• Avril 1909. La ville d'Adana et sa plaine si fertile ne sont plus que champs de ruines. Accompagnant la Croix-Rouge, la romancière et journaliste Zabel Essayan conte par le menu ce que ses yeux distinguent, ce que ses oreilles entendent, ce que son coeur ressent. Et que voit-elle ? La destruction des quartiers chrétiens d'Adana par une population turque fanatisée. Religieux, notables et hommes du peuple massacreront en quelques jours plus de trente mille Arméniens en Cilicie.
    Empreint de la violence qui l'entoure, le récit de la journaliste décrit avec une puissance rare l'atrocité des massacres et l'impuissance d'une civilisation aux abois face au nationalisme du mouvement Jeunes-Turcs.
    Alors que les Arméniens pensaient voir la fin de leurs malheurs, plus de trente mille d'entre eux furent massacrés à Adana, en 1909, à l'instigation du parti nationaliste des Jeunes-Turcs sur le point de prendre le pouvoir dans l'Empire ottoman. L'auteure, journaliste, témoigne de ce qu'elle a vu et découvert en se rendant sur place au secours des orphelins.

    Sur commande
  • Zabel Essayan, s'exprime dans ce texte devenu mythique, à travers un personnage de peintre, pour évoquer les questionnements de l'artiste déchiré entre sa passion pour la création et sa position dans une société anéantie. L'écriture de ce récit poétique a commencé à Bakou en 1917, où son engagement pour la cause des orphelins l'avait mené, et de là, à Téhéran, Bagdad, Paris, Beyrouth... En perpétuel déchirement d'un pays à l'autre, en situation d'urgence, l'écrivain, une des rares femmes victimes de la rafl e du 24 avril 1915, réfugiée en Bulgarie par miracle, est toujours rattrapée par le destin des siens. Elle évoque avec délicatesse, dans ce texte autobiographique paru à Vienne en 1922, « un paradis perdu », une société disparue, le charme envoûtant des paysages stambouliotes, les problèmes existentiels de l'artiste.

    Sur commande
  • Sur commande
  • L'Agonie d'un peuple (1917) est le premier témoignage arménien à faire exister l'événement au-delà du simple document. C'est là qu'est né ce que nous appelons aujourd'hui «témoignage». La postface du traducteur propose une réflexion contextuelle sur les apories du témoignage catastrophique.

    Sur commande
empty