• En 1991, Mariusz Wilk s'est retiré pour six ans sur les îles Solovki, archipel isolé de la mer Blanche. Véritable microcosme de l'empire soviétique, centre de la religion orthodoxe russe avec un monastère très important, mais aussi lieu où le SLON, premier camp de travail forcé d'Union soviétique, sorte de laboratoire du goulag, fut établi au lendemain de la révolution de 1917, cet archipel reflète l'histoire tumultueuse et complexe de la Russie. Wilk, durant son séjour, a connu chacun des mille habitants de Solovki, évoqué avec eux leurs destins broyés, pittoresques ou cocasses, affronté avec eux un environnement hostile, mais aussi partagé leur fascination pour l'étrange beauté des paysages du Grand Nord.

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  • Ce livre nous transporte dans le monde magique du Grand Nord. Cette fois-ci le parcours de l'auteur nous entraîne en Carélie, au nord-ouest de la Russie, dans une vieille maison posée sur les rives du lac Onega, l'un des soixante mille lacs que compte cette république. Cette habitation,construite entièrement en bois, a la particularité de prendre possession de ses occupants. L'ouvrage, rédigé à travers l'une des trente-sept fenêtres de cette maison inhabituelle, se situe à la frontière du récit de voyage et du journal intime. L'auteur y alterne les digressions sur l'histoire et la culture russes, les prises de position écologiques ou les impressions de lectures plus ou moins récentes, de Gombrowicz à Thomas Merton ou Victor Pelevine, en passant par Henry Miller. Dans une langue polonaise profonde, colorée et suggestive, mâtinée de russismes et d'archaïsmes, Wilk parle de tout ce qu'il a ressenti, de la confrontation avec la nature aux rencontres avec les gens ou à sa fascination pour les cultures japonaise et tibétaine. La réalité étrange et multiforme du Grand Nord, qui existe aux confins de ce qui nous est familier et de ce qui nous est étranger, est pour l'auteur objet de renaissance et de passion. Elle lui permet de regarder le monde différemment, car chaque particularité du « centre périphérique » révélée par Wilk nous rapproche de l'inatteignable. Ce livre inclassable contribue à la légende en train de se constituer en Pologne autour de Wilk et de la fascination universelle pour l'espace unique du Nord.

    Mariusz Wilk, né en 1955, écrivain, journaliste, vit depuis plusieurs années dans le Grand Nord russe. À la fin des années soixante-dix, opposant politique, il est emprisonné pendant l'état de siège décrété par Jaruzelski. En 1989, il quitte la civilisation et s'installe dans les îles Solovki, dans la mer Blanche, expérience relatée dans son Journal d'un loup (Noir sur Blanc, 1999). Dix ans plus tard, il s'installe en Carélie.

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  • Mariusz Wilk s'est installé il y a quinze ans dans le Nord de la Russie, pour y vivre loin de la civilisation.
    Pourtant, de nombreux changements sont survenus dans la maison carélienne au bord du lac Oniego.
    Depuis la naissance de sa fille Martusza, l'écrivain redécouvre la nature avec les yeux de l'enfance. Il s'interroge sur l'importance du lieu où l'individu grandit, reçoit une éducation et fait ses premiers pas dans la vie. À la fois récit de voyage immobile et journal littéraire, La Maison du vagabond évoque les lieux traversés, les grands espaces russes, et l'ancrage désormais nécessaire dans la maison de l'Oniego, au coeur de la nature sauvage du Nord.
    Mariusz Wilk partage également ses vagabondages littéraires avec son lecteur, et entre en dialogue avec de nombreux écrivains : Witold Gombrowicz, W.G.
    Sebald, Nicolas Bouvier. Sa prose est entrelacée de citations littéraires et de références sémantiques, tout en restant vivante et concrète, ce qui la rend tout à fait unique.
    Dernier volume du « Journal du Nord », après La Maison sur le bord de l'Oniego, Dans les pas du renne et Dans le sillage des oeis sauvages, La Maison du vaga- bond interpelle l'homme occidental sur sa manière de vivre, et l'exhorte à observer le monde qui l'entoure avec un regard neuf.

  • Portage

    Mariusz Wilk

    Le livre Le terme de portage désigne l'action de porter (souvent à dos
    d'hommes) une embarcation, quand la navigation d'un fleuve est interrompue par
    un obstacle. Par cette métaphore, Mariusz Wilk aborde la thématique du voyage,
    du chemin, des rencontres que l'on y fait et de la beauté de la nature du Grand
    Nord. Dans de courts textes qui prennent souvent la forme d'un journal et de
    notes de voyage, Wilk explore les contrées dangereuses et sublimes des îles
    Solovki, dans la mer Blanche. En se basant sur des documents trouvés notamment
    dans les bibliothèques des monastères, l'auteur s'intéresse aux différentes
    populations des îles à travers l'histoire : schismatiques fuyant la répression
    au XVIIe siècle ; paysans affranchis du servage ; prisonniers des camps
    soviétiques basés aux Solovki, qui ont participé, souvent au prix de leur vie,
    au creusement du canal Belomor, qui relie la mer Blanche à la mer Baltique. Un
    second volet du livre raconte le voyage en bateau des îles Solovki au lac
    Ladoga, en Carélie, que l'on rejoint par le tristement célèbre canal Belomor.
    Dans une prose âpre et vigoureuse, nourrie par ses lectures, ses réflexions et
    ses rencontres avec l'autre, Mariusz Wilk ne nous livre pas seulement une
    peinture du Grand Nord, mais de toute la Russie, une Russie bien éloignée de
    Moscou et Saint-Pétersbourg, une Russie sauvage et fascinante. Après Le Journal
    d'un loup, l'écrivain-voyageur retourne arpenter les îles Solovki, microcosme
    de l'ex-Empire soviétique. Le livre Mariusz Wilk (né en 1955) vit en Russie
    depuis plus de quinze ans. Opposant politique en Pologne à la fin des années
    soixante-dix, il a été emprisonné pendant « l'état de guerre ». Il est coauteur
    du livre Konspira : rzecz o podziemnej « Solidarno?ci » (1984) [« Conspiration:
    À propos de ''Solidarité`` clandestine »]. En 1989, il quitte la civilisation
    pour aller vivre dans les îles Solovki et, dix ans plus tard, sur les bords du
    lac Oniégo. Il a publié plusieurs récits de voyage aux Éditions Noir sur
    Blanc : Le Journal d'un loup (1999), La Maison au bord de l'Oniégo (2006), Dans
    les pas du renne (2009). En 2006, la Croix d'Officier de l'Ordre Polonia
    restituta lui a été décernée.

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  • Avide de découvrir la vie du peuple mystérieux des Saamis - ou Lapons -, Mariusz Wilk a séjourné parmi eux sur la presqu'île de Kola, dans le Grand Nord russe. Assoiffé de rencontres et de découvertes, il raconte son arrivée dans la ville de Lovoziéro, ses explorations de la toundra et des montagnes environnantes, et ses longues marches guidées par les pâtres de rennes. Il mêle à ses réflexions des détails sur la vie quotidienne des Saamis, sédentarisés de force par le pouvoir soviétique, et leurs tentatives de préserver malgré tout leurs traditions, leur mythologie et leurs croyances chamanistes. Pour illustrer leur riche imaginaire, l'auteur va jusqu'à nous rapporter une légende saami, Le Conte de la piste écarlate. Les rennes sauvages sont une véritable clé pour comprendre l'âme saami. En suivant leurs traces, Wilk se fraie son propre chemin, cette voie que chacun doit découvrir pour soi-même. L'écrivain voyageur s'aventure dans les antichambres de l'autre monde, dans des paysages qui recueillent les rêves de la Terre, où l'on partage ses propres rêves avec le frère renne.

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