Les Presses de l'Université Laval (PUL)

  • Au Québec depuis l'instauration de la confédération canadienne il y a eu trois partis générationnels qui ont traversé chacune de ces phases, d'abord le Parti libéral, ensuite l'Union nationale, et finalement le Parti québécois. Le Parti québécois est-il le dernier parti générationnel au Québec ?

  • Aux yeux des dirigeants et des membres des partis, le monde politique est fait d'alliés, de rivaux et de neutres, que ce soit à l'intérieur des partis ou à l'extérieur. Il y a des alliés sûrs, des rivaux utiles parce qu'impopulaires, des neutres dont on veut se faire des alliés, mais il y a également des alliances compromettantes, des rivalités indésirables et des neutralités nuisibles. Les électeurs voient eux aussi le monde politique de cette façon et décident souvent de leur vote en évaluant les alliances, les rivalités et les neutralités des partis en présence.

    Ces idées directives servent de trame à l'étude menée par Vincent Lemieux sur le Parti libéral du Québec. Après une introduction qui définit la problématique adoptée, l'ouvrage est divisé en trois périodes. Dans la première, qui va de 1897 au milieu des années 1930, le Parti libéral domine le Parti conservateur. Dans la deuxième, qui s'étend du milieu des années 1930 à la fin des années 1960, le principal adversaire du Parti libéral est l'Union nationale. Dans la troisième, qui va de 1970 à 2007, le Parti libéral fait face au Parti québecois. La conclusion de l'ouvrage porte sur les caractéristiques du Parti libéral dans le système des partis du Québec. Elle est suivie d'un appendice où les relations d'alliance, de rivalité et de neutralité sont traitées dans une optique théorique.

  • Peut-on étudier la politique de façon systématique, comme on peut analyser l'économie ou la nutrition ? Les comportements des électeurs, tout comme ceux des politiciens, peuvent-ils être décrits et expliqués selon les règles de la science ? Au long d'une fructueuse carrière de professeur de science politique, Vincent Lemieux a enseigné à des milliers d'étudiants de quelle façon cela se faisait. Dans cet ouvrage posthume, il montre comment les notions de pouvoir et de structures peuvent servir de fil conducteur à plus de cinquante ans de travaux en science politique. Ce livre est en quelque sorte une autobiographie intellectuelle du " dernier des maîtres fondateurs " de la science politique au Québec.

    L'ouvrage porte tout naturellement sur les relations entre électeurs et partis politiques. Peut-on découvrir si les électrices et les électeurs sont cohérents dans leurs choix partisans ? Utilisent-ils plus d'une dimension pour caractériser les partis ? Bref, lors d'une élection, comment positionnent-ils les partis les uns par rapport aux autres ? Comment les institutions électorales influencent-elles ces positionnements ? Et quelle place les stratégies peuvent-elles prendre ? Après avoir traité des électeurs et des partis, l'auteur nous amène à nous pencher sur les partis inscrits dans un système qui débouche sur la formation du gouvernement. L'étude de l'influence du gouvernement dans les réseaux et les appareils de l'État et des politiques qui en ressortent boucle le parcours. De l'électeur aux politiques publiques, l'ouvrage suit une démarche systémique qui va des demandes de l'électorat jusqu'aux actions publiques qui répondent, ou non, à ces demandes. Cet ouvrage condense une vie de réflexion, de recherche et d'enseignement.

  • L'usage généralisé d'un terme nous fait parfois perdre son sens précis. Il en est ainsi du mot réseau, dont le succès accompagne le développement extraordinaire des commu-nications et, parallèlement, la valorisation des relations entre les êtres humains. Dans ce dernier champ naissent et agissent les réseaux sociaux. Quelle est l'utilité de ces réseaux ? Mais d'abord, qu'est-ce qu'un réseau social ? En quoi consiste un réseau ?

    Vincent Lemieux trace ici les chemins qui nous relient les uns aux autres, de 'proches' en 'connaissances', dans le réseau d'aide entre voisines comme dans les grands réseaux dont l'objectif est d'influencer les politiques publiques. A travers les divers usages de ces réseaux multiples se précise graduellement la carte de nos relations humaines, individuelles et collectives.

empty