• Les Celtes d'Hannibal

    Luc Baray

    • Cnrs
    • 24 Octobre 2019

    Guerriers cupides, volontiers impies et cruels, les Celtes font figure, dès l'Antiquité, de partenaires indociles et dangereux. Malgré cette mauvaise réputation, ils serviront sans relâche les Carthaginois et les Grecs du Ve au Ier siècle avant J.-C. et dans l'ensemble du Bassin méditerranéen. Aux côtés d'Hannibal, ils s'avèrent même des auxiliaires indispensables lors des plus belles victoires du général de Carthage.
    À l'aide d'une relecture critique et systématique des sources antiques, Luc Baray propose une nouvelle approche de l'art de la guerre des Celtes. Dépassant le strict cadre de la deuxième guerre punique et faisant appel aux dernières découvertes archéologiques, il analyse leur manière spécifique de combattre, leur armement, et leur emploi tactique. Il nous propose ainsi de revivre les plus grandes batailles d'Hannibal, où perce le rôle déterminant des fantassins et des cavaliers gaulois. Une grande leçon d'histoire militaire.

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  • Du Ve siècle à la fin du Ier siècle av. J.-C. plusieurs milliers de guerriers celtes ont été recrutés comme mercenaires par les généraux carthaginois et grecs. Réputés pour leur bravoure, ils constituèrent des unités tactiques quasi incontournables des armées méditerranéennes. Présents sur tous les fronts, ils jouèrent notamment un rôle décisif dans la victoire retentissante remportée par Hannibal à Cannes sur les légions de Varron et de Paul-Émile. Ce fascicule tentera de présenter les grandes lignes de l'origine du phénomène du mercenariat celtique ainsi qu'un état précis de nos connaissances sur la présence des Celtes dans les rangs des armées étrangères.

  • A partir des données fournies par l'archéologie et les textes antiques, l'auteur s'intéresses aux Celtes, dits aussi Galates ou Gaulois, qui fournissent les contingents de mercernaires des grandes armées de l'Antiquité. Cet ouvrage est celui d'un spécialiste du sujet.

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  • En participant à la prise et au pillage de Rome au mois de juillet 390 av. J.-C., les Sénons, peuple celte originaire du centre-est de la Gaule, entre Champagne et Bourgogne, font une entrée fracassante dans l'Histoire. Par cette action hautement politique et symbolique, ils se font connaître des grandes civilisations méditerranéennes qui, jusqu'alors, n'avaient qu'une idée imprécise de l'existence de ces communautés guerrières qui occupaient l'ensemble de l'Europe transalpine. Jamais la puissance naissante de Rome Lamia GUILLAUME - lamia@snoeckeditions.fr - 06 64 45 16 29 n'avait été autant menacée que durant ces décennies des ive et IIIe s. av. J.-C. qui voient l'installation de ces peuples « barbares » dans la plaine du Pô et le long de la côte adriatique, entre Pesaro et la région située immédiatement en deçà du fleuve Esino. L'archéologie, grâce aux découvertes faites en Europe et en Italie depuis le xviiie s., a permis d'identifier plus précisément ces populations à travers les vestiges de leurs habitats, de leurs cimetières et de leur culture matérielle.
    À partir des vestiges mobiliers et immobiliers patiemment et scientifiquement exhumés, l'archéologie nous dévoile les différents aspects de la vie quotidienne de ces farouches guerriers qui ont ébranlé pendant un temps, la première puissance de l'Occident. Elle nous invite également, par la présentation haute en couleur de leurs croyances religieuses et de leurs pratiques funéraires, à porter un regard nouveau sur ces civilisations celtiques qui ont fait l'Europe et façonné de manière durable les paysages dans lesquels nous vivons aujourd'hui.
    À l'orée du xxie s., cette exposition labellisée d'intérêt national fait, pour la première fois, le point de nos connaissances sur ce peuple sénon dont le nom restera définitivement attaché à la conquête de l'Italie du Nord et à la prise de Rome.
    À travers l'évocation de plus d'une trentaine de thèmes complémentaires - agriculture, rites funéraires, guerre, systèmes politiques, commerce et échange...-, le lecteur pourra appréhender les dernières découvertes et les ultimes interprétations tirées d'une analyse précise et fine des sources historiques et archéologiques. Chacun de ces thèmes met en valeur un aspect particulier de la vie quotidienne des Sénons, entre le début du IVe s. et la fin du Ier s. av. J.-C.

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  • De la fin du VIIe siècle jusqu'au Ier siècle av. J.-C., des milliers de guerriers ont quitté l'Europe celtique pour servir les Étrusques, les Carthaginois ou les Grecs, jouant un rôle souvent décisif sur le théâtre des guerres méditerranéennes.

    Mais quelles sont les raisons qui les ont poussés à migrer ?

    Leurs départs s'expliquent-ils par la demande étrangère ou par la situation sociale, économique et politique de leurs pays d'origine ? Ou par une conjonction des deux ? Quelles influences leurs sociétés ont-elles exercées dans le développement puis le déclin du mercenariat ?

    Brossant l'évolution des sociétés celtiques durant cette longue période (systèmes agricoles, modes d'accès à la terre, filiation, pouvoir, habitat...), en la liant au phénomène mercenaire, Luc Baray propose des scenarii plausibles. Démêlant les arguments et les hypothèses, il fait le point sur le rôle des « grandes migrations », des crises politiques ou alimentaires, tout en réfléchissant aux effets du mercenariat sur l'émergence et le développement de l'État en Gaule.

    S'appuyant sur les données archéologiques récentes et sur une nouvelle analyse des données littéraires antiques, l'auteur croise les plans historique, ethnologique et sociologique et offre une approche anthropologique inédite des sociétés celtiques, de leur histoire, de leurs structures et de leurs dynamiques.

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  • Dans les écrits des auteurs gréco-latins, tous les peuples barbares avec lesquels leurs sociétés entrèrent en relation ont été qualifiés de brigands. Tous, sans exception, durent, à un moment ou un autre de leur histoire, subir la vindicte des pouvoirs politiques des cités gréco-romaines qui ne voyaient en eux qu'un ramassis de gens incapables de se gouverner eux-mêmes et incapables d'exploiter les richesses naturelles de leurs pays respectifs. Ce fascicule tentera de montrer que cette vision stéréotypée des barbares repose essentiellement sur l'idéologie d'auteurs qui ne pouvaient concevoir d'autres manières de penser ou d'agir qui ne soient conformes à celles de leur propre culture.


    "Le pays sis entre le Tage et les Artabres est occupé par environ trente peuples. Bien qu'il soit très favorisé en ce qui concerne les fruits, le bétail et la quantité d'or, d'argent et d'autres métaux de valeur qu'on y trouve, autrefois la majorité de ces peuples délaissait les moyens d'existence qu'il faut tirer du sol, pour se consacrer entièrement au brigandage et à des guerres ininterrompues entre eux ou [...] contre leurs voisins. Cet état de choses dura jusqu'à ce que les Romains y mirent fin par les humiliations qu'ils leur firent subir et par la réduction de la plupart de leurs villes à l'état de simples bourgades [...]." - Strabon (III,3,5)

  • Du Ve siècle à la fin du Ier siècle a.C. , de l'Afrique du Nord à la Judée en passant par la Sicile, l'Italie, la Grèce et l'Asie Mineure, des milliers de guerriers celtes ont été recrutés par les Carthaginois et les Grecs. Les mercenaires celtes jouèrent un rôle souvent décisif dans le théâtre des guerres méditerranéennes pendant cinq siècles. Guerriers étrangers, motivés par l'appât du gain et la recherche de terres où s'installer, les Celtes essaimèrent partout sur tous les fronts où leur savoir-faire technique et leur bravoure paraissaient indispensables.
    Luc Baray nous propose de déconstruire le mythe et de revenir aux sources littéraires pour déterminer avec précision et érudition quelles ont été l'origine et l'importance de ces mercenaires dans les armées de Méditerranée. Il dresse un état précis de nos connaissances et nous fait comprendre la nature des engagements, le contexte particulier des recrutements, en cherchant toujours à distinguer les statuts - mercenaire ou auxiliaire - derrière les dénominations.
    Cette analyse serrée des textes nous offre aussi un éclairage inédit sur tous ces fronts qui secouèrent et déchirèrent la Méditerranée avant la fin du Ier siècle a.C.

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  • Sur la base d'un inventaire de l'ensemble de la documentation funéraire disponible depuis les premières découvertes du XVIIIe siècle à nos jours, soit plus de 1 600 sites inventoriés, l'ouvrage propose une interprétation générale des représentations collectives de la mort chez les populations celtiques du Bassin parisien entre la fin du VIIe siècle et le troisième quart du IIe siècle av. J.-C.À travers un demi-millénaire d'histoire de la mort, l'auteur présente les différents aspects des croyances ainsi que les modes d'organisation politique et économique des Celtes du Bassin parisien.

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  • A côté des pratiques funéraires normées qui constituent depuis toujours le domaine privilégié de la réflexion des archéologues, des historiens et depuis peu des anthropologues sociaux, les nombreuses fouilles de ces dernières années sont venues confirmer qu'à presque toutes les époques, au moins depuis le Néolithique moyen et jusqu'à la période historique, on retrouve en contexte d'habitat des cadavres humains qui ont été déposés dans ce qui est interprété comme des structures liées à l'habitat désaffecté. Ces structures sont principalement des ' silos ' et des ' puits ', mais parfois aussi de simples ' fosses '. L'étude de ces ' anomalies ' archéologiques est difficile à interpréter ou susceptible d'interprétations contradictoires. Par-delà la diversité des situations, il est apparu intéressant, voire urgent, de confronter les points de vue et les approches respectives des ethnologues et des archéologues et d'instituer ainsi une dynamique nouvelle, riche en découvertes et en remises en cause méthodologiques afin de mieux comprendre la signification sociale de ces ' sépultures bizarres '.

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