• À une époque où la force des réseaux sociaux est telle qu'ils se substituent bien souvent à la réalité, les littératures de l'imaginaire n'ont jamais tenu une place aussi importante auprès des lecteurs. Ce volume propose donc un retour au Cabinet des fées. Dix contes qui nous entraînent pour certains dans des pays lointains hors du temps, leçons de vie où seul le lecteur doit trouver la morale de l'histoire. Ici, la meilleure tradition européenne du genre est mise en oeuvre. On pense tour à tour aux grands maîtres du genre : Charles Perrault, Jeanne Marie Leprince de Beaumont, Marie Catherine d'Aulnoy, et bien sûr Ernst Theodor Amadeus Hoffmann ou encore Giambattista Basile. Le livre évoque aussi l'atmosphère des peintures d'Edward Burne-Jones, Gustave Moreau, Odilon Redon ou Alfons Mucha. La langue de Marcel Schneider est simple et d'une grande clarté. Elle magnifie ce livre qui peut être considéré comme un classique contemporain.

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  • Schubert

    Marcel Schneider

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  • L'esprit du ballet

    Marcel Schneider

    Instinctive, spontanée, la danse ne connaît d'autres lois que celles de l'inspiration.
    C'est le geste de l'enfant, du prisonnier libéré, de la ménade, du fou de Dieu. Le ballet, lui, ne date que de quelques siècles : c'est une invention de l'Italie de la Renaissance et de la France de Louis XIV. Il conjugue toutes les disciplines : le théâtre, la poésie, la musique, les arts plastiques et une chorégraphie originale.
    Le ballet a connu de multiples métamorphoses au cours des siècles. Chaque époque l'a réinterprété en fonction des goûts esthétiques du moment.
    Noverre le Novateur élargit la science de la danse au XVIIIe siècle, avant que le romantisme renouvelle l'art du ballet avec Giselle et Le Lac des cygnes. Le XXe siècle sera lui aussi très fécond particulièrement à l'époque des ballets russes et suédois et les grands chorégraphies ne manquent pas : de Diaghilev et Balanchine à Pina Bausch et Philippe Decouflé en passant par Roland Petit, Serge Lifar et Maurice Béjart.
    Alors qu'il avait seize ans, Marcel Schneider a eu une révélation en découvrant les ballets russes.
    Depuis cette passion ne l'a jamais quitté. Il livre dans cet album la somme d'une vie. Tous les ballets y sont analysés : classiques, romantiques, russes, modernes...
    Une invitation à la beauté, aux mystères des corps, à l'expression suprême de la grâce.

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  • Le chasseur vert

    Marcel Schneider

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  • «Dans l'ultime au revoir que j'adresse à Paul Morand, je ne prétends pas arracher son masque et livrer son visage nu. Pendant longtemps il a joué à cache-cache avec lui-même. Voyageur pressé, Morand la Vitesse, formule qui a fait florès, diplomate amer, mondain désabusé : où se trouve l'homme véritable ? Que voulait-il cacher ? Une faille secrète, une faiblesse de caractère que personne ne devait connaître, une blessure de l'âme dont il ignorait lui-même la nature ? Qui le saura ?
    L'écrivain n'existe que dans la conscience de celui qui le lit. Chacun le voit à sa manière personnelle, selon son désir.

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  • Hoffmann, le meteore

    Marcel Schneider

    • Rocher
    • 23 Février 2006

    Qu'est-que Baudelaire appelle le baromètre de Hoffmann ? Que sont le principe de Callot et le principe de Sérapion, qui soutiennent l'esthétique littéraire de Hoffman ? Que fait Hoffmann quand il s'enferme dans sa mansarde, où sa femme lui passe à manger par une trappe ?...
    Marcel Schneider le clairvoyant nous rappelle d'abord, en quinze pages lumineuses, les grandes 1ignes du romantisme allemand. Puis il nous donne un concentré de la vie et de l'oeuvre d'E.T.A Hoffmann (1776-1822), tout à la fois écrivain, compositeur, peintre (surtout caricaturiste) et directeur de théâtre. Les Elixirs du diable, La Princesse Brambilla, Les Opinions du Chat Murr : autant de titres que chérissent tous ceux qui sont sensibles à une certaine électricité de l'écriture.
    /> Et comme " romantisme " fait partie des mots qu'on peut encore prononcer, profitons-en : c'est un maître, Marcel Schneider, qui mène la danse.

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  • Hoffmann

    Marcel Schneider

    • Julliard
    • 1 Février 1979
  • Wagner

    Marcel Schneider

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  • Editions du Rocher, 16.5*12 cm, 87 pages

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  • Le fantastique serait-il aujourd'hui désamorcé? Mais en quoi consistait l'amorce? La terreur, les ténèbres, le magique, tout ce qui se présente comme rare, exceptionnel, mais que les auteurs ont donné comme vérité vraie? Où est l'amorce? Où est l'incendie? Quand le mystère est découvert, il faut le transporter ailleurs et le cacher à la vue des profanes. Le fantastique reste un secret, quelque chose que l'on devine, mais qu'on ne pénètre jamais. C'est toujours ailleurs qu'il se tient. S'il a perdu les apparences inquiétantes sous lesquelles il se produisait jadis, les diableries, les vampires et les morts-vivants, c'est parce qu'il se manifeste en nous de façon obsédante, sournoise et tout aussi terrifiante. Marcel Schneider, né à Paris en 1913, est agrégé de Lettres. Il quitte l'enseignement en 1960 pour se consacrer à la littérature et à la musique. Il a publié un Schubert et un Wagner dans la collection Solfèges des éditions du Seuil et chez Grasset des romans et des recueils de nouvelles qui relèvent tous du merveilleux et du fantastique (Le Guerrier de pierre, Mère Merveille, Les Colonnes du temple, La Lumière du Nord, Histoires à mourir debout). Sa biographie de Hoffmann (Julliard) et son Histoire de la littérature fantastique en France précisent l'orientation de sa pensée. A la suite de différents prix, il a reçu en 1980 pour l'ensemble de son oeuvre le Prix Pierre de Monaco.

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  • Tout en sachant ce qui, dans toute vie, relève du hasard et de la nécessité, je ne plaiderai pas l'irresponsabilité. Les bêtises que j'ai faites, c'est bien moi qui les ai commises. J'aurais pu devenir un échantillon de consommation courante, respectueux des usages et des préjugés en cours. J'ai préféré m'écarter du troupeau et réaliser le personnage que me proposait mon imagination. Ce n'est pas impunément que l'on devient ce personnage de fiction : on se coupe du reste des hommes. Qu'est-ce qui justifie pareille prétention ? Rien. Un moine qui se soumet à une ascèse répond à l'appel de Dieu, un soldat au sens de l'honneur : je ne m'en suis remis qu'à mes chimères et me voici mal à l'aise dans mon époque, réactionnaire tant qu'on voudra, le survivant d'un monde qui n'a jamais existé que dans ma tête ! Sans cesse je passe du tourment à la sérénité, de l'incertitude à la foi. Je ne me vante pas de ce que je suis, je ne me renie pas non plus. Si je ne me confonds pas avec ma vie, ma vie est pourtant ma première raison d'exister. M.S.

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    Pour clore son nouveau recueil de contes, Marcel Schneider, éternel admirateur d'Hoffman et de Jean-Paul Richter, explique ainsi sa prédilection pour ce genre : « A une époque de réalisme exaspéré, de naturalisme à outrance, il semble que le conte, et surtout le conte de fées n'intéresse plus personne. Voilà une excellente raison pour en composer. Quand on a toujours été à contre-courant, il convient de faire ce que personne ne fait. Le conte merveilleux me sert d'antidote contre le désenchantement cruel de notre époque. »Tour à tour tragiques, émouvants, réjouissants ou fantaisistes, ses contes nous font voyager en féerie, au royaume d'enfance. Les souverains régnant sur d'étranges palais, les sorcières, les magiciens, la faune des créatures des forêts qui peuplaient les contes du XVIIè siècle, Marcel Schneider les ressuscite. Dans une langue riche et poétique, il recrée l'univers du merveilleux et revisite les mythes séculaires à l'aune de notre modernité.
    La quête d'Un Lambeau de nuit est un écho de celle de Peau d'âne ; Le Roi Ourson et ses rougeoyants apparaît comme une variation autour de l'Histoire de Blondine de la comtesse de Ségur... Mais à travers des histoires souvent dépourvues de morale, l'auteur nous invite également à interroger l'histoire récente et la force persistante du mythe. Les Jours de féerie qu'il égrène s'ouvrent sur l'ici et l'ailleurs.

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  • Nul ne sait le prénom de l'enfant prodigue, mais pour Marcel Schneider, connaisseur du mystérieux, il s'appelle Augustin, comme l'auteur des Confessions, et c'est la veille de Noël qu'il fait à Mme Delaccour, sa mère, le cadeau de revenir dans la petite ville de l'Est, où elle l'attend depuis des années. Veuve à la suite d'un étrange accident d'avion, elle s'est confinée dans la vie dévote, tandis qu'Augustin cherchait au loin la révélation d'un bonheur différent, trouble, aventureux, et qu'il n'a sans doute pas trouvé. En apparence, chez les Delaccour, rien n'a changé. Tolie et Firmin, le vieux couple de domestiques, continuent de mener la maison avec la même fidélité bourrue et le fils prodigue se coulerait peut-être à nouveau dans la douceur du nid retrouvé s'il ne sentait partout la menace d'un sortilège. Qui donc est cette jeune fille qu'il semble être le seul à rencontrer, aux abords de la demeure familiale ? Comment M. Delaccour, qui détestait les voyages, a-t-il pu disparaître dans une catastrophe aérienne aux antipodes ? Avec Marcel Schneider, on n'est jamais sûr de rien jusqu'au dernier mot de la dernière page ; c'est le talent des romanciers fantastiques d'égarer le soupçon pour mieux nous apprendre l'envers des choses, les vérités cachées.

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  • « L'amour des lettres m'a protégé et aussi condamné. Il m'a servi de bouclier contre les duretés de la vie et la méchanceté des hommes, mais il a fait de moi le prisonnier de l'imaginaire. Dans la longue quête de moi-même, durant les cinquante ans d'amitié avec Georges Dumézil qui fut mon sage Mentor et mon malicieux Merlin, s'est confirmé en moi l'amour pour les mythes, les contes de fées, la musique et la poésie. La mythologie m'a tenu lieu de Freud et de Marx. Ce livre raconte quelles furent mes lectures et mes expériences, ce que je dois à André Gide, à André Breton, à Ernst Jünger... Quand j'ai commencé à écrire, je me suis senti très isolé : c'était le grand engouement pour l'existentialisme et Sartre incarnait tout ce que je fuyais. Mais il y avait encore une vie littéraire en France en 1950, je me sentais soutenu. Ce livre s'achève en 1939, date qui mit fin à ma jeunesse et à mon bonheur. D'autres volumes raconteront comment on survit à sa jeunesse et comment l'état d'écrivain vous apporte une sorte de bonheur. » M.S.

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  • Ce deuxième tome des Mémoires de Marcel Schneider couvre la période 1940-1955 : il s'ouvre sur la défaite de la France et s'achève par une saisissante et très personnelle évocation de François Mauriac à qui l'oeuvre est dédiée. La drôle de guerre, l'Occupation, la Gestapo, la victoire. Après la Libération, nous entrons en littérature : avec Sartre au temps de {la Nausée}, Erté quand il n'était pas encore l'idole du monde entier, Cocteau dont Marcel Schneider voit l'oeuvre littéraire et graphique comme un grand opéra mythologique, avec, enfin, royale, incomparable, Marie-Laure de Noailles. Scènes de la vie mondaine, scènes d'intimité, amours graves, paysages d'Alsace, premier voyage en Espagne : quand Marcel Schneider conte son passé et se raconte, nos yeux s'agrandissent, notre intelligence s'aiguise... Bonheur.

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  • Fidèle à son propos de tout dire au risque d'impudeur, l'auteur raconte ce qu'il doit à l'opéra, au ballet, aux séductions de la mondanité découverte à Venise ; il décrit un certain art de vivre à la française et donne des portraits pris sur le vif d'écrivains et de célébrités de notre temps, Paul Morand (à qui le livre est dédié), Jacques Chardonne, Poulenc, Rubinstein, Nancy Mitford, Denise Bourdet, Karen Blixen... L'ombre de Proust évoqué dans la personne de sa nièce Suzy Mante compose des pages superbes. La fête, aussi, chez Elie et Liliane de Rothschild pour Madame Simone et le duc de Parme. Voici, de 1950 à 1970, le portrait d'une époque par un intellectuel avide de la vie vécue comme un art.

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  • Au dix-huitième siècle, le Carnaval à Venise durait six mois par an et la Piazza était le premier salon d'Europe : courtisanes, tripots, excès, folies. Patriciens et menu peuple concouraient à faire de Venise un théâtre permanent. Avant la chute, quelle magnificence ! Vivaldi, Marcello, Gozzi, Casanova, les Tiepolo, Goethe, et tous les voyageurs prestigieux. Mais arriva l'année 1797 et Bonaparte mit fin à la féerie. Désormais, les morts de Venise prennent la relève et montent la garde sur la splendeur du passé. Le Carnaval est fini, commencent la nostalgie et le souvenir.

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  • Tout en jouant au jeu de l'oie, Marcel Schneider raconte les moments décisifs de sa vie. Les obstacles majeurs fixés par la tradition : le pont, le château, l'auberge, le puits, le labyrinthe, la mort et le lac sacré servent à relier confidences, récits et réflexions. Ce jeu intéresse chacun de nous. On avance, on marque le pas, on revient en arrière, on passe son tour : n'est-ce pas là le rythme de toute vie ?Le jeu de l'oie qui tient de la confession, de l'essai et du recueil de nouvelles, ne rentre dans aucun genre défini. En cela, il reflète fidèlement l'auteur qui ne se range dans aucun parti, n'adhère à aucun groupe, pas même à une école littéraire et qui ne s'en porte que mieux, bien que faire cavalier seul ait toujours été une attitude téméraire. En marge de la littérature actuelle.Le jeu de l'oie diffère de tout et ne ressemble qu'à lui-même. On goûtera la singularité de la pensée et la concision élégante du style : les lecteurs raffinés attachent encore de l'importance à ces qualités-là. C'est à eux que Marcel Schneider dédicace son Jeu de l'oie.

  • "Ma vie est un songe qui passe à travers moi": ainsi s'exprime Marcel Schneider, qui aura toujours préféré la liberté intérieure, celle du rêve, aux contraintes avilissantes de la vie réelle. Le spécialiste du fantastique, le germaniste familier des mythes de la Forêt noire, le visiteur des salons parisiens, est tôt parti à la quête du beau. Il y a du rebelle chez cet esthète. C'est le sens de ce nouveau volume ajouté à son entreprise de mémoire, L'éternité fragile. On passe ici du monde, celui de la première guerre mondiale, celui des amitiés "admirables", de Georges Dumézil à André Pieyre de Mandiargues, sans oublier Jean Cocteau, au Tramonde, concept qui tient de l'émerveillement devant la singularité poétique de l'existence. Le germaniste cite volontiers Goethe : "L'ère du beau est révolue". Ce pessimiste qui ne moralise pas commente le snobisme de Proust, l'imaginaire de Gabriele d'Annunzio, ou les leçons d'insolence d'un après-guerre qui n'était pas du côté de Jean-Paul Sartre. Pour finir, il consacre à la danse des pages virevoltantes où l'on voit pirouetter Nijinski, Joséphine Baker, Noureev, Roland Petit. La danse, métaphore d'une beauté qui toujours s'échappe.

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  • " Le labyrinthe est un lieu légendaire : il participe du mythe, de la religion, de la féerie. Hérodote rapporte qu'en remontant le Nil jusqu'à Louqsor, il a vu le plus prodigieux des labyrinthes : trois mille couloirs souterrains auraient encerclé deux grands temples et nombre de sanctuaires ! Au coeur de cet entrelacs ténébreux de chemins tortueux, parfois sans issue, se trouvait la chambre secrète avec les tombes des pharaons et les momies des crocodiles sacrés.
    Mais Hérodote n'a pas vu le labyrinthe le plus célèbre de l'Antiquité, celui que Dédale inventa pour abriter et cacher le Minotaure mis au monde par la reine Pasiphaé, l'épouse de Minos. Au palais de Cnossos il avait imaginé une demeure secrète où le monstre à tête de taureau attendait ses victimes pour se repaître de leur chair.
    Depuis les prodiges réalisés par Dédale et la prouesse de Thésée, l'idée du labyrinthe n'a pas cessé de hanter notre imaginaire. Il s'agit toujours de la même situation : après une suite d'épreuves, d'errances et de pas perdus dans l'obscurité, nous devons découvrir le cour du mystère, le point fatal où nous trouvons l'horreur ou l'illumination, le salut ou la mort. C'est le lieu de la révélation. Révélation de quoi ? De nous-mêmes, de notre destin. C'est là qu'habite notre âme. La chambre centrale du labyrinthe, but de nos aspirations, est aussi bien notre berceau que notre tombe. " M.S.

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  • a lire la dernière strophe du poème de ronsard, dont marcel schneider s'est ici inspiré, « adieu chers compagnons, adieu mes chers amis, je m'en vais le premier vous préparer la place », on devine avec mélancolie que ce livre est aussi un adieu. un testament. nulle amertume chez cet humaniste misanthrope, cet érudit indifférent à son temps, pour qui 1936 ne signifie pas l'invention des congés payés mais l'obtention avec brio de son agrégation de latin-grec ! qui, à l'heure du politiquement correct, reprend à son compte la définition de la démocratie par baudelaire : « la démocratie est le plus énergique dissolvant de toute vertu que le monde ait connu jusqu'ici ». dans le lignée de l'eternité fragile, cette fragile architecture du temps recomposé qui sont ses mémoires, marcel schneider se souvient, et les figures amies ou admirées sont évoquées ici avec précision : lise deharme et andré breton, un julien gracq muet qui aime les mondanités, un lord byron musical, nijinski érotico-mystique, denise bourdet en panthéon des gloires défuntes, ainsi qu'un long essai sur proust et le faubourg saint-germain.

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  • La nouvelle est peut-être le genre qui convient le mieux à l'art très singulier de Marcel Schneider. Il faut du brio, le sens de la concision, le don des nuances ; toutes qualités que l'auteur possède et domine.

    Ces treize nouvelles (treize, est-ce un hasard ?) sont une illustration de la littérature fantastique, dont Marcel Schneider est à la fois l'historien et le représentant. Pour lui, la fiction n'est pas seulement l'occasion d'exercer sa fantaisie ; il s'y abandonne tout entier, comme un possédé. C'est au niveau des sens, et non pas de l'intelligence que cet écrivain un peu sorcier nous atteint ; il sait donner forme aux fantômes avec lesquels nous vivons, mais que nous ne voulons pas voir. Cet art n'est pas loin de la psychanalyse.

    Depuis qu'il est devenu familier de ces démons et qu'il vit avec eux dans une harmonie relative, Marcel Schneider est entièrement maître de son style qui n'a jamais été aussi riche dans son baroque flamboyant. En apparence, il n'est pas un écrivain de notre temps. Mais on pourrait bien s'apercevoir un jour que Marcel Schneider est un précurseur, comme d'autres solitaires qui s'appellent Julien Gracq ou André Pieyre de Mandiargues.

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