• A la suite du coup de fil énigmatique d'un producteur, le narrateur embarque pour Rome investi d'une obscure mission : retrouver Laura Antonelli, l'actrice oubliée dont Visconti disait qu'elle fut « la plus belle femme du monde ». Il erre dans une Rome caniculaire, traversant les décors mythiques qu'on connaît, à la rencontre des témoins de sa vie tragique. Il épluche les vieux tabloïds et les interviews pour tenter de raconter, sans la trahir, cette femme insaisissable.

    Splendide et sensuelle, Laura Antonelli est tout d'abord le sex-symbol populaire de l'Italie catholique des années 1960. Avec la sortie en salle de L'Innocent, elle devient une de ces beautés solaires de l'âge d'or du cinéma italien. Dès lors, elle tourne avec les plus grands et découvre un succès poudré de cocaïne, de soirées hollywoodiennes, d'amours compliquées et de journaux à scandales, jusqu'au jour où la police trouve dans sa villa de Cerveteri 36 grammes de drogue. S'ensuit une série de démêlés judiciaires qui l'éloigne peu à peu des paillettes de Cinecittà. Ainsi commence pour elle une lente descente aux enfers.

    A la demande d'un producteur, elle se soumet à une opération de chirurgie esthétique qui la défigure. La star vit désormais recluse dans une chambre misérable et déclare aux rares curieux qui parviennent à retrouver sa trace : « Laura Antonelli n'existe plus ».

    Qu'est-ce que la gloire sinon, comme le disait Pasolini, l'autre face de la persécution ? De Sunset Boulevard à la Dolce Vita romaine, Philippe Brunel livre ici un roman plein de grâce et d'ombre, dans la lignée de Patrick Modiano, sur l'histoire légendaire de la femme la plus belle du monde devenue un monstre.

  • Une nuit du mois de décembre 2010, Le journaliste Philippe Brunel est réveillé à son domicile par le téléphone. Au bout du fil, un mystérieux correspondant a « des informations à vendre ». Il les détient d'un physicien hongrois, Itsvan Varjas, génial inventeur d'un vélo à moteur, miniaturisé mais puissant, dissimulé dans le pédalier. Un homme secret dont personne ne connaît le visage. « Je suis sûr que cela vous intéressera, ça concerne un très, très grand coureur, vous verrez, ça fera scandale » lui assure l'homme, un certain Laslo.
    Philippe Brunel n'ignore pas qui est Varjas. Il a fait sa connaissance quelques mois plus tôt, à Bâle, en Suisse, dans un hôtel proche de l'aéroport. Poursuivi par le fisc de son pays, le physicien y vivait en transit dans une semi clandestinité, loin de sa famille. L'inventeur venait de révéler à la télévision italienne, pour en conserver la paternité, l'existence du vélo à moteur, ultime parade au dopage biologique d'où son usage dans les pelotons. Devant le journaliste, Varjas prétend l'avoir conçu pour permettre à des gens âgés ou amoindris par un handicap de poursuivre une activité physique. Mais disait-il la vérité ? N'avait-on pas détourné son invention dans un but moins noble, inavouable ? Et dans ce cas, qui se l'était approprié ? Brunel renoue une relation avec Varjas dans le secret de son atelier de Budapest. C'est là qu'il avait conçu son premier prototype, en 1998, il y a dix-huit ans, quelques mois avant que Lance Armstrong, rescapé d'un cancer, ne remporte son premier Tour de France, à la surprise générale. Simple coïncidence ? Varjas avait-il vendu son prototype au champion texan, auteur d'exploits surnaturels en montagne et protégé en permanence, comme son vélo, par des gardes du corps ?
    Au fil des mois, des confidences, le physicien dévoile au journaliste un arrière-monde féroce et fascinant où gravitent des personnages un peu louches, des intermédiaires à l'abri des secrets bancaires, des icônes du cyclisme mondial hantées par l'argent, la réussite, fût-elle factice, tous aimantés par cette génération de moteurs connue de quelques analystes aguerris mais invisibles aux caméras de l'Union Cycliste Internationale. Avec l'aide de Varjas, Brunel replonge dans les annales et s'en va à la rencontre de quelques témoins, parmi lesquels un Greg Lemond, idéaliste, déboussolé, fabriquant de cycles, que des parisiens apercevront à vélo, roulant à plus de 60 km-heure, un matin, au milieu du trafic sur l'esplanade des Invalides. Brunel poursuit ici son obsession : réinstaller de la clarté là ou tout n'est que silence, imposture, volonté d'enlisement pour saisir s'il se peut, ce qui pousse certains êtres à vivre dans le mensonge.
     

    Sur commande
  • Janvier 1967, Festival de San Remo. Ce pourrait être une simple idylle entre Dalida, déjà une star, et ce ténébreux à la voix troublante quand il chante « Ciao, amore, ciao ». Sauf qu´on trouve Luigi Tenco mort d'une balle dans la tête, dans sa chambre de l'Hôtel Savoy. Un suicide d'après les enquê-teurs. Mais on n'a jamais retrouvé trace du projectile. Pour-quoi avoir ramené la dépouille de Tenco de la morgue au Savoy où les policiers l'avaient redéposé dans sa chambre et dans son propre sang "comme ils l'avaient trouvé », sur le dos, au pied de son lit ? Dalida a-t-elle assisté à la scène macabre ? Etaient-ils vraiment amants ? Ou les acteurs con-sentants d'une « picture story » orchestrée par la presse ? Pourquoi Dalida quitte-t-elle San Remo dans la nuit, au terme d'un interrogatoire sommaire ? Que craignait-elle ? Comment expliquer son absence aux obsèques de Tenco dont elle avait porté le deuil en France? Et que faisait sur les lieux son ancien mari et impresario, Lucien Morisse qui se suicidera trois ans plus tard, à Paris, avec un Walther PPK, une arme identique à celle de Tenco ? Fallait-il y voir un signe ?
    Des années plus tard, le narrateur interroge les lieux et les rares témoins de cette tragédie qui le renvoie à l'Italie puritaine des années soixante. Mais surtout à ses propres fan-tômes ? « Qu´est-ce que la gloire ? Sinon l´autre face de la persécution ? »Un roman-vrai. Des destins qui s'entrecroisent. Et Dalida, à contre-jour de sa légende.

    Sur commande
  • On croyait tout savoir du Tour et de ses apôtres : coureurs, organisateurs, directeurs sportifs et journalistes. On n'avait jamais vu ses champions tels qu'ils se montrent ici : dans le plus sobre dénuement, éclairés à giorno, leurs corps relâchés sous les mains d'un masseur, ennemis déclarés partageant l'eau d'un bain, ils s'abandonnent enfin. Nous les regardons vivre, à la lueur poignante des soirs d'étape, comme derrière un miroir sans tain. Ils s'offrent à nous, débarrassés de leur statut de vedette, simples pères de famille, rendus à leur vie d'homme. C'est à la fois banal, sublime et parfois pathétique. Ces photos arrachées à l'oubli révèlent un Tour de France intime et méconnu. Le Tour à ses moments perdus.
    Philippe Brunel


  • préparez-vous à affronter énigmes, mystères, charades et autres arcanes qui vous demanderont autant de psychologie, de répartie et d'esprit d'à-propos que de perspicacité, d'intuition, de logique et de sens de l'observation.
    les problèmes et énigmes qui solliciteront les différentes parties de votre cerveau sont classés par thème. vous pourrez ainsi aborder directement vos sujets de prédilection avant de découvrir ceux qui vous paraissent plus difficiles. anagrammes, charades, codes, tours de magie. vous aurez l'embarras du choix. au fil de l'ouvrage, apparaissent de petites histoires écologiques présentées sous forme d'énigmes, de rébus ou de problèmes dont la résolution aidera à mieux comprendre les enjeux de notre planète.
    livre de chevet dans lequel picorer seul le soir au ou livre des grandes tablées familiales : vous y trouverez autant matière à aiguiser votre esprit qu'à briller en société en proposant de résoudre les énigmes conviviales qui jalonnent cet ouvrage.

  • Bernard Hinault

    Philippe Brunel

    • Solar
    • 6 Novembre 2014

    Bernard Hinault est la légende incontestée du cyclisme français. Quintuple vainqueur du Tour de France, champion du monde, cumulant trois Tours d'Italie et deux Tours d'Espagne, c'est un multi-champion qui domina le cyclisme entre 1978 et 1985. Un palmarès jamais égalé depuis dans l'Hexagone. Celui qu'on surnomme « Le Blaireau », réputé pour son caractère marqué et sa prise de position face au dopage figure dans cet ouvrage exceptionnel lors des vingt-quatre plus grands moments de sa carrière.
    Il s'agit du premier grand livre illustré sur Bernard Hinault. Presque trente ans après sa dernière victoire au Tour de France, ce livre au format tout en largeur ravira les passionnés de cyclisme comme les amateurs de photo. Les textes des journalistes Philippe Brunel du journal L'Équipe et Ruben Van Gucht rendent hommage à Bernard Hinault. Plus de 100 photos inédites, les meilleures au monde, subliment le coureur.
    L'intervention de Bernard Hinault lui-même dans la préface et à l'écriture des textes, renforce encore un peu plus la qualité et l'authenticité de l'ouvrage.

empty