• La structure est fort simple. Une aristocrate française entreprend un voyage vers Madrid où elle doit retrouver une parente qui s'y est installée. Elle écrit alors à sa cousine restée en France ; ce faisant elle offre un des plus passionnants tableaux de l'Espagne à la fin du 17e siècle. En effet, le récit est riche d'observations en tous genres : description minutieuse des routes empruntées et des auberges, peinture des châteaux et des églises visités, des paysages et des villages traversés. Madame d'Aulnoy présente les habitants des régions qu'elle découvre à travers les modes, la gastronomie, les pratiques sociales, la musique, le théâtre. Elle n'oublie pas d'inclure des anecdotes piquantes à propos de la vie de cour, et de faire le portrait des grands seigneurs espagnols. Le succès de l'oeuvre tient tant à la curiosité que suscite alors l'Espagne, qu'à la qualité de l'écriture et du style de Mme d'Aulnoy.
    C'est sans conteste le plus célèbre récit de voyages dans la péninsule Ibérique de l'âge classique. Il n'existe aucune édition modernisée de ce texte.

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  • De la fin du règne de Louis XIV à la Révolution française, une exceptionnelle floraison de conteurs et de conteuses s'adonne au conte merveilleux sous toutes ses formes. Au sein de cette production, Mme d'Aulnoy occupe une place remarquable : elle n'est pas seulement l'initiatrice, dès 1690, de cette vogue qui s'épanouit dans les salons, voire à la Cour, dans la dernière décennie du XVIIe siècle. Elle constitue également, par l'ampleur et l'originalité de sa production féerique, l'une des représentantes privilégiées de ce genre alors majoritairement pratiqué par des femmes. Elle illustre en effet la naissance du conte féminin, terrain d'épanouissement d'une écriture mondaine et galante souvent empreinte de romanesque. Plus largement cependant, c'est au carrefour des cultures orale et écrite, populaire et littéraire, ancienne et moderne que ces contes puisent leur inspiration, leur esthétique, leur poétique ainsi que leur riche imaginaire.

    Les amateurs de féerie ne s'y trompèrent pas : ils plébiscitèrent les vingt-cinq contes de fées de Mme d'Aulnoy, dont le succès fut immédiat et durable. Traduits en anglais avant ceux de Perrault, plus souvent réédités, au XVIIIe siècle, que ceux de l'illustre académicien, ils furent également salués, exploités voire pillés par les conteurs ultérieurs. Mais ils subirent aussi le contrecoup d'une double dépossession : la relégation aux rayons souvent dépréciés de la littérature enfantine ; et leur récupération par une culture populaire peu soucieuse de ses sources. C'est à la redécouverte de ces contes de fées qu'invite le présent ouvrage, première édition critique de l'intégralité des contes et de leurs récits-cadres.

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  • Comme à son habitude, la baronne se promenait à cheval dans les bois en quête d'inspiration. Ce matin-là, une jolie idée lui vint en tête?; elle mit pied à terre, et se plaça contre des saules et des peupliers qui étaient plantés le long d'une petite rivière qui coulait au bord du pré. Elle se mit à coucher des mots dans son petit carnet qui finiront par devenir de magnifiques contes : La Belle aux cheveux d'or?; L'Oiseau bleu?; Gracieuse et Percinet?; La Biche au bois.

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  • Etude d'un genre : le conte Classe de 6° D'autres contes de fées de Mme Leprince de Beaumont et Mme D'Aulnay sont étudiés.
    Plusieurs appareils pédagogiques sont proposés par conte.
    Etude comparative prévue avec le film de Cocteau.

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