• La première alliance

    Nicole Avril

    Sonia Salzères est de retour. Son père, le grand soyeux lyonnais, revit soudain. Elle a découvert le monde, connu le plaisir de quelques étreintes... qu'importe tout cela ? Leur alliance aussitôt se ressoude, intacte, sans faille.
    Seuls survivants d'une dynastie ravagée par la guerre et les haines, le père et la fille n'ont cessé de vivre une passion réciproque, jalouse et inaccomplie. Autour de ce couple ambigu, d'autres êtres tentent d'exister, de participer à leur entente ou de briser l'amour des origines. N'est-ce pas en vain ?
    Les cernant tous, Lyon, belle et ombrageuse, la cité des passions tues, exacerbées.

    Qu'est donc cette première alliance qui unit le père et sa fille ? Une fatalité tragique et innocente qui écrase les uns et fait courir les autres à leur propre perte ? Une prison ? Ou bien un bonheur fou ?

    Photo : G.Popovic

  • L'Empire austro-hongrois, Vienne, l'empereur François-Joseph, Louis roi de Bavière, Rodolphe le prince héritier, Henri Heine, Liszt, Elisabeth reine de Hongrie, la fameuse Sissi : nous avons là quelques-uns des acteurs de l'une des plus grandes mythologies du monde. Aujourd'hui encore plus qu'hier. Mythologie des temps modernes puisqu'elle s'incarne dans l'Histoire à partir de 1830 environ, qu'elle va connaître ses sommets et ses gouffres avec la déroute des Autrichiens à Sadowa en 1866 et l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand en 1914 à Sarajevo ! Avec ce nom, le droit de dire, ici, que la mythologie en question n'est pas seulement celle des temps modernes, mais celle aussi des contemporains. C'est cette histoire-mythologie que Nicole Avril nous raconte à travers l'histoire d'une femme, Elisabeth impératrice d'Autriche, l'extraordinaire "Sissi". Elisabeth dans sa grandeur et ses faiblesses, sa passion pour la Hongrie, son aversion pour la vie de cour, ses amitiés, ses amours, ses voyages. Elle sera assassinée à Genève en 1898.

  • Moi, dora maar

    Nicole Avril

    • Pocket
    • 20 Février 2003
  • « Comment ne pas être bouleversé par l'inépuisable diversité des visages, par leur troublante fragilité ? Rien ne peut émousser cette émotion, ni la profusion des images sur papier glacé, ni leur déballage criard sur nos murs et nos écrans. Paradoxe, c'est ce que les autres voient de moi, mon visage, que je ne verrai jamais. Ce qui est livré à tout venant constitue à mes propres yeux la part la plus invisible de moi-même. » (N.A.) Le visage est le personnage principal de ce livre. Jamais une époque n'a été plus que la nôtre obsédée par les images, et jamais livre n'avait entrepris ce voyage. Du Scribe accroupi à Picasso, des portraits du Fayoum à celui de Romy Schneider, de la Sainte Face à nos idoles sur petit écran, en passant par les autoportraits de Dürer, Rembrandt ou Bacon, tant de visages jalonnent notre histoire, et ceux des êtres aimés figurent en bonne place. Il s'agit ici d'un récit intime et sensuel que chacun pourrait faire en feuilletant son album d'images ou de souvenirs. Narcisse ne serait-il pas guéri s'il parvenait à découvrir dans l'onde l'image de l'autre ?

  • « Comment ne pas être bouleversé par l'inépuisable diversité des visages, par leur troublante fragilité ? Rien ne peut émousser cette émotion, ni la profusion des images sur papier glacé, ni leur déballage criard sur nos murs et nos écrans. Paradoxe, c'est ce que les autres voient de moi, mon visage, que je ne verrai jamais. Ce qui est livré à tout venant constitue à mes propres yeux la part la plus invisible de moi-même. » (N.A.) Le visage est le personnage principal de ce livre. Jamais une époque n'a été plus que la nôtre obsédée par les images, et jamais livre n'avait entrepris ce voyage. Du Scribe accroupi à Picasso, des portraits du Fayoum à celui de Romy Schneider, de la Sainte Face à nos idoles sur petit écran, en passant par les autoportraits de Dürer, Rembrandt ou Bacon, tant de visages jalonnent notre histoire, et ceux des êtres aimés figurent en bonne place. Il s'agit ici d'un récit intime et sensuel que chacun pourrait faire en feuilletant son album d'images ou de souvenirs. Narcisse ne serait-il pas guéri s'il parvenait à découvrir dans l'onde l'image de l'autre ?

  • Brune

    Nicole Avril

    • Plon
    • 5 Janvier 2012

    Je l'imagine.
    Brune comme une héroïne romantique. Ardente et intense. Flora Tristan. Sa rencontre a marqué ma vie. Son histoire dans l'Histoire est un roman. Née à Paris en 1803, de mère française et de père péruvien, elle s'embarque - seule femme à bord, quatre mois en mer et le cap Horn en prime - pour faire valoir ses droits auprès de sa riche famille paternelle qui l'a abandonnée. Au Pérou, elle découvre la passion, la violence et l'esclavage.
    Autodidacte, elle écrit à son retour Pérégrinations d'une paria. Jaloux de son succès, son mari lui tire une balle dans le dos, qui restera fichée à deux doigts de son coeur. Prophète et amoureuse, cette aventurière de l'absolu a inventé son destin. Flora Tristan est la première femme à lire dans la révolution industrielle anglaise l'avenir de la France. La première à établir un lien entre socialisme et féminisme.
    La première à entreprendre un épuisant tour de France pour unir la classe ouvrière et libérer les femmes. Elle n'est pas notre contemporaine. Flora Tristan nous devance.

  • Une plage de Nieul-Sur-Mer, près de La Rochelle. Une maison à Rambouillet. Un quartier pauvre de Lyon. Autour de ces lieux de mémoire, Nicole Avril se raconte pour la première fois. Elle découvre les parfums d'algue et d'iode, le goût du sel, et l'appel de l'horizon. Elle explore les jardins de son père, dignes des « jardins d'Allah », qui mélangent les fleurs, le maïs, les fruits juteux et tendres. La douleur surgit dès la cinquième année, quand la petite fille est soignée pour un « joubi » (joue-bis) qui lui déforme le visage. Elle connaît l'hôpital, l'odeur de l'éther, le froid et la peur. La douleur se manifeste aussi plus tard, lors de l'adolescence, à Lyon, avec le premier amour.
    Chaque vie est unique, et, en même temps, ressemble à n'importe quelle vie. Le récit de Nicole Avril ne dit pas autre chose. Il évoque en quelques touches une France d'après-guerre presque oubliée, et, avec des mots justes, la figure d'un père régnant sur des jardins qui ne flétriront jamais.

  • Voyage en avril

    Nicole Avril

    • Plon
    • 4 Février 2010

    J'avais besoin de parler de toi, mon père, et j'ai commencé à parler d'elle, de ta mort. En avais-je le droit ? Je n'écris pas contre l'oubli, aussi longtemps que mon cerveau vivra dans un semblant d'ordre, je me souviendrai. Je n'écris pas pour transmettre une expérience originale, c'est au contraire sa banalité qui la rend à mes yeux extraordinaire. Je n'écris pas dans l'espoir de te retrouver. J'écris pour te trouver. Et peut-être pour me trouver. Je t'ai aimé, je t'ai aimé plus fort et même plus passionnément que je ne l'ai cru, cependant je ne t'ai jamais connu. Tu m'as toujours paru impénétrable. Sans doute chaque père donne-t-il à chaque enfant, à chaque fille, à chaque fille unique, le sentiment d'être une énigme ? Nicole Avril.

  • Sur commande
  • Ce roman raconte l'histoire singulière d'une jeune femme qui, pendant quelques jours, et dans le huis clos d'un hôtel de l'île de Ré, s'entretient avec un homme intrigant. En effet, cet homme - il s'appelle Théo - a choisi de lui faire d'étranges confidences sur sa vie, et sur lui-même, et sur une particularité de son destin qui pourrait ainsi se résumer : Théo, qui a l'air d'avoir une quarantaine d'années, serait, en fait, né à l'aube de ce siècle. A travers le récit de Théo - il parle à la narratrice, chaque nuit - c'est donc toute l'histoire du siècle qui s'expose. Depuis la guerre de 14 jusqu'à nos jours. Des espérances à l'horreur. C'est aussi, inextricablement mêlée, l'histoire d'amour de Théo et des femmes qui ont croisé son destin bizarre. Mensonge ou vraie confession d'un homme qui ne vieillit pas, ce roman où Théo tient le rôle d'une Shéhérazade moderne, tente de restituer au lecteur une matière ample et complexe : la matière même d'une époque où l'on peut mourir d'amnésie, mais aussi d'excès de mémoire...

  • Dernière mise en scène

    Nicole Avril

    • Plon
    • 6 Janvier 2005

    " Je signe mes livres Kate Alison.
    J'ai porté d'autres noms. J'ai même affiché une autre apparence. Il y a vingt ans, un accident de voiture a tué l'homme que j'aimais. Nous formions un de ces couples mythiques: le metteur en scène et la comédienne. L'accident a détruit en partie mon visage et mes souvenirs. Sans doute me suis-je réfugiée dans l'amnésie pour fuir la vérité. Le glacis de la mémoire autorise parfois ce genre de seconde vie.
    Je suis de retour en France car c'est sur moi-même que doit porter aujourd'hui mon enquête. Je est une autre... " La passion qui se met en scène est tranchante et rouge comme une mise à mort. Il y a de la volupté jusque dans le désir de comprendre, et Nicole Avril approfondit ici des thèmes qui lui sont chers, l'identité - ses visages et ses variations - et la mémoire.

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