• Le souvenir de Luang-prabang me paraît toujours inséparable des doux parfums de l'aréquier en fleurs, du jasmin et du tchampaka, pendant les belles nuits, lourdes mais étoilées du Laos, où, dans les rues ombragées par les palmiers à sucre et les cocotiers, le long des jardins palissadés, remplis d'oranges et de pommes cannelle, circulent, en chantant, les groupes amoureux de jeunes gens et de jeunes filles. De la natte, où je m'efforçais de fermer l'oeil, sous une moustiquaire, je percevais distinctement les échos de la rue.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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