Littérature traduite

  • Un double meurtre incompréhensible résolu brillamment par un détective qui annonce Sherlock Holmes et le roman policier. L'histoire gothique d'un prince enfermé dans une abbaye pour fuir une terrible pandémie. Un étrange message crypté qui déclenche une chasse au trésor pleine de rebondissements. Un chat au pouvoir maléfique et angoissant...

  • Une demeure lugubre qui semble prendre vie. Un village de
    Hollande qui subit une étrange attaque. Deux matelots ivres
    mis en quarantaine pour cause de peste qui découvrent de bien
    curieux personnages. Un homme qui s'apprête à épouser sa cousine
    épileptique et conçoit une obsession malsaine pour ses dents...

  • Un mystérieux automate habillé à la turque parvient à tromper ses adversaires lors de tournois d'échecs organisés par son propriétaire. Jouant sur une table éclairée à la bougie, cette "pure machine" ne perd quasi jamais. Le joueur d'échecs a plus que tout autre automate emporté l'admiration du public du XIXe siècle. Prompt au scepticisme, loin de se laisser berner par quelque pouvoir magique attribué à l'étrange machine, Poe s'attache à en disséquer la mécanique mystérieuse. Il tranche, démontre que ce joueur d'échecs ne peut être autre qu'un homme savamment déguisé. Ce faisant, le lecteur pénètre dans toutes les arcanes de la mécanique, perce au fil de la lecture le secret de ces rouages fabuleux, qui l'avaient d'abord abusé. De naïf, il devient lui aussi sujet voyant et concevant.

    Né en 1809 à Boston, mort en 1849 à Baltimore, Edgar Alla Poe connut une existence tragique, marquée par l'alcoolisme. Considéré comme le père du fantastique, il connut la célébrité grâce à ses Histoires extraordinaires que Baudelaire traduisit en français en 1856. Novelliste, poète, dramaturge, critique littéraire, romancier, essayiste, admiré par Valéry et Mallarmé, Edgar Allan Poe est l'une des figures-clés du romantisme américain.

    1 autre édition :

  • Eureka

    Edgar Allan Poe

    L'énigme que ce livre se propose d'élucider est celle de l'Univers. Embrassant d'un seul coup d´oeil l'immensité de l´univers, là où un esprit ordinaire ne percevrait que complexité et chaos, Edgar Allan Poe y découvre au contraire une unité, un ordre, un plan...

  • Ce premier tome de notre Intégrale regroupe les nouvelles qu'Edgar Allan Poe (1809-1849) écrivit avant ses trente ans. Luttant pour survivre et être publié, faisant ses débuts de critique et de journaliste, il commet plusieurs chefs-d'oeuvre : le « Manuscrit trouvé dans une bouteille », « Bérénice », « Le diable dans le beffroi », « L'histoire à nulle autre pareilled'un certain Hans Pfaal », et bien sûr « William Wilson » ou la très célèbre « Chute de la Maison Usher ».
    Présentée de manière chronologique, fruit d'un travail érudit et passionné, cette nouvelle traduc-tion des nouvelles intégrales d'Edgar Allan Poe par Christian Garcin et Thierry Gillyboeuf est augmentée de nombreuses notes, d'une préface des traducteurs, ainsi que d'une série d'illustrations originales réalisées par Sophie Potié.

  • Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont « Un récit aux monts Crénelés », « La lettre dérobée », « Les faits concernant le cas Valdemar » ou encore « Saute-Grenouille ».
    Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillyboeuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.

  • Ce deuxième tome des Nouvelles Intégrales d'Edgar Allan Poe rassemble les textes les plus célèbres de l'auteur, écrits à trente ans passés alors qu'il est à peu près installé dans la vie et reconnu comme écrivain.
    Certains d'entre eux comptent parmi les chefs-d'oeuvre de la littérature, que ce soit dans le genre de la nouvelle, du roman policier ou du fantastique, tels Les crimes de la rue Morgue, La fosse et le pendule ou Le Scarabée d'Or.

  • Après le succès du premier opus, Benjamin Lacombe propose un nouvel hommage au maître du romantisme américain autour de la figure masculine et du fantastique.
    L'influence d'Edgar Allan Poe dans le monde a été et demeure considérable : la critique contemporaine le situe parmi les plus remarquables écrivains de la littérature américaine du XIXe siècle, et ses nouvelles ont revêtu, au fil des ans, grand nombre de titres et d'aspects. Le premier volume des Contes macabres s'articulait autour de la vision de la femme et de la mort, tandis que ce second volume s'intéresse à celle de l'homme et du fantastique.
    Forte, pleutre, habitée par la mélancolie ou basculant dans la folie, la figure masculine selon Poe est complexe et, par là même, terriblement envoûtante. Benjamin Lacombe a sélectionné de nouveaux contes, parmi lesquels Manuscrit trouvé dans une bouteille ou Petite discussion avec une momie, et propose un nouveau voyage graphique, à la frontière du réel, dans les tréfonds de l'âme humaine.

  • Edition enrichie (Présentation, notes et repères biographiques)
    William Legrand s'est exilé sur l'île de Sullivan, au sud des États-Unis, après avoir fait faillite. Sa vie bascule lorsqu'il découvre sur la plage un scarabée doré, puis un message codé. L'énigme le tourmente jusqu'à l'obsession et il se lance alors dans une chasse au trésor, qui mêle pirates et cryptographie.Écrite en 1842 à l'occasion d'un concours organisé par un journal américain, cette histoire vaut à Edgar Allan Poe le premier prix et reste l'une de ses nouvelles les plus célèbres.Édition de Bachir Bourras.Traduction de Charles Baudelaire. 

  • Face aux atroces assassinats commis dans la rue Morgue, face au vol par un perfide ministre d'une lettre confidentielle permettant d'organiser un chantage politique, la police de Paris est déroutée. Perquisitions, fouilles en série, auditions de témoins : les méthodes traditionnelles restent sans résultats. Le chevalier Dupin, un noble ruiné à l'intelligence brillante, réussira-t-il à résoudre ces énigmes grâce à sa simple clairvoyance et à son implacable esprit d'analyse ?

  • Edition enrichie (Présentation, notes, chronologie et bibliographie)À Paris, le narrateur lit la Gazette des tribunaux en compagnie de son ami Charles Auguste Dupin : on y rend compte d´un double assassinat fort mystérieux et Dupin, assuré que la police travaille sans méthode, décide de mener lui-même l´enquête. Et il résout l´énigme de manière si brillante que le préfet de police ne manque pas de le consulter lorsqu´un document des plus importants - une lettre - est dérobé dans les appartements royaux.
    Analyste de premier ordre, mais lui-même personnage mystérieux, Dupin est au coeur de ces deux nouvelles publiées aux États-Unis en 1841 et en 1845 - et avec lui se trouve inventé le personnage moderne du détective. Mais ce que Edgar Poe invente aussi sans le savoir, c´est le genre du roman policier.

    1 autre édition :

  • M. Simpson a obtenu la main de l'irrésistible Mme Lalande, dont il est tombé fou amoureux : quel coup du sort pourrait le priver d'une union idyllique? Les preuves indiquant la culpabilité du jeune et débauché M. Pennifeather sont nombreuses : comment imaginer qu'il n'est pas l'assassin de son richissime oncle? Un homme à la santé mentale indubitable aperçoit par la fenêtre une monstrueuse créature : existe-t-il une explication rationnelle à cette épouvantable vision?

    Mystifiant de main de maître son lecteur, Edgar Poe nous entraîne dans ces trois contes à la lisière du burlesque et de l'horreur.

  • Philosophie de l'ameublement Nouv.

    Edgar Allan Poe s'amuse à construire une véritable science de l'ameublement.
    La quête de la chambre idéale est celle d'une vraie «  chambre à soi », où le tapis est «  l'âme de l'appartement  », où le canapé est une pièce maîtresse, où la simplicité et le « luxe discret » permettraient non pas la mise en scène de soi, mais bien l'épanouissement de l'esprit et la simplicité de l'être. La recherche d'une «  douce intimité » qui résonne formidablement dans nos vies contemporaines.

  • Les trois nouvelles qui composent, sous une forme inédite, cet ouvrage - Le Domaine d'Arnheim, Le Cottage Landor et La Philosophie de l'ameublement - présentent une unité d'inspiration qui n'avait pas échappé à Baudelaire puisque, en 1863, celui-ci envisageait de les rassembler sous le titre Habitations imaginaires. Ce livre imaginaire existe enfin. Trois utopies forment ce triptyque. D'un texte à l'autre, le lecteur est introduit dans des domaines cachés, aux jardins luxuriants et ponctués de prouesses architecturales ou bien à l'intérieur d'une chambre anglaise. La Nature semble imparfaite à Poe, il lui manque cette harmonie dans la composition qui fait l'attrait des toiles de Poussin ou de Claude Lorrain. La description minutieuse de la Nature est de type ambulatoire, où la ligne droite est exclue. La lecture devient une promenade, une dérive, la composition du texte se fait musicale. Si la beauté semble ne pouvoir être atteinte que de façon provisoire, des moments de plénitude esthétique existent dans chaque texte. Le lecteur a l'impression de voler des instants de beauté à des mondes merveilleux, féeriques, auxquels il n'a d'ordinaire pas accès. Question centrale : celle de la fabrication du bonheur, indissociable d'une quête de beauté ; ces nouvelles comptent, de ce fait, au nombre des rares textes "apaisés" d'Edgar Poe.

  • Notes écrites dans les marges des livres, ces Marginalia ont été publiées par Edgar Poe dans plusieurs revues américaines de 1844 à 1849, durant les dernières années de sa vie. Ce sont des notes de lectures, des analyses sur l'art de la fiction, la philosophie, la morale, les sciences, le langage, les difficultés que rencontre l'artiste - et plus encore le "génie" - dans une société où il n'a pas sa place et qui s'accommode assez mal de sa pitoyable existence. Passant de la louange à l'insulte, de la théorie littéraire au sarcasme et de l'aveu à la provocation, les Marginalia dévoilent la face cachée de l'oeuvre de Poe.

  • Six énigmes extraordinaires où l'étonnante capacité d'intuition du détective Auguste Dupin est mise à l'épreuve. Des meurtres violents de Double assassinat de la rue Morgue et de La lettre volée au cryptogramme mystérieux dans Le scarabée d'or, l'étrange et le suspense se côtoient dans ces étonnantes histoires.

  • L'Homme des foules est l'un des plus étranges récits d'Edgar Poe. Assis à la terrasse d'un café londonien, un flâneur observe avec détachement la foule des passants. Attiré par le comportement d'un vieil homme, il décide de le suivre une nuit et toute une journée à travers la ville. Au terme de son errance, il comprendra en quoi le vieillard, emporté par la houle humaine, est "le génie du crime profond".
    Jean-François Mattéi propose une lecture philosophique de ce conte à partir du regard distancé du narrateur et du regard vide du fuyard. A la suite de Baudelaire, de Tocqueville et de Benjamin, il montre comment l'homme démocratique associe le plaisir d'être dans les foules à l'angoisse de s'y perdre. La duplicité de l'énigme du conte révèle alors la clef de l'énigme de Poe dans La Lettre volée.

  • On trouvera dans ma narration de quoi établir un parallèle entre la destinée de la malheureuse Mary Cecilia Rogers, autant du moins que sa destinée est connue, et la destinée d´une nommée Marie Roget jusqu´à une certaine époque de son histoire, - parallèle dont la minutieuse et surprenante exactitude est faite pour embarrasser la raison.

  • Poète maudit, certes Edgar Poe le fut, il en est même devenu l'archétype. Mais, même s'il fut piètre homme daffaires et ne gagna que quelques dollars pour toute son oeuvre, il n'a pas connu que des échecs, loin de là : son poème Le Corbeau en fit une star et il était l'un des journalistes américains les plus connus de son époque. Conscient de son pouvoir en tant que tel, il fut un critique assassin. Mais aussi plaisantin, précurseur d'Orson Welles dans le domaine du canular journalistique autant que de Conan Doyle ou de Jules Verne dans ceux du roman policier et de la science-fiction. Novateur des lettres américaines, il fut reconnu comme tel par certains, même s'il resta incompris par une majorité. Son drame fut sans doute d'avoir été célébré pour ceux de ses écrits qu'il méprisait. Quant à ses échecs amoureux, les a-t-il subis ou suscités ? Sous le scalpel net et précis de Peter Ackroyd, se dessine le parcours tout en dents de scie d'un personnage extravagant, orphelin charmant, jeune homme athlétique épris de mots, mal aimé ou se croyant tel, très vite gros buveur, bientôt marié à une nymphette phtisique, chaste coureur, dépendant d'une belle-mère hommasse, nécrophile en quête toute sa vie d'une figure féminine exsangue, pour lui le plus beau sujet du monde et qu'il transforme en spectre dans ses contes. Une vie brève mais aux résonances infinies, une biographie qu'on aurait pu titrer « Anatomie d'un impossible génie ».

  • La tempête était encore dans toute sa rage quand je franchissais la vieille avenue. Tout d´un coup, une lumière étrange se projeta sur la route, et je me retournai pour voir d´où pouvait jaillir une lueur si singulière, car je n´avais derrière moi que le vaste château avec toutes ses ombres.

  • Comme je me relevais découragé, le mystère de l´altération de la chambre se dévoila tout d´un coup à mon intelligence. J´avais observé que, bien que les contours des figures murales fussent suffisamment distincts, les couleurs semblaient altérées et indécises. Ces couleurs venaient de prendre et prenaient à chaque instant un éclat saisissant et très intense, qui donnait à ces images fantastiques et diaboliques un aspect dont auraient frémi des nerfs plus solides que les miens.

  • On ne sait pas à quel acte désespéré de vengeance cette attaque révoltante aurait pu pousser les habitants, n´était ce fait très important qu´il manquait une demi-seconde pour qu´il fût midi. La cloche allait sonner, et c´était une affaire d´absolue et supérieure nécessité que chacun eût l´oeil à sa montre. Il était évident toutefois que, juste en ce moment, le gaillard fourré dans le clocher en avait à la cloche, et se mêlait de ce qui ne le regardait pas. Mais, comme elle commençait à sonner, personne n´avait le temps de surveiller les manoeuvres du traître, car chacun était tout oreilles pour compter les coups.

  • On dit que je parlai, que je m´énonçai très distinctement, mais avec une énergie marquée et une ardente précipitation, comme si je craignais d´être interrompu avant d´avoir achevé les phrases brèves, mais grosses d´importance, qui me livraient au bourreau et à l´enfer.

  • Hot Frog

    Edgar Allan Poe

    Et alors, pendant que toute l´assemblée - y compris les singes - se tordait de rire, le bouffon poussa soudainement un sifflement aigu ; la chaîne remonta vivement de trente pieds environ, - tirant avec elle les orangs-outangs terrifiés qui se débattaient, et les laissant suspendus en l´air entre le châssis et le plancher, Hop-Frog, cramponné à la chaîne, était remonté avec elle et gardait toujours sa position relativement aux huit masques, rabattant toujours sa torche vers eux, comme s´il s´efforçait de découvrir qui ils pouvaient être.

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