• Autobiographie, fiction, chronique captivante de la bipolarité - un objet d'une force littéraire inouïe. Thomas Melle fait éclater la notion du genre et montre que la maladie peut être aussi une machine à fabriquer des fictions.

    L'auteur raconte trois accès de dépression qui l'ont conduit à chaque fois en hôpital psychiatrique. Le récit n'est pas une chronique de la maladie, mais plutôt le désir de trouver dans l'écriture et la littérature une « poétique de l'authentique », c'est-à-dire une perception de la double identité du sujet bipolaire vécue chacune comme la seule identité réelle.

    Le livre est bouleversant, Thomas Melle ne s'épargne pas. Son récit - espèce d'anti-roman d'apprentissage - alterne entre la poésie, les délires rocambolesques (une coucherie avec Madonna, un passage au McDo avec Thomas Bernhard...) et les situations les plus éprouvantes afin de raconter avec la plus grande sincérité ce qu'il lui est donné de vivre.

    Dans ce livre unique, l'auteur mélange avec maîtrise l'autobiographie, la fiction et la chronique et fait éclater la notion du genre en écrivant sur la bipolarité - ou plus précisément la phase maniaque -, qui peut être aussi une grande machine à fabriquer de la littérature.

  • Devoir 3000 € à une banque quand on est au chômage, c'est une condamnation à vie. Même si les personnages se rencontrent un bref moment, ils constatent que les dénouements heureux n'existent que dans les rêves.
    Après avoir décroché d'études de droit pourtant assez brillantes, Anton a essayé de s'en sortir comme chauffeur de taxi. Maintenant il vit dans un foyer d'hébergement, dans l'attente du procès qu'ont intenté contre lui les banques pour une dette de 3000 €. Il se réfugie dans le sommeil, et les rêves.
    Denise est caissière et élève seule sa fille. Pour arrondir ses fins de mois, elle a tourné dans un porno diffusé sur Internet et attend depuis des mois le cachet de 3000 €. Malgré les crises de panique quand elle sent sur elle le regard des hommes et s'imagine qu'ils la reconnaissent, elle est décidée à se battre pour réclamer son dû. Les réseaux sociaux, la téléréalité, l'alcool et les amphétamines remplissent le vide de son existence.
    Anton et Denise se rencontrent à la caisse du supermarché, se rapprochent un bref moment sans illusions. Les dénouements heureux, constatent-ils l'un et l'autre, n'existent que dans les rêves.
    Dans une écriture violente et lucide, Thomas Melle donne à voir la réalité sociale froide, dure, de la marginalité.

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