• Cette première biographie d'André Gorz (1923-2007) retrace le parcours de l'un des penseurs les plus clairvoyants de la critique du capitalisme contemporain. Né Gerhart Hirsch à Vienne, ce « métis inauthentique », existentialiste, autodidacte, qui pose la question fondamentale du sens de la vie et du travail, explore de nouveaux territoires théoriques. Anticapitaliste, il est très proche de l'extrême gauche italienne et incarne l'esprit de 68. Il est aussi l'un des premiers artisans de l'écologie politique et de la décroissance. Une pensée en mouvement, au service de l'autonomie, du temps libéré, de l'activité créatrice et du bien-vivre. L'intellectuel André Gorz, rédacteur aux Temps modernes, se double du journaliste qui signe Michel Bosquet dans L'Express avant de participer à la fondation du Nouvel Observateur. Cette biographie d'une figure singulière revisite aussi un demi-siècle de vie intellectuelle et politique, un voyage au cours duquel on croise Sartre et Beauvoir, mais aussi Marcuse, Castro, Cohn-Bendit, Illich, Guattari, Negri et bien d'autres. Au-delà de ses poignants récits autobiographiques -Le Traître (1958) et Lettre à D. (2006) -, qui témoignent de sa profonde humanité, André Gorz offre une boussole précieuse à tous ceux qui croient qu'un autre monde reste possible.

    1 autre édition :

  • Qu'est-ce que le Mythe ? Les réponses ont toujours été partielles et insatisfaisantes.
    Car le mythe est une notion privée de sens univoque et intemporel : elle ne s'éclaire que par sa mise en histoire. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le mythe, entendu comme fabulation et erreur, a été une construction scientifique qui a servi à stigmatiser les croyances. La philologie et l'anthropologie, relayées par l'hellénisme, en ont été les sciences mères. Mais, avec la crise qui ébranla la raison scientifique au tournant du siècle, une brèche s'est ouverte en faveur d'un renversement des valeurs : le Mythe attendait une réévaluation.
    Ce livre explore le contexte et les enjeux de cet avènement méconnu. En étudiant la société de son temps, Georges Sorem s'est fait à la fois le censeur et le promoteur d'un mythe moderne. Nourri de ses lectures de Platon, Vico, Marx et Renan, il engagea le dialogue avec ses contemporains, Bergson, Ribot, Le Bon et Durckheim. En préférant le mythe à l'utopie, la pensée déroutante, mais toujours stimulante et actuelle de Sorel, invite à une substitution de concepts et de contenus, dense de signification et de potentialités pour un réenchantement du politique et pour une régénération de la démocratie.

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