• On peut concevoir les politiques de décentralisation comme des politiques encadrantes qui transfèrent de l'autorité, des compétences ou des sources de financement à des organisations dont elles modifient ainsi le statut. Les politiques de décentralisation font l'objet, comme les autres politiques publiques, de jeux de pouvoir entre les acteurs qui y participent. Des études de cas portant sur différents pays (France, Québec, États-Unis, Sénégal, Australie, Pays-Bas) montrent qu'il en est bien ainsi, qu'il s'agisse de politiques de déconcentration, de politiques de délégation, de politiques de dévolution ou de politiques de privatisation. Les constats tirés de ces études conduisent à la formulation d'une vingtaine d'hypothèses en vue de recherches futures sur les politiques de décentralisation, et plus généralement sur les politiques publiques. À la fin de l'ouvrage une annexe propose une voie de formalisation et d'analyse structurale des relations de pouvoir inhérentes aux politiques publiques.

    Vincent Lemieux est professeur émérite au Département de science politique de l'Université Laval. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les partis, les politiques publiques, la décentralisation, les coalitions et les réseaux sociaux. Il a publié en collaboration avec André J. Bélanger, Introduction à l'analyse politique, paru aux Presses de l'Université de Montréal, en 1996.

  • Au Québec depuis l'instauration de la confédération canadienne il y a eu trois partis générationnels qui ont traversé chacune de ces phases, d'abord le Parti libéral, ensuite l'Union nationale, et finalement le Parti québécois. Le Parti québécois est-il le dernier parti générationnel au Québec ?

  • Aux yeux des dirigeants et des membres des partis, le monde politique est fait d'alliés, de rivaux et de neutres, que ce soit à l'intérieur des partis ou à l'extérieur. Il y a des alliés sûrs, des rivaux utiles parce qu'impopulaires, des neutres dont on veut se faire des alliés, mais il y a également des alliances compromettantes, des rivalités indésirables et des neutralités nuisibles. Les électeurs voient eux aussi le monde politique de cette façon et décident souvent de leur vote en évaluant les alliances, les rivalités et les neutralités des partis en présence.

    Ces idées directives servent de trame à l'étude menée par Vincent Lemieux sur le Parti libéral du Québec. Après une introduction qui définit la problématique adoptée, l'ouvrage est divisé en trois périodes. Dans la première, qui va de 1897 au milieu des années 1930, le Parti libéral domine le Parti conservateur. Dans la deuxième, qui s'étend du milieu des années 1930 à la fin des années 1960, le principal adversaire du Parti libéral est l'Union nationale. Dans la troisième, qui va de 1970 à 2007, le Parti libéral fait face au Parti québecois. La conclusion de l'ouvrage porte sur les caractéristiques du Parti libéral dans le système des partis du Québec. Elle est suivie d'un appendice où les relations d'alliance, de rivalité et de neutralité sont traitées dans une optique théorique.

  • Que vous soyez membre d´un parti politique, de la fonction publique, professeur ou étudiant, vous serez amené, à la suite de l´auteur de Systèmes partisans et partis politiques, à constater que la solution ne réside pas nécessairement dans l´option radicale pour la variété ou pour la contrainte, mais dans des choix qui harmonisent entre elles ces deux voies d´organisation des ensembles humains.

  • Peut-on étudier la politique de façon systématique, comme on peut analyser l'économie ou la nutrition ? Les comportements des électeurs, tout comme ceux des politiciens, peuvent-ils être décrits et expliqués selon les règles de la science ? Au long d'une fructueuse carrière de professeur de science politique, Vincent Lemieux a enseigné à des milliers d'étudiants de quelle façon cela se faisait. Dans cet ouvrage posthume, il montre comment les notions de pouvoir et de structures peuvent servir de fil conducteur à plus de cinquante ans de travaux en science politique. Ce livre est en quelque sorte une autobiographie intellectuelle du " dernier des maîtres fondateurs " de la science politique au Québec.

    L'ouvrage porte tout naturellement sur les relations entre électeurs et partis politiques. Peut-on découvrir si les électrices et les électeurs sont cohérents dans leurs choix partisans ? Utilisent-ils plus d'une dimension pour caractériser les partis ? Bref, lors d'une élection, comment positionnent-ils les partis les uns par rapport aux autres ? Comment les institutions électorales influencent-elles ces positionnements ? Et quelle place les stratégies peuvent-elles prendre ? Après avoir traité des électeurs et des partis, l'auteur nous amène à nous pencher sur les partis inscrits dans un système qui débouche sur la formation du gouvernement. L'étude de l'influence du gouvernement dans les réseaux et les appareils de l'État et des politiques qui en ressortent boucle le parcours. De l'électeur aux politiques publiques, l'ouvrage suit une démarche systémique qui va des demandes de l'électorat jusqu'aux actions publiques qui répondent, ou non, à ces demandes. Cet ouvrage condense une vie de réflexion, de recherche et d'enseignement.

  • L'usage généralisé d'un terme nous fait parfois perdre son sens précis. Il en est ainsi du mot réseau, dont le succès accompagne le développement extraordinaire des commu-nications et, parallèlement, la valorisation des relations entre les êtres humains. Dans ce dernier champ naissent et agissent les réseaux sociaux. Quelle est l'utilité de ces réseaux ? Mais d'abord, qu'est-ce qu'un réseau social ? En quoi consiste un réseau ?

    Vincent Lemieux trace ici les chemins qui nous relient les uns aux autres, de 'proches' en 'connaissances', dans le réseau d'aide entre voisines comme dans les grands réseaux dont l'objectif est d'influencer les politiques publiques. A travers les divers usages de ces réseaux multiples se précise graduellement la carte de nos relations humaines, individuelles et collectives.

  • Les résultats serrés du référendum québécois du 30 octobre 1995 indiquaient clairement que le différend politique opposant le Québec et le Canada était encore très vif. L'ouvrage comporte trois grandes parties : l'évolution du mouvement souverainiste depuis sa création jusqu'à aujourd'hui; la présentation des recherches, sondages et enquêtes réalisés avant le référendum; l'analyse des résultats du référendum de 1995. L'évolution de l'opinion publique, les facteurs politiques et sociodémographiques qui ont influé sur les résultats et les effets à plus long terme des facteurs psychosociaux sont décrits avec force détails. Un ouvrage attendu. Une analyse fine d'un événement politique qui touche tous les membres de la société québécoise et canadienne.

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