Tiers Livre Éditeur

  • Qui n'a pas souvenir du "Scarabée d'or", ou du "Chat noir"?
    Poe, depuis que Baudelaire l'a importé si royalement dans notre langue, fait partie de notre imaginaire, et surtout de ce qui le fait passer aux frontières, à travers la peur, l'angoisse ou le temps. Il est celui qui nous emmène dans les ombres les plus souterraines de l'inconscient et de la ville et de nos rêves.
    Mais on a toujours à le rouvrir, et pas seulement pour le poème indépassé, et si symbolique de notre monde d'aujourd'hui, dans la fragilité de son destin, qu'est "La chute de la maison Usher".
    Mais reprendre ce chantier qu'il nous laisse comme une maison à explorer : comment on invente, comment on écrit, comment on franchit les étapes les plus secrètes de soi-même.
    Si Poe n'était pas cela aussi, nous l'aurions abandonné depuis longtemps.
    Aujourd'hui que l'Amérique le découvre et enfin l'avoue, il est temps de reprendre le chantier dans sa globalité.
    Disposer dans le même volume numérique des 45 ou 46 "histoires extraordinaires" (on a rassemblé ici "Histoires extraordinaires", "Nouvelles histoires extraordinaires", "Histoires grotesques et sérieuses") c'était un vieux rêve.
    Un Poe transportable et complet. Les notices de Baudelaire. Une introduction qui dise pourquoi ça compte.
    FB

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