• A l'âge de seize ans Stephen Jourdain connaît l'éveil ; ne se référant à aucune tradition religieuse, l'éveil est pour lui "la plénitude de l'humain".
    Stephen Jourdain nous apprend à ne jamais nous perdre dans un pseudo-réel illusoire ou fictif que nous prenons pour la réalité quotidienne.
    Il nous enseigne surtout la possibilité d'être inaltérablement en recul par rapport à notre identité, sans pour autant récuser les couleurs de la vie. C'est paradoxalement de cette distance à soi que jaillit la personne humaine dans sa plénitude suprême.
    La «bonne nouvelle» qu'il délivre exige à la fois un regard d'enfant et une vigilance de tous les instants.
    Il est impératif de "veiller", de laisser brûler le "je suis" fondamental sans l'abandonner jamais dans les cendres de ses attributs.
    "La conscience, dit-il, est cette lumière immatérielle qui révèle à lui-même notre être intérieur, cette miraculeuse transparence à soi de notre présence. Ceci est le mystère des mystères!" "Stephen Jourdain tente de faire partager la révélation de l'Éveil au travers d'une écriture poétique et d'une expression métaphysique apprivoisée par un humour naturellement joyeux" La Montagne

    Sur commande
  • Ce qui m'est arrivé quand j'avais seize ans. En fait il ne m'est rien arrivé du tout. C'est vrai que c'est l'événement le plus colossal que l'on puisse imaginer, on ne peut pas trouver d'adjectif qui soit à la hauteur de la dimension de l'événement mais soyons francs, il ne s'est strictement rien passé, "ce qui a été, a été", "le rouge, devient rouge", c'est vrai que c'est un événement inoubliable, "moi, devient moi, suis, devient suis", inoubliable, mais en fait rien, un non-événement, rien, absolument rien. Celui qui vit cet événement énorme, s'attendrait à ce qu'il y ait des retombées, qui nous permettent de gérer notre vie le moins mal possible : - que Dieu (dieu, c'est moi) que Dieu-moi nous prodigue ses conseils, infléchisse le court de nos vies, nous fasse changer d'opinions. - non, rien, aucune retombée, rien, le fleuve de toute les choses continue à couler majestueusement, simplement avant il y avait des bouchons, il ne coulait pas très bien, là le torrent dévale majestueusement, mais strictement rien n'est changé.

    Sur commande
  • Témoignage d'un éveillé occidental, qui invite à débusquer les effets pervers du discours, nous faisant penser à Boddhidharma déclarant : " l'homme du commun tient pour ultime la vérité conventionnelle tandis que la sage tient pour conventionnelle la vérité ultime ".

  • Una

    Stephen Jourdain

    • Relie
    • 17 Avril 2001
  • Quand un homme au soir de sa vie, un philosophe heureux, marié, père et grand-père, rencontre chez lui une jeune femme dont il tombe instantanément amoureux devant toute sa famille, que se passe-t-il ? Que se passe-t-il au-delà de l'émerveillement, cette cristallisation chère à Stendhal, suivie de la liaison puis de la rupture ? Que se passe-t-il aux tréfonds de lui, au-delà du sexe, des problèmes émotionnels et relationnels, des paroles vraies et des mensonges cachés ? Au sein de ce choc abyssal, de ce cataclysme naturel, que se déroule-t-il vraiment en lui ? Stephen Jourdain profite de l'opportunité créée par ce qu'il appelle un " accident radieux, une aventure sainte et absurde ", pour faire le point de sa vie d'homme et, surtout, examiner avec acuité le gouffre subtil, discret, qui sépare psychisme et esprit, mais aussi décision et indécision, amour et haine, erreur et rectitude, conscience et inconscience.
    Ce faisant, il nous donne un livre d'une puissance rare et nous tend, dans cet aveu plein d'humanité, le miroir de nos incomplétudes.

    Sur commande
  • « Je suis » n'est pas une chose, ni un état à quoi l'on va parvenir, ni dans le giron duquel je vais retourner.
    C'est un geste pur, que je sais faire. L'éveil est un geste. Un geste intemporel, tellement profond et central qu'il transforme en banlieue toutes les expériences les plus suaves et les plus profondes qu'on ait pu faire dans sa vie.
    Ce geste consiste en quoi ?
    C'est un regard de conscience infinie plongeant en lui-même,mais c'est un geste. S'il n'y avait pas ce caractère de geste, d'acte, il n'y aurait rien.

    Sur commande
  • Lors de nos rencontres, Stephen Jourdain répondait à mes questions par de longs monologues, en une langue ciselée, précise, quasi-poétique. L'écouter était des plus captivant, les phrases semblaient sortir d'elles-mêmes en un flot ininterrompu, sans aucun effort. Sa liberté de langage révélait une pratique métaphysique de haut vol. Les propos de Steve étaient d'une fulgurance à vous couper le souffle. Il avait, au fur et à mesure du temps, élaboré son propre langage, et ce qui était certain c'est qu'il n'avait imité personne. Une grammaire inédite émanait directement, comme il aimait à le souligner lui-même, de cette chose qui lui était tombée sur la tête à l'âge de seize ans.
    Son intelligence créatrice semblait jouer en maître de ballet avec les concepts les plus affûtés, coupant sans vergogne la tête à toutes nos croyances. Nous étions en pleine verticalité.
    Charles Antoni.

    Sur commande
  • Dans un style poétique et très épuré, Stephen Jourdain met en mots encore une fois son étonnement d'être et sa rébellion contre lamort spirituelle.
    « Les dieux tiennent en haute estime la désobéissance. Les dieux misent sur l'iconoclaste. »

    Sur commande
  • Q. L'éveil est devenu de nos jours le terme qui désigne le centre de toute quête spirituelle. Vous-même, vous ne cessez de tenter une description de cette autre rive de soi-même qu'est l'éveil.Malheureusement pour ceux qui restent du côté de la rive enténébrée, toute description ne fait que stagner la plupart du temps dans les eaux boueuses de la représentation intellectuelle. Ne pourra-t-on jamais définir cemot ?
    S.J. Non bien sûr,mais on peut essayer d'approcher son sens de la façon lamoins tendancieuse et la plus descriptive possible.
    Q. Pour rester simple dans l'approche de cemot éveil, ne pourrait-on pas dans un premier temps, parler de nos trois états de conscience :
    Sommeil, veille, éveil en partant de ce que chacun connaît, c'est-à-dire la différence entre le sommeil et la veille pour faire ensuite la distinction entre la veille et l'éveil ?
    S.J. : C'est vrai que l'analogie avec le sommeil nocturne et l'éveilmatinal est très grande. Dans les deux cas, il y a retour à la conscience.
    C'est très clair.

    Sur commande
  • Charles Antoni : Penses-tu que beaucoup de gens peuvent être éveillés brusquement, comme cela, sans suivre d'enseignement ?

    Stephen Jourdain : En théorie tout le monde peut, à tout instant, s'éveiller - si on retient cette terminologie, il semblerait que l'éveil spontané soit rare. Mais il est vrai que l'Eveil recherché et trouvé est rare également. C'est extraordinairement facile quand on sait faire le geste, (très, très facile, lumineux !), mais très difficile à mettre en place ; il y a un truc !
    C'est vrai qu'il y a un truc ! Quand on est petit et qu'on apprend à monter à bicyclette, on se dit que, c'est impossible, qu'on ne tiendra jamais sur ce truc-là, impossible ! Et puis on essaie, on se casse la gueule un certain nombre de fois, et tout d'un coup on part sur son vélo. On a appris, on a compris. On ne sait pas expliquer ce que l'on a compris, c'est très difficile, mais tout à coup on sait monter à vélo.
    Là, on sait monter à Dieu, on sait monter à l'Eveil ; c'est pareil ; il y a un truc. Le tout est de donner le truc, ce n'est pas vraiment évident.

    Sur commande
  • Une promptitude céleste est un ensemble de textes de Stephen Jourdain écrits sur une quarantaine d'années.
    Un florilège qu'il a lui-même rassemblé. C'est le message de ce qu'il a vécu intérieurement sa vie durant. Pour cela, il emploie un langage à la fois chrétien et païen, qu'il incurve et infléchit selon son génie personnel. Ses paradoxes ne sont pas coquetteries d'auteur ! A ses yeux, le sacré, dans toute sa sublimité, se révèle davantage dans la richesse du quotidien que dans les édifices orgueilleux de la dévotion.
    Accéder à la vérité de soi-même, à sa propre valeur infinie, n'est pas une entreprise de tout repos. Il faut ajouter à la lucidité le maniement véloce et acéré de l'esprit zen pour trancher l'illusion de la vérité. Stephen Jourdain n'a aucun respect pour les vérités dites " objectives " rangées comme des faits sur les étagères du savoir. A notre époque consensuelle, à la fois mercantile et technique, son cri est libérateur.

    Sur commande
  • Ambre

    Stephen Jourdain

    Que se passerait-il si un passionné de vie intérieure tombait passionnément amoureux, non d'une abstraction, mais d'une femme ? que se passerait-il s'il vivait passionnément cet amour sans renoncer d'un iota à sa passion de la vie intérieure ? que se passerait-il s'il était un écrivain et de tout cela faisait un livre ?...
    Cela donnerait ambre, un livre de métaphysique romantique ou de romance métaphysique.
    Stephen jourdain aime ambre d'un amour absolu. ambre qui est - dit-il - "un génie de l'intériorité", "un ouragan de sens". or, pour lui qui est dédaigneux de toutes les soutanes de la bonne pensée et de la morale, " le sens, aspiration première de la vie, transcende l'humaine logique. le sens est d'origine divine il fuse comme un chant de l'entendement des dieux - qui pensent poétiquement".
    Pour s.jourdain, l'essentiel est de "sauver l'instant éphémère", d'être. et "être est une condition par essence active. être, ça ne se subit pas, ne se calcule pas, ça s'accomplit, ça se danse".
    " ambre " est un livre unique, comme son auteur, un récit, chargé de fulgurances poétiques et philosophiques, qui nous dit la transperçante splendeur présente dans l'amour- passion.

    Sur commande
  • " Qu'est-ce que la conscience ? ", s'interrogea-t-il.
    Ce jour-là, la chance était avec lui, et une évidence fondit aussitôt sur lui : que resterait-il et de lui-même et de la grande question s'il n'était conscient de lui-même se la posant !

    Sur commande
  • La spiritualité compte aussi ses prodiges : Stephen Jourdain est de ceux-là.
    Au terme d'une enfance émerveillée, parsemée de moments où les voiles, un à un, se levaient, Stephen Jourdain connaît à seize ans l'éveil un et insécable et se retrouve à jamais " veillant au sein de lui-même d'une veille infinie ". Mais là n'est pas le plus surprenant : loin de se retrancher dans ses paradis intérieurs, il entreprend de vivre une simple existence d'homme, parce que l'éveil " est la plénitude de l'humain ".
    Les conversations que nous poursuivîmes matin après matin me paraissent constituer un document extraordinaire quant à la nature de cet éveil dont beaucoup parlent mais que peu connaissent. Retrouvant Stephen Jourdain autour de sa cafetière, il me semblait être en présence d'un mystique sans masque à qui j'avais loisir de poser les questions les plus directes. C'est mon privilège de vous convier à ce voyage au centre de l'éveil.
    Attachez vos ceintures, cependant le choc risque d'être violent. Devenu introuvable après avoir été plusieurs fois réédité et traduit, L'Irrévérence de l'éveil est ici présenté en sa version intégrale augmenté d'un considérable " bonus ", composé de nouveaux dialogues entre Steve, moi-même et Denise Desjardins, ainsi que de textes inédits. Puisse cette renaissance insuffler vigueur à ceux qui voudront bien embarquer pour ce que j'appelais déjà en 1992 un " voyage au centre de l'éveil ".
    Gilles Farcet.

  • Moi

    Stephen Jourdain

    Sur commande
  • Notre vie mentale à laquelle nous attachons tant d'importance est fiction pure.
    Mais qui dit fictif, ne dit pas pervers. Il s'agit simplement de reconnaître cette fiction comme telle. Dans une approche subtile et rigoureuse, qui permet à l'intuition de s'éveiller, Stephen Jourdain, éliminant tous les grands piliers sur lesquels nous reposons, parle de l'essentiel. Ne réduisant pas l'intériorité à la subjectivité, il nous invite à percer à jour le phénomène clé de l'image mentale-moi.
    Il s'agit de se réveiller du roman de notre esprit, en évitant que le vivant de soi ne devienne captif d'une quelconque affirmation.

    Sur commande
  • La spiritualité compte aussi ses prodiges : Stephen Jourdain est de ceux-là. Il nous parle de cette « merveille sans nom » : l'éveil qui est pour lui « la plénitude de l'humain ».

    Sur commande
empty