Sciences humaines & sociales

  • Le savant, en blouse blanche, vous ordonne d'appuyer à nouveau sur le bouton, d'augmenter encore le voltage. Face à vous, vous pouvez voir l'homme se tordre de douleur et crier à chaque nouvelle décharge électrique. De plus en plus fort. On vous a dit que c'était une expérience scientifique. Que le cobaye était consentant. Vous êtes payé. « Vous devez continuer », répète la voix.
    Allez-vous obtempérer ? Irez-vous jusqu'à la décharge maximale ?
    Mais le cobaye n'est pas celui qu'on croit. L'homme là-bas était un acteur. Il n'y avait pas de courant dans les électrodes. C'était vous, et non lui, qui faisiez l'objet de l'expérience.
    Ce dispositif était celui que le psychologue américain Stanley Milgram avait imaginé, en 1961, alors que le procès retentissant du criminel nazi Adolf Eichmann faisait la « une » des journaux, pour conduire une série d'expériences sur les « conditions de l'obéissance et de la désobéissance à l'autorité ».
    Pourquoi obéit-on ? Pourquoi se soumet-on à l'autorité ? Et surtout : comment désobéir ?
    La célèbre « expérience de Milgram » a fait couler beaucoup d'encre. En complément à ce texte fondateur, publié en 1965, cette édition met en perspective la longue histoire des débats qui ont accompagné sa réception.

  • Soumission à l'autorité

    Stanley Milgram

    • Pluriel
    • 13 Septembre 2017

    Serions-nous tous des fonctionnaires de l'horreur en puissance ? C'est l'angoissante question que se pose tout lecteur de Soumission à l'autorité. Le récit qu'y donne Stanley Milgram de ses expériences effectuées en laboratoire entre 1950 et 1963 bouleverse en effet bien des idées reçues. Au prétexte d'une enquête apparemment banale sur l'apprentissage et la mémoire, Milgram a réalisé une fantastique série d'expériences, où des hommes et des femmes recevaient l'ordre d'infliger à une innocente victime des chocs électriques de plus en plus violents.
    Combien d'entre eux allaient obéir ? Et jusqu'où ? Les résultats inattendus firent naître une controverse passionnée. Où finit la soumission à l'autorité... et où commence la responsabilité de l'individu ? Dans ce formidable document sur ce qui motive le comportement et les choix humains, Stanley Milgram propose une analyse originale de l'obéissance et de la résistance de citoyens ordinaires confrontés au pouvoir.

  • "Le savant, en blouse blanche, vous ordonne de tourner encore la molette, d'appuyer à nouveau sur le bouton. Face à vous, à travers la vitre, vous pouvez voir l'homme assis se tordre de douleur et crier à chaque nouvelle décharge électrique. De plus en plus fort. On vous a dit que c'était une expérience scientifique. Que le cobaye était consentant. Ça a l'air sérieux. Vous êtes payé. « Augmentez le voltage, vous devez continuer », répète encore la voix derrière vous.
    Allez-vous continuer ? Quand vous arrêterez-vous ? Irez-vous jusqu'à la décharge mortelle ?
    Mais le cobaye n'est pas celui qu'on croit. L'homme là-bas était un acteur. Il n'y avait pas de courant dans les électrodes. Ce n'était qu'un simulacre. C'était vous et non lui qui faisiez l'objet de l'expérience.
    Ce dispositif était celui que Stanley Milgram, professeur de psychologie à Yale, aux États-Unis, avait imaginé, en juillet 1961, trois mois après le retentissant procès du criminel nazi Adolf Eichmann, pour conduire une série d'expériences sur les « conditions de l'obéissance et de la désobéissance à l'autorité ».
    Pourquoi obéit-on ? Pourquoi se soumet-on à l'autorité ? Et surtout : comment et pourquoi décide-t-on de désobéir ? Milgram entendait percer les secrets des mécanismes du pouvoir et de l'atrocité grâce aux instruments et aux méthodes de la psychologie expérimentale.
    La célébrissime « expérience de Milgram » a fait couler beaucoup d'encre, inspirant critiques, militants, cinéastes ou romanciers. En complément à ce bref texte fondateur, l'un des premiers comptes rendus de l'expérience publié en 1965 par son concepteur, cette édition propose de revenir de façon critique, plus de quarante ans plus tard, sur la longue histoire des interprétations et des débats auxquels cette expérience a donné lieu ainsi que sur les présupposés philosophiques qui la sous-tendaient."

  • Serions-nous tous des fonctionnaires de l'horreur en puissance oe C'est là l'angoissante question que ne pourra s'empêcher de se poser chaque lecteur de Soumission à l'autorité. Le récit qu'y donne le psychosociologue américain Stanley Milgram de ses expériences effectuées en laboratoire entre 1950 et 1963 bouleverse en effet bien des idées reçues.
    D'une enquête apparemment banale sur l'apprentissage et la mémoire, Milgram a fait une fantastique série d'expériences, où des hommes et des femmes recevaient l'ordre d'infliger à une innocente victime des chocs électriques de plus en plus violents. Combien d'entre eux allaient faire taire leur conscience oe Combien d'entre eux allaient, en un mot, obéir oe Et jusqu'où oe Les résultats jetèrent à bas le rassurant édifice des prévisions de toutes origines, notamment celles des psychiatres, et firent naître une controverse passionnée.
    Car c'est l'un des dilemmes les plus importants de notre époque qui se trouve à la base de ces travaux : où finit la soumission à l'autorité, et où commence la responsabilité de l'individu oe A la lumière d'un modèle emprunté à la cybernétique, Stanley Milgram nous propose une analyse originale des processus d'obéissance et de désobéissance.
    Un formidable document sur le comportement humain. Un ouvrage polémique qui a enflammé l'Amérique.
    Stanley Milgram est né à New York en 1933.
    Docteur en psychologie sociale de l'université de Harvard, il est professeur à l'université de New York.
    Ses travaux lui ont acquis une grande notoriété.

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