• Peut-on véritablement ranger Spinoza parmi les philosophes matérialistes ? La question n'est pas simple, car Spinoza jamais ne réduit la pensée à la matière, l'esprit au cerveau. Et pourtant, il donne toute sa place au corps pour appréhender à la fois la puissance cognitive du psychisme, mais aussi sa conquête de la liberté. On distinguera trois sens du matérialisme - empirique, ontologique et méthodologique - pour saisir ce qu'il peut bien y avoir de matérialiste chez Spinoza.

  • Cette collection permet un approfondissement du travail philosophique : c'est la raison pour laquelle l'accent à été mis, délibérément, sur les problèmes de méthode. Mais ce souci méthodologique n'est jamais dissociable, pour nous, de l'exigence proprement conceptuelle.

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  • Spinoza, ethique

    Pascal Sévérac

    • Ellipses
    • 1 Décembre 2015
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  • Spinoza est un penseur de l'union : union psychophysique dans l'égalité des puissances du corps et de l'esprit ; union politique et religieuse à travers la force des passions communes. La question à laquelle s'intéresse Pascal Séverac est de savoir à quoi et comment nous devons nous unir pour nous sauver. La pensée spinoziste est alors étudiée à travers le prisme de l'union : en sa dimension ontologique (union en Dieu) ; en sa dimension psychologique à travers le Traité de la Réforme de l'Entendement (union âme corps pour parvenir à une définition de notre individualité) et en sa dimension éthique et politique, dans les rapports à autrui. Cette étude découvre en l'homme, une union toujours déjà effectuée et une union toujours à effectuer et à penser en terme de perfectionnement. En somme toute l'éthique de Spinoza propose de mener une existence en tant que connaissance de l'union de l'esprit avec la nature toute entière, union sage et libre.

    Spécialiste de la philosophie du XVIIe siècle, Pascal Sévérac est agrégé et docteur en philosophie. Il est directeur de programme au Collège International de philosophie (CIPh), dont il est vice-président.

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  • Cet ouvrage tente de cerner la spécificité actuelle de notre « civilisation de l'écrit » à l'ère de la domination de l'image, d'Internet, et des mass médias. Il fait varier les mises en perspectives, anthropologiques, cognitives, historiques et sociologiques sur le statut de ces activités complexes que sont la lecture et l'écriture. À l'encontre de préjugés répandus, il démontre que la concurrence de nouveaux usages contemporains, loin d'aboutir au déclin de l'écriture et de la lecture, conduit plutôt les pratiques vers une évolution et une diversification toujours croissantes.

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  • Pourquoi devenir actif ? Et comment, dans une philosophie de la nécessité absolue, comprendre ce passage de la passivité à l'activité ?

    La thèse centrale de cet ouvrage est la suivante : le devenir actif chez Spinoza ne consiste pas à combler la béance entre une essence idéale et une existence réelle. La passivité ne peut être appréhendée comme scission entre soi et soi, et le devenir actif comme jonction de l'essence et de l'existence. Une telle vision équivaut à réintroduire en l'homme la transcendance, la finalité et la potentialité, que l'éthique spinoziste entreprend pourtant de congédier. Pour saisir la nécessité de devenir actif, il faut commencer par s'interroger sur le paradoxe de la joyeuse passivité : en tant que joie, elle est augmentation de la puissance ; en tant que passivité, elle est négation de cette même puissance. Comment alors comprendre une telle négation de soi, sans recourir à la disjonction entre l'acte et la puissance ?

    Le concept de distraction nous met sur la voie, en tant qu'il désigne une coupure non de soi avec soi, mais de soi avec les autres : cette admiration, entendue comme absorption dans une pensée et une affectivité obsessionnelles, nous oblige à réévaluer le rôle central du corps dans le devenir actif, à jeter les fondations d'une théorie de l'occupation de l'esprit, et à dessiner les contours d'une véritable intelligence de nos affects. Alors nous comprendrons ce que signifie une pratique de la science intuitive, c'est-à-dire un rapport à soi et aux autres comme pures positivités.

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  • Dans cet ouvrage, les principaux philosophes et historiens de la philosophie des États-Unis, spécialistes de Spinoza, présentent leurs interprétations et dialoguent avec leurs homologues français. C'est la première fois qu'une discussion systématique entre ces deux traditions a lieu. Elle fait suite au dialogue engagé entre Italiens et Français dans le volume Spinoza transalpin [Éditions de la Sorbonne, 2014).

    Si la philosophie ignore les nationalismes, elle n'ignore pas les langues. Ainsi se créent dans chaque pays des traditions d'interprétation : elles partagent des références communes, lisent les auteurs selon des problématiques liées à leur histoire et s'expriment dans des styles spécifiques, propres à leur formation et à leurs institutions. Loin de gêner le débat, ces différences rendent au contraire nécessaires les confrontations.

    Cette rencontre révèle que les philosophes américains prennent en compte les analyses de Gueroult, Matheron, Althusser ou Deleuze pour les prolonger, les contester ou les mesurer à leurs propres recherches. Elle témoigne surtout d'une évolution du commentaire. Il fut un temps où la lecture américaine se concentrait sur la logique et la métaphysique, alors que les questions d'éthique et de politique ainsi que les discussions sur la religion semblaient un domaine réservé à la recherche française. Il apparaît maintenant que ces frontières se dissolvent et que durant ces dernières années, les thématiques de la communauté, de la superstition, de l'objectivité du bien et du mal, de la générosité se développent outre-Atlantique dans de nouvelles perspectives.

    Ont collaboré à cet ouvrage :
    Étienne Balibar, Steven Barbone, Laurent Bove, Edwin Curley, Michael Della Rocca, Simon B. Duffy, Daniel Garber, Pascale Gillot, Céline Hervet, Jonathan Israel, Chantal Jaquet, Mogens Lærke, Jacqueline Lagrée, Yitzhak Melamed, Warren Montag, Pierre-François Moreau, Steven Nadler, Knox Peden, Alison Peterman, Charles Ramond, Michael Rosenthal, Pascal Sévérac, Hasana Sharp, Jack Stetter, Ariel Suhamy, Lorenzo Vinciguerra.

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