Littérature traduite

  • Olivier Sacks décrit dans ce livre les affections les plus bizarres, celles qui atteignent un homme dans son corps, comme dans sa personnalité la plus intime et dans l'image qu'il a de lui-même. Il nous fait ainsi pénétrer dans un royaume peuplé de créatures étranges : un marin qui ayant perdu la notion du temps, vit prisonnier d'un instant perpétuel, un homme qui se croit un chien renifle l'odeur du monde, un musicien qui prend pour un chapeau la tête de sa femme, et bien d'autres encore.
    L'auteur pose aussi les jalons d'une médecine nouvelle, plus complète, traitant le corps mais ne refusant pas de guérir aussi l'esprit, et même l'âme.

  • Le syndrome de Gilles de la Tourette est-il héréditaire ? Qu'est-ce que la clupéophilie ? Comment appréhender les expériences de mort imminente ? Autant de questions abordées par Oliver Sacks dans Chaque chose à sa place. Qu'il parle de natation, des musées londoniens, de ses dissections de seiches, qu'il décrive des cas neurologiques ou aborde des sujets aussi variés que la vie ex¬tra-terrestre, les fougères et autres plantes de Park Avenue, c'est toujours avec le même précieux mélange d'érudition, de sensibilité et d'humour qu'il dépeint, explique ou théorise. Le lecteur découvrira l'homme derrière l'écrivain neurologue, un formidable pédagogue capable de nous passionner en toute chose.

  • La musique peut nous émouvoir, nous inciter à danser, ou nous rendre tristes et nostalgiques. Quand on est un neurologue aussi compétent qu'Oliver Sacks, et surtout mélomane de longue date, comment peut-on comprendre et décrire ce pouvoir ?
    Plus d'aires cérébrales sont affectées au traitement de la musique qu'à celui du langage : l'homme est donc véritablement une espèce musicale. Et c'est en déployant une galerie de portraits - du chirurgien devenu pianiste après avoir été frappé par la foudre au frère manchot de Wittgenstein, en passant par les handicapés mentaux mélomanes - que l'auteur questionne les rapports du cerveau et de la musique.
    Notre dimension musicale est ici décrite dans son étendue et sa profondeur, d'un point de vue scientifique, philosophique, et spirituel.

  • Vous est-il déjà arrivé de voir quelque chose qui n'était pas vraiment là ? De vous entendre appeler par votre nom dans une maison vide ? D'avoir l'impression que quelqu'un vous suivait puis de vous retourner sur une rue déserte ?

    Une simple fièvre ou la migraine peuvent faire percevoir des lumières colorées ou des visages effrayants. La malvoyance ou la cécité peuvent paradoxalement précipiter dans un monde visuel hallucinatoire. Les sujets endeuillés reçoivent parfois la « visite » réconfortante de l'être cher qui les a quittés.

    Les hallucinations reflètent-elles la structure de nos cerveaux ? En quoi ont-elles influé sur le folklore et l'art ? La capacité d'halluciner constitue-t-elle une facette essentielle de la condition humaine ?
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  • « Sacks ira loin s'il cesse d'aller trop loin » : ces mots prophétiques prononcés par un professeur donnent le ton de cette autobiographie.

    Voici l'histoire d'un homme exceptionnel, qui a exploré de multiples domaines avec la même énergie. Au sortir d'une jeunesse obsédée par les motos et la vitesse, il découvre dans un hôpital new-yorkais des patients emprisonnés dans une profonde léthargie dont il va tenter de les faire sortir, expérience bouleversante qu'il racontera dans son livre L'Éveil. Sa voie est alors tracée : tout en explorant les troubles neurologiques les plus étranges et en les décrivant comme des mondes particuliers, il s'appliquera à montrer que chacune de ces manières « anormales » de se comporter, de parler ou de se situer dans l'espace et le temps est profondément humaine... trait qui éclaire notre propre « normalité » sous un jour inattendu.

  • À travers une série de petites nouvelles neurologiques, Oliver Sacks explore le monde de la vision. On y découvre le récit de cas étonnants : la musicienne qui ne sait plus déchiffrer la musique (et bientôt ne reconnaît plus les objets) ; le romancier qui ne peut plus lire (mais étrangement arrive toujours à écrire) ; sa propre difficulté, à lui, Sacks, de reconnaître les visages après la perte de la vision de l'oeil droit suite à un cancer oculaire, etc.
    Cet ouvrage témoigne de la complexité de la vision et du cerveau tout autant que de la force de la capacité humaine d'adaptation. Il nous montre comment, à partir de la perception, le cerveau organise une vision cohérente et intelligible, comment cette construction peut être perturbée, et comment pourtant, même alors, on peut continuer à vivre, voire explorer des mondes nouveaux.

  • Deux semaines avant de mourir, Oliver Sacks a décrit le contenu de l'ouvrage qu'il prévoyait de publier, Le Fleuve de la conscience. Ses indications ont été scrupuleusement suivies.

    Sacks montre dans ce livre qu'il n'est pas seulement un neurologue exceptionnel. Son interrogation s'étend ici à presque tous les domaines du vivant, qui le passionnent et l'intriguent. Mais, fidèle à sa manière personnelle, il les aborde par ce qu'ils ont de surprenant ou d'inattendu. Comment une plante « apprend »-elle ? Les souvenirs que nous tenons pour vrais le sont-ils forcément ? La conscience est-elle un flux continu ou une succession d'instantanés ? La science elle-même se montre sous un jour nouveau : Darwin s'avère être un botaniste original, Freud un neurologue novateur. Pourquoi tant de découvertes, que l'on qualifiera de prématurées, ont-elles été négligées ? Que se serait-il passé si on les avait acceptées en leur temps ? On s'aperçoit que le rôle du hasard est essentiel, et que la science, dans son développement, est contingente... comme la vie elle-même.

    Oliver Sacks a créé une nouvelle façon d'exposer et d'expliquer et d'interroger les découvertes scientifiques. On trouvera ici ce mixte de développement théoriques - toujours clairs -, de récits étonnants, et d'éléments biographiques qui fait le charme de son oeuvre, où s'allient avec éclat la rigueur, la curiosité d'esprit, et le goût de l'exploration.

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  • La difficulté pour les sourds d'entrer dans le langage les a longtemps fait considérer comme intellectuellement inférieurs, jusqu'au jour où l'abbé de l'Épée, au XVIIIe siècle, les écouta, c'est-à-dire observa la langue des signes qu'ils pratiquaient déjà entre eux, et, à partir d'elle, mit au point un système de communication gestuel.

    Mais ce livre est plus qu'une histoire. Il montre également ce que la surdité peut nous apprendre à tous, sur notre condition d'êtres parlants. Ce que les sourds donnent à voir, à qui les écoute, c'est bel et bien une autre façon, aussi riche que celle des entendants, de pratiquer le langage : une autre manière d'être humain.

    Oliver Sacks :
    Professeur de neurologie à la New York University School of Medicine, il pratique la médecine. Il est l'auteur de nombreux livres, notamment L'Odeur du si bémol (2014), L'oeil de l'esprit (2012), Musicophilia (2009), L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau (1988) et L'Éveil (1987), qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique nommée aux Oscars.

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  • Oliver sacks décrit dans ce livre les affections les plus bizarres, celles qui atteignent un homme non seulement dans son corps, mais dans sa personnalité la plus intime et dans l'image qu'il a de lui-même.
    Il nous fait pénétrer dans un royaume fantastique, peuplé de créatures étranges : un marin qui, ayant perdu le sens de la continuité du temps, vit prisonnier d'un instant perpétuel ; une vieille dame qui caricature dans la rue les expressions des passants, jusqu'à les rendre grotesques et terribles ; un homme qui se prend pour un chien et renifle l'odeur du monde ; deux jumeaux arriérés mentaux, capables de calculs numériques prodigieux, qui vivent dans des paysages de chiffres ; ce musicien qui, ayant perdu la capacité de reconnaître les objets, prend pur un chapeau la tête de sa femme, et bien d'autres...
    Tentatives aussi pour poser les jalons d'une médecine nouvelle, plus complète, qui, traitant le corps, ne refuserait pas de s'occuper de l'esprit, et même de l'âme...

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