• Marcel Schneider
    D'ivoire ou de corne,
    les portes du rêve

    « Un fil rouge relie les trois romans qui composent D'ivoire ou de corne, les portes du rêve. L'Alsace de
    La Première Ile (1951) n'est pas une province qui a Strasbourg pour capitale, mais un pays de légende aux frontières du Réel. Le Paris des Colonnes du Temple (1962) est une ville illuminée par les bûchers des Templiers et par les étranges cérémonies que proposait Cagliostro à ses fidèles dans son hôtel particulier du Marais. Enfin Le Guerrier de pierre (1969) se passe dans un Moyen Age mythique aux confins de la barbarie et de la civilisation chrétienne. Ce sont là trois tentatives pour me rapprocher de la terre natale qui n'existe que dans le rêve. »
    M. S.

    Le rêve est justement la matière insaisissable dont Marcel Schneider tisse tous ses livres. Les trois romans réunis ici montrent, chacun à sa manière, ßuide et ciselée, que cet écrivain doué d'une si belle langue a ouvert en grand les portes du Rêve.

  • Depuis Le Chasseur vert jusqu'aux Deux miroirs, Marcel Schneider n'a cessé de poursuivre les souvenirs d'une jeunesse merveilleuse. Dans Les Colonnes du Temple, le romancier reprend son thème favori, en l'éclairant, en l'amplifiant.

    Le héros de cette histoire est un enfant sensible et fantasque ; il vit chez sa grand-mère, dans un sombre appartement du boulevard des Filles-du-Calvaire, au coeur du Marais. C'est un univers où le mystère et le quotidien se mêlent étroitement que lui révèle son aïeule, complice avec tendresse de ses rêves et de ses découvertes. Avec elle, il apprend à connaître, bien qu'ils aient depuis longtemps disparu, les " jardins de Beaumarchais " et la Tour du Temple, dernière prison de la famille royale. En sa compagnie, il passe tout naturellement des contes de fées aux légendes des terribles Chevaliers, dont les ombres mystérieuses continuent de planer sur le quartier. Le petit garçon émerveillé " joue au Temple " comme d'autres, à son âge, jouent aux billes ou à la marelle. La fréquentation d'une vieille dame spiritiste, amie de sa grand-mère, confirme l'enfant dans sa passion de l'insolite et des miracles occultes. Elle vit en effet dans une maison curieuse, gardée par un inquiétant portier, et correspond, on ne sait comment, avec son époux défunt.

    Un petit drame insignifiant prend soudain des proportions catastrophiques. Un après-midi, sans même y penser, l'enfant dérobe chez la vieille dame un camée, qu'il jette du reste aussitôt dans le ruisseau. Le soir-même, la dame meurt subitement. Le petit n'est-il pas le responsable involontaire de cette disparition ? Il n'est pas loin de le croire. Le remords s'insinue dans son coeur, d'autant plus que sa grand-mère, pense-t-il, a surpris son larcin.

    Désormais, son adolescence sera empoisonnée par cette inquiétude, qui pèse sur sa vie comme une malédiction. Elle fera de lui un jeune homme renfermé, solitaire, anxieux, que blessent le monde et ses réalités.

    Vers dix-huit ans, il retournera dans la maison, habitée par les descendants de la vieille maison. Il apprendra que cette bâtisse, qui fut une dépendance du Temple avant de devenir la demeure de Cagliostro, recelait encore bien des secrets, qu'il percera les uns après les autres. La découverte, par hasard, du fatal camée, chez un brocanteur, lui permettra de briser enfin le charme, le libérant des maléfices qui avaient marqué ses premières années. Le voici prêt, après avoir brisé Les Colonnes du Temple, à entrer dans " la vraie vie ".

    Ce roman, traité comme un conte, est en fait le récit délicieux d'une enfance heureuse, malgré les sortilèges, les fantasmes d'un esprit étonnamment sensible et précoce.

    Marcel Schneider n'en néglige pas pour autant les pensées graves qui lui sont chères : l'amour, l'érotisme, la mort demeurent à chaque instant présents au coeur de cet enfant prédestiné.

    Dans un style d'une pureté presque baroque, il réussit à confondre, pour notre plaisir, les souvenirs, la légende, l'histoire et la fiction ; il rejoint ainsi le réalisme fantastique des grands romantiques, dont il est, en France, de nos jours, l'un des rares et l'un des plus précieux héritiers.

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  • « Le labyrinthe est un lieu légendaire : il participe du mythe, de la religion, de la féerie. Hérodote rapporte qu'en remontant le Nil jusqu'à Louqsor, il a vu le plus prodigieux des labyrinthes : trois mille couloirs souterrains auraient encerclé deux grands temples et nombre de sanctuaires ! Au coeur de cet entrelacs ténébreux de chemins tortueux, parfois sans issue, se trouvait la chambre secrète avec les tombes des pharaons et les momies des crocodiles sacrés.
    Mais Hérodote n'(a pas vu le labyrinthe le plus célèbre de l'Antiquité, celui que Dédale inventa pour abriter et cacher le Minotaure mis au monde par la reine Pasiphaé, l'épouse de Minos. Au palais de Cnossos il avait imaginé une demeure secrète où le monstre à tête de taureau attendait ses victimes pour se repaître de leur chair ».

  • « L'amour des lettres m'a protégé et aussi condamné. Il m'a servi de bouclier contre les duretés de la vie et la méchanceté des hommes, mais il a fait de moi le prisonnier de l'imaginaire. » Ainsi le romancier de Mère Merveille et de La Fin du carnaval évoque-t-il un des secrets de cette vie dont L'Éternité fragile entame le récit.
    La mort déchirante de sa mère lorsqu'il a huit ans, la passion des rêves, des légendes et des mythologies, les années d'enseignement au lycée de Rouen, les rencontres avec Gide, Dumézil, Ernst Jünger, la menace de la guerre qui, en 1939, le rejoindra en Suède auprès de la grande romancière Selma Lagerlüf : tels sont quelques-uns des jalons de cette aventure intérieure, vibrante et pudique, d'un des écrivains les plus exigeants et les plus secrets d'aujourd'hui.

  • Voici, en treize promenades émaillées de souvenirs historiques et littéraires une chronique fabuleuse des lieux magiques de Paris. Non pas le Paris des grands événements, celui du Louvre, de l'Hôtel de Ville ou de la place de Grève, mais plutôt le Paris où a pris corps la figure de notre civilisation : l'hôtel de Rambouillet, haut lieu de la préciosité au XVIIe siècle, le théâtre où furent représentées les pièces de Racine et de Molière, la maison de Cagliostro, l'hôtel du Doyenné a où se retrouvaient Nerval, Gautier et leurs amis Tous ces lieux composent, pour l'auteur de L'Eternité fragile , ce qu'il nomme magnifiquement sa Lutèce céleste : une cité mythique, un domaine enchanté, qui transcende le temps et les vicissitudes de la ville réelle. « L'instant divinisé, écrit-il, ne peut être sauvé du néant que par la mémoire. À quoi bon vivre si rien n'accroche le souvenir ? »

  • Dans ce recueil d'essais et de réflexions, Marcel Schneider revient sur un certain nombre de thèmes qui lui sont chers. « J'ai toujours su, écrit-il, que je ne trouverai pas ma place dans ce qu'on appelle le monde réel, parce que pour y tenir une place, si humble soit-elle, il faut y croire. Je n'y crois pas. Je fais semblant d'y croire, je porte un masque pour me rendre pareil à mes concitoyens. J'ai été professeur, chroniqueur musical, journaliste littéraire et écrivain. Cela me tient lieu de pièces d'identité, mais cela n'a rien à voir avec la vérité de mon être. La mondanité m'a servi d'écran protecteur. » Cet autoportrait dit en quelques mots la vérité d'une âme. Viennent ensuite, dans un désordre qui n'est qu'apparent, des souvenirs sur le prince Pierre de Monaco ou sur Marie-Laure de Noailles, Malaparte à Royaumont, Liliane de Rotschild, mais aussi de courts essais et méditations, sur la musique, Racine, Schubert, le fantastique, la Foi, la peinture des Vanités, la mort et le memento mori. Le tout est tissé d'anecdotes, de traits tantôt plaisants et tantôt graves. Dans le registre plaisant, le mot de la grand-mère de Marie-Laure de Noailles, la comtesse de Chevigné, qui n'aimait pas l'auteur de la Recherche, sur « les dindonnades de Proust » - elle se servait de ses lettres pour estimer la température de son fer à friser. Il y a même, dans ces pages, mai 68, ce qui nous vaut l'habituel numéro du cher Marcel, réactionnaire et fier de l'être : « N'oubliez pas que je suis d'Ancien régime. ». On voit aussi passer la silhouette d'Yves Berger évoquant dans les jardins de la Villa Médicis l'âge des pins parasols. Marcel Schneider termine par une méditation sur « la mort inéluctable », qui débouche sur cette prière et sur une inquiétude déjà démentie par le courage qu'elle recèle : « Pourvu que je ne tremble pas trop, que les affres de l'agonie ne tirent pas de moi plus de râles et de cris qu'il est permis ! »

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  • Le chant des loups Nouv.

    Depuis la nuit des temps, les loups sont des conteurs d'histoires, belles comme la lune. Chassés de la forêt par les Deux-Pattes (les humains tueurs) qui craignent leur pouvoir, ils fuient et emportent avec eux leurs contes. Humains et animaux se retrouvent dans un monde de silence, sans âme. Seul un coeur brave et généreux saura faire revenir les loups.

  • Tu étais libre et sauvage. D'une beauté à couper le souffle. Tu n'étais plus une enfant, pas encore une adulte quand tu enflammas la pellicule du Dernier Tango à Paris, un huis clos de sexe et de violence avec Marlon Brando.
    Tu étais ma cousine. J'étais une petite fille et tu étais célèbre. Tu avais eu plusieurs vies déjà et de premières fêlures. Tu avais quitté ta mère à quinze ans pour venir vivre chez mes parents. Ce Tango marquait le début d'une grande carrière, voulais-tu croire. Il fut le linceul de tes rêves. Tu n'étais préparée à rien, ni à la gloire, ni au scandale. Tu as continué à tourner, mais la douleur s'est installée.
    V. S.

  • Après Grand ours, petit ours, un nouveau tout carton de Marine Schneider. Un ouvrage aux couleurs vives, plein de tendresse, qui joue habilement des notions de proportion et de comparaison pour souligner la complicité entre parents et enfants mais aussi au sein de la fratrie. Car Petit ours a désormais un petit frère, et chacun grandit à sa mesure. Ainsi, Petit ours roule à vélo tandis que Tout petit ours roule sur son dos, Petit ours mange un biscuit quant Tout petit ours doit se contenter de nourriture liquide et rester à la maison quand son frère va à l'école. Mais heureusement ils habitent la même demeure et ils auront bientôt davantage à partager !

  • Le café d'Amélie Poulain, l'hôtel particulier de Intouchables, le club de jazz du final de La La Land, l'Hôtel du Nord de la mythique réplique d'Arletty «Atmosphère», le cinéma d'A bout de souffle, le restaurant de Ratatouille, les quais de la Seine de Minuit à Paris, les lieux secrets du Da Vinci Code, l'épicerie de Janvier dans La Traversée de Paris, le pont d'Inception et de Peur sur la ville, les adresses des scènes spectaculaires de Mission Impossible 6, mais aussi des séries 10%, Engrenages, Le Bureau des Légendes, Sense8, Sex and The City, Gossip Girl... Le Café de Flore d'Etienne Daho, l'hôtel de Jay-Z et Kanye West dans N**as in Paris, la station de métro du Poinçonneur des Lilas de Serge Gainsbourg, le pont Mirabeau de Serge Reggiani et Marc Lavoine, la gare de Lyon de Mc Solaar... Les lieux évoqués dans les bandes dessinée Adèle Blanc-Sec, Largo Winch, Blake & Mortimer, Michel Vaillant... Mais aussi dans les romans d'Ernest Hemingway, Victor Hugo, Leo Malet, Daniel Pennac, Marc Levy, Guillaume Musso... Avec plus de 1000 lieux cultes de films, séries TV, musiques, BD, romans, le Guide Paris Fantrippers propose une expérience de voyage insolite et inédite à travers plus de 1000 lieux de fictions cultes sélectionnés spécialement pour vous. C'est la bible de la pop culture à Paris !
    Grâce à ses trois modes de consultation, découvrez Paris : > par quartiers en visualisant immédiatement les bonnes adresses autour de vous. > par thèmes (bars, restaurants, shopping, gourmandise, culture...) pour une sortie sur mesure selon vos envies. > par oeuvres (cinéma, séries TV, musiques, bandes dessinées, romans) pour retrouver les lieux de vos héros et héroïnes préférés.
    Le Guide Paris Fantrippers a été conçu par une équipe de journalistes, d'experts de la pop culture et de guides touristiques.

  • De tous les artistes du XXe siècle, Matisse est celui dont le rayonnement est le plus grand. Son influence sur l'art vivant ne cesse de croître. Il est, aux yeux du monde entier, le peintre français par excellence.
    L'oeuvre d'Henri Matisse (né en 1869 au Cateau, mort en 1954 à Nice) décrit une trajectoire qui l'amène du réalisme à l'abstraction, de l'obscurité à la lumière, du Nord au plein Sud ;
    Itinéraire jalonné de découvertes révolutionnaires telles que l'explosion de la couleur au moment du fauvisme, ou l'invention des gouaches découpées.

    Le livre de Pierre Schneider, paru pour la première fois en 1992, demeure aujourd'hui l'ouvrage de référence.
    Outre des vues personnelles sur l'art de Matisse et ses relations avec notre temps, l'auteur apporte une masse impressionnante d'informations ignorées aussi bien du grand public que des spécialistes. Parmi les illustrations, on trouve un grand nombre d'oeuvres reproduites pour la première fois, ce qui permet au lecteur de découvrir des aspects inconnus ou peu connus de l'artiste : à côté du peintre se profile l'aquarelliste, le pastelliste, le céramiste et l'architecte.

  • Après les illustrations qu'elle a réalisées pour «L'Ours Kintsugi», Marine Schneider a composé le texte et les images de ce magnifique et attachant tout-carton écrit. Un ouvrage aux couleurs vives, plein de tendresse, qui joue habilement des notions de proportion et de comparaison pour souligner la complicité entre parents et enfants. Ceci à travers un parent ours et son petit qui fait tout comme lui, en plus petit, et à quelques exceptions près: s'il ne boit pas de café, il a droit à un doudou, ce qui n'est pas le moindre des avantages!

  • C'est une nouvelle journée pour Blaireau. Blaireau lève-tôt part en balade. Blaireau Blaireau se saluent. Puis Blaireau joue du banjo pour une foule de blaireaux danseurs de tango. À la nuit tombée, Blaireau glagla. Bonne nuit !

  • Tu t'appelleras lapin

    Marine Schneider

    Dans un village près d'une forêt vit Belette, une fillette de sept ans. Elle vit seule, c'est comme ça. Un jour, elle découvre un gigantesque lapin allongé au milieu du village. Il ne bouge pas. D'où vient-il ? Que fait-il là ? Personne ne le sait. Intriguée, Belette rassemble ses amis, moins téméraires qu'elle. Leurs parents les ramènent vite à la maison. Les adultes cherchent à se débarrasser de ce lapin gênant.
    Mais il est trop grand, trop lourd. Alors ils abandonnent le combat. La vie du village reprend son cours, et le lapin reste là. Les enfants en ont fait leur terrain de jeu. Belette, elle, en a fait son ami, malgré son silence. Jusqu'à ce que le lapin s'en aille une nuit, sans bruit, comme il était venu. Seule reste la trace de son corps sur le sol. Une fable qui parle la peur de l'inconnu et des différentes manières d'appréhender un événement étrange.

  • «C'est l'histoire de la première nuit de tous les papas, de toutes les mamans, de tous les humains-aimants ». Eclairée par la lune, une personne rencontre un bébé pour la première fois. Une épopée incroyable, intense, bouleversante, « un minuscule tsunami ».
    Du premier regard, aux premiers pleurs, à la première goutte de lait, jusqu'à se reconnaitre, pour la première fois. En chansons, une histoire qui met des mots, des couleurs, des sons, sur l'intensité de ces premiers moments étranges, les difficultés, les doutes, la joie, le bouleversement, en quelques secondes. Un beau livredisque pour accompagner la naissance.

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  • Vie pro, vie perso ; enfin l'équilibre pour les parents Nouv.

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