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  • Avec Hadewijch d'Anvers et Catherine de Sienne, Hildegarde de Bingen est une des trois grandes mystiques qui ont marqué la spiritualité du Moyen Âge. Elle est restée d'une étonnante modernité, notamment par sa vision « écologique » avant la lettre - ses recettes de médecine par les plantes sont redevenues à la mode.Sa vision, cette femme aux multiples talents l'a exprimée à travers des créations picturales qui illustrent ses livres. Une dizaine de ces peintures accompagnent l'original du Livre des oeuvres divines, son grand classique. Ces images remarquables nous montrent un Homme christique en totale harmonie avec le Cosmos. Marie-Anne Vannier, spécialiste des mystiques rhénans, en décrypte la symbolique des formes et des couleurs, et montre comment ces oeuvres s'enracinent très précisément dans une mystique de l'harmonie.

  • Un recueil de textes commentés pour découvrir ou redécouvrir la pensée chrétienne à travers l'un de ses guides.
    Hildegarde de Bingen est peut-être l'une des femmes mystiques les plus appréciées aujourd'hui. Elle a excellé dans tous les domaines : la botanique, la médecine, la théologie, la musique, la cuisine...
    Hildegarde est une mystique d'un type particulier, c'est une visionnaire. Elle a marqué son époque, le XIIe siècle. Ses visions lui ont donné d'agir sur l'Église et la société de son temps, pour lesquelles elle a été, en quelque sorte, une prophétesse.
    Hildegarde a été proclamée docteur de l'Église le 7 octobre 2012.
    Se ressourcer et apprendre pendant quinze jours en compagnie d'un maître spirituel.
    EXTRAIT
    Depuis l'âge de cinq ans, en effet, elle avait des visions, or c'est seulement à quarante-deux ans, suite justement à cette vision, qu'elle peut en
    parler ouvertement et en rendre compte. C'est pour elle l'occasion de s'expliquer, ce qui la libère. En même temps, elle s'inscrit, sans le vouloir, dans le renouveau évangélique du XIIe siècle, et renouvelle, à sa manière, l'ordre bénédictin. Comme elle l'indiquera plus tard dans Le livre des oeuvres divines, la voix qu'elle entend lui dit en effet : « Pour le service des hommes, transcris ce qu'ont vu tes yeux et ce qu'ont perçu tes oreilles intérieures ! Que les hommes accèdent à la connaissance de leur créateur, qu'enfin ils consentent à l'adorer dans la dignité, et à le vénérer » (LD pp. 117-118).
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Marie-Anne Vannier, professeur à l'Université de Lorraine (Metz), a une double formation en philosophie et en théologie. Directrice de l'Équipe de recherche sur les mystiques rhénans, elle s'intéresse depuis longtemps à la théologie et à la spiritualité d'Hildegarde de Bingen.
    Elle est membre de l'Institut universitaire de France.
    À PROPOS DE LA COLLECTION
    La collection Prier avec, ce sont :
    o Des livres sources
    - pour passer quinze jours en compagnie d'un maître spirituel à la manière de ces temps de retraite qui ouvrent une brèche dans notre univers quotidien.
    o Des livres pratiques
    - un rappel biographique en début de volume;
    - un itinéraire balisé en introduction;
    - une entrée dans la prière répartie sur les quinze chapitres de l'ouvrage;
    - pour aller plus loin, une bibliographie expliquée.
    o Des livres accessibles
    - un ressourcement qui va à l'essentiel pour des chrétiens actifs;
    - une information donnée de l'intérieur pour un public plus large.

  • Parmi toutes les religions et même parmi les monothéismes, le christianisme a un statut unique : c'est la seule religion où Dieu a pris un visage humain. Nous y sommes habitués, mais, pour nos contemporains, pour notre société sécularisée, c'est un point essentiel à redécouvrir, une chance énorme dont on n'a pas toujours conscience et qui ouvre encore un chemin pour l'homme d'aujourd'hui. Avec l'Incarnation, un pas de plus est franchi : la filiation divine nous est donnée. Cet ouvrage exprime, en langage contemporain, l'essentiel de l'anthropologie chrétienne, qui est fondée dans la christologie et dans la théologie trinitaire. En s'appuyant sur maître Eckhart, qui va au coeur de l'anthropologie chrétienne, en invitant, à la suite de Maxime le Confesseur, à «devenir par grâce ce que Dieu est par nature», l'auteur montre combien l'anthropologie chrétienne reste une chance pour notre époque.Marie-Anne Vannier est une spécialiste de saint Augustin, de saint Jean Cassien ainsi que de Maître Eckhart et des mystiques rhénans. Elle est également rédactrice en chef de la revue Connaissance des Pères de l'Église et professeur de théologie à l'Université de Lorraine.

  • La christologie des mystiques rhénans est souvent laissée pour compte, quand on ne leur reproche pas de ne pas en proposer. Or, Eckhart a su dégager le sens de la christologie et l'importance de la conformation au Christ. Il est, avec Nicolas de Cues, l'un de ceux qui sont allés le plus loin dans l'approfondissement de la filiation divine. Tauler a repris et développé sa perspective. Suso a davantage envisagé le Christ à partir de la figure de la Sagesse éternelle. Force est de constater que les mystiques rhénans et Nicolas de Cues ont proposé une christologie solide, qui est l'axe de leur oeuvre et qu'il importe de redécouvrir. Cet ouvrage, fruit de la coopération entre l'Équipe de recherche sur les mystiques rhénans de l'université de Lorraine et le Cusanus Institut de Trêves, invite à cette redécouverte.

  • Ce livre envisage un aspect encore peu connu de l'oeuvre de maître Eckhart : sa lecture des Pères latins. Un certain nombre de sources de la pensée eckhartienne ont déjà été étudiées, mais le fait qu'il cite, par exemple, Augustin quelque cinq mille fois dans son oeuvre n'a pas été beaucoup retenu. Or, un dialogue s'est effectué entre les deux auteurs par-delà les siècles, dialogue qui a infléchi la pensée du Thuringien.
    Dans le cadre du projet ANR -17- FRAL - 0002 TEAPREA (Teaching and Preaching with Patristic auctoritates. Meister Eckhart in France and Germany, past and present ), nous réalisons une étude systématique des sources patristiques d'Eckhart, ce qui donnera lieu à la publication d'un Index, regroupant ces sources. Nous étudions aussi les références qu'Eckhart fait aux Pères latins et aux Pères grecs, tant sur le plan thématique que sur celui de ses oeuvres, dans deux ouvrages.
    Ce premier volume est consacré à la lecture qu'Eckhart fait des Pères latins, un second suivra pour les Pères grecs. Ces deux volumes, explicitant l'Index, renouvelleront la compréhension de l'oeuvre eckhartienne.
    Ont participé à ce volume : Silvia Bara-Bancel , Julie Casteigt , Régis Courtray , Jean Devriendt , Jacques Elfassi , Jana Ilnicka , Christian Jung , Jean-Claude Lagarrigue , Dietmar Mieth , Harald Schwaetzer , Marie-Anne Vannier , Markus Vinzent .

  • Saint Augustin (354-430) est l'un des géants de la patristique et plus largement de la civilisation occidentale, car un certain nombre de ses intuitions, comme la place du sujet ou celle de la relation, sont encore fondamentales aujourd'hui.
    Parmi les Pères de l'Église, saint Augustin est celui dont la vie est la mieux connue, car non seulement il a eu un biographe, mais il a également retracé sa biographie spirituelle ou plus précisément l'aventure de sa conversion dans les Confessions.
    Après l'avoir situé dans son contexte, celui de l'Afrique du Nord au tournant du IVe et du Ve siècle, l'activité pastorale d'Augustin est tout d'abord explorée. Augustin parle de son expérience de prédicateur à travers la métaphore des anges qui montent et qui descendent, de l'importance de la catéchèse qu'il déploie à propos de l'eucharistie, de sa prédication pour les fêtes et surtout de la clef de sa pastorale, qui est la charité. Il se place ainsi dans la dynamique de l'amour trinitaire qu'il transmet aux autres, ce qui nous amène à envisager son oeuvre de théologien.
    Sa théologie, il la dégage de l'Écriture, comme en témoigne sa réflexion sur la création et sur l'image de Dieu en l'homme. Il se situe en disciple de Paul. En fonction de sa propre expérience, il développe une anthropologie solide, consacre des pages mémorables au Christ médiateur. En réponse aux hérésies, il réfléchit sur le motif de l'Incarnation, sur l'unité de l'Église... Pasteur et théologien, il apporte sa contribution à l'ecclésiologie et à l'eschatologie.
    Homme de relation et de prière, il fait ressortir la place du Maître intérieur en chacun, reprend plusieurs fois son commentaire de la prière par excellence qu'est le Notre Père et met en évidence l'importance de la louange.
    A PROPOS DE L'AUTEUR :
    Marie-Anne VANNIER, professeur à l'Université de Lorraine (Metz), a une double formation en philosophie et en théologie. Directrice de l'Équipe de recherche sur les mystiques rhénans, elle s'intéresse depuis longtemps à la théologie et à la spiritualité d'Hildegarde de Bingen. Rédactrice en chef de la revue Connaissance des Pères de l'Eglise, éditée par Nouvelle Cité, Marie-Anne Vannier est l'auteur de nombreuses publications sur saint Augustin, Jean Cassien et Eckhart.

  • Sommaire
    Marie-Anne Vannier, Présentation
    Marie-Anne Vannier, Le renouveau actuel des études patristiques,?source ou fruit de l’œcuménisme ?
    Archevêque Job de Telmessos, Le renouveau des études patristiques et?les progrès du dialogue œcuménique
    Archevêque Job de Telmessos, L’actualité d’Ignace d’Antioche?pour l’ecclésiologie
    Michel van Parys, La réception des Pères dans le dialogue œcuménique
    Alexandre Siniakov, Patristique et dialogue entre chrétiens. Expérience des chrétiens orthodoxes russes
    Rémi Gounelle, L’étude des apocryphes chrétiens et l’ouverture interconfessionnelle
    Alfons Fürst, Le renouveau des études origéniennes et l’œcuménisme. ?La théologie d’Origène sur la charité, la paix et la tolérance et l’effort?œcuménique des Platoniciens de Cambridge au dix-septième siècle
    Lorenzo Perrone, Actualité d’Origène:? l’apport des Nouvelles Homélies sur les Psaumes
    Agnès Bastit, La redécouverte des Commentaires? de Fortunatien d’Aquilée sur les Évangiles
    Gérard Nauroy, Relecture actuelle d’un Père de l’Église latine: ?Ambroise de Milan à la lumière d’études récentes
    Ugo Zanetti, L’actualité des Pères du désert
    Jacques Elfassi, Le renouveau des études isidoriennes en Europe de l’Est (2008-2014)
    Pablo Argárate, Le renouveau des études patristiques en Autriche, en Roumanie et en Hongrie et le développement du dialogue œcuménique
    Antoine Lambrechts, Thomas a Kempis parmi les saints Pères de Russie
    Léonide A. Ouspensky, La descente du Saint-Esprit sur les Apôtres
    Les auteurs



  • Cet ouvrage unique en son genre contribue considérablement à la recherche patristique. Reprenant les écrits d'un certain nombre de spécialistes, il rend véritablement compte de la perspective des Pères de l'Église qui ne dissociaient pas la christologie et la théologie trinitaire, comme en témoigne la formule de Nicée de 325, qui affirme la consubstantialité, l'identité de nature entre le Père et le Fils. En effet, l'apport du concile de Nicée est non seulement christologique, dans la mesure où la divinité du Fils est mise en évidence, mais il est aussi trinitaire, ce que l'on oublie souvent, car le Fils est l'un de la Trinité. À partir de l'étude précise des Pères tant grecs que latins, d'Irénée à Léon le Grand sans oublier la réception d'Isidore de Séville et la relecture contemporaine par un auteur comme Hans Urs von Balthasar, cet ouvrage donne un large panorama de la manière dont les Pères comprenaient le Christ et la Trinité. Leur réflexion est encore d'actualité : à l'heure du dialogue interreligieux, ils permettent de saisir le sens de ce monothéisme trinitaire qu'est le christianisme et le message de vie, d'espérance et de salut qu'il propose.

  • Immédiatement, on tendrait à penser que la mystique rhénane et la Devotio moderna sont deux domaines séparés. L'histoire n'a pas été sans impliquer ce malentendu, dans la mesure où la Devotio moderna a immédiatement eu une influence importante, au point de marquer fortement l'Occident, en particulier avec l'Imitation de Jésus-Christ, alors que l'Interdit a pesé sur la mystique rhénane, qui n'est redécouverte que depuis les années 1950, ce qui a fait oublier, en même temps, son influence sur la Devotio moderna. Or, celle-ci aurait-elle existé sans la mystique rhénane ? Qu'en a-t-elle retenu ? Comment l'a-t-elle transmis ? Tel est l'objet de cet ouvrage.


  • Si la notion de chemin spirituel est à peu près absente chez Eckhart et se trouve plutôt remplacée par celle de percée et d'esprit libre, elle est, en revanche, développée par son disciple Henri Suso, tant dans l'Exemplar que dans L'horloge de la Sagesse et elle sera largement reprise dans la Devotio moderna. Aussi cet ouvrage s'interroge-t-il sur l'enjeu de cette mutation, sur le passage d'une réflexion ontologique et anthropologique à une pratique et sur les conséquences de ce transfert.
    Il prend également en compte les modalités de cette transmission, d'où l'étude des textes de référence, voire des réinterprétations des textes des mystiques rhénans qui ont été utilisés ou revus par la Devotio moderna, ce qui permet de comprendre quelle a été la réception de la mystique rhénane.
    L'étude de ces différents points est une contribution importante à l'étude de la mystique rhénane et de la Devotio moderna.
    Les auteurs
    Silvia Bara Bancel, Élisabeth Boncour, Gianluca Cuozzo, Jean Devriendt, Markus Enders, Monique Gruber, Satoshi Kikuchi, Jean-Claude Lagarrigue, Éric Mangin, Dietmar Mieth, Isabelle Raviolo, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Marie-Anne Vannier, Kirstin Zeyer.

  • S'il y a aujourd'hui un regain d'intérêt pour la Création, avec des découvertes de l'astrophysique, les Pères, pour des raisons différentes dues au contexte où ils vivaient, ont largement réfléchi sur ce sujet et ont développé toute une théologie de la Création. A la suite du colloque du même nom qui s'est tenu à Metz en novembre 2008, des spécialistes présentent dans cet ouvrage les thèses de ces différents auteurs, aussi bien les plus connus comme Irénée, Ambroise, Augustin que d'autres moins célèbres à l'image des Pères syriaques, autant de textes qu'il est bon de revisiter et qui ne manquent pas d'actualité. A partir d'une exégèse des premiers chapitres de la Genèse, réalisée avec différentes méthodes, les Pères sont souvent passés d'une interprétation cosmologique à une interprétation anthropologique de la Création, centrée sur le commentaire de Genèse 1, 26 : la Création de l'être humain à l'image et à la ressemblance de Dieu.

  • Les commentaires patristiques de la Genèse ont été fréquemment étudiés, car ils s'inscrivent dans le cadre de la catéchèse baptismale et articulent création et création nouvelle. En revanche, les chercheurs ont très peu, voire pas du tout, envisagé l'influence du Judaïsme sur ces commentaires. Or, ne serait-ce que par le texte de la Septante qui sert de référence aux Pères grecs, l'influence du Judaïsme y est présente, ce qui amène à une autre compréhension des premiers mots du texte. S'y ajoute la place de Philon d'Alexandrie, les méthodes exégétiques issues du Judaïsme. C'est donc une nouvelle manière d'aborder ces commentaires qui est proposée dans cet ouvrage, fruit d'un programme de recherche de la MSH Lorraine, qui renouvelle l'étude de ces textes et montre quelles ont été les interactions entre Judaïsme et christianisme dans l'Antiquité tardive.

  • Cet ouvrage renouvelle les études relatives aux commentaires patristiques des Psaumes, en prenant en compte l'apport du Judaïsme que les Pères connaissaient et qui marque leur interprétation du texte biblique, ne serait-ce que par le texte de la Septante qui sert de référence aux Pères grecs. Alors que l'on parle souvent de l'antijudaïsme des Pères de l'Église, les commentaires de l'Écriture qu'ils ont proposés, et en particulier ceux des Psaumes, montrent, au contraire, à quel point les Pères étaient marqués par le Judaïsme, dans leurs méthodes d'exégèse. Sans doute les Psaumes sont-ils davantage encore l'héritage commun du Judaïsme et du christianisme, comme l'a compris Augustin, qui entend, dans les Psaumes d'Asaph, la voix de la synagogue. Il n'en demeure pas moins que cet héritage commun permet une synergie entre les deux communautés, comme en témoigne, de manière éloquente, Maxime le Confesseur dans son Commentaire du Psaume 136, en dépit des différences d'interprétation qui existent.

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