• Très peu de personnes, même parmi les spécialistes, savent que Jean-Sébastien Bach avait un enfant handicapé mental. Encore moins connaissent le parcours de vie de ce fils prénommé Gottfried Heinrich.

    C'est le Docteur Albert Schweitzer, fondateur du célèbre hôpital de Lambaréné au Gabon, également philosophe, théologien, musicien, qui fut l'un des premiers à évoquer ce garçon étonnant. Dans une biographie consacrée à Bach, parue en 1905 en version française, il le définit comme « musicien génial à l'intelligence arrêtée ».

    Le 28 juillet 1909, Albert Schweitzer donna en l'église Saint-Thomas de Strasbourg le premier concert en souvenir de la mort de Bach.

    Par compassion pour toutes les familles qui ont un enfant handicapé, il décida d'affecter l'intégralité du produit de la manifestation au Sonnenhof, établissement d'accueil pour personnes présentant une déficience intellectuelle.

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  • Dans les pages proposées Othn Printz a retracé cinq rencontres de Gauguin, fort différentes les unes des autres, mais toutes centrées sur diverses lectures possibles des Saintes Ecritures. Gauguin a écouté ses interlocuteurs puis, tel un « alchimiste », a transmué « en or » les messages reçus. L'esprit de la Réforme protestante lui a, sans aucun doute et pour une part non négligeable, fourni la nécessaire liberté pour accomplir son oeuvre.

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  • À plusieurs reprises, Paul Gauguin a «affirmé hautement (son) esprit religieux» et son «attachement aux textes de l'Évangile, les répétant sans cesse, s'efforçant de les comprendre, dans l'espoir d'un monde meilleur.» Bien que l'artiste ait pris ses distances avec le catholicisme de sa jeunesse, quelques études remarquables ont montré combien la formation religieuse reçue au petit séminaire, près de Rouen, a influencé son oeuvre.
    Par contre, dans l'immense littérature consacrée à Gauguin, nous n'avons trouvé aucune étude synthétique portant sur l'environnement protestant qu'a connu le grand peintre. Pourtant, depuis son mariage dans une église luthérienne de Paris, Gauguin a toujours entretenu des liens étroits avec des hommes et des femmes issus du protestantisme.
    Dans les pages qui suivent, nous avons examiné l'influence que ces rencontres ont pu avoir sur son oeuvre picturale et littéraire. Ainsi, nous pensons avoir identifié la «Bible protestante» dont Gauguin a été, sa vie durant, un lecteur assidu. Aux décours de nos recherches, il nous est également apparu que dans sa quête de «l'éternel féminin», qui tient une si grande place dans sa vie et dans son oeuvre, l'artiste a quasiment toujours, au-delà des rencontres éphémères, porté son choix sur des compagnes protestantes.
    Enfin, durant les dernières années de sa vie, aux îles Marquises, il a été très proche de la petite communauté protestante d'Atuona, avec Paul Vernier, le pasteur, qui, en l'absence de médecin, l'a soigné jusqu'à sa mort, et surtout avec Tioka, le diacre de la paroisse, avec lequel Gauguin a échangé, dans la tradition insulaire, son nom et son sang.

  • Gustave Théodore Stricker 1807-1875 : Pasteur, poète, journaliste, un pionnier de l'action en faveur des personnes handicapées et défavorisées.

    En cette année 2003, " Année européenne des personnes handicapées ", il est juste d'évoquer le souvenir des femmes et des hommes qui ont accompli un travail de pionnier dans ce domaine. Gustave Théodore Stricker (1807-1875) en fait partie. Il a été le concepteur du premier établissement d'accueil pour personnes atteintes de déficience mentale en Alsace.
    Cette institution, devenue la Fondation Protestante Sonnenhof, reçoit aujourd'hui, dans de multiples structures et différents lieux d'accueil, plus de 600 personnes atteintes d'un handicap mental avec ou sans troubles associés Si Stricker a vu dans son engagement envers ceux qu'il a appelé " les petits parmi les petits " la quintessence de son oeuvre, il fut actif dans bien d'autres domaines : le travail pastoral, l'oecuménisme luthéro-réformé, le journalisme, l'action sociale en faveur des orphelins et des enfants délaissés. Par ailleurs en toute circonstance, il fut aussi un poète fécond La présente biographie se propose de rappeler les diverses facettes de cette riche personnalité, aujourd'hui oubliée, et qui évoque, à bien des égards, deux pasteurs alsaciens illustres : Jean-Frédéric Oberlin (1740-1826) dont Stricker s'est inspiré et Albert Schweitzer (1875-1965) qui a connu l'oeuvre du pasteur de Hunspach et soutenu l'établissement pour personnes handicapées que celui-ci a conçu.

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  • Si Gauguin est célèbre comme peintre et sculpteur, l'écrivain qu'il a été est beaucoup moins connu.
    Tout au long de sa carrière d'artiste, il a pourtant manié, souvent avec bonheur, la plume parallèlement au pinceau. Le présent ouvrage n'a pas l'ambition de faire un inventaire des écrits laissés par Gauguin, même si les citations rapportées sont nombreuses. Par contre, nous avons voulu montrer l'intérêt à rapprocher, au plus près, certains tableaux avec les textes qui, directement ou indirectement, y font référence.
    Il apparaît alors que Gauguin n'est pas peintre et écrivain mais véritablement peintre-écrivain. La méthode d'une double lecture, picturale et littéraire, conjuguée avec le contexte temporel et géographique dans lequel l'artiste vit, permet, quelquefois, de dégager une clé susceptible d'avancer dans la compréhension d'une oeuvre. Ainsi, la symbolique du paradis perdu est l'un des fils conducteurs majeurs qui caractérise les recherches tant littéraires que plastiques de Gauguin.
    Retrouver ce paradis, parmi les " sauvages ", est devenu le but de son existence. Nous avons longuement évoqué cette question. Mais une autre clé de lecture nous est apparue. A travers l'étude de deux tableaux, Vaïraumati tei oa, Vaïraumati est son nom, en introduction et les Contes barbares en conclusion, nous avons montré que la question androgyne, souvent évoquée dans ses écrits, et qui a hanté Gauguin sa vie durant, constitue également une clé d'entrée dans son univers.
    Le corps de l'ouvrage est consacré aux quatre oeuvres conservées au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg. Chacune d'entre elles recèle quelques énigmes que nous avons essayé de pointer et, selon la méthode du rapprochement entre production artistique et production littéraire, tenté de comprendre. Par ailleurs, il nous est apparu que beaucoup d'Alsaciens - et nous en étions - ignorent que Strasbourg abrite des productions du grand artiste.
    Aussi, l'un des buts de ce livre est d'inciter le lecteur à découvrir " nos " Gauguin et, chemin faisant, d'autres merveilles de ce Musée phare de la capitale de l'Europe.

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  • Avant schweitzer

    Othon Printz

    Lorsque le docteur Schweitzer et son épouse nt, en 1913, à Lambaréné, la région n'est plus à fait un désert sur le plan sanitaire. Quelques ionnaires, formés en médecine, avaient ouvert oie. Parmi eux émergent trois fi gures, designees r Albert Schweitzer lui-même, comme ses édécesseurs.
    Robert NASSAU (1835-1921), Pasteur t médecin américain, explorateur de la region Congo, a fondé, entre autres, la station Grand ethnologue, il fut aussi, durant sa longue vie, un écrivain fécond.
    Valentine LANTZ, née Ehrhardt (1873-1906), d'origine alsacienne, est une personnalité particulièrement attachante. Surmontant la perte de son enfant et de son mari, lors d'un premier séjour au Congo, elle se forme comme infi rmière et sage-femme, puis retourne sur le lieu de ses deuils, avant de succomber elle-même à l'âge de 33 ans.
    Maurice ROBERT (1876-1913), un missionnaire suisse, a interrompu ses études de médecine pour remplacer le mari de Valentine Lantz. Créateur de la première infi rmerie de Lambaréné, il a aussi développé, et pratiqué, une nouvelle conception de la mission en terre d'Afrique. Totalement épuisé, il est mort à l'âge de 37 ans. Le présent ouvrage se propose de rappeler l'engagement de ces trois éminentes personnalités et de montrer que leurs actions constituent un élément de la préhistoire du célèbre hôpital du docteur Schweitzer. Le docteur Othon Printz, né en 1936, a étudié simultanément la théologie protestante et la médecine, avec une spécialisation en psychiatrie. Il a été, durant 30 ans, médecin, puis directeur général de la Fondation Protestante Sonnenhof, institution d'accueil pour personnes présentant un handicap mental, située à Bischwiller, dans le nord de l'Alsace. Parallèlement il a rempli plusieurs mandats, en France, en Europe et Outre-mer, en particulier ceux de responsable de l'association des aumôniers d'hôpitaux, de secrétaire général de la Fédération Internationale de Mission Intérieure et de président de la Fondation Internationale de l'Hôpital Schweitzer de Lambaréné. Aujourd'hui retraité, Othon Printz, reste engagé dans le monde associatif. Il s'intéresse particulièrement à la "préhistoire" des institutions dans lesquelles il a servi. Ainsi, en 2003 il a publié une biographie du pasteur Stricker, le concepteur de la Fondation Sonnenhof.

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