• Un jeune pickpocket moscovite, las de dérober des porte- feuilles, décide un jour de voler la tête de Lénine conservée dans le mausolée de la place Rouge. Il réussit - ce qui ne surprendra personne. En revanche, ce qui est étonnant, ce sont les rebondissements qui s'ensuivent, encore plus sub- versifs. Chez Nicolas Bokov, les statues sont renversées, les masques des puissants arrachés, et les institutions vacillent.
    Publié clandestinement à Moscou en 1970, La Tête de Lénine connaît un immense succès. Il paraît pour la première fois en France en 1975 sous la forme d'un livret intégré à un numéro de La Quinzaine littéraire, dirigée alors par Maurice Nadeau.
    Aujourd'hui, ce texte est considéré comme l'un de ceux qui ont grandement contribué à la déstabilisation de l'Union soviétique.

  • Singulier destin que celui de Nicolas Bokov.
    Écrivain doué dont La Tête de Lénine a contribué par sa mordante satire à l'écroulement du château de cartes soviétique, il se retrouve en 1988 SDF dans les rues de Paris. S'il n'a pas de domicile, l'auteur a cependant un atout de taille: sa profonde foi chrétienne qui lui permet de trouver dans l'inhumanité du quotidien des instants fugitifs de bonheur et d'espoir. Le livre que vous tenez entre vos mains témoigne du courage et de la sensibilité hors du commun de Nicolas Bokov, homme de lettres avant tout et malgré tout.

  • Un enfant dans la campagne russe, en proie à une étrange terreur...
    Un jeune homme interné dans un hôpital de Sibérie, rêvant d'amour et de liberté... Un père reconnaissant dans l'infirmité de sa fille le pendant de ses propres souffrances morales... Un SDF sauvé par une voix intérieure... Un pèlerin attendant à Athènes que son billet pour la Terre sainte lui soit accordé de manière divine, c'est-à-dire inattendue... Revenant sur divers épisodes de sa vie, une vie riche d'expériences - dont celle de la rue -, de révoltes, de rencontres et de coïncidences, l'auteur constate qu'il n'y a pas de réponse claire aux grandes questions de la destinée humaine.
    " Mais, dit-il, il existe une zone de réponse: il faut entrer à l'intérieur et attendre. La réponse se formera d'elle-même dans l'âme, et ne s'exprimera pas toujours par des mots. Parfois, elle restera tout à fait informulée, ce qui ne lui enlèvera nullement son efficacité. " On retrouve dans ces huit récits, le sens aigu du détail, l'humour et tout ce qui fait l'originalité du style de Nicolas Bokov.
    De la part de l'homme et du philosophe, c'est peut-être aussi une ouverture vers un chemin de sérénité.

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  • Opération betterave

    Nicolas Bokov

    Gaston Mba, un informaticien africain, tombe amoureux de la pianiste japonaise Tamiko. Avec son ordinateur dénommé Jerry, une " super-machine " autonome et intelligente, il peut entrer dans les systèmes les plus inaccessibles. Gaston doit déjouer les plans d'un réseau de hackers basé à Moscou : liés à l'ex-KGB, les hackers s'infiltrent dans le système informatique du Conseil de l'Europe pour voler les données concernant la culture de la betterave à sucre. La betterave, voilà l'énergie du futur : les Russes craignent que l'Europe commence à fabriquer de l'essence et du gaz à partir des produits de la terre. Gaston déjoue le plan des hackers et détruit les ordinateurs moscovites impliqués dans l'affaire. Plusieurs espions russes se lancent alors à ses trousses et parviennent à l'empoisonner au Polonium-210.
    Gaston est à l'article de la mort ; Tamiko désespérée s'envole pour le Japon pour mettre fin à ses jours. Sur une montagne sacrée, elle se rend compte qu'elle attend un enfant et renonce à se tuer. Elle apprend alors que Gaston est sauvé.

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  • Le narrateur de Déjeuner au bord de la Baltique voyage sur les lieux de son passé.
    Ses souvenirs d'enfance l'assaillent et se télescopent avec la mémoire des événements d'il y a vingt ans: un dissident de l'époque partage ses derniers moments avant l'exil avec la femme qu'il aime.
    Le destin des opposants dans l'Union soviétique des années 70 s'inscrit dans la mélancolie des plages brumeuses et dans la tristesse du souvenir. La neige enveloppe le fugitif dans son cocon et le protège contre les limiers du KGB ; le gel dessine sur les vitres des paysages dans lesquels les enfants s'amusent à gratter des lucarnes...
    Les sensations qui envahissent le narrateur sont distillées par petites touches délicates imprégnant le texte d'une atmosphère surannée et pourtant gravée à tout jamais dans la mémoire.
    Déjeuner au bord de la Baltique nous off re un beau morceau de prose, poétique et étrange, où les réminiscences personnelles suggèrent plus qu'elles n'évoquent, évitent toujours l'écueil du sentimentalisme ou de l'emphase, et se donnent à lire avec modestie et retenue.

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  • La conversion

    Nicolas Bokov

    En 1991, l'auteur entreprend de retourner à Marburg où neuf ans plus tôt il a découvert la foi chrétienne.
    Le voyage, effectué en grande partie à pied, sans bagages ni ressources, est l'occasion d'une réflexion sur cet événement. Au fil du récit, c'est avec une grande sensibilité, pétrie de culture et non dénuée d'humour, qu'il peint les lieux traversés et relate les rencontres, les contacts humains. Arrivé à Marburg qu'il retrouve avec émotion, le voyage se poursuit mais dans le temps et en lui-même. En 1982, son univers avait basculé: la femme qui partageait sa vie était sur le point de le quitter pour de nouvelles expériences qu'il jugeait dangereuses.
    L'état de sa fille handicapée le préoccupait. C'est alors qu'a eu lieu l'" événement ", la révélation qui va changer sa vie, sa façon d'aborder les contradictions de l'âme humaine face aux autres, face à la souffrance, à l'amour, à Dieu. Avec des mots simples mais précis, il décrit ce moment intense, cette expérience forte et douloureuse qui conduira à sa conversion. Et à partir de là, si les difficultés demeurent elles prennent un autre sens.
    Elles portent en elles un message d'espoir. Dans le style attachant qui lui est propre, c'est au coeur d'une aventure très personnelle que Nicolas Bokov entraîne le lecteur.

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  • A l'automne de leur vie, deux amis, l'un peintre, l'autre écrivain, devisent à bâtons rompus.
    Ils se sont connus à Vienne, première station de leur exil, en 1975, se sont perdus de vue et se retrouvent trente ans après à Paris. Cette causerie agréable est pour eux l'occasion de revenir sur leur parcours et sur l'histoire troublée de leur patrie russe. Ils évoquent les mutilations laissées par le communisme. Ils traquent les traces de la culture russe. De l'idée d'une société de justice qu'aurait pu développer la Russie, il reste bien peu de chose.
    La chute du mur de Berlin, loin d'améliorer la situation n'a fait qu'en accélérer l'évolution. Dans le monde entier, le progrès à tout prix lamine tout sur son passage. Rien ou presque ne résiste à l'appât du gain, aux enrichissements sauvages, surtout pas la culture. C'est à un véritable feu d'artifice que nous convient Nicolas Bokov et Victor Koulbak, tant leurs références culturelles sont vastes, leurs connaissances étendues, de l'Italie au japon, des Etats-Unis à la France, de l'éthologie à la littérature, à la musique ou à l'histoire de l'art.
    Humour est toujours présent et donne un ton de connivence agréable aux entretiens. C'est à une résistance pacifique que veulent nous inciter le peintre et l'écrivain. Il est important de savoir marquer une pause pour savourer l'instant fugitif. Qu'un tableau exceptionnel ou l'éclat d'une femme nous émeuve, c'est un peu de notre âme qui rencontre un sursis d'humanité. Cela peut être aussi le germe d'une oeuvre future, tableau ou roman.
    Mais cette immortelle fleur du beau est d'une fragilité extrême, exposée qu'elle est sans cesse à la standardisation prônée par la machinerie commerciale. Il faut veiller sur elle avec soin. Ce livre est une ode à la contemplation, à l'importance de la flânerie et du regard.

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