• Les phrases se dispersent, le papier absorbe l'encre, les mots s'étiolent ou déposent en nous leur limon. Il reste les livres écornés de tous nos oublis, ceux dont les pages ne nous ont jamais traversé ou ont frémi de nos justes énervements devant leur st

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  • Exit le Taj Mahal , le nirvana et autres foutaises pour touristes. Dès le début, on comprend que l'on a affaire à un thriller atypique, à commencer par le cadre inhabituel dans lequel il se déroule, le territoire de Pondichéry, en Inde. On est bien loin de tous les clichés dont on abreuve copieusement les étrangers à ce pays. Ici, le lecteur est en prise directe avec sa réalité brute ; ça passe, entre autres, par une narration qui opte pour la crudité, sans pour autant renoncer à la poésie. Quelques préjugés à la vie dure sont vite balayés, pour laisser la place à une autre vision, sordide, corrompue... qui sent le vécu. On s'y croirait vraiment, on hume toute la gamme des odeurs de Pondichéry, celles de la vie aussi bien que celles de la mort, on voit ses couleurs, on touche les "matières" dont elle est faite... Les personnages sont formidablement bien incarnés, on a envie de les suivre, pour dénouer avec eux les fils de l'intrigue, la mort suspecte de Monique Duchemin, une ancienne hippie reconvertie en la Mère Teresa de Pondichéry.

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  • "Quand je referme un livre en me demandant comment contenir l'émotion qui m'incite à rester assis, force m'est d'accepter qu'il s'est produit en moi quelque chose d'inhabituel. J'ai beau vouloir me convaincre de n'avoir lu qu'un roman plus talentueux que la moyenne, celui d'une auteure à la plume accomplie... Non. Trop facile ! Ce serait même un peu lâche. Yek Do Se...Jusqu'où peut-on aimer ? est bien plus que cela.
    A chaque étape du pèlerinage hors sol - d'Irlande en Inde, en passant par Venise et Istanbul - où nous entraîne Mélanie Talcott, la jeune Amah, une rescapée de la fatalité, va peu à peu remonter le cours de sa vie en quête de "sa sentinelle perdue", croisant d'improbables mais d'authentiques personnages qui portent tous sur l'existence un "regard qui dénude".
    Chaque geste y a son éloquence. Chaque silence y reste habité.Chaque décorum dévoile sa propre mémoire.Chaque "bouffe" y ponctue une philosophie. Toutes les fausses coïncidences et les vraies ubiquités y étayent un destin.
    Les personnages qui balisent le parcours d'Amah ? Au fil des pages, ils se dessinaient l'un après l'autre, juste en face de moi, si différents, si complémentaires, si complexes et transparents à la fois. Et moi, taraudé par une envie prégnante : celle de passer derrière l'écran pour qu'ils m'invitent dans leur cercle de Vérité.
    Quant à la musique et aux grands écrivains dont l'âme flotte dans les dialogues, ils nous rappellent que "sans histoire, les objets ne sont rien" ; que survivre tel que nous le faisons, enclavés dans nos illusions et nos mythes, demeure une forme d'esclavage; et "qu'il faut savoir aimer le mystère de la vie sans chercher à le vaincre." Et les paysages ? Ils sont criants de réalisme et évidents d'esthétisme. Probablement grâce à cette singularité qu'a l'auteur de savoir contraster les mondes en trompe l'oeil qui cohabitent toujours sous une même latitude.
    Ce livre est inracontable, incompressible. Il ne se lit pas, il se vit. C'est ce qui fait sa puissance. En écrivant cette critique très personnelle, je viens de comprendre pourquoi comprendre pourquoi j'étais resté assis. Sûrement à cause de l'une des "morales" qui en suinte : "vivre sans prendre le temps de s'intéresser aux autres, c'est choisir de mourir par anticipation." - Hubert Letiers, écrivain.

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  • Nous ne pouvons imaginer une autre société si nous ne rêvons pas d'abord à ce que nous pouvons être, acte créateur s'il en est fondé sur l'adage simple mais galvanisant : du bien-être de tous, dépend celui de chacun.
    L'histoire de Sasha Miller, photographe de guerre, est aussi la nôtre. Toutes les horreurs qu'elle a visionnées, les mêmes que l'on digère quotidiennement entre la poire et le fromage, l'ont dépouillé d'elle-même, la laissant au bord de la folie. Elle a le choix, tout comme chacun de nous, entre se laisser dominer par les événements, se soumettre à la dictature d'une pensée globale ou bien se battre pour que sa vie retrouve ses marques et cesse d'être collaboratrice d'un système qui prône une démocratie heureuse en laminant ses ouailles.
    Un voyage et des rencontres lui redonneront l'appétit de vivre.

    Les Microbes de Dieu un livre décapant pour les neurones

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