• Observations d'un artiste sur son art. L'acteur et metteur en scène traite de sujets comme la vocation, le comportement de l'acteur, l'intrigue, l'action et le mouvement, le texte et le jeu, etc.

  • Pourquoi monte-t-on une pièce ? Qu'est-ce que la vocation ? Qu'est-ce qui fait exister les personnages ? Louis Jouvet, en homme de théâtre et en comédien, répond à ces questions et à beaucoup d'autres, notamment sur les pièces et les mises en scène de Molière et de Giraudoux. Réunit des textes d'époques diverses de sa carrière.

  • "En m'interrogeant, je découvre ingénument que je souhaite écrire sur notre métier le livre que j'aurais voulu trouver quand j'avais vingt ans..." Louis Jouvet, connu pour ses nombreux rôles de cinéma, maître revendiqué par Strehler et Vitez, s'est toute sa vie interrogé sur l'essence du théâtre et le sens de son métier. Entré dans la profession par la régie, Jouvet a aussi exercé les activités de décorateur, scénographe, créateur de lumières, comédien et metteur en scène. Pour cet artisan du plateau, l'attention devait porter sur chaque élément du spectacle, du plus petit détail de la représentation au jeu de l'acteur et, par-dessus tout, au texte, substrat indispensable à tout travail. Eve Mascarau a ici sélectionné des notes personnelles, des articles, des conférences, etc. qui prennent la forme d'aphorismes, de questionnements, de discours ou de récits. Ces extraits, inédits ou épuisés pour la plupart, témoignent de la démarche intellectuelle et artistique de Jouvet, homme de théâtre complet.

    Après plusieurs expériences théâtrales, Louis Jouvet (1887-1951) participe à la fondation du Théâtre du Vieux-Colombier de Jacques Copeau. Il y occupe les fonctions de régisseur et d'acteur. En 1924, il prend la direction du Théâtre des Champs-Elysées et y signe ses premières mises en scène. Dix ans plus tard, il prend celle du Théâtre de l'Athénée, qui porte toujous son nom. La même année, il est nommé professeur au Conservatoire. Il commence à jouer au cinéma, pour lequel il tournera une trentaine de films. Jouvet revendique un théâtre lié à la qualité dramatique des textes. Il monte notamment Molière, Giraudoux qu'il révèle, Cocteau, Genet et Sartre.

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  • Ce volume réunit un choix de cours donnés par Louis Jouvet au Conservatoire national d'Art dramatique de novembre 1939 ´r décembre 1940. Se tenant également éloigné de la doctrine et de la recette, Louis Jouvet tentait, par un dialogue incessant avec ses élcves, de leur faire sentir quel doit etre le comportement du comédien dans l'exercice de son métier.
    Sténographiés et fidclement transcrits, les cours qui composent ce volume concernent l'uvre de Molicre et la comédie classique. C'est donc ´r travers les plus grandes sccnes de notre théâtre que Jouvet traite notamment de la diction, de la respiration, de l'interprétation du personnage, de la situation dramatique, de l'état physique et psychologique du comédien... Cet enseignement est destiné, selon les propres termes de Jouvet, ´r éveiller chez l'élcve Tla vision d'un personnage et, en meme temps, la conscience de sa propre sensibilité...t, ´r lui faire découvrir Tcette dualité qui va lui servir ´r établir, d'une part, un procédé d'exécution perfectible et, d'autre part, un moyen de se perfectionner lui-memet.

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  • C'est un livre riche que les Réflexions du comédien. Il faut le voir comme un vaste panorama de la pensée de Jouvet. Tout y est abordé : les texte, le jeu, le rôle du théâtre, le métier de directeur... Cette plongée dans la pensée du maître est passionnante.

    Le livre commence par des réflexions du sur le théâtre de Beaumarchais et celui de Hugo, ce qui est éternel en eux et la façon dont ils doivent se transmettre au public. Le chapitre suivant porte sur l'auteur Henri Becque. Il s'intitule « La disgrâce de Becque ». Il est des plus intéressants car il interroge le potentiel d'un texte de passer ou non à la postérité.

    Jouvet parle de l'avenir du théâtre, de la sensibilité du public, de cette difficulté d'innover et de restituer, de cet équilibre constant qui doit être l'obsession du comédien, du metteur en scène ou du directeur de théâtre.

    « Le commerce théâtral, malgré son caractère utilitaire est, à l'origine des temps, un sacerdoce qui prend sa source aux mobiles les plus nobles et les moins intéressés du coeur humain, mais il va au flanc de tout sacerdoce, si glorieux soit-il, une abominable plaie qui oblige le prêtre à vivre de l'autel, le soldat de son épée et l'avocat, comme le médecin, de ses clients. » Quelles concessions alors faut-il faire ? Quelle intégrité peut-on garder ? Comment garantir notre indépendance et notre liberté ? Comment, enfin, faire survivre l'Art ? Ce sont ces questions-là qui sont au coeur des Réflexions du Comédien et chacun sait à quel point elles concernent le temps présent.

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  • écoute, mon ami Nouv.

    écoute, mon ami

    Louis Jouvet

    À paraître
  • TPratique du théâtret publie, ´r la suite de Molicre et la comédie classique, le second volume de cours donnés par Louis Jouvet au Conservatoire national d'art dramatique de novembre 1939 ´r décembre 1940.
    Sténographiés et fidclement transcrits, ces cours concernent principalement les uvres de Racine et de Musset, mais aussi celles de Corneille, Mérimée, Dumas fils et Becque. Ils portent donc essentiellement sur la tragédie classique et le drame romantique. Ce livre complcte l'enseignement du volume précédent, mais on y retrouve tous les problcmes d'exécution déj´r abordés dans la comédie classique : la diction, la respiration, la situation dramatique, l'état physique et psychologique du comédien, avec l'incidence différente qu'imposent ´r l'exécutant les contraintes de la tragédie ou les libertés du drame. En particulier Louis Jouvet insiste sur les rapports du texte, de la respiration et du sentiment : TConsidcre d'abord la longueur, l'amplitude de la phrase ; trouve sur cette amplitude la diction et la respiration, tu verras que tu arriveras au sentiment qui est celui du personnage... La phrase contient tout, la respiration, le sentiment.t Il s'efforçait d'inculquer ´r ses élcves cette notion de la primauté du texte.
    Son enseignement se trouve en partie contenu dans une phrase de son livre posthume, Le Comédien désincarné : TIl faut incorporer en soi l'idée du rôle ou de la picce jusqu'au point ou, devenus notre réalité et notre substance, ils agiront en nous comme des forces naturelles, par l'inconscient.t

  • Reprise du 20 au 24 novembre au théâtre des Célestins (Lyon). Mise en scène de Toni Servillo. Entre février et septembre 1940, Louis Jouvet fait travailler à Claudia, élève au Conservatoire d'art dramatique de Paris, la dernière scène d'Elvire du Dom Juan de Molière. Ces leçons de théâtre sont retranscrites et, en 1986, Brigitte Jaques-Wajeman les adapte pour les porter à la scène. C'est l'occasion d'oberver l'apprentissage de la comédienne, d'entrer dans l'intimité de la relation du maître et de l'élève, d'approcher du coeur de l'art théâtral qui se sent plus qu'il ne se comprend.

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  • Ce volume rassemble pour la première fois l'intégralité de la correspondance échangée entre deux hommes de théâtre hors du commun, Jacques Copeau (1879-1949) et Louis Jouvet (1887-1951), dont l'influence n'a pas cessé de nourrir les pratiques contemporaines. Ce qui les unit d'abord, au-delà d'un compagnonnage exemplaire qui les verra côte à côte au Théâtre du Vieux-Colombier de 1913 à 1922, fut le rêve d'une fraternité artistique idéale, d'une utopie théâtrale. Que les circonstances, différends ou querelles d'amour-propre aient fait dégénérer cette mystique, personne ne le contestera. Mais des premiers spectacles de 1913 à l'aventure mouvementée des deux saisons américaines, en passant par la réalisation des dispositifs fixes des scènes new-yorkaises et parisiennes ou leurs échanges sur «la comédie nouvelle» et sur l'éducation originale du comédien des temps modernes, le dialogue entre Jacques Copeau et Louis Jouvet révèle la complicité émouvante qui les a liés, notamment pendant la Première Guerre mondiale.
    Leurs lettres composent donc un récit unique, celui d'un don de chacun à l'autre, et cela même après le départ de Louis Jouvet du Vieux-Colombier. Jacques Copeau, alors retiré en Bourgogne à la recherche de formules dramatiques inédites, reste le «patron», auquel le cadet, devenu à son tour un des animateurs incontestés de la scène parisienne, rendra hommage jusqu'à sa mort, en octobre 1949.

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