• Pendant près de trente ans, Alexander Morrison avait rêvé de retrouver Diouke dans une décharge publique, ou alors agonisant d'une horrible maladie dans une salle commune. Il serait venu à son chevet pour lui murmurer à l'oreille, tu as détruit Rossana, maintenant c'est toi qui crèves et ce n'est que justice. Mais aujourd'hui que la prophétie se réalise, Alex n'éprouve aucune satisfaction, seulement un grand flou. Diouke n'a, sans doute, eu que ce qu'il méritait, mais comment peut-on vraiment mourir d'une façon aussi moche, battu à mort et abandonné dans un terrain vague ?


    Alex se remémore ses années de bohème à Paris avec Diouke et la bande, et se demande qui, à la fin, était le vrai salaud dans cette histoire.

  • Jefferson Woodbridge avait débarqué à Paris à vingt ans avec l´intention de devenir un romancier américain célèbre. Quelques décennies plus tard, on le retrouve, désabusé, obscur tâcheron du monde de l´édition qui apprécie ses qualités de nègre et de traducteur. Lorsque le docteur Moreno lui annonce qu´il sera aveugle dans les six mois, cela lui apparaît comme une délivrance : « Ainsi donc je n´aurai plus jamais le temps de m´ennuyer », se dit-il, en prenant la décision d´aller mettre fin à ses jours à Buenos Aires. La proximité de la mort fait également ressurgir le souvenir  de Magdalena, la première femme, peut-être la seule, qui ait compté dans sa vie. Une jeune femme solaire, fantasque et insaisissable dont l´apparition un samedi soir au métro Mairie de Montreuil l´avait ébloui. Comme dans un rêve, il se souvient d´avoir vécu avec Magda la vie de bohême à Paris. Un jour elle avait disparu.

  • Le Parisien a mauvaise réputation. Les visiteurs étrangers le trouvent agressif, suffisant. En France même, le qualificatif de Parisien devient une injure dès qu'on franchit le périphérique.

    L'homo parisianus a le privilège d'habiter l'une des plus célèbres et des plus somptueuses villes au monde, un minuscule îlot où se côtoient tous les pouvoirs. On le soupçonne vite d'être un nanti.

    Mais qui sont-ils en fin de compte, ces Parisiens ? Et de quel passé lourd et compliqué viennent-ils ? Louis-Bernard Robitaille, correspondant à Paris d'un grand quotidien nord-américain, les a observés pendant trois décennies. Il a croisé des artistes, des écrivains, des hommes politiques, une multitude de concierges, garçons de café et autres chauffeurs de taxi.

    Le portrait du Parisien qu'il propose est souvent amusant, toujours savoureux, à l'occasion même érudit. Et, bien sûr, jamais exempt de mauvais esprit.

  • Les Français ne sont peut-être plus au centre du monde, mais ils restent uniques dans leur genre.
    Ils sont une énigme pour les Américains comme pour les Chinois. Ils passent plus de temps à table que tous les autres humains, manient l'art de la conversation comme personne et ont fait de la brève de comptoir un genre littéraire. Si aux jeux Olympiques ils trébuchent et s'effondrent parfois, ils sont les champions incontestés de l'exploit gratuit. Et sur la terre entière on considère Paris comme la ville la plus romantique au monde...
    Louis-Bernard Robitaille, journaliste et écrivain québécois, dresse un portrait documenté, chaleureux et souvent inattendu de la France et des Français en ce début de XXIe siècle.

  • Dans les années 1976-1977, alors qu'il est correspondant à Paris pour le quotidien de Montréal La Presse, Louis-Bernard Robitaille se rend à plusieurs reprises en Europe de l'Est. Ses voyages sont le point de départ des quatre textes de cet ouvrage, consacrés à Berlin-Est, à Prague, à Varsovie et à Moscou et Tbilissi. L'atmosphère particulière qui régnait au-delà du rideau de fer inspire à l'écrivain de nombreuses questions, nourries par ses rencontres et une fine observation des villes et de ses habitants.
    Sans se prendre trop au sérieux, Robitaille cherche à comprendre la vie quotidienne « outre-mur » et à décrypter les tentatives de ses interlocuteurs pour se dégager de la chape de plomb du Parti.

    En homme de gauche éloigné de toute chapelle, Robitaille déclare que le communisme a été pour lui, en tant que journaliste, la grande affaire politique de son époque. Fasciné par cette « créature bizarre » qui a aménagé une immense prison à ciel ouvert dans le bloc soviétique, il se pose la question de sa rapide disparition : alors que l'on avait cru le monument communiste indestructible, comment se fait-il qu'il se soit évanoui si rapidement ?

  • « Et puis un jour cela tomba sur moi, cette glu visqueuse que la Faculté appela par la suite angoisse admnistrative .» L'action se passe dans un futur non-précisé, peut-être 2030, peut-être 2040. Déchu de ses fonctions au sein de la Sécurité, capitaine chargé des écritures et de l'idéologie au département des Études, Jimmy Durante, avait tout perdu, et n'avait rien trouvé de mieux que de trouver refuge dans la Péninsule, ce vaste périmètre d'exclusion où a eu lieu quinze ans plus tôt l'Accident nucléaire :
    Tout y est radioactif, les habitations, la végétation, les poissons et le gibier. Les habitants qui y ont trouvé refuge meurent plus souvent qu'à leur tour : cancers de la tyroide, de la peau etc. Mais beaucoup survivent. En bord de mer, à l'hôtel des Mouettes où il a trouvé refuge et protection, Durante mène une vie somme toute acceptable, tout en guettant les signes de la maladie. Il y rencontre Valentina Ordjonikidzé, une ancienne violoncelliste qui a elle aussi échoué dans la Péninsule dix-huit mois plus tôt, et sur qui la radioactivité semble n'avoir jamais eu le moindre effet. Que fait une femme aussi singulière que mystérieuse aux Mouettes ? Jimmy Durante se laissera entrainer dans des escapades dangereuses en sa compagnie et découvre une femme avec un passé troublant.

    Sur commande
  • Un album illustré réalisé à l'initiative de la Ville, joliment écrit par un québecois, Sète aujourd'hui, hier et demain : histoire, sociologie et géographie d'une cité singulière.

  • Long beach

    Louis-Bernard Robitaille

    • Denoel
    • 21 Août 2006

    Qu'a donc fait Anthony Terreblanche pour se retrouver du jour au lendemain chassé du confortable campus de Giovanni Caboto University ? Quelle main perverse a introduit des images pédophiles dans son ordinateur et provoqué chez lui une descente de la police ? L'écrivain libertin est-il victime des féministes, des ligues de vertu ou d'une banale vengeance amoureuse ? En exil à Long Beach, ancienne station balnéaire peuplée de mafias exotiques, Terreblanche raconte sa vie à l'enquêteur Fletcher. Entre un cortège de femmes amoureuses ou vengeresses et un mystérieux manuscrit dérobé dans sa jeunesse, se déroule alors l'aventure d'un imposteur génial, en amour comme en littérature, confronté à son gouffre intérieur.

  • Le bassin de Thau est une curiosité géographique. C'est une petite mer intérieure de soixante-quinze kilomètres carrés, qui constitue aussi l'étang le plus important du Languedoc-Roussillon. Les historiens estiment que sa formation s'est produite onze ou douze mille ans avant notre ère et que la bande de terre longeant la mer n'a rejoint le mont Saint-Clair qu'à l'époque romaine. Toujours est-il que cette étendue d'eau, reliée à la Méditerranée que par trois minces graus naturels, constitue un milieu naturel tout à fait particulier.
    Ce livre va vous faire découvrir la richesse de son écosystème, différent de celui de la mer. Ici la nature qui se développe en vase clos produit une faune et une flore extrêmement denses, mais en modèle réduit. Pour les plongeurs et les scientifiques, Thau offre le spectacle d'une nature riche et diversifiée en matière d'algues, de limaces, de coquillages et de crustacés.
    A travers des rencontres et des portaits de personnalités emblematiques de l'étang racontés par Louis-Bernard Robitaille, des images du dessus et de dessous glanées par Denis Porrachia, vous n'aurez plus le même regard sur cette mer intérieure.

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