• Juin 1940. Il faisait beau mais les temps étaient couverts. C'est la débâcle de l'armée française et l'exode pour de nombreux civils. À travers le destin d'un simple bidasse, Rabaté signe, 18 ans après Ibicus, un grand récit sur une période trouble où tous les repères quotidiens ont sauté...

  • Soldat du 11e régiment, Videgrain est à moto, sur les routes... les Allemands ont enfoncé tous les fronts.
    C'est la débâcle.
    Les Stukas bombardent en piqué les populations civiles et militaires qui fuient l'avancée allemande. La route est jonchée de cadavres. Videgrain est chargé de veiller les corps sans vie de ses camarades massacrés par les avions ennemis.
    Mais, alors qu'il peut enfin rejoindre son régiment, il s'aperçoit qu'une balle a percé le réservoir de sa bécane. Commence alors un voyage bien étrange où le burlesque côtoie le drame d'un pays en guerre, une France meurtrie, à l'heure de la défaite éclair de son armée. À l'heure où les hommes devraient moissonner les blés, ils creusent des trous pour y déposer les dépouilles des infortunés, et, sous le soleil de juin, cassent la graine entre deux cercueils qui font office de table de jardin.
    Une partie de campagne bien étrange où les hommes sont devenus croque-morts bien malgré eux, et continuent de croquer la vie, coûte que coûte.

  • Juin 1940. C'est la débâcle de l'armée française et l'exode pour de nombreux civils. À travers le destin d'un simple bidasse, Rabaté signe, 18 ans après Ibicus, un grand récit en deux parties sur une période trouble où tous les repères quotidiens ont sauté...

  • En ces premiers jours de 1917, Siméon Ivanovitch Nevzorov s'ennuie au bureau, s'ennuie au lit, s'ennuie dans l'alcool. Il rêve de richesses et d'aventures sans avoir le courage d'entreprendre quoi que ce soit. Mais Siméon a de la chance : cette vie pleine de rebondissements qu'il n'arrive pas à forger par lui-même, la Révolution va la lui apporter sur un plateau ! Le chaos est une période formidable ! Il sufffit de se baisser pour ramasser les débris de la grande Russie, comme de l'or, de l'argent ou des âmes perdues... A condition, bien sûr, de faire preuve de cynisme et d'opportunisme. Et cela, Siméon Ivanovitch Nevzorov n'en manque pas, lui qui est né sous le signe de la mort, sous le signe du crâne parlant d'Ibicus...
    Une nouvelle histoire signée Pascal Rabaté dont le dernier album, Un ver dans le fruit, a été primé Meilleur album au festival de Sierre 1997 et a obtenu le prix Bloody Mary décerné par les journalistes spécialisés.

  • « Je serai riche un jour, elle me l'a prédit ! » Depuis qu'une tsigane a lu la fortune dans les lignes de sa main, Siméon Ivanovitch Nevzorov est impatient ! Il usurpe le titre d'un aristocrate déchu, ramasse tout ce qui brille au milieu des cendres de la sainte Russie, adopte le mode de vie d'un dandy, et se lance dans le commerce des peaux. Enlevé dans sa chambre d'hôtel, il est retenu « par erreur » dans les locaux de la police, où il revoit le comte Chamborain. Les policiers sont à la recherche d'un ponte anarchiste responsable d'un trafic de diamants. Ils forcent Nevzorov à intégrer le contre-espionnage, véritable « état dans l'état », avec lequel il va devoir collaborer s'il veut sauver sa peau et tirer son épingle du jeu. Nevzorov, parfait délateur et suffisamment couard, les met sur la piste de Chamborain qu'ils vont essayer de coincer...
    Rabaté nous invite à suivre la destinée d'un homme entre actes de lâcheté et vils calculs, partagé entre la quête de la réussite et sa perdition dans l'argent, le sexe, la drogue, l'alcool... La vision qu'a Rabaté de l'être humain est noire et pessimiste, mais ô combien réaliste et fascinante.

  • Le bateau laissé en quarantaine, dans lequel croupit Siméon, finit par accoster sur une petite île au large d'Istambul. En attente de visas, les Russes réorganisent une micro-société sur une île infestée par les cafards.
    Epié par le contre-espionnage, Siméon se déguise en Turc, mais se fait tout de même attraper par Liverovski, la veille d'obtenir son visa ! Le message est clair : soit Siméon assassine Burstein, soit il est balancé aux forces alliées. Mais il rate son coup et se fait rosser par la police du contre-espionnage. Laissé pour mort dans la forêt, sans un sou, on le retrouve mendiant dans les bas quartiers d'Istambul, réduit à faire les poubelles, lui, le comte Nevzorov ! Et voilà qu'il vire maquereau...
    « Tu n'es qu'un cafard, mais tu es sous le signe d'Ibicus, le crâne qui parle... » lui avait dit la tsigane. Et comme par hasard, ce sont les cafards qui vont lui sauver la vie.
    Voici le dernier livre de la fabuleuse série expressioniste de Rabaté. Sa vision de l'être humain est noire et pessimiste, mais ô combien réaliste et fascinante.

  • Je serais riche un jour, elle me l'a prédit ! Depuis qu'une tsigane a lu la fortune dans les lignes de sa main, Siméon Ivanovitch Nevzorov est impatient ! Il usurpe le titre d'un aristocrate déchu, ramasse tout ce qui brille au milieu des cendres de la Sainte Russie, et adopte le mode de vie d'un dandy. Il croit enfin avoir atteint le but ultime quand, croyant faire une bonne affaire, il rachète le domaine d'un comte en exil. Mais le souffle de la Révolution le rattrape et écroule comme un château de cartes son beau palais et ses rêves de richesse ! A son tour Siméon est jeté sur les routes et marche dans la steppe au milieu des champs de bataille ! La fortune promise viendra-t-elle de la guerre ?
    Alph-Art du Meilleur Album de l'année au Festival d'Angoulême 2000.

  • Entre les Deschiens, Céline et la comédie italienne, l'univers de Pascal Rabaté est celui de la méchanceté bête, de la haine primaire et de la mauvaise misère. Ses personnages des faubourgs sont jaloux, cupides et, parfois, criminels. Un ton acide et une plume au vitriol pour un auteur hors du commun.

  • Entre les Deschiens, Céline et la comédie italienne, l'univers de Pascal Rabaté est celui de la méchanceté bête, de la haine primaire et de la mauvaise misère. Ses personnages des faubourgs sont jaloux, cupides et, parfois, criminels. Un ton acide et une plume au vitriol pour un auteur hors du commun.

  • Entre les Deschiens, Céline et la comédie italienne, l'univers de Pascal Rabaté est celui de la méchanceté bête, de la haine primaire et de la mauvaise misère. Ses personnages des faubourgs sont jaloux, cupides et, parfois, criminels. Un ton acide et une plume au vitriol pour un auteur hors du commun.

  • François Morel s'attaque à la philosophie et c'est un vrai délice ! Avec la complicité de Victorine de Oliveira pour les éclairages philosophiques et celle de Pascal Rabaté pour les dessins.

    Deux approches sont proposées : l'une, humoristique et brillante, de François Morel, et l'autre, réflexive et pédagogique, de Victorine de Oliveira.

    François Morel choisit des citations parmi les plus connues et les plus grandes. Il les décrypte avec son humour. Victorine de Oliveira éclaire chacun de ces textes par deux ou trois idées qui permettent d'apprendre quelque chose sur l'auteur, ou un concept de philosophie.
    Le dessinateur Pascal Rabaté illustre superbement les citations corrigées par François Morel, avec humour et décalage.

  • Découvrez le premier album collaboratif de Pascal Rabaté et François Ravard : une « comédie romantique » décapante, à l'humour ravageur !

    Didier, 45 ans, vit avec sa soeur Soazig dans une petite ferme bretonne. Ce grand passionné du tour de France est bien malheureux : il n'a jamais connu le grand amour. Alors qu'il doit acheter une moissonneuse à la vente aux enchères du matériel agricole de Régis, copain de beuverie et fermier en faillite, il revient sans matériel mais avec son copain ! C'est le début d'une histoire entre Régis et Soazig, soufflant un vent de liberté sexuelle dans la ferme. Emportée par son élan, Soazig inscrit son frère sur un site de rencontres, et rapidement, Didier fait une touche : la très entrepenante « Coquinette »...

  • L'espiègle duo de La Marie en plastique est de retour, en verve et en observateurs taquins de leurs congénères sur les bords de mer. Haut le verbe et hautes les couleurs, la France en maillot de bain!

  • Alexandrin de Vanneville, poète des campagnes et des villes, arpentant les chemins et les villes, de terre ou de bitume, par vent et par la pluie, sans me taire et sans amertume, je survis en proposant ma poésie.
    Poète ambulant, Alexandrin survit en faisant commerce des vers qu'il compose ; un aristo sans le sou, mais à la noblesse d'esprit et celle du coeur qui décide d'initier un adolescent en fugue aux arts de la poésie et de la débrouille. Une fantaisie écrite par Pascal Rabaté et dessinée par Kokor pour exprimer le bel ordinaire.

  • L'ex-privé C.W. Sughrue s'occupe désormais d'un bar à plein temps, ce
    qui ne l'empêche pas d'avoir de gros soucis d'argent. Assailli de procès,
    il se met au vert chez son vieil ami Solly, un avocat toxico qui lui trouve
    une mission bizarre : récupérer des poissons tropicaux rares auprès d'un mauvais
    payeur, le chef d'un gang de bikers connu sous le nom de Norman l'Anormal.
    Après une confrontation musclée à coup de mitrailleuse, tout ce petit monde se
    réconcilie et Norman engage Sughrue pour rechercher sa mère. C'est le début
    d'une course effrénée qui le mènera des montagnes du Montana aux déserts du
    Nouveau-Mexique.

  • Petits meurtres dans le Maine-et-Loire...Dans la campagne angevine, près de Cholet, Pierre Martino découvre qu'il est cocu. Armé d'un fusil, il se rend au motel où sa femme et son amant ont l'habitude de se retrouver, bien décidé à les répudier sauvagement. Mais, dans sa précipitation, il se trompe de chambre et tue le mauvais couple ! Après vingt années passées derrière les barreaux, Martino a purgé sa peine mais il a toujours la rage au ventre. Il a eu le temps de la ruminer, sa vengeance... Son ex-femme, aujourd'hui remariée avec son amant, vit dans sa famille, les Verron, des marginaux, dans une espèce de décharge à la sortie du village. Des parasites notoires, voleurs de poules et habitués aux petites combines. Martino pourrait la laisser à cette vie misérable mais ce serait trop charitable. Lucette et son mari doivent payer. Et toute leur famille doit y passer...Pascal Rabaté et Sébastien Gnaedig signent une comédie délicieusement cynique, doublée d'un thriller social, digne d'un film des frères Coen et des frères Dardenne ! Comme à son habitude, Rabaté prend un malin plaisir à dresser une galerie de personnages truculents, caustiques et dramatiquement « vrais ».

  • Le café Chez Paul est le point de ralliement du village. On y vient boire un verre, faire son loto, parler de tout et de rien, téléphoner... et tuer le temps. La vie s'écoule ainsi, dans un train-train que rien ne semble perturber. Les plats du jour non servis finiront congelés, les carreaux devraient être faits depuis longtemps, et tous les quinze jours, la patronne va refaire sa permanente. Jusqu'au jour où un incendie se déclare chez Dédé...

    Un temps de Toussaint a paru dans une version noir & blanc chez Frémok en 1999, version épuisée depuis de nombreuses années. Pascal Rabaté a repris les pages et c'est une version en couleur que Futuropolis a proposé, en novembre 2014, dans une édition hors commerce, épuisée elle aussi !

  • La voix est un corps sonore qui voyage dans le temps et dans l'espace. Les « transports » de la voix ne sont pas seulement des élans spirituels, émotifs ou pulsionnels, ils sont aussi des combinés téléphoniques, des écrans télévisuels, des haut-parleurs, des radios : les « milieux » de la voix se diversifient et se multiplient avec les médias et les formes de télécommunication, mais si la technologie hante nos imaginaires contemporains, elle reste en prise tant avec la question du sujet et du corps qu'avec celle du collectif ou de la machine elle-même et de ses résistances. Entre la voix de l'âme, du coeur, du peuple (des régions, des femmes, des hommes, des jeunes, des minorités), la voix-radio ou la voix-cinéma, le spectre va s'élargissant. Dans cet entrecroisement des voix, on peut constater un mouvement d'atomisation à tous les niveaux. La voix du sujet se dissémine, la voix collective se localise, la voix médiatique se diversifie. Sans doute est-ce là le point de départ de ces imaginaires de la voix. Il s'agit ici de faire travailler des transports et des transferts imaginaires qui relèvent précisément des métamorphoses de la voix moderne et contemporaine en littérature ainsi qu'en théâtre et en cinéma.

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