• Découvrez Les doubles jeux de l'artiste - identité, fiction et représentation de soi dans les pratiques contemporaines, le livre de Natacha Pugnet. Les performeurs et les artistes visuels, mais aussi les auteurs de cinéma et de théâtre, s'adonnent volontiers au jeu, plus précisément à des jeux avec le "je" qui conduisent à des questionnements sur les notions d'autofiction et d'identité fictionnelle. Oscillant entre narcissisme et autodérision, la coexistence d'un "je-artiste"et d'un "moi-personnage" alimente ces doubles je(ux) qui reflètent la condition même de l'artiste. Mêlant réalité et fiction, performance et jeu d'acteur, une telle conduite se donne comme délibérément ambivalente. Car si l'artiste (ou l'auteur) en représentation opère toujours quelque dédoublement, le personnage projeté peut passer d'une identité fictive à une incarnation réelle, et l'autoreprésentation peut se manifester sous des traits d'emprunt. Souvent parodiques, les citations et références qui accompagnent ces jeux dissimulent des interrogations plus profondes quant à l'identité et à la figure de l'artiste. Aussi doit-on voir dans ces démarches l'un des paradigmes de l'art d'aujourd'hui.

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  • Figures d'artistes

    Natacha Pugnet

    Cet ensemble d'entretiens prolonge l'ouvrage que Natacha Pugnet consacre à L'effacement de l'artiste, un paradoxe de la création - Essai sur l'art des années 60 et 70. L'auteur met ici à l'épreuve sa réflexion auprès d'artistes de différentes générations qui, tous, dans leur pratique même, interrogent leur rôle et, partant, redessinent la figure symbolique du "créateur". Dans quelle mesure l'attitude d'auto-effacement a-t-elle déterminé les démarches au tournant des années 60 et 70? Qu'en est-il, aujourd'hui, d'un artiste qui brouille à dessein son statut en se livrant au double jeu, qui offre au regard des images improbables et des situations inauthentiques, ou bien encore qui applique ses "compétences" à d'autres champs du savoir et de l'imaginaire? Voici quelques-unes des figures de l'artiste que tentent de cerner ces entretiens conduits autour des questions de la subjectivité affirmée et de la distanciation, de la biographie et des identités rêvées, recomposées ou falsifiées.

  • En résidence a` Digne-les-Bains, après plusieurs sessions de repérage, l'artiste espagnole Lara Almarcegui tourne son attention vers le site de réaménagement de la Ble´one, la rivière qui traverse la ville. Son projet réinvestit le chantier en cours qui vise a` rétablir l'état originel de la rivière suite aux interventions massives accomplies dans les dernières années pour orienter le cours d'eau. Plutôt qu'un catalogue d'exposition, ce livre est le compte rendu d'un projet qui s'est construit par la rencontre entre Lara Almarcegui et le caractère géologique remarquable des Alpes de Haute-Provence.

    L'artiste s'intéresse aux roches et aux sédiments locaux, à leur passé et à leur avenir, en tant que ressources à extraire. Cherchant à mettre en lumière des éléments qui échappent souvent au regard, son travail révèle des structures en phase de transformation, ces mouvements qui façonnent l'environnement en tissant un lien avec la montagne qui les entoure.
    Son projet questionne l'impact de l'intervention humaine dans l'évolution de l'environnement.

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  • Depuis plus de vingt ans, l'artiste américain Mark Dion explore les croisements entre art et science, visions et production de connaissance, collection et modes de présentation.
    En prenant la place d'un scientifique amateur, d'un historien ou d'un biologiste, Mark Dion porte un regard souvent humoristique mais critique sur les relations entre culture et nature.
    Mark Dion relance les débats sur l'évolution de l'histoire naturelle, le rôle du scientifique et les (re)présentations de la nature et des systèmes écologiques en science, musée, étalage, zoo et Art.
    Il relance également les questions sur le rôle de l'artiste (comme interprète, performer, critique) et sur la fonction de l'art (une zone libre de débats critiques, d'exposés ou d'inspection des systèmes de valeur culturel oe). En s'adressant à la manière que nous avons de voir et de parler du monde qui nous entoure, Mark Dion s'attarde sur les paradoxes entre notre perception commune des systèmes de connaissance (l'évolution de l'histoire) et notre aptitude aux images denses (contes).
    Mark Dion explore le musée comme une métaphore de la connaissance commune. Le projet sera développé en cinq différentes sections qui rencontreront les principales divisions de la connaissance scientifique comme proposés au 19e siècle dans les musées d'Histoire Naturelle : département des sciences humaines, entomologie, archéologie, ornithologie, mammalogie. Un sixième chapitre est centré sur les musées et la culture de la collection. Dans chaque rendez-vous, l'artiste complètera ses travaux avec des exemples des collections locales d'histoire naturelle.

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  • Actualités : catalogue de l'exposition présentée au Carré d'Art de Nîmes du 7 février au 22 avril 2007, au Dunkers Kulturhus en Suéde du 25 mai au 26 août 2007 et au Kuluturzentrum à Seedamm en suisse du 15 septembre au 11 novembre 2007.
    Et exposition au musée d'art de la Chasse et de la Nature. Le Carré d'art est un musée exigeant, réputé et apprécié du grand public et qui produit régulièrement des expositions monographiques d'artistes étrangers reconnus internationalement (Patrick Van Caeckenberg, John Baldessari, Jana Sterbak...) et des expositions thématiques aux propos novateurs et exigeants (La Nouvelle Peinture Allemande...).
    De février à avril 2007, c'est l'artiste américain né en 1961 Mark Dion qui investira le bâtiment de Sir Norman Foster. Mark Dion a déjà exposé au Moma à New York. Depuis plus de vingt ans, l'artiste américain Mark Dion explore les croisements entre art et science, visions et production de connaissance, collection et modes de présentation. En prenant la place d'un scientifique amateur, d'un historien ou d'un biologiste, Mark Dion porte un regard souvent humoristique mais critique sur les relations entre culture et nature.
    Mark Dion relance les débats sur l'évolution de l'histoire naturelle, le rôle du scientifique et les (re)présentations de la nature et des systèmes écologiques en science, musée, étalage, zoo et Art. Il relance également les questions sur le rôle de l'artiste (comme interprète, performer, critique) et sur la fonction de l'art (une zone libre de débats critiques, d'exposés ou d'inspection des systèmes de valeur culturel ?).
    En s'adressant à la manière que nous avons de voir et de parler du monde qui nous entoure, Mark Dion s'attarde sur les paradoxes entre notre perception commune des systèmes de connaissance (l'évolution de l'histoire) et notre aptitude aux images denses (contes). Mark Dion explore le musée comme une métaphore de la connaissance commune. Le projet sera développé en cinq différentes sections qui rencontreront les principales divisions de la connaissance scientifique comme proposés au 19e siècle dans les musées d'Histoire Naturelle : département des sciences humaines, entomologie, archéologie, ornithologie, mammalogie.
    Un sixième chapitre est centré sur les musées et la culture de la collection. Dans chaque rendez-vous, l'artiste complètera ses travaux avec des exemples des collections locales d'histoire naturelle.

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  • Volos

    ,

    • Fage
    • 14 Février 2019

    Née de l'enchâssement d'une hache en pierre polie, datant du Néolithique (-6000 à -3000 ans), dans un pain de terre glaise emballé, Volos s'offre avec une sorte d'évidence énigmatique. Si elle procède d'un geste immédiat, anonyme et des plus simples en apparence, l'étrange figure recèle une grande épaisseur historique et anthropologique. Car dans les sculptures de Hubert Duprat, le jeu des réminiscences et des appropriations s'avère des plus fertiles.
    Ce sont des formes, des procédures et des techniques archaïques que l'artiste réactualise. Irréductible à ce que l'on nomme communément art contemporain, Volos fait se rencontrer l'outil préhistorique, la pierre de foudre, le kolossos grec et le fétiche africain. Sa puissance indéniable tient à ce que Duprat renoue avec les conceptions d'un monde longtemps qualifié de "primitif", où l'invention plastique n'était guère séparable des fonctions magiques et rituelles.

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  • Conduit à entretenir des rapports distendus avec le réel, éloigne-ment accentué par de nombreux médiateurs : vulgarisation scientifique, mass médias... Ce décalage considérable entre ce que l'on croit connaître et ce qui nous entoure pousse Valère Costes à entre-prendre des travaux dont il ne reste qu'une parodie de nature et l'artifice persiste sous la forme d'un bricolage expérimental, très éloigné des compétences et du savoir humain actuel.
    Une deuxième idée de la Nature émerge alors, telle que l'a théorisée Clément Rosset, selon laquelle " l'idée de nature ne serait qu'une erreur et un fantasme idéologique ". Ceci le pousse à effectuer en 2007 un premier séjour en forêt tropicale. L'immersion prolongée dans un territoire vierge de toute influence humaine est alors envisagée comme une méthode radicale pour jauger ces écarts. Créateur de machines, Valère Costes met en mouvement de subtiles mécanismes, des enchainements de causes à effets, dont la fonction est avant tout de ne pas en avoir...

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