• Nous assistons à la fin de l'ère dollar qui dure depuis la Seconde Guerre Mondiale. Le dollar n'est plus la monnaie la plus sûre du monde. Il n'est plus la monnaie d'une superpuissance responsable, performante et hautement productive. Il est la monnaie d'une économie déclinante, arrivée au point de non-retour, techniquement en faillite. Le billet vert est en train de dévoiler son vrai visage: celui d'une arme du désespoir, utilisée par une grande puissance malade, qui a trop longtemps caché l'état désastreux de son économie derrière sa planche à billets. Suite aux dérives majeures de la politique monétaire américaine, le dollar est devenu, aujourd'hui, la plus grande bulle spéculative de l'histoire. Le statut du dollar comme référence du système monétaire international devient intenable. Il est contesté par des puissances désormais plus riches, comme la Chine. Ce changement de régime majeur se perçoit dans l'envolée de l'or et dans les tensions croissantes entre les Etats-Unis et le reste du monde. Cet ouvrage veut avant tout briser le tabou qui entoure le dollar en procédant à un examen sans complaisance de la situation réelle des Etats-Unis, et en la comparant à celle des blocs européen et asiatique. La conclusion est que le dollar, dont la valeur repose sur une perception subjective, ne résiste pas à la rationalité. Même aujourd'hui, après cette sorte de défaut déguisé qu'est la dévaluation compétitive, le dollar est encore largement surévalué. En attendant, il s'agit de se préparer à l'inévitable changement, en réfléchissant d'une part à une sortie ordonnée du dollar par les banques centrales, et d'autre part au futur système monétaire international qui émergera pour tenir compte des nouvelles réalités.

  • Avec la guerre contre le secret bancaire, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont récupéré la part de marché de la Suisse dans la gestion de fortunes non déclarées, la supplantant au rang de numéro un du private banking offshore. Cet empire invisible de l'argent gris fleurit aujourd'hui au nez et à la barbe des grands Etats et de leur guerre contre l'évasion fiscale. Le véritable secret, c'est celui-ci. Cet ouvrage vise à faire la lumière sur ces enjeux commerciaux du gigantesque marché de l'évasion fiscale, au-delà des discours faussement moralisateurs qui diabolisent les pays à secret bancaire, et à révéler les conséquences perverses de l'autoritarisme fiscal des Etats.

  • Que s'est-il passé depuis la fin de la crise des subprime ? La finance s'est-elle réformée ? Bien au contraire : jamais le risque n'a été aussi élevé. Cette fois, tout s'est passé dans l'ombre. Les courtiers, gérants de fonds, traders et négociants de la finance sophistiquée s'emparent des activités bancaires, tout en opérant en dehors des règles bancaires. Ces dernières se sont durcies, alors le monde de la spéculation s'est échappé dans un univers parallèle : la finance de l'ombre fait crédit aux entreprises et les « dark pools », ces bourses secrètes, redéfinissent les règles du jeu sans consulter les gouvernants.
    Le shadow banking, c'est 80'000 milliards d'actifs à haut risque qui ont pris les banques centrales en otage : la moindre hausse de taux d'intérêt, et c'est le krach.
    Ce monstre qui prospère dans l'obscurité est pourtant bien la création des banques centrales. La finance de l'ombre reste solvable uniquement parce que les taux sont à zéro. Si la Fed veut enrayer le risque systémique, elle doit relever les taux, mais si elle le fait, la montagne spéculative explosera, emportant avec elle des pans de l'économie réelle. 

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