• Lumière cendrée Nouv.

    Chaque année, de fin juin à mi-septembre, le comte et la comtesse de Landressac se retiraient tout près de là, dans un château quasi féodal, dont les murailles décrépies, lézardées, que serpentaient de vieux rameaux de lierre poussiéreux, et d'où se détachaient à peine deux tours délabrées et moussues, émergeaient d'un rideau de vieux sapins au-delà d'un parc aride et chardonneux. Pour de sérieuses raisons d'économie, le comte avait jugé sage de ne pas faire restaurer ce château vétuste, qui lui avait été dévolu à la succession d'une vieille tante. Pierre de Landressac, 36 ans, issu d'une vieille famille noble gasconne, avait dissipé de bonne heure le faible patrimoine mais, par l'entremise d'un notaire ami de ses défunts parents, avait trouvé épouse en la personne de la fille d'un riche industriel de province obsédé par la condition que sa fille - douce, timide et d'une douceur angélique - devienne baronne ou comtesse...

  • Lumière cendrée Nouv.

    Chaque année, de fin juin à mi-septembre, le comte et la comtesse de Landressac se retiraient tout près de là, dans un château quasi féodal, dont les murailles décrépies, lézardées, que serpentaient de vieux rameaux de lierre poussiéreux, et d'où se détachaient à peine deux tours délabrées et moussues, émergeaient d'un rideau de vieux sapins au-delà d'un parc aride et chardonneux. Pour de sérieuses raisons d'économie, le comte avait jugé sage de ne pas faire restaurer ce château vétuste, qui lui avait été dévolu à la succession d'une vieille tante. Pierre de Landressac, 36 ans, issu d'une vieille famille noble gasconne, avait dissipé de bonne heure le faible patrimoine mais, par l'entremise d'un notaire ami de ses défunts parents, avait trouvé épouse en la personne de la fille d'un riche industriel de province obsédé par la condition que sa fille - douce, timide et d'une douceur angélique - devienne baronne ou comtesse...

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