• En ce brûlant été 2015, je m'en retourne, sur ma petite moto syrienne, en direction des terres du Levant où je slalome, depuis trois ans, entre des communautés se jaugeant sans-cesse, se provoquant parfois, la plupart du temps se tolérant, dansant sous cette épée de Damoclès planant sur ce formidable petit pays contrasté qu'est le Liban. La survie laisse rapidement place à la sur-vie ; le désarroi à la résilience ; l'abandon à la résistance. Résister à l'instabilité régionale et aux déséquilibres intérieurs. Résister au sectarisme. Résister à l'intégrisme. Les plats traditionnels d'houmous, de fattouche, de taboulle, saujok, batata harra et autre meshawi se bousculent maintenant sur les tables. La salle se remplit de cette odeur de tabac parfumée qui s'élève des chichas colorées posées à même le sol. Les verres s'entrechoquent. Je pense à Rimbaud : « Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais. » Ivre d'eau ou d'arak. Ivre de vie. Ivre d'espoir.

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  • Une histoire au rythme enlevé, des images, des musiques, des sons : de quoi éveiller et entretenir la curiosité des plus jeunes, en les faisant, tour à tour, selon leur âge, écouter, regarder, bouger, imiter, chanter, dessiner... En neuf épisodes, Charlotte la petite sorcière raconte les facéties de ses amis au travers de situations - tout à la fois drôles et attendrissantes - dans lesquelles chaque évènement est prétexte à approcher et apprécier les composantes du son : hauteur, durée, timbre, intensité, espace, dynamique. Un livre-disque pour le récit, les images, les objectifs pédagogiques, les activités à mettre en oeuvre avec les enfants qui découvriront avec enthousiasme les complicités turbulentes qui unissent Tutu le crapaud, Fifi le chat, Léon le serpent et la famille Solfège, la petite colonie d'araignées habitant le chapeau de Charlotte. Support interactif de mises en situations diverses, Charlotte se met à la musique trouve sa place aussi bien dans le milieu familial que dans les structures ludiques, sociales, éducatives, culturelles accueillant des enfants de 18 mois à 6 ans. D'abord, ressentir... ...c'est à cette rencontre essentielle entre l'enfant et le monde des sons - et la musique y tient une large place - que cet ouvrage est consacré.

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  • Sarah Chardonnens Parfum de jasmin dans la nuit syrienne Octobre 2014. Bien que Daesh soit aux portes du Kurdistan irakien, je conduis toujours ma moto à Erbil, les cheveux au vent, comme un pied de nez ultime à la barbarie. La Syrie se meurt depuis plus de trois ans maintenant. A l'image de la majorité des affrontements au Moyen-Orient, les conflits s'enlisent, se politisent et se banalisent. Il y a quatre ans, j'achetais une petite moto rouge près de la ville syrienne de Ar-Raqqa, située aux abords de l'Euphrate, au nord-est du pays. Aujourd'hui, cette même ville est devenue la capitale de l'Etat Islamique autoproclamé. Après avoir assisté au délitement de la Syrie et à deux crises humanitaires sans précèdent au nord de l'Irak, ce récit est devenu bien plus qu'un simple voyage en moto de six mille kilomètres à travers la Syrie, la Turquie, la Grèce, l'Italie et la Suisse. C'est, avant tout, un récit de vie, l'aboutissement d'un véritable cheminement personnel et une formidable aventure humaine. Et aussi la promesse d'un prochain retour à Damas. Sarah Chardonnens, suisse et italienne, est née en 1985 sur les rives du Lac Léman. En 2009, à la suite de ses études universitaires en sciences politiques à Lausanne, à Paris et à Genève, elle décide de relier le Caire à Jérusalem en utilisant les moyens du bord. De cette expérience naquit une réelle passion pour le voyage qui l'a conduit des chemins de fer du Transsibérien à la traversée du Mékong, en passant par les chaotiques - mais tellement sublimes - routes du Caucase et du Moyen-Orient. Entre 2009 et 2014, elle collabore avec des organisations fédérales et onusiennes au Maroc, en Syrie, en Ethiopie, au Liban et en Irak. Depuis 2015, elle est membre du Corps suisse d'aide humanitaire.

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