aujourd'hui " centriste révolutionnaire " dont longtemps les oreilles étaient les seules à décoller. Les larmes de Jospin, en direct, à La Rochelle. La capitulation en rase campagne de Michèle Alliot-Marie, meneuse de revue militaire et
    " mascocotte " du régiment. L'affaire Cécilia. Le polar Clearstream, son corbeau, ses pieds nickelés. Le Royal Gate. Le Sarko show. Quel feuilleton !

  • Début juillet 2010, Nicolas Sarkozy se retrouve empêtré dans la tourmente du feuilleton Woerth Bettencourt, un témoin évoquant même la possibilité d'un financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007.
    Mortifié, il va, ce soir-là, calmer sa colère en couchant ses états d'âme sur le papier. Un geste qui va vite devenir un rituel quasi quotidien. Mais le Président est loin d'imaginer le flot d'événements qui vont marquer ces douze derniers mois, dans le désordre : la sortie de route de DSK, les vacances de MAM en Tunisie et le "printemps arabe", la catastrophe de Fukushima, la sécession de Borloo, les débuts au cinéma de Carla, l'élimination de Ben Laden, le discours de Grenoble et la chasse aux Roms, les provocations de Chirac, la guerre en Libye, les prémisses de l'affrontement Aubry-Hollande pour les primaires du PS, sans oublier bien sûr l'annonce d'un heureux événement...
    Grâce à certaines complicités, j'ai pu prendre connaissance de ce journal " top secret " dans lequel le Président évoque sans détour et sans retenue, l'humour le disputant à la méchanceté, ses adversaires politiques riais aussi ses ministres et "amis" de la majorité, les journalistes de tous bords... ses déceptions et ses satisfactions, ses (rares) emportements et ses (rarissimes) autocritiques. Au terme de douze mois si riches en rebondissements, c'est un document pour l'Histoire que vous tenez entre les mains...!

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  • La transcription du paysage politique et social de la France pendant l'année qui précède l'élection présidentielle.

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