Vie pratique & Loisirs

  • 1973. Mohammed Ali s'est retranché dans son camp d'entraînement en Pennsylvanie pour préparer ce qui va devenir le combat du siècle. Dans deux ans, il affrontera George Foreman à Kinshasa lors du championnat mondial de boxe poids lourds financé par Mobutu Sese Seko, le président de la République démocratique du Congo. Personne n'a encore jamais battu Foreman­, l'invincible. Ali, quant à lui, se glorifie déjà de ses futurs exploits dans des jouxtes verbales hyperboliques aujourd'hui historiques.
    Victor Bockris a régulièrement rendu visite à Ali durant cette période qui s'étend de l'hiver 1973 à l'été 1974. Ce n'est pas tant Foreman, la boxe et les ambitions sportives de l'athlète qui intéressent le jeune journaliste proche de Burroughs, Warhol et Lou Reed, que la poésie. Ali, figure athlétique exceptionnelle, tout à la fois boxeur et grand orateur, préfigure au milieu du xxe?siècle un nouveau style rhétorique, à mi-chemin entre le duel verbal et la performance sur le ring, inaugurant ce style spectaculaire qui fascinera tant Warhol

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