• Le disparu de 1944

    Rouil Jacques

    Nous sommes en 1984. Au retour d'un reportage, le journaliste Bertrand Crèvecoeur découvre sur son bureau une lettre en provenance d'Allemagne. Werner Galland, juge à Stuttgart, recherche son frère, Friedrich, lieutenant dans la Wehrmacht, qui s'est évaporé en juin 1944, peu après le débarquement de Normandie. Nulle trace de lui dans les cimetières militaires. Sans disposer de la moindre preuve, le magistrat a la conviction que son frère a disparu dans des circonstances mystérieuses. Peut-être, même, qu'il n'est pas mort. Bertrand Crèvecoeur hésite à donner suite à cette histoire lorsqu'il s'aperçoit, stupéfait, que Friedrich Galland a séjourné dans le village de son enfance. Commence alors pour le journaliste une enquête au sein de sa propre famille qui va le conduire vers une vérité bouleversante. Un homme peut-il rester maître de son destin et à quel prixoe Sommes-nous responsables des fautes commises par ceux qui nous ont précédésoe Cette histoire d'hier pose des questions très actuelles.

  • Alors qu'il se trouve à quelques kilomètres de son village natal, sur la côte normande, Gérard Trottebec découvre par hasard le cadavre d'une jeune étrangère sans-papiers dans une maison abandonnée. Deux ans auparavant il est parti pour une longue errance sur les routes de France sans donner la moindre nouvelle. De retour parmi les siens, il se retrouve face à une énigme : qui sont ces gens qui rôdent la nuit sur les sentiers douaniers ? Un roman sur l'exil intérieur d'un homme, mais aussi sur le brusque surgissement, dans une France enracinée, d'individus venus d'ailleurs.

  • En quarante-cinq ans la France a été totalement transformée. Le pays s'est urbanisé, la société rurale s'est effondrée, les paysans sont devenus des entrepreneurs, les écolos sont apparus dans le paysage, l'église a perdu ses fidèles, les maisons du village sont devenues des résidences secondaires.
    L'auteur de ce livre, né dans la presqu'île du Cotentin, bout du monde, bout de France, évoque les sensations de l'enfance rurale, la société ancienne en train de basculer dans la modernité. Il ne s'agit pas de mémoires mais plutôt d'une promenade par thèmes (la vie, la mort, la ferme, le labeur, l'école, le sexe, la nature, les animaux, les vieux, les pauvres, la religion, les rêves, etc.) à travers la vie d'une famille, dans ce que fut le monde des années 50-60. Jacques Rouil évoque l'éveil à la conscience d'un petit saute-ruisseau, son univers mental, la proximité de la nature, si difficile à expliquer aujourd'hui à nos enfants, urbanisés, la prégnance de la ferme, la psychologie de grands-mères nées au début du xxe siècle, l'extraordinaire impact de la télévision, du téléphone et des objets de la société moderne. L'auteur analyse, explique, mais son texte est truffé d'histoires et de portraits de ces petites gens qui faisaient la vie rurale. Le Cotentin, bien sûr est présent à chaque page. L'auteur en décrit l'ambiance, le vent, la pluie, les haies, les petits chemins tortueux, le bord de mer.
    Jacques Rouil est né en 1948 à Surtainville, un village du bord de la mer (1 000 habitants) réputé pour ses cultures légumières sur la côte ouest du Cotentin. Ses parents sont paysans. Après ses études, il devient journaliste et s'intéresse aux politiques agricoles. Il a vécu à Saint-Lô, Caen, Coutances, Angers et Rennes. Aujourd'hui, journaliste au service politique de Ouest-France, il est l'auteur de trois livres dont deux : Presqu'île (nouvelles) et Donadieu (roman, prix littéraire du Cotentin 2002) se déroulent dans sa région d'origine.

  • En 1976, une terrible sécheresse s'abat sur la France.
    On n'a rien vu de semblable depuis des années, y compris dans les régions pluvieuses du nord-ouest. Dans les champs, l'herbe ne pousse plus, l'eau ne coule plus dans les rivières, les poissons sont asphyxiés. Les touristes sont aux anges et les paysans désespérés. Leur seule préoccupation : trouver l'urgence de la nourriture pour leurs animaux. Canicule raconte, dans ce contexte météorologique angoissant, mais sur le ton de la comédie humaine, l'expédition de quatre petits paysans du Cotentin partis dans la Beauce lointaine pour négocier la paille qui sauvera leur cheptel.
    Les autres histoires racontent la guerre (La lettre d'Allemagne, Jack la Groseille), l'enfance et l'errance (La petite fugue), la solitude (Trompette, Le bedeau), la bêtise humaine (L'Affaire Giscard), les racines arrachées (L'usine), la vieillesse (Le départ), la malchance (Une colline dans la tête) ; le désir de vengeance (le flic) etc... Le prisonnier, John Silver, Les indignes, La violoniste.

  • Un bruit étonnant court dans les territoires du Nord-Ouest, quelque part entre les îles anglo-normandes et le continent. On y raconte, en effet, qu'un être étrange parcourt le ciel, aussi bien au-dessus de la terre que de la mer. Au centre de cette affaire, Martin, un orphelin mal aimé de sa mère adoptive, en proie à ses premiers émois amoureux, un nain charismatique éleveur d'autruches et ses deux frères qui se livrent à la contrebande de tabac, un athlète unijambiste ancien soldat en Bosnie, un étranger sans scrupules à la recherche d'une créature qui lui a échappé des années auparavant.
    Qui est cet être dont parle la rumeur ? Un monstre ? Le produit d'une manipulation génétique ? Qui le protège ? Que se passe-t-il sur le cargo échoué en mer, aux Dents de Bruhou ? Quel secret cache la demeure de feu l'écrivain François de la Roseraie, père adoptif de Martin ? Une histoire entre roman d'aventure avec des grottes et des trésors cachés, récit fantastique, conte et parabole autour de nos différences, de nos rêves, de la filiation, de notre humanité.
    Un casse-tête pour l'inspecteur de police philosophe et déprimé chargé de l'enquête.

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  • Journalistes au Quotidien, Hautmont et Wilson écument l'actualité dans la capitale régionale. Le premier est provincial, grande gueule et enquêteur de talent. Le second est un Parisien à la découverte de la France profonde. Habités par la passion de leur métier, les deux confrères se trouvent soudainement confrontés à une vague de licenciements dans une importante entreprise locale. Ils veulent être les premiers à annoncer la mauvaise nouvelle, mais ne se doutent pas qu'ils vont devoir affronter de nombreuses difficultés et un drame social sans précédent. Hautmont et Wilson enquêtent également sur un abandon d'enfant particulièrement étrange et qu'ils vont essayer de démêler sans céder aux pressions et aux menaces.
    À travers ces deux affaires entrecroisées, l'auteur propose une plongée dans les jeux de pouvoir au sein d'une entreprise de presse. « Les hommes de papier » est sans doute le premier roman politique mettant en scène des journalistes dans le quotidien de leur rédaction.

  • Thomas, journaliste allemand opposant à Hitler, échoue en 1941 dans un village perdu de la presqu'île du Cotentin. Il trouve pour l'aider, le cacher, le nourrir, d'anciens combattants de la Première Guerre mondiale, de drôles de types détruits intérieurement ou défigurés.
    Parmi eux, Donadieu, instituteur parisien dont le meilleur ami a été fusillé pour l'exemple en 1915. En retrait de la communauté des hommes dans ce bout du monde sauvage planté dans la mer, le vieux solitaire blessé lèche ses plaies...
    Mais, à l'heure où les serres du nazisme se referment sur une Europe à feu et à sang, peut-on rester sourd à la fureur du monde oe

  • Dans mon village natal, perché en haut de la carte de France, dans la presqu'île du Cotentin, le progrès a apporté, comme partout ailleurs, beaucoup de liberté et de confort. Avant la Révolution, c'est en son nom que nous nous dressons, Gilets Jaunes avant l'heure, contre le clergé lorsqu'il exige de nouveaux impôts. C'est en son nom que nous construisons des écoles, c'est encore lui qui invente l'agriculture moderne, qui renvoie la religion dans l'espace privé, qui libère les femmes, permet l'émergence de leaders en phase avec leur temps. Mais le progrès s'est aussi joué de nous. Ses inventions ont expédié nos grands-pères dans l'enfer de Verdun. C'est à lui que l'on doit l'industrie nucléaire, pour le meilleur et pour le pire. C'est lui qui déclenche aujourd'hui de furieux débats sur l'agriculture intensive, sur la biodiversité,sur notre modèle de consommation. Bien des années après les Trente Glorieuses, l'heure est aux constats amers. Mais ne peut pas comprendre le présent si on n'a qu'une vague idée de ce qu'a été notre passé récent. Cette histoire au ras du sol dans une France que l'on appelle aujourd'hui périphérique, est la mienne, mais aussi celle de millions de Français nés au milieu du siècle dernier. C'est dans cet univers de villages et de clochers que j'ai été éduqué et c'est cette France que, plus tard, j'ai longuement observée comme journaliste. Ce texte est donc à la fois, à travers quelques thèmes, le récit des mentalités d'une époque et l'exposé des ressorts d'un développement phénoménal. Il est aussi le fruit de questions posées à quelques acteurs de terrain hommes politiques, syndicalistes agricoles, agriculteur, prêtre, militant antinucléaire, lanceur d'alerte qui ont contribué à façonner notre société et sont en mesure d'exprimer ce qu'elle est devenue. Ce récit est donc à la croisée de débats très actuels sur l'organisation de l'État, sur la crise de la représentation, sur l'écologie, la paupérisation des classes moyennes, la survie des agriculteurs en tant que métier dans la nature, sur le risque nucléaire, la crise du christianisme rural, sur la question animale, la marginalisation vraie ou supposée des villages face à la Technocratie.

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  • Les filous

    Jacques Rouil

    • Orep
    • 8 Avril 2016

    Dans les années soixante-dix, en Normandie (Cotentin), André Vallier se livre au trafic de calvados plus par vengeance que par goût. En 1934, son père a été tué malencontreusement lors d'une violente échauffourée entre paysans et douaniers.
    Fin lettré et diplômé en droit, entouré d'amis villageois fidèles et tout aussi filous que lui, insoupçonnable donc, Vallier parcourt la région depuis des années, au volant de sa DS chargée d'alcool de fraude. Jusqu'au jour où un agent particulièrement malin et teigneux des Contributions indirectes commence à le soupçonner et à le pister. Tous les éléments du drame se mettent alors en place.

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  • On nous dit, à chaque instant, que les Français vivent une crise identitaire due à la mondialisation et au surgissement, sur leur territoire national, d'une minorité islamique très active qui secoue à la fois le modèle républicain et les racines chrétiennes du pays. Il y a seulement quelque temps, avant les attentats du mois de janvier, ce constat était considéré comme stigmatisant pour la minorité en question. Toute référence à une identité française était même considérée d'emblée comme une thématique d'extrême droite.
    L'auteur, 66 ans, ancien journaliste politique à OuestFrance s'efforce, dans cet essai, de pénétrer dans les méandres d'une identité française particulière (la sienne), avec ses strates régionales, et la confronte aux débats qui l'agitent face à notre histoire (colonisation, esclavage etc). Il tente de comprendre le malaise qui l'habite notamment autour de notre relation compliquée à l'islam.
    La question, toujours posée mais jamais résolue est la suivante : qu'est-ce que la France ? Un territoire de valeurs abstraites et universelles qui se pense uniquement sur le socle des droits de l'homme. Quelque chose de plus charnel ancré dans une histoire et une géographie ? Une lente construction qui commence bien avant la Révolution ? Ou les deux à la fois ? Rien n'est simple dans cette affaire. Vous êtes facilement rejeté dans l'enfer du conservatisme - voire plus - dès lors que vous refusez l'affrontement idéologique, camp contre camp. Dans cette promenade à travers l'identité particulière d'un Normand (une promenade et non une démonstration) l'auteur propose une vérité subtile qui refuse à la fois repentance et stigmatisation et met en garde dune lecture du passé avec les représentations d'aujourd'hui.

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  • - Dis papy, c'est quoi l'amour ?
    Une fois de plus Honoré est pris de court. Il n'est pas à l'aise sur ces questions-là et ils s'en amusent .
    - Allez donc demander à votre grand-mère, fait-il. L'amour, c'est son domaine.
    Interpellée alors qu'elle s'acharne sur la vaisselle, la grand-mère répond :
    - Vous voulez savoir ce que c'est que l'amour, petits chenapans ? Eh ben, l'amour, ça commence à la plage et ça se termine à la plonge !
    Dans les années quatre-vingt-dix quatre cousins très malins, Nico, Sam, Manu et Pierrot, passent l'essentiel de leurs vacances dans la ferme de leurs grands-parents, Honoré et Marie, sur la côte ouest du Cotentin, face aux îles anglo-normandes.
    Découverte de la nature, mais aussi confrontation de générations, évolution des mentalités, humour, tendresse et coups de gueule irriguent ce livre sur l'enfance et le temps qui passe.

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  • Pierre et son merle : réflexion d'un journaliste sur le monde  actuel Nouv.

    Comme  Jean  de  La  Fontaine  faisait  parler  les  animaux,  Pierre  -  personnage où l'on reconnaît sans peine l'auteur, journaliste émérite du plus grand quotidien  français - converse à bâtons rompus avec le merle de son jardin dont la sagacité ne laisse pas  sa part au lion. Un prétexte pour dire notre monde d'aujourd'hui sans langue de bois.

    La retraite venue, Pierre s'ennuie dans son petit pavillon de banlieue, jusqu'à ce que  Charlie,  le  merle  de  son  jardin,  lui  adresse  la  parole.  Commence  alors  un  dialogue  plein  d'humour, d'acidité et parfois de désespoir, où l'on fait connaissance avec Blaireau Cité, la  République des animaux. Entre le merle et l'ancien journaliste, il est question de politique, mais  aussi de toutes sortes d'autres sujets qui font jaser le commun des mortels : la mort, la science,  Dieu et la religion, les moeurs, le sexe, la violence, l'ambition, la déprime, l'écologie, la télé, le  réchauffement climatique, le Coronavirus, etc... Le rapport entre l'homme et la nature traverse  ce récit drôle et vivifiant....

  • Rustres (les)

    Jacques Rouil

    Dans les années soixante, une nouvelle france est en gestation, des millions de saute-ruisseau quittent l'école primaire pour rejoindre le collège.
    Gégé, onze ans, ne sait pas encore ce qui l'attend mais c'est un petit malin précoce et qui a soif de connaissance. en cette soirée de printemps, il court de toute urgence au village, accompagné de ses copains tienne et milou, pour téléphoner au docteur car sa mère, la belle marie, est en train d'accoucher. ainsi débute, au son du clairon, l'histoire d'une famille démunie mais riche en tendresse et en huile de coude, alors que de gaulle règne toujours sur la france sans savoir que mai 1968 va lui tomber sur le képi.
    édouard, dit doudou, le père de gégé a fait l'algérie. il n'aime pas en causer. il n'espère qu'une chose : participer à l'enrichissement général en cultivant et en vendant des légumes. le miracle prend la forme d'un vieux géant riche comme crésus, blaise lecour, qui offre à doudou, de lui louer une belle parcelle de terre maraîchère. ce dernier accepte, mais clovis martot, un salopard de première et un jaloux répand la calomnie à tous les vents : et si doudou était le bâtard de blaise ? ainsi va se nouer, dans ce qui est encore la france des clochers et autour du terrain de football, un drame où se côtoient intimement tendresse et ignominie, solitude et ivrognerie, femmes aimantes et vieilles garces, tout ce qui fait que notre monde est beau et dégueulasse.
    Gégé et ses copains observent la vie grinçante qui se déploie sous leurs yeux et les retours de bâton qui tuent même ceux qui se croyaient immortels. nul ne sait jamais ce qui se cache réellement derrière un visage.

  • « Soudain, une détonation sèche. Puis une rafale. Antoine et Manu se regardent intensément. Il y a comme un mouvement de panique dans la foule et puis un reflux qui les bouscule (...) - C'est quoi, à ton avis, halète Antoine ? - Un attentat mon vieux hurle Manu (...) Les deux amis, qui ont rejoint leur voiture, se couchent au sol. Ils ont la trouille, mais Manu balbutie : Il faut faire quelque chose ! On va quand même pas se laisser buter. Sans concession, mais parfois avec un filet d'espérance, Jacques Rouil nous livre ici des nouvelles sur les peurs de notre époque et ce qui les provoque : extrémismes en tous genres en particulier religieux, attentats, pouvoir médiatique, migrants, antisémitisme, angoisse du déclassement, insécurité culturelle dans la mondialisation, solitude et sensation d'abandon dans le monde rural, menace nucléaire, espérance prophétique. Ces histoires se déroulent dans cette France que l'on dit « périphérique » et sont, pour certaines d'entre elles, habitées par les mêmes personnages. Nous sommes ici aux frontières de la mort, de l'amour, de la haine, de la raison, de la solitude. Nous sommes en France en 2018.

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