• La douceur inespérée

    Véronique Margron

    • Bayard
    • 27 Janvier 2021

    Véronique Margron choisit dans ces pages de redonner toute sa dimension à la douceur et de considérer ce qui, de nos vies affectives, peut être revigoré à cette source. Qu'il s'agisse de la douceur du repos qui suit la Création du monde ou de la douceur de l'aurore de Pâques à la faveur de laquelle les femmes découvrent le tombeau vide du Christ, la douceur parcourt le récit biblique. Ces textes n'ouvrent-ils pas la voie à chacun pour vivre une relation d'amour et de joie toujours renouvelés ? Véronique Margron se livre également dans ces pages incisives et douces sur ce qui constitue le coeur de sa foi et sur ses convictions de théologienne : mon métier a ceci de magnifique qu'il me convie à l'art théologique à travers une splendide méditation, celle du voyage incessant entre le visage de Dieu et les visages et situations des hommes, entre le récit biblique et les récits de nos contemporains. Penser un christianisme incarné, vivant et pleinement nourri par l'amour, tel est le magnifique credo que livre cet ouvrage.

  • « Je me suis décidée à écrire non pour enfoncer le glaive plus avant dans l'Église, mais pour proposer des voies afin de sortir de ce désastre. ».Véronique Margron est une voix catholique qui compte et une responsable reconnue de l'institution ecclésiale. Cette appartenance la rend peut-être plus radicale encore dans sa critique d'un système qui a permis tant d'abus sexuels dans l'Église, et qui en a organisé l'impunité. Véronique Margron a été amenée depuis des décennies à recevoir et écouter des victimes d'abus de toutes sortes, et cette expérience donne à son propos une densité humaine unique. De plus, s'engageant en théologienne, elle pousse la réflexion au-delà de la simple critique d'un dysfonctionnement, fût-il gravissime : il s'agit de déceler dans ce qui structure l'Église les racines du mal - et dans ses fondements spirituels les issues possibles d'un relèvement.

  • Demeurer attaché quand s'installe l'indifférence vaut-il fidélité ? Devenir détaché alors que survient la différence vaut-il infidélité ? Qu'en est-il aujourd'hui de la promesse à soi, de l'engagement envers l'autre, de la confiance réciproquement accordée ?
    Face aux confusions dominantes sur le désir changeant, le temps passant et la parole donnée puis oubliée, il est urgent que nous redécouvrions ce que signifie être fidèle.
    Se saisissant de la tragédie de la Princesse de Clèves, de la comédie de Dom Juan, de la dramaturgie divine de la Bible, Véronique Margron déroule ici les trois figures essentielles de cette vertu minorée. C'est pourtant elle qui orchestre, au coeur de chaque existence, la quête de la liberté, de la justice ou de la paix. Car elle seule est indéfectiblement aimante. Et il n'est que l'amour qui soit digne de foi.
    Un éloge vibrant de la vie sincère, constante et loyale.
    Une invitation à aimer en vérité.

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  • Véronique Margron, l'une des plus grandes voix spirituelles contemporaines, nous propose ces nouvelles méditations des textes évangéliques, lus chaque dimanche de l'année. Elle nous invite à nous reconnaître dans la Parole écoutée. Nous n'y trouverons pas la recette du bonheur mais nous rencontrerons une personne qui nous attend et qui espère.

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  • Paradoxale solitude ! Douce et réclamée, nécessaire parfois, et malédiction, glaçante, mortelle souvent. Comment faire avec la solitude, ou plus exactement avec les solitudes de l'existence humaine, intime et sociale ? Véronique Margron en connaît toutes les richesses et toutes les menaces. Par son expérience auprès des malades, des jeunes délinquants et son accompagnement spirituel de personnes de milieux très différents, mais aussi en tant que religieuse et théologienne. Ce livre, très humain, évoque avec tact et profondeur nos différentes solitudes humaines. Solitudes dans les foules contemporaines, solitudes dans les malheurs, la désolation, dans la catastrophe collective parfois... À chaque fois, l'auteure renvoie également à une méditation des Écritures, la solitude de l'adam, celle de Zachée, de Jésus, de Job, des marcheurs d'Emmaüs...
    Penser ainsi la solitude des êtres participe de la nécessaire humanisation de notre monde.
    Son livre finit somptueusement sur une bouleversante méditation personnelle des Sept dernières paroles du Christ.

  • " qui nous fera voir le bonheur? (ps 4).
    Tant de fois, jours ou nuits, cette supplication du psalmiste me hante, me préoccupe, me rend espérance aussi, en pensant à tant d'histoires abîmées, brisées, inquiètes. y aurait-il un enseignement du bonheur ? non, si c'est celui - mensonger et morbide - des sectes ou autres mouvements millénaristes nous annonçant un bonheur à la folle démesure de nos sacrifices ou des tragédies du monde. le bonheur que le seigneur des vivants nous apprend, lui qui habita et vainquit la mort, est un tressaillement.
    Tressaillir d'attente, de joie, de douceur. une aurore renouvelée et non un midi qui s'afficherait prétentieux, une discrète visitation. consentir au bonheur du seuil, et le protéger, non comme une forteresse, mais par le coeur en éveil. alors oui, qui nous fera voir le bonheur ? qui nous donnera les yeux du dedans pour le reconnaître, y consentir, le laisser s'approcher sans lui faire peur ? " a travers ce journal spirituel qui s'appuie sur des chroniques publiées dans le quotidien la croix, véronique margron propose une parole neuve pour valoriser l'expérience chrétienne.

  • Comment vivre, et vivre bien, par-delà les embûches de la vie ? Car nos histoires traversent un jour ou l'autre des blessures : douleur, traumatisme, chagrin d'amour, perte ou sentiment d'inutilité. Peut-on traverser l'échec sans céder au découragement ?
    En parlant d'un Dieu qui échoue sur une croix, la tradition chrétienne incite à rester attentif, au sein de la nuit, au surgissement d'un chemin. Elle aide ainsi à rompre avec la fatalité. Elle invite à mieux vivre avec nos propres échecs et à concevoir une manière féconde d'être avec des personnes en grande détresse sociale, physique ou psychique.
    Véronique Margron, théologienne, et Fred Poché, philosophe, tous deux spécialistes d'éthique, nous invitent à réinterroger les images contemporaines de la réussite. Celle-ci doit laisser une place au consentement à la fragilité. Ainsi, l'échec traversé, dénoué, déplace nos représentations du bonheur.
    À travers les déchirures de l'existence, voici qu'un avenir est offert.

  • La différence sexuelle, que la Bible met en avant, est-elle « construite » ou irréductible ? L'homosexualité est-elle un choix ou un penchant ? L'un est-il l'autre ? La différence sexuelle n'est-elle pas ce qui ouvre l'être humain à l'altérité ?
    À l'heure de la théorie du « genre », de la procréation « choisie », la sexualité devient un domaine politique où sont explorés tous les possibles. Un corpus idéologique se constitue dans le but de défendre des idées soumises au pouvoir législatif. Il importe donc de mesurer les enjeux des tentatives de remodelage de l'histoire commune.

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  • Une théologienne moraliste cherche à accueillir le réel de nos vies sans disqualifier pour autant l'horizon. Attentive à nos fragilités, à nos blessures, à nos empêtrements, elle emprunte la voie étroite et souvent paradoxale qui ouvre vers une promesse de vie bonne. Elle aborde sans détours les sujets difficiles : pacs, divorce, familles recomposées, homosexualité, gestation pour autrui, fin de vie... Elle prend ainsi part, de façon modeste mais précieuse, à la proposition de l'Eglise catholique de France, à l'occasion du grand débat sur la bioéthique, en vue de la révision de la loi fin 2010. Chemin faisant, elle esquisse une anthropologie audible par chaque homme ou femme, au-delà même de la communauté catholique.

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