• « L'enjeu de ce dictionnaire est de fournir au lecteur un compagnon des textes fondateurs du christianisme, un compagnon qui se doit de lui aplanir le chemin au long d'une lecture occasionnelle ou continue. On trouvera les personnages, les événements, les institutions politiques, sociales et religieuses mentionnés dans les évangiles, mais aussi les concepts et les représentations théologiques qu'ils utilisent : comment s'y adresse-t-on à Dieu et comment en parle-t-on ? Comment sont énoncées les appartenances religieuses et communautaires ? ».
    Pour cerner au plus près le personnage de Jésus et sa prédication en interrogeant l'histoire et les évangiles, voici une enquête finement menée par une grande historienne du christianisme des origines.

  • En trois siècles, le christianisme, religion minoritaire, illégale et parfois persécutée, dispersée et très hétérogène, a acquis le statut d'une puissante religion d'empire dotée d'une Église unifiée.Comment un tel événement a-t-il pu se produire ? Est-il le fruit d'un changement brutal et inattendu ? Est-ce Constantin qui transforma en religion d'État une secte parmi d'autres ? Ne s'agit-il pas plutôt d'une évolution de longue durée, menée par des chrétiens qui surent mettre à profit réseaux et moyens de communication pour médiatiser le message évangélique, à l'instar de saint Paul ? Ce débat, dont les enjeux restent encore profondément actuels, méritait d'être tranché de façon claire et synthétique. C'est tout l'objet de cet ouvrage qui met enfin au jour les véritables racines chrétiennes de l'Europe. Professeur d'histoire des religions à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) et spécialiste des religions du monde gréco-romain, elle a notamment publié Saint Paul. Artisan d'un monde chrétien (Fayard, 2008).

  • Comment les chrétiens sont devenus catholiques : Ier-Ve siècle Nouv.

    On imagine volontiers que l'Église, depuis ses origines, est une, catholique (universelle), apostolique (organisée par les apôtres de Jésus) et romaine (sous l'autorité de l'évêque de Rome), que les Églises orientales sont restées indépendantes pour des raisons intellectuelles ou historiques, que le culte a toujours été rendu de la même manière et le dogme fixé de toute éternité. Essaimage, dissidences et persécutions n'auraient-ils donc changé en rien le devenir des communautés chrétiennes durant leurs quatre ou cinq premiers siècles d'existence ? La construction de l'identité catholique aurait-elle été aussi linéaire qu'on le croit encore souvent ?
    Appuyé sur une connaissance intime des sources chrétiennes et non chrétiennes et nourri des recherches les plus récentes, ce livre riche et suggestif décrit un long processus de construction qui se clôt avec la transformation du christianisme en religion impériale à partir du règne de Constantin, le concile de Nicée (325) et finalement celui de Chalcédoine (451). Il renouvelle profondément l'histoire concrète des quinze ou vingt premières générations de chrétiens.

  • Saint Paul

    Marie-Françoise Baslez

    • Pluriel
    • 6 Juin 2012

    Qui était le vrai Paul ? Le personnage historique aujourd´hui souvent cité dans les controverses philosophiques et politiques a été présenté par l´Eglise comme le doctrinaire de la conversion des païens. En réalité, il était d´abord homme d´action. Cet originaire de Tarse, devenu disciple de Jésus, s´est comporté au Ier siècle de notre ère en véritable entrepreneur religieux et a sillonné l´Orient romain pour multiplier les noyaux de croyants. Pourtant, l´apôtre connut des échecs qui témoignent de l´autonomie des premières communautés chrétiennes. En vrai stratège, Paul a su composer avec les pouvoirs publics et répondre aux contestations des autres leaders ecclésiastiques. Rechercher Paul derrière les portraits stéréotypés que nous en livrent les sources, c´est donc découvrir une personnalité complexe : un être qui resta attaché à ses origines juives ; un savant doué d´un sens évident de la communication, qui acquit une formidable maîtrise de l´espace politique romain. Un homme, tout simplement, qui partout suscita des attachements au point qu´on en fit le premier héros de roman chrétien.

  • L'analyse de deux mille ans d'histoire de la Grèce antique permet une approche totale et dynamique des structures politiques d'un espace géographique et humain qui a joué un rôle majeur dans la construction du monde occidental. Après l'époque archaïque où le monde grec antique ne se distingue guère de son environnement asiatique, vient le temps des cités (VIIIe-Ve siècles) où s'épanouit le génie grec. La période d'instabilité et de divisions qui suit s'accompagne aux IVe et IIIe siècles des luttes pour l'hégémonie. À partir du IIe siècle, Rome, puissance montante en Méditerranée, oeuvre pour une intégration progressive du monde grec dans l'ordre romain.

  • Dans cet essai, Marie-Françoise Baslez explique comment les évêques des premiers siècles, que leurs lettres révèlent comme des hommes de relation et d'échange, ont peu à peu structuré un christianisme éclaté et pluriel. On y découvre une « Église des réseaux », construisant son unité dans la diversité, en communion par la communication. Ces évêques furent de grands épistoliers, qui écrivaient à leurs communautés des lettres informatives et réactives, surtout dans les moments de crise, et qui s'écrivirent beaucoup entre eux en créant les conditions de fonctionnement d'une Église synodale.
    Rapportant les débats, affrontements et ruptures qui agitaient les chrétientés locales, les correspondances épiscopales, souvent peu connues et en partie inédites, donnent accès à un monde complexe et foisonnant en posant les fondations d'un gigantesque édifice, l'Église catholique.
      Après Saint Paul (Fayard, 1991, 2013), Les persécutions dans l'Antiquité, victimes, héros, martyrs (Fayard, 2007, prix Chateaubriand) et Comment notre monde est devenu chrétien (Points-histoire, 2011), Marie-Françoise Baslez, historienne des religions, professeur émérite à l'université de Paris Sorbonne, publie Les premiers bâtisseurs de l'Église, qui vient enrichir une synthèse sur l'histoire des premières communautés chrétiennes et du christianisme primitif.

  • Depuis la Passion du Christ jusqu'aux mesures prises contre eux par Licinius, puis Julien, les chrétiens ont subi des persécutions de la part des « païens ». À partir de Constantin Ier, des persécutions ont été exercées en sens inverse, dans trois directions : contre les polythéistes, contre les juifs et contre des chrétiens considérés comme des ennemis de l'intérieur.
    En ce qui concerne les polythéistes, ces mesures ont commencé dès 331 par un inventaire des biens des temples, précédant leur confiscation. Tout au long du IVe siècle, une série de violences et de destructions se sont perpétrées à leur encontre. De la même manière, les juifs ont été visés par des lois qui les frappaient de plusieurs interdits : mariages mixtes, possession d'esclaves chrétiens, etc. Et, de temps à autre, le peuple chrétien incendiait une synagogue. Plus surprenant au regard des traditions anciennes, d'autres chrétiens furent persécutés par leurs propres coreligionnaires : les « hérétiques » et les « schismatiques ».
    La méthode suivie conduit à étudier la conjoncture, à établir des relations entre le droit et la pratique, à examiner des hypothèses contradictoires, l'archéologie ne fournissant pas forcément la « preuve » espérée. La documentation disponible est riche de textes politiques et juridiques (connus des seuls spécialistes et la plupart du temps non traduits) qui incitent à réfléchir sur les fondements et l'étendue des répressions religieuses et à s'interroger sur le critère de légitimité revendiqué, une « persécution » étant par définition injuste.
    L'objectif de ce livre est simple : montrer que les mentalités n'étaient pas les mêmes au IVe siècle qu'aux XXe et XXIe siècles, que les sources peuvent relever de l'histoire des représentations plus que décrire la réalité, et qu'il est donc doublement absurde de juger les hommes de cette époque lointaine avec les préoccupations qui sont les nôtres.

  • Cet ouvrage se propose d'étudier en diachronie l'émergence de la notion de théocratie dans l'Orient ancien et hellénistique, puis dans l'empire romain, avec des ouvertures dans la très longue durée pour en rechercher les origines dans les modèles mésopotamiens les plus anciens et en évaluer l'héritage dans la chrétienté médiévale.

    Avec le soutien du Crulh et de l'université de Lorraine.

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  • On considère habituellement les livres des Maccabées comme prototype de la littérature de persécution. Il importait donc de mettre en place le thème de la persécution antijuive dans le contexte historique de la domination grecque, en utilisant les apports les plus récents de l'épigraphie, de la numismatique et de l'archéologie. Ces livres conduisent également à s'interroger sur l'invention du martyre dans le judaïsme et le christianisme, puisqu'ils ont indéniablement construit un modèle de martyrologie. Il faut cependant se demander si tel était leur but.
    En définitive, il s'agit d'évaluer le travail de mémoire dont témoigne la transmission de ces textes « en amont », en vérifiant les basses événementielles des récits et en étudiant les traditions scripturaires et littéraires dans lesquelles ils s'inscrivent, aussi bien qu'« en aval », en explorant relectures, réinterprétations et mutations de ces récits. Un tel travail de mémoire doit être analysé dans sa dimension politique, identitaire et religieuse, ainsi qu'à travers l'apparition d'une commémoration littéraire.

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  • "Un ouvrage de référence pour comprendre les relations complexes de l'empire romain avec ses provinces occidentales. Une histoire agitée, parsemée de nombreuses guerres civiles, jusqu'à la fin de la dynastie des Antonins.
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