• Le 1er octobre 2013, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe adoptait la résolution 1952 et la recommandation 2023 classant la circoncision parmi les "violations médicalement non justifiées de l'intégrité physique des enfants". En mars 2014, elle renonça à s'engager dans cette voie d'interdiction de la circoncision. C'est devant l'inquiétude suscitée par la première recommandation que l'AJLT et la LICRA ont décidé d'organiser un colloque sur ces questions.

  • Ces méditations autour d'Eaux dérobées déploient une écriture en dialogue avec le livre de Daniel Cohen et un verset biblique des Proverbes de Salomon. Où il est question d'une parole étrange de la Folie. Et dans cette difficulté d'écrire où nous croisons la folie d'Oreste et celle de David, nous rencontrons une âme juive. L'âme ici est une âme qui s'écrit. Ecriture d'une âme juive. Génitif objectif et subjectif.

  • "Job avait dit : « On a fait de moi la fable des nations ! ». On connaît dans de nombreuses traditions et communautés humaines cette histoire étrange d'une très longue et douloureuse épreuve initiée par une entente entre le Satan et Dieu afin de savoir si Job est capable d'une « crainte gracieuse ». Job aurait voulu que son livre soit écrit : « Si seulement mes paroles étaient écrites, si elles étaient burinées dans le livre ! » Qui écrit alors le livre que Job espère ?"

  • "Jésus, médiateur d'une alliance nouvelle, enseigne l'Épître aux Hébreux (8, 6). Et lorsque nous lisons le contenu de cette alliance, nous retrouvons intégralement l'alliance nouvelle annoncée par le prophète Jérémie (31, 31-34). Or selon la parole du prophète, c'est Dieu lui-même qui engage cette alliance, sans médiateur. Pourquoi, et comment Jésus devient-il le médiateur de cette alliance précise qui fera pénétrer la Torah ou la loi « dans leur sein » et « sur leurs coeurs » ? Et vers qui, cette médiation est-elle destinée ?"

  • Emmanuel Lévinas et Henri Meschonnic : tout semble les séparer, et pourtant tous deux parlent de littérature, d'éthique et de Dieu. Ils se réfèrent chacun à une "tradition ininterrompue". Emmanuel Lévinas : la lecture de la Bible à travers le Talmud ; et Henri Meschonnic : la lecture de la Bible à travers le te'amim. La Bible est leur source d'inspiration. Tous deux parlent et écrivent comme Juifs.

  • Une âme simple. D'où vient la possibilité d'écrire son roman ? Elle traverse les temps et les épreuves du monde. Elle sait que le monde - sa dureté - n'est pas une apparence, une illusion. Elle a appris à lire et à écrire, et elle connaît, comme Abraham Aboulafia au XIIIè siècle, la victoire de l'encre sur le sang. Elle a entendu Franz Kafka : « Si vous suiviez les paraboles, vous seriez vous-mêmes devenus des paraboles, et par là déjà libérés de la peine de chaque jour. » (Max Brod, « À propos des paraboles », 1923). Elle sait que toute la réalité est dans le livre.

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  • "L invitation à suivre son coeur s était déployée, à l époque de la philosophie des Lumières, autour du projet d une religion universelle et sans texte, aussi appelée ""religion du coeur"", dont le judaïsme était décrit comme l anti-modèle. Etrangement, Heidegger affirme, comme les Lumières, que ce qui est stable et ferme en l homme est le coeur. Comment entendre ces résonances ? C est un long parcours à travers le texte biblique qui pourrait nous éclairer. La Bible enseigne que le coeur n est pas bon, qu il est malade et plein de détours. Et qu il doit être circoncis. Quelle est la signification de cette étrange opération à laquelle Meschonnic avait donné le nom d une ""intime extériorité"" ?"

  • Alors qu'elle s'achemine vers le soir et que l'écho de la souffrance, qui a brûlé son enfance, résonne encore en elle, Aouva veut aller à la recherche de cette enfant. Au terme d'un voyage hallucinatoire, elle comprend qu'il n'y a pas de fin fixée. On mesure l'étendue de l'oeuvre et on se défait de tout désir de prise.

  • "Un secret est révélé, peut-être - sans doute - précédé de générations de secrets, de blessures inavouables, enterrées sous des décades de silence. Ainsi de cette énergie enfouie naîtrait la nécessité d'écrire transmise de la femme à l'enfant", écrit Betty Daël qui préface cet ouvrage, le quinzième de Monique Lise Cohen, écrivain subtil et raffiné.

  • Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.

  • Etty Hillesum, apparemment ignorante de sa tradition, s'engage sur une voie de prière étonnante et bouleversante qui, selon une lecture juive, est très profondément inspirée des prières et méditations hassidiques. Où nous retrouvons aussi l'écho de la parole prophétique selon la tradition de la cabale extatique ou prophétique d'Abraham Aboulafia. D'où lui vient cette connaissance ? Nous interrogeons cette réalité d'existence juive qui se laisse lire dans son journal.

  • Parchemin du désir

    Monique Lise Cohen

    • Orizons
    • 13 Novembre 2009

    "Un secret est révélé, peut-être - sans doute - précédé de générations de secrets, de blessures inavouables, enterrées sous des décades de silence. Ainsi de cette énergie enfouie naîtrait la nécessité d'écrire transmise de la femme à l'enfant", écrit Betty Daël qui préface cet ouvrage, le quinzième de Monique Lise Cohen, écrivain subtil et raffiné.

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  • Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.

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  • Théorie de l'improvisation oublieuse ou la voix du papier.

    Ces poèmes ont été écrits entre 1994 et 2012. Ils étaient là, comme des textes épars, en attente, dans des cahiers.
    Un premier recueil de poèmes publié aux Éditions Caractères par Bruno Durocher, en 1989, portait ce titre : " Méditations à l'orient des cahiers ". Tandis que je rassemblais ou extrayais des poèmes de ces premiers cahiers (1976-1989), j'aurais pu dire, à la manière de Judah Halévi que mon coeur s'était tourné vers l'Orient.
    Les cahiers furent un laboratoire d'écriture, une expérimentation savante et improvisée à la fois. Car j'écrivais dans une dérive puissante où ma main courait après l'enchaînement des mots. Comme pour répondre à un appel à peine formulé.
    C'est une voix qui traverse les écrits. Elle vient du papier.
    Ces cahiers sont à la fois un emploi du temps (comme les " cahiers de textes ", il y a longtemps, au lycée), un répertoire d'adresses, des réflexions sur d'autres oeuvres en cours, des notes de lectures, de conférences, et puis, glissant dans un abandon spécial, une descente dans l'écriture où il me semble quitter le monde.
    Le jour où nous nous étions rencontrés, Bruno Durocher m'avait ainsi demandé : " Où êtes-vous ? ". C'était il y a très longtemps, et je ne sais pas encore y répondre.
    Issue d'une souffrance abrupte qui a traversé mon enfance et mon adolescence, l'écriture vient comme une coquille salée que chaque fois je brise pour venir au jour.
    Brisure pour commencer. Une nouvelle écriture.
    Un jour, je voulus rassembler ces textes écrits entre 1994 et 2012 pour en composer un recueil comme on extrait de la pierre un visage ou comme on cisèle un métal. Après une nuit de confusion et des essais nombreux et incertains, les mots vinrent pour réécrire et laisser surgir un long poème selon ces articulations :

    Je suis une étoile comptabilisée au coeur des souvenances.
    Métamorphose au ciel des solitudes.
    Nombreux mots pour formuler le rêve de l'hypostase.
    La rosée avant le soleil.
    Les réponses sont inattendues.
    Veille du mystère au coeur du jour.

    Après cette sortie du monde, il reste le feu de la lettre pour celle qui en devient la lectrice tardive.

    Et son offrande.

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  • En 1980, après le décès de mon père, Joseph Georges Cohen, qui fut pendant la guerre membre et secrétaire de l'Organisation Juive de Combat, je trouvai dans la cave de notre maison familiale des milliers de documents concernant la Résistance juive à Toulouse et dans la région. Il y avait les récits de la résistance armée et des documents concernant les secours apportés quotidiennement à des personnes isolées, persécutées ou cachées, ainsi qu'aux internés des camps du Vichy.
    J'étais dans l'ignorance, mais j'avais senti comme un appel, un murmure, à faire quelque chose. Faire quelque chose de cette mémoire, c'est l'arracher à l'horreur, à la fascination de l'horreur. Pour transmettre. Non pas le poids pur et simple des choses. Mais le fil de la responsabilité. Notre responsabilité. Pour que cela ne se reproduise plus. Il me fallut entrer sur un chemin de connaissance, et je devins comme ces petits enfants dont il est dit, selon le Talmud, que le monde existe dans leur souffle quand ils vont apprendre à l'école.

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  • L'histoire des communautés juives de Toulouse se confond avec celle de l'exil et de la dispersion du peuple hébreu après la destruction du temple de Jérusalem, tout autour de la Méditerranée, en Europe et dans le monde. Ce sont des communautés d'origines différentes qui vont se succéder à Toulouse, depuis les Judéens au premier siècle de notre ère, les Marranes d'Espagne et du Portugal aux XVIe et XVIIe siècles, les Juifs du Comtat Venaissin à l'époque de la Révolution, les Juifs d'Alsace Lorraine en 1870, les Juifs de Russie et de Roumanie à la fin du XIXe siècle, les Juifs de Turquie au début du XXe siècle, les Juifs d'Europe centrale et orientale fuyant la persécution nazie à la veille de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'à l'installation récente des communautés d'Afrique du Nord.
    La présence juive à Toulouse au long des deux millénaires et dans cette ouverture du troisième millénaire constitue la ville comme lieu de passage et de refuge, ouverte aux échanges et à l'histoire mondiale. Car cette histoire est aussi celle de l'étranger, de l'autre. Celui qu'Emmanuel Lévinas appelle « le rêveur d'avenir » et dont la rencontre est chaque fois la naissance d'un monde nouveau.

    Ce livre est écrit en hommage à Élie Szapiro (1939-2013) co-auteur de l'ouvrage paru en 2003, et qui fut l'initiateur de nombreuse recherches et réalisations autour de l'histoire des Juifs de Toulouse.

    Le livre actuel comporte des études de Nicole Benhamou, Geneviève Bessis, Monique Lise Cohen, Pierre Léoutre, Éric Malo, Élie Szapiro et Frédéric Viey.

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  • Cet ouvrage, issu d'un colloque qui s'est tenu à Toulouse en mars 1997, nous révèle " une certaine photographie de la mémoire juive de la Résistance " grâce aux travaux et à la participation d'historiens et de témoins de cette tragique et pourtant glorieuse époque.
    La vox populi a plaisir de laisser planer cette sublime maxime : être éditeur est un acte à risques - les risques, je vous les laisse deviner. Or, après avoir publié Georges Wellers et Haïm Gouri, j'ai souhaité que ces rencontres deviennent livre, et les accueillir dans mon catalogue. À chacun sa douleur, à chacun son fardeau, tous, à notre identique Histoire, nous devons apporter notre contribution.
    On ne peut pas oublier le sort tragique que l'Administration siégeant à Vichy fit aux Juifs, ni l'ignominie, l'obligation qui leur a alors été faite de porter l'étoile jaune. Nous avons trop souvent l'image du " Juif " se laissant passivement amener à l'abattoir. Or, cet ouvrage place réellement le combat de femmes et d'hommes, Juifs, dans la Résistance en France contre l'occupant. Il est une part importante à la contribution de la vérité et de la réalité historique.
    Les Juifs dans la Résistance est un livre qui répond et met définitivement en Histoire cette simple réalité, rend justice et honneur à ces résistantes et à ces résistants. Pour conclure, je voudrais prendre à mon compte ces mots René Char : Voici le sable mort, voici le corps sauvé:/La Femme respire, l'Homme se tient debout. Et réitérer à tout lecteur ma volonté que tout citoyen soit un veilleur de liberté.

  • Cet ouvrage retrace le parcours de ce peintre, diplômé en architecture, né à Fès en 1945, rapatrié en 1967 et installé à Toulouse depuis lors. Marqué par les
    couleurs et la lumière de son enfance autant que grand admirateur des artistes de l'École de Paris - Soutine, Chagall, ... - Pierre Lachkar a su trouver sa
    propre musique.
    Coloriste remarquable, Pierre danse avec les loups en des mouvements et des lignes amples et rondes. Il tourne autour des arbres et les arbres autour de
    nous. Ses tableaux naissent de ses voyages : Collioure, Céret, Saint-Jean-de-Luz, Aix-en-Provence, Toulouse.
    L'ensemble de son envie révèle son amour du Sud, en explosions chromatiques surprenantes. Déformations, restructurations, rêves forment autantd'histoires ou de contes.
    Cependant, l'influence familiale et surtout religieuse imprègnent aussi ses interrogations mystiques. Jardin secret de l'exil, le sien et celui de sa communauté.
    Sensibilité exacerbée, belle naïveté de l'enfance, goût de la Vie et recherche du bonheur simple et paisible dans un monde dangereux et tragique. Une oeuvre faite d'intériorité et qui invite à l'ouverture aux autres.

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