Robert Laffont

  • Une grande victoire suivie d'une terrible défaite ; deux dates qui ont marqué d'un sceau indélébile les débuts du règne de François Ier, à l'aube de la Renaissance.
    Pour tous, François Ier incarne la figure lumineuse du roi-chevalier et du poète cultivant l'art de la galanterie. Mais qui a façonné le grand homme ? Autour de lui, toujours, des femmes : Louise de Savoie et sa soeur Marguerite de Navarre ont construit l'image d'un souverain aimé du peuple, d'un diplomate subtil et d'un homme de guerre appelé à tenir tête jusqu'à sa mort à l'empereur Charles Quint. Et puis il y a aussi les favorites, celles que l'on nomme « les Salamandres ». À l'instar de ce petit lézard légendaire qui résisterait au feu, les meilleures d'entre elles ont le pouvoir de vaincre l'adversité. Et c'est aussi peut-être grâce à elles que le grand homme est devenu un roi accompli.
    Parmi ces Salamandres, deux femmes se sont livré un duel impitoyable à la cour et dans les somptueuses résidences des bords de Loire : la comtesse Françoise de Châteaubriant et Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes. L'une est brune et piquante, mais elle vieillit ; l'autre est blonde, discrète et diaphane, et son ambition est grande...

  • Destin exceptionnel que celui de Joachim Murat (1767-1815), dernier-né d'une famille de onze enfants originaire du Quercy, fils d'un aubergiste destiné à une carrière ecclésiastique et qui, entré dans l'armée en tant que simple soldat, finira par devenir maréchal d'Empire et roi de Naples.
    Raconter la vie de Murat, c'est ranimer le souvenir de la geste napoléonienne tant ses exploits épousent l'histoire de la Révolution, du Consulat et de l'Empire. Première campagne d'Italie, campagne d'Égypte, Marengo, Austerlitz, Iéna, la Moskowa : Murat prend part à tous les plus hauts faits d'armes et se distingue par son panache, son intrépidité et sa bravoure sur les champs de bataille.
    À l'occasion de la commémoration du bicentenaire de sa mort, Michel Peyramaure raconte ce héros romanesque, charismatique et flamboyant dont l'éclat faisait de l'ombre aux plus grands, y compris à son beau-frère, Napoléon Ier, ainsi qu'en témoignent les relations tumultueuses entre les deux hommes.
    C'est à Jacques, enfant perdu recueilli par la famille de Murat et personnage fictif du présent récit, que Michel Peyramaure confie le soin d'endosser le rôle de biographe de ce cavalier émérite toujours prêt à pourfendre l'ennemi, en qui Napoléon reconnaissait le meilleur sabre de l'Empire.

  • Depuis sa naissance, dans les années 1920, Émile Peyrissac habite un petit village sur les bords de la Dordogne. Il nous raconte la vie merveilleuse et simple que menaient les gens qui connaissaient les secrets de cette vallée sauvage, en ces temps bénis où la rivière regorgeait de saumons. Entre son grand-père qu'il adorait, ses parents rudes mais bons, son instituteur et son amie d'enfance, la jolie Gaby Croze, Émile connut un bonheur parfait. À l'âge où Gaby et Émile découvrent l'amour, les premiers drames font voler en éclats ce fragile édifice. La mère d'Émile meurt, laissant le père inconsolable, Gaby part à Tulle pour ses études secondaires, la construction d'un grand barrage sur la Dordogne va noyer plusieurs villages de la vallée et entraîner des expropriations massives. Puis la guerre arrive, les Allemands envahissent la France. La Résistance s'organise dans la région et Émile s'engage dans un mouvement très actif. Il quitte son père et doit trouver du travail au barrage. Devenue institutrice, Gaby épouse un homme de la ville. Elle révèle à Émile que son mari est un collaborateur et qu'elle désire rejoindre le maquis. Cette décision entraînera son arrestation et sa déportation. Après la Libération, la vie semble reprendre son cours... Émile retrouvera-t-il Gaby ? Au soir de sa vie, il contemplera la Dordogne au couchant avec un sentiment de plénitude et de sérénité, ce fleuve qui aura rythmé toute son existence.

  • "Une orange, je n'avais jamais espéré en trouver une, comme tombée de la hotte du Père Noël ou de ses grandes mains de vieillard. Et voilà que Cécile vient de déposer devant moi ce don merveilleux. Mon orange. Mon fruit de soleil et de givre." À la fin de l'été 1913, Cécile Brunie, toute jeune institutrice, arrive à Saint-Roch pour y prendre possession de son poste. Dans ce petit village de la basse Corrèze où le curé fait seul la loi et où prospère une école catholique, elle est accueillie comme le diable en personne. Nul doute que, comme ses prédécesseurs, elle ne puisse tenir que quelques mois devant le redoutable abbé Brissaud qui, chaque dimanche, tonne contre l'école sans Dieu et ses suppôts. Mais Cécile fait front, résiste aux injures, aux provocations, aux calomnies et, peu à peu, gagne la confiance du village et voit se peupler son école. Une histoire bouleversante, adaptée au cinéma en 1996.

  • Pendant cette étonnante période de notre histoire, où le faste et la licence s'opposent à la misère du peuple et aux ravages de la guerre : le roman de la Régence.
    De 1715 à 1723, la France a été gouvernée par Philippe d'Orléans, régent du jeune Louis XV. Pour les uns, c'était un débauché, un libertin qui n'a pensé qu'à assouvir ses plaisirs avec la complicité de son âme damnée, l'abbé Dubois. Pour d'autres, un travailleur acharné, épris de liberté et amoureux des arts qui a su comprendre les bouleversements profonds qui agitaient la société de son temps. Il a incontestablement laissé au jeune Louis XV un pays en meilleur état que celui dans lequel il l'avait trouvé.

    À travers le regard d'Étienne Maillard, jeune provincial entraîné dans le sillage de la vie tumultueuse de son ami l'abbé Dubois : une fresque somptueuse.
    S'il a participé sans vergogne aux pires turpitudes de son maître, le Régent, Dubois a été aussi un remarquable connaisseur de la politique de son temps et un inlassable serviteur des intérêts du royaume à travers toute l'Europe. C'est donc de la petite comme de la grande Histoire que l'innocent Maillard est le témoin.

    Toute la verve de conteur et le talent de peintre inspiré de Michel Peyramaure sont dans ce deuxième volume de la trilogie qu'il consacre à l'histoire de l'Ancien Régime.
    Après Les Bals de Versailles et avant Le Parc aux cerfs, le lecteur plongera avec fascination dans cette période fastueuse et atroce où germaient les premiers ferments de la Révolution.

  • Le temps de l'exaltation est venu. L'oeuvre a jailli de terre et révélé ses structures. Les premiers murs, les premières colonnes ont surgi dans un printemps d'alléluias et de miracles. C'est le printemps des pierres. Il s'est installé partout en France. Dieu ne peut plus se perdre en ce pays : toutes ces églises, toutes ces cathédrales sont pour lui autant de repères. S'il était aveugle, il pourrait se guider en tâtant de ses grandes mains de nuage telle ou telle muraille qui sent encore le mortier frais, exhaussée au-dessus des toits des villes et des bourgs. Dieu est heureux ; il baigne dans ce printemps comme dans un lit de chaleur et de lumière et il écoute monter autour de lui ce silence des pierres qui n'est pas celui du désert, mais un tissu léger de cantiques.
    Ce temps exceptionnel où la France a pris son visage d'éternité, ces printemps ajoutés aux printemps où, en cette fin du XIIe siècle, la foi d'un peuple, et l'intelligence, et le savoir-faire de ses maîtres d'oeuvre, de ses carriers, maçons, charpentiers, imagiers, verriers donnaient forme à la prière, Michel Peyramaure les fait surgir devant nous tels qu'ils furent, tumultueux, violents, à travers l'aventure de quelques hommes et de quelques femmes qui les vécurent dans la joie, la passion et le sacrifice.
    Le printemps de pierres est un roman. On y voit créer, construire, lutter, s'aimer, déchirer des êtres de chair et de sang. Des humbles et des grands, des fous et des truands, des utopistes et des putains, des hommes de pouvoir et des hommes de foi : tout le peuple de Dieu. On y voit s'élever, pierre après pierre, au prix de mille périls et de mille difficultés, le choeur de Notre-Dame de Paris - il a fallut vingt ans, et il faudra un siècle encore avant que la cathédrale s'affirme dans toute sa grandeur.
    Maître Jean répétait à Vincent, son élève, que les passions souvent égaraient : " Seule compte l'oeuvre... La mort n'existe pas. Nous nous survivrons dans notre oeuvre.

  • Dans le Périgord, en ce temps-là, une multitude de forges étaient installées sur des rivières : l'Auvézère, la Lisonne, le Bandiat, l'Isle, la Ganne... C'est sur cette dernière que fonctionne la forge du Paradou : une vallée profonde encore hantée par les loups, au fond de laquelle bourdonnent le haut fourneau et les ateliers qui emploient des paysans-ouvriers, dominés par la silhouette austère du château occupé par le maître de forge Martin Laveyssade.
    Les temps sont durs, mais cette modeste industrie apporte au pays sinon la richesse, du moins une certaine aisance. Martin Laveyssade disparu, c'est à sa fille, Séverine, qu'incombe la charge de perpétuer la tradition familiale. Elle s'y attachera parce que cette forge est toute sa vie et parce qu'elle répugne à quitter cette terre où elle est intimement enracinée. Une femme maître de forge : la tâche est difficile, mais, grâce aux hommes qui l'aiment et à ceux qui se battent à ses côtés, Séverine sauvera le Paradou des crises et des révolutions, jusqu'à cette date fatidique : 1860, lorsque Napoléon III ouvre les frontières aux produits étrangers.
    Un jour de la fin du siècle, une vieille dame se penche sur son passé : Séverine, de retour au Paradou après des années d'absence, assise sur la murette qui domine la forge et la vallée, revit des décennies de batailles et d'amours. Une femme forte, Séverine ; une femme qui ne transige pas avec les sentiments : une femme de passion.
    Dans ce roman imprégné des odeurs du terroir périgourdin, Michel Peyramaure, qui connaît bien cette province, fait revivre une civilisation aujourd'hui éteinte mais pas oubliée : celle des temps où les hauts fourneaux crachaient leurs flammes et leurs fumées au fond des vallées perdues.

  • Raconter la vie de Tiziano Vecelli (1488-1576), fils d'une riche famille de Vénétie, c'est faire revivre l'histoire d'un artiste aux dons exceptionnels. Par sa vitalité, l'insolence de son génie mais aussi les excès de son tempérament impérieux, Titien s'est imposé comme l'une des figures majeures de la Renaissance, à l'égal de Michel-Ange, de Raphaël ou de Léonard de Vinci. À cet artiste unanimement reconnu, les plus grands personnages de l'époque - de l'Empereur Charles-Quint et du roi de France Henri III, qui lui rendirent visite, au roi d'Espagne Philippe II, dont il était l'artiste préféré - vouaient une admiration sans limite.
    Évoquer Titien, c'est aussi immanquablement évoquer Venise, sa ville, dont il magnifie la beauté et exalte la grandeur au moyen d'une palette de couleurs à la richesse incomparable. Venise mais également, à l'heure de la naissance de l'imprimerie, ce XVIe siècle italien où règne une effervescence unique dans tous les domaines artistiques et dont Titien, tel un magicien, parvient à révéler l'âme à travers la ferveur de ses tableaux religieux, l'expressivité de ses portraits ou la volupté de ses nus.
    À la suite de Vincenzo Bastiani, personnage fictif dont Michel Peyramaure fait à la fois le conseiller et le confident de Titien, Couleurs Venise nous invite à naviguer dans les rues de la Sérénissime au temps du Carnaval et à entrer dans le Cénacle de Biri Grande, l'atelier du Maître, pépinière de talents que fréquentèrent notamment son rival, Le Tintoret, et Véronèse et qui influença, entre autres, Velasquez et Rubens. Récit flamboyant et portrait d'un génie et de son temps, Couleurs Venise rend le plus beau des hommages à celui qui était à la fois le prince des peintres et le peintre des princes.

  • Dans le Paris des Trois Mousquetaires, Nicolas Chabert, jeune homme intelligent et secrètement ambitieux, survit misérablement au hasard des rues.
    Un incident le met en rapport avec Paul Scarron, le poète satirique, l'infirme glorieux, et donc avec Françoise d'Aubigné, son épouse. En s'attachant au destin de celle qui sera Mme de Maintenon, il découvre tous les secrets de la Cour - toute cette tragicomédie d'ombres et de lumières qui se joue dans les coulisses et sur le théâtre de Versailles. Il les voit passer, les grandes favorites : Marie Mancini, Louise de Lavallière, Mme de Montespan, Mlle de Fontanges - et disparaître, selon la fantaisie du roi.
    Seule, discrète, obstinée, Françoise d'Aubigné, devenue marquise de Maintenon, creuse son sillon dans cette folle société.
    Jusqu'à devenir l'épouse de Louis XIV. Dans l'ombre de cette femme exceptionnelle, Nicolas Chabert a tout vu, tout compris, des intrigues et des passions. Rien n'échappe à son oeil agile. Il raconte...

  • Sa colère - une colère qui ne la quittera jamais - surgit dès qu'elle met les pieds à Paris au spectacle de la misère et de l'injustice qui minent le quartier de Montmartre où elle a ouvert une école.
    Venant de villages de la Haute-Marne où déjà elle était institutrice et où elle rêvait, adressant à Victor Hugo en exil des poèmes enflammés, elle découvre la grande ville et la réalité de l'oppression du Second Empire. Si laide qu'elle soit, mais si rayonnante, elle s'attache des hommes qui ne l'abandonneront jamais : Clemenceau, Vallès, Rochefort, Théophile Ferré (son seul amour, demeuré platonique).
    Ses jours sont un combat ; l'Histoire l'emporte : la défaite de 1870, le siège de Paris, la Commune. La Commune ! La barricade qu'elle tient, place Blanche, sera l'une des dernières à tomber. Et la répression : elle manque être fusillée au camp de Satory. Et la déportation en Nouvelle-Calédonie. Amnistiée, elle reprend sa propre guerre qui ne cessera vraiment qu'en 1905, à sa mort. Grande figure de la révolte et de la liberté, figure mythique, Louise Michel rejoint ici Sarah Bernhardt et Suzanne Valadon dans la trilogie romanesque que Michel Peyramaure a élevée à la gloire des femmes du XIXe siècle.

  • Au faîte de sa puissance et au crépuscule de sa longue existence, Charlemagne livre à son secrétaire et ami fidèle, Eginhard, le récit des riches heures de sa vie. Au long d'une confession impériale en forme d'examen de conscience, les deux hommes revisitent ensemble le destin extraordinaire et fascinant du premier roi des Francs sacré Empereur d'Occident. Sans détour, le souverain y évoque à la fois les moments glorieux et les périodes plus sombres qui ont marqué son règne, et dévoile des aspects méconnus de sa personnalité.
    Parcourir la vie de Charlemagne, c'est avant tout suivre le tracé des premiers contours de l'Europe sur des territoires en butte à la barbarie et au paganisme. Et s'imaginer voir converger, chaque été ou presque, vers des fleuves mythiques - l'Elbe et le Danube -, des armées levées en masse pour unifier le territoire et soumettre les peuplades rebelles. À leur tête : un chef de guerre adulé, redoutable et redouté, conduisant inlassablement l'arme à la main ses troupes à la bataille.
    Derrière cette représentation en partie légendaire apparaît cependant, en filigrane, un tout autre visage. Bien loin de l'image d'Épinal de l'" Empereur à la barbe fleurie ", Charlemagne nous montre, à travers son quotidien, un vieil homme attendant la mort - un être blessé par les coups du destin qui atteignent, tour à tour, la plupart de ses proches. La plume inspirée de Michel Peyramaure ne manque pas de rendre grâce également au défenseur de la foi, des pauvres et de la culture qu'était ce personnage complexe, profondément attaché à son peuple et soucieux de son sort.

  • Le 13 décembre 1553, au château de Pau, naissait Henri, petit-fils du roi de Navarre.
    Béarnais, il ne devait jamais cessé de l'être. Il devait devenir aussi le plus français des rois de France, parce que ses qualités et ses faiblesses étaient telles que tous les Français, un jour, se reconnurent en lui.
    Il n'a pas cinq ans quand son père, Antoine de Bourbon, prince du sang, et sa mère Jeanne d'Albret, reine de Navarre, le présentent à la Cour : au roi Henri II et à la reine Catherine de Médicis.
    Gamin batailleur et rebelle, il parle à peine français, et la petite Marguerite, la future reine Margot, à qui d'emblée on le fiance, le repousse : il sent l'ail et le fromage. Mais déjà sa mère lui dit : " Comportez-vous en véritable souverain ".
    Des modestes châteaux du Béarn au Louvre prestigieux, il se formera, entre deux femmes remarquables : Jeanne d'Albret la protestante et Catherine de Médicis la catholique, qui règne.
    Et dans un royaume que ravagent, horriblement, les guerres de religion. Adolescent, il découvre l'amour, la guerre, la politique. Il n'a que dix-neuf ans quand, dans l'été de 1572, au lendemain de son mariage avec Margot, flamboie la nuit de la Saint-Barthélemy.
    Là s'achève le premier tome (deux autres suivront) du grand roman que Michel Peyramaure consacre au plus justement populaire des souverains de France.

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  • Béatrice Rubinstein et Jean-Louis Lorenzi avaient adapté pour la télévision le roman de Michel Peyramaure, L'Orange de Noël. Ils ont repris les héros de cette histoire pour écrire le scénario original d'un nouveau téléfilm, Le Bal des célibataires, interprété notamment par Cristiana Reali, et qui sera programmé sur France 2 à la fin de l'année 2005. Michel Peyramaure, à son tour, s'est inspiré du scénario pour écrire une suite à son roman...
    1919, la paix est revenue. Pas les hommes, morts dans les tranchées et qui laissent derrière eux une armée de veuves et de filles "à marier". D'abord livrées à elles-mêmes, puis solidaires, elles vont prendre conscience de leur valeur, de leur droit à l'égalité citoyenne, à la liberté de disposer de leur corps. Un vent de liberté et de modernité souffle enfin dans le petit village de Saint-Roch. Puisqu'il n'y a plus d'hommes au village, Cécile, l'héroïne de L'Orange de Noël, désormais veuve, prend l'initiative extraordinaire d'organiser un grand bal où seront invités tous les célibataires de la région. Avec un seul objectif : faire se rencontrer hommes et femmes, vaincre la solitude et le chagrin, que les couples se fassent et que la vie reprenne ses droits!
    Iconoclaste, émouvante et burlesque, cette histoire est une magnifique leçon de vie.

  • Sophie Arnould, Françoise Raucourt : à l'aube de la Révolution, le nom de ces deux interprètes de génie brillait au firmament du monde des arts.
    Sous le règne des derniers Bourbons, l'Opéra est le temple de la cantatrice Sophie Arnould, la Comédie-Française le royaume de la tragédienne Françoise Raucourt. Le Tout-Paris se presse chaque soir pour célébrer la grâce des deux jeunes femmes et applaudir à leur talent. Âgées d'à peine vingt ans, Sophie et Françoise connaissent la célébrité, la fortune et la gloire ; leur beauté et leur intelligence remarquables leur valent de figurer parmi les personnalités les plus en vue - et les plus courtisées - de la capitale. Bientôt, les orages de la Révolution viendront assombrir leur éclatante destinée.

    Un parfum de scandale et une odeur de soufre entouraient la vie de ces deux grandes libertines, à l'homosexualité fièrement revendiquée.
    On les qualifiait tantôt de " lesbiennes " ou de " tribades ", tantôt de " gomorrhéennes " ou de " disciples de Sapho ". Leurs moeurs particulières suscitaient tout à tour la curiosité, la réprobation ou le dégoût ; leurs frasques et leurs excès faisaient régulièrement le bonheur des gazettes. Les amours illicites de Sophie Arnould et Françoise Raucourt ne laissaient, en tout cas, jamais indifférent. " Vivantes, ces médailles de la grâce ont été le scandale d'un siècle, et, mortes, son sourire. ", ont écrit d'elles les frères Goncourt.

    Avec Les Grandes libertines, Michel Peyramaure achève en apothéose sa trilogie consacrée aux femmes de la Révolution.
    Après La Reine de Paris, admirable portrait de Mme Tallien, et L'Ange de la Paix, vibrant hommage à Olympe de Gouges, Michel Peyramaure nous livre le dernier volet de sa chronique romancée des moeurs de la fin de l'Ancien Régime et de la Révolution. À travers sa lumineuse évocation de Sophie Arnould et Françoise Raucourt, il ressuscite pour nous les figures de deux femmes d'exception, aujourd'hui quelque peu tombées dans l'oubli, et les éclaire d'un jour nouveau.

  • Rares sont les destins aussi incroyables que celui d'Eugène François Vidocq. On célébrera, ce 11 mai, les cent cinquante ans de sa mort, l'occasion pour publier le troisième volet de cette grande saga populaire que Michel Peyramaure consacre aux bandits bien aimés.

    Né le 25 juillet 1775, à Arras, Vidocq a commencé dans la vie en s'enfuyant du domicile familial non sans avoir volé deux mille francs à son père, boulanger de son état. Pour échapper à la police, il s'engage dans l'armée révolutionnaire avant de déserter. Il a dix-huit ans et, pendant des années, il va mener une vie aventureuse totalement dissolue. Vagabond le plus souvent pauvre, riche quelquefois, séducteur toujours, il sera tour à tour voleur, escroc, forçat, soldat et déserteur. En 1797, il est condamné à huit ans de travaux forcés pour « faux en écritures publiques et authentiques ». Enfermé au bagne de Brest, il s'évade. Repris en 1799, il est envoyé au bagne de Toulon dont il s'évade à nouveau en 1800. Il acquiert de cette façon auprès des gens du milieu un respect et une notoriété sans égale.
    La vie à Paris devenant pour lui très difficile, Vidocq propose ses services à la police parisienne. Il devient un collaborateur si efficace qu'en 1810 le préfet le nomme à la tête d'une brigade dite de sûreté et composée de condamnés libérés à qui un séjour plus ou moins long dans les prisons avait fourni, comme à leur chef, l'occasion de connaître le personnel de malfaiteurs alors en exercice. Là, Vidocq ne se fait pas que des amis. Ses ennemis se trouvent dans la pègre, mais aussi au sein du pouvoir.
    En 1821, Vidocq démissionne définitivement de ses fonctions de chef de la Sûreté et fonde en 1833 la première agence française de détectives privés. Il mourra à Paris en 1857, âgé de quatre-vingt-deux ans.

    Michel Peyramaure ne pouvait se priver du plaisir de nous raconter la vie de ce personnage magnifique. Le portrait vigoureux et flamboyant qu'il nous offre est un véritable régal.

  • On a appelé ce temps plein de splendeurs et de violences le " second exil de Babylone ".
    Au début du XIVe siècle, les papes, las des désordres romains, choisirent de s'établir en Avignon, dans le Comtat Venaissin, sous la protection des rois de France. De 1309 à 1376, sept papes, tous français, régnèrent ainsi sur les bords du Rhône. A la nouvelle capitale de la chrétienté, il fallait un décor digne d'elle : ils firent bâtir le palais des Papes, qui témoigne toujours de leur richesse et de leur puissance.
    Et pendant six décennies, Avignon rayonna sur l'Occident. De ces années magnifiques - la cour pontificale emplissait la ville de ses fastes et de ses scandales -, Julio Grimaldi, le héros de ce roman, a tout partagé. Il a vécu dans les bas-fonds puis, devenu secrétaire à la Curie, il a côtoyé les papes, les souverains en visite, Pétrarque et Laure, les peintres et les artistes. Il a subi la Peste noire et les exactions des Grandes Compagnies.
    Il a aimé, heureux et malheureux. Toute une vie... Jusqu'au jour où, le dernier des papes d'Avignon retourné à Rome, il demeure seul dans l'immense palais déserté, livré aux ribaudes et aux brigands, dernier témoin d'une fête éteinte. Dans la résurrection de ces années folles et terribles, Michel Peyramaure déploie toute la puissance de ses talents de metteur en scène de l'Histoire. Il ajoute un nouveau et surprenant chapitre à ce " roman de la France " qu'il poursuit depuis quarante ans.

  • Troisième volet de la trilogie commencée avec Les Bals de Versailles et Les Fêtes galantes, Le Parc-aux-Cerfs plonge le lecteur au coeur du règne de Louis XV. Maîtresses et favorites se succèdent dans la couche du roi. Mme de Pompadour, les « petites sultanes » du Parc-aux- Cerfs puis la comtesse
    du Barry incarnent la décadence d'un règne qui vit pourtant naître les Lumières. Amant et confident des dames de la cour, Bastien Delorme, porte-parole de l'auteur, est le chroniqueur ravi, puis réticent, des frivolités
    du régime. La verve le dispute à une pointe de mélancolie dans ce roman traversé des ombres et des lumières qui annoncent les abîmes de la Révolution.

  • Après avoir abjuré la religion réformée - "Paris vaut bien une messe..." - Henri IV est follement acclamé à son arrivée dans la capitale, en 1594. L'attend une rude tâche : redresser un royaume en ruines, lui redonner une unité politique, mettre un terme aux passions religieuses - d'où l'Edit de Nantes (1598), et relancer l'économie. Heureusement, Henri s'est entouré de grandes personnalités, dont Sully, pour que Paris et la France entrent dans ce nouveau siècle avec un visage neuf. Sur ses monnaies, il figure en Hercule : il est Henricus Magnus.
    Grand roi, en effet, qui gagne et l'amour du peuple réconcilié... et l'amour des dames. Amant passionné de Gabrielle d'Estrées, d'Henriette d'Entragues, la politique et l'intérêt lui imposent comme reine Marie de Médicis, "la grosse banquière florentine", qui sera la mère de Louis XIII. Et ce n'est pas fini : à cinquante-sept ans, il s'éprend à la folie d'une adolescente de seize ans, Charlotte de Montmorency, pour laquelle il s'apprêtait à mettre le feu à l'Europe lorsque, le 14 mai 1610, il tombe sous les coups de Ravaillac...
    Pour donner vie à cette histoire devenue légende, Michel Peyramaure a déployé tous ses talents de "metteur en scène", son art du portrait et de l'action. On a dit qu'Alexandre Dumas avait donné le goût de l'Histoire aux Français, Michel Peyramaure continue...

  • Jeanne est née en 1412, elle n'a donc que dix-sept ans lorsque, ayant persuadé le seigneur de Vaucouleurs de sa "mission", elle part pour Chinon en février 1429. Son enfance et son adolescence, elle les a passées à Domrémy, dans le Barrois, territoire relevant de la couronne de France bien que situé dans le domaine anglais. C'est là qu'elle entend les "voix" de ses "frères du Paradis"... Puis c'est la rencontre avec le dauphin Charles qu'elle conquiert malgré le scepticisme des conseillers, mais soutenue en secret par la reine Yolande d'Aragon, belle-mère du dauphin. Le 8 mai 1429, elle délivre Orléans. Opérations en Val de Loire, en Beauce et en Champagne, jusqu'au sacre à Reims, le 17 juillet 1429... Orléans, Reims : elle a réalisé en quatre mois, les deux premiers points de sa "mission".Ne fut-elle que l'instrument d'une politique ? Dans son roman, Peyramaure met en avant le personnage de Yolande d'Aragon, comtesse d'Anjou et reine de Sicile. Forte tête politique qui avait marié sa fille Marie au dauphin Charles (futur Charles VII). Ce serait elle qui aurait agi secrètement pour faire venir Jeanne à Chinon et aurait organisé les rencontres utiles. Dans ses propres intérêts... Pour les historiens, ce n'est qu'une hypothèse : aucun document ne l'assure. De toute façon, le mystère demeure : pourquoi avoir jeté son dévolu sur cette gamine de Domrémy ?

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