• Comme l'écrit Jean-Yves Masson dans sa préface, ce 3e recueil de Réginald Gaillard mène le lecteur en profondeur dans les abysses humaines, non pas de l'introspection, mais plutôt de la plongée en eaux profondes et rédemptrices : « Ce n'est pas que par elle-même la poésie surmonte l'épreuve ou en diminue la gravité, mais elle est là pour dire au malheur : Tu ne me réduiras pas au silence. Tu n'auras pas le dernier mot . » C'est bien à cette aspiration du jour nouveau, de l'homme nouveau, de cette traversée de la vie, de ses désirs et de ses morsures, que le lecteur est amené comme un enfant dans cette poésie de l'ouverture :Vienne le jour nouveau qui efface la nuit et que disparaisse enfin le doux tumultedes voix fausses, car elles égarent l'esprit, instaurent le règne d'un silence funèbre.

  • " C'est sans gloire qu'au mois d'octobre 1969 je suis arrivé à Courlaoux. " 2012, un prêtre revient sur ses années passées dans un village du Jura. Il est confronté à Charlotte, que les villageois appellent " la folle ", et dont la vie se concentre sur les tombes du cimetière. Il y rencontre aussi un compositeur néerlandais persuadé d'avoir une grande oeuvre à livrer. A mesure qu'il fréquente ces deux personnes, Jean va connaître ce retournement du coeur qui amène à la connaissance des profondeurs de la foi.
    Ce récit nous entraîne sur une crête, au fond des âmes et à la frontière du visible. Malgré la nuit et les replis d'un silence ardent, pointe dans la beauté simple de la campagne jurassienne une lueur brûlante : ce que l'on croit détruit a peut-être été sauvé...

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  • L'attente de la tour

    Réginald Gaillard

    • Ad solem
    • 8 Novembre 2013

    Une double tension traverse ce recueil. Il y a d'abord une tension vers ce qui a été et n'est plus. Un amour, une vie, un être s'éclipse dans l'oubli. Le poème le retient, lui confère dans les signes de la page une existence de surcroît dans le présent. Et il y a une tension tournée vers ce qui advient. Non pas l'attention à ce qui n'est pas encore, mais la patience qui occupe l'espace entre le déjàlà caché et le présent découvert. L'attente est l'autre nom de l'espérance. Entre commencement et accomplissement, la poésie de Réginald Gaillard veille et appelle la lumière de l'aurore qui mettra à nu les compromissions avec la nuit.

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  • Gravir, ainsi va la vie, ici, aucun chemin, pas même un sentier, rien n'altère la noble attente de la pierre, la trahison des graviers, les cris du glacier.
    Deux thèmes prédominent dans ce nouveau recueil de poèmes de Réginald Gaillard: d'abord celui de l'ascension -ou de l'élévation par delà tout ce qui garde l'homme dans le confort de ses demi mesures. «L'homme passe l'homme» écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle. L'échelle invisible désigne moins le chemin à prendre qu'il ne ménage l'espace dans lequel la Parole peut s'entendre:
    Dans les mots du poète.
    L'ardeur revigore la mémoire du corps.
    Champs de pierres à flan, jusqu'au pied de la paroi qui aspire au ciel, attend ma main :
    J'irai te toucher, si suffisante est ma force, Cette «aspiration au ciel» est universelle. Mais c'est néanmoins dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension.
    Enfin confier à la cascade que crache la glace et meurt dans un minuscule lac à l'abandon, quelques secrets, quelques blessures, et la plénitudes d'être là, au monde, bien que seul.

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  • EBOULIS ET MORAINES Nouv.

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