• Il vénérait une Vénus de jardin, sage idole de pierre : Wanda von Dunajew va lui donner le goût des femmes de chair.
    De la déesse de l'amour, Wanda possède la rousse splendeur, le caractère, la frivolité. Mais Séverin, gentilhomme des Carpates, a d'autres rêves encore. Plus que son amant, il désire être son esclave. Humiliations, violences, tortures de la jalousie : extase... D'un trait de plume sur un contrat, tous les abaissements lui sont promis. Jusqu'au tout dernier...
    Ce chef-d'oeuvre de Sacher-Masoch - dont le nom a donné naissance au terme « masochisme » - a inspiré le grand film de Roman Polanski, La Vénus à la fourrure.

  • Jamais réunies en français de son vivant ou après sa mort, les dix nouvelles « Femmes slaves » de Sacher-Masoch font contrepoint à La Venus à la fourrure (Stuttgart, 1870). Publiées en édition originale de 1889 à 1891 dans la Revue des deux mondes qui a largement contribué à faire connaître l'écrivain en France, elles ont pour décor l'empire austro-hongrois alors éclaté en de multiples provinces et nationalités à la fin du XIXe siècle. Sacher-Masoch ouvre son carnet de portraits de femmes vengeresses, de paysannes humiliées par les nobles, entre exotisme et cruauté et parfois une certaine drôlerie. Dix nouvelles destinées au grand public qui reposent sur un habile mélange de roman historique, d'érotisme discret et d'un soupçon d'exotisme slave qui nous emmènent en Pologne, Slovaquie, en Bosnie, en Serbie, en Croatie, au Monténégro. Dans « La journée de Gatzko », Sacher-Masoch est sur les traces d'une femme combattante qui sauve son mari lors d'une bataille contre les Turcs. Dominatrices, sûres d'elles, indépendantes, ces femmes slaves valeureuses ne sont pas faites pour l'ornement d'un harem. La nouvelle « Le Banc vivant » sonne le glas des vieux Don Juan. Une paysanne courtisée par son maître qui l'accuse de vol retourne la situation en faisant de lui son « baudet, son divan », ou plutôt son banc vivant sur lequel elle reçoit l'épouse trompée venant chercher son mari. Quand elle ne sont pas vêtues de la fameuse kazabaïka (« fourrure »), elles sont prêtes à monter sur les barricades ou à cheval lors des insurrections nationalistes qui troublent l'empire. Ainsi l'amazone de Prague meurt-elle sur une grande barricade « avec le sourire féroce d'une amazone bohême ».



    Republiée pour la première fois en texte intégral, l'étude de Thérèse Bentzon « Un romancier galicien : M. Sacher-Masoch » parue en 1875 dans la Revue des deux mondes démontre que « sa tâche est celle d'un peintre de la nature sauvage et de l'homme primitif, celle d'un pionnier ». La critique de Bentzon s'inscrivait dans le mouvement de reconnaissance que la France portait à l'écrivain apprécié aussi pour ses sentiments anti-allemands. Il fut décoré de la Légion d'honneur en 1883 par décret du Président de la République française.

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  • À la fin du XIXe siècle, un professeur de psychiatrie de l'université de Vienne forgeait le mot " masochisme " pour définir un certain type de perversions sexuelles. Du nom de l'écrivain Leopold von Sacher-Masoch qui, dans de nombreux récits, met en scène de superbes femmes dominatrices et cruelles qui réduisent à leur merci, parfois à coups de fouet, des amants entièrement soumis. Léopold von Sacher-Masoch allait être lexicalement immortalisé, mais détruit en tant qu'homme de lettres.
    Né en 1836 en Galicie et mort en 1895 en Allemagne, cet écrivain autrichien de langue allemande était un esprit brillant formé par une éducation raffinée ; aristocrate libéral, héritier des Lumières, il enseigna dès 20 ans à l'université et, à 28, était un auteur reconnu et apprécié. Il a beaucoup publié au cours de sa carrière, et des ouvrages très divers, mais reste aujourd'hui largement méconnu. En France, seule une petite partie de son oeuvre a été traduite et, même parmi ces textes, très peu ont été réédités depuis les premières traductions, parues du vivant de l'auteur. Même ramenés à leur part érotique et " masochiste ", ces romans et nouvelles sont relativement mal servis : seuls quelques-uns ont bénéficié de rééditions récentes, et l'offre reste éparse. Sans même songer à révéler ses ouvrages oubliés, mettre à la disposition du public ses oeuvres maîtresses sous la forme commode d'un volume unique est d'un intérêt capital.
    Le livre contient deux romans et dix-neuf nouvelles d'ampleur variée, présentés dans l'ordre chronologique, parmi lesquels le plus célèbre, La Vénus à la fourrure. C'est aussi le plus actuel : adapté pour le théâtre par Christine Letailleur en 2009, il est porté à l'écran par Roman Polanski en 2013 - mais le cinéaste a adapté une adaptation, une pièce écrite par David Ives créée en 2010 à New York, Venus in Fur. À la faveur de cette actualité, retrouver l'oeuvre littéraire s'impose. Souvent réédité, ce roman gagne ici à être présenté au sein d'un ensemble plus vaste : il est ainsi mis en perspective. Il importe aussi de souligner que ce recueil comporte un nombre non négligeable de ces textes qui n'avaient plus été repris depuis leurs premières traductions, notamment " Le cabinet noir de Lemberg ".
    Il s'agit de retrouver l'essence littéraire des clichés qui se sont développés à partir d'un concept psychiatrique déjà injustement réducteur ; c'est à cela que vise ce volume : permettre un retour aux sources romanesques du " masochisme ", qui ont inspiré des écrivains comme Georges Bataille ou Michel Foucault, jusqu'à l'auteur de Cinquante Nuances de Grey.
    Ce volume contient :
    La Vénus à la fourrure.
    Le Cabinet noir de Lemberg.
    La Pêcheuse d'âmes.
    Les Batteuses d'hommes.
    La Pantoufle de Sapho et autres contes.

  • Warwara Gondola a de qui tenir : déjà son père, notable galicien, pressurait les paysans sans vergogne. Très vite la jeune femme se révèle froide, inflexible. Apparemment dénuée d'élans sentimentaux, elle n'a qu'une passion : les ducats ! Elle songe aussi à devenir actrice. " Le monde est un théâtre, proclame-t-elle, et j'ai toutes les facilités pour y jouer très bien mon rôle. " Sa jeunesse et sa beauté lui servent d'abord à faire, en manoeuvrant, un mariage d'argent : elle épouse le baron Bromirski - se réservant toutefois le plaisir de garder à ses pieds un amant, Maryan Janowski. Car Warwara aspire aussi à une certaine forme d'amour. mais toujours " avec avidité ". Elle cherche à dominer, enchaîner son amant. Devenue veuve, elle en vient d'ailleurs à acheter littéralement Maryan à sa propre épouse, contre argent, par contrat. Quand Maryan disparaît à son tour, la passion de Warwara pour l'or tourne peu à peu à la folie. Elle laisse péricliter ses domaines, enferme son argent dans ses coffres. Au soir de son existence, tombant elle-même sous la coupe d'une servante intéressée qui rêve d'hériter, Warwara fait un ultime pied de nez à l'humanité : elle lègue toute sa fortune à son petit chien.

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  • First published in 1870, the author of 'Venus in Furs' defined -- and unwittingly gave his own name to -- that sexual proclivity we know as masochism in this understated, charged erotic classic.

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  • Les femmes font payer leurs amants pour leurs erreurs passées...POUR UN PUBLIC AVERTI. Théodora se venge de son ancien amant, un baron qui a refusé de l'épouser et ainsi de l'anoblir. Quant à l'Amazone de Prague, elle affronte, lors de soulèvements libéraux et nationalistes, un officier ennemi qui a jadis été son amant infidèle.Deux nouvelles érotiques, avec en fond l'histoire révolutionnaire !EXTRAITPar une maussade journée de novembre, aussi désagréable que la nouvelle qu¿elle apportait, le baron Andor entra chez Théodora Wasili et lui annonça qu¿il allait la marier. Théodora était une villageoise, et certainement la plus belle, la plus fière entre toutes ces créatures qui, aujourd¿hui encore, trahissent leur origine roumaine. La première fois que le baron l¿avait vue, elle dansait dans un cabaret il avait gagné son c¿ur en lui offrant une paire de colliers de gros corail rouge, mais faux il lui avait donné en outre un petit pot de fard acheté chez un juif marchand de bric-à-brac car toutes ces filles d¿Eve aiment à se farder.Plus tard, le baron lui fit de plus riches cadeaux. Elle adopta les allures d¿une boyarine et prit bientôt les habitudes d¿une petite dame distinguée et gâtée. Au moment où les paroles du baron vinrent la frapper comme l¿éclair, elle était allongée sur un divan turc, chaussée de pantoufles brodées d¿or, vêtue d¿une kazabaïka de fourrure doublée de velours rouge et garnie de martre elle souleva sa tête à l¿expression sévère, aux grands yeux sombres, chargée d¿une opulente chevelure noire elle ressemblait presque à un démon.À PROPOS DE L'AUTEURLéopold von Sacher-Masoch (1836-1895) est un écrivain et historien né en Autriche et aux origines cosmopolites. Son ¿uvre est principalement constituée de contes nationaux et de romans historiques regroupés en cycles. Il s'y trouve généralement une héroïne dominatrice ou sadique, et le sens narratif vient des légendes et histoires du folklore slave, ayant bercé d'enfance de l'auteur. Le terme « masochisme » est forgé à partir du patronyme de Sacher-Masoch par le psychiatre Krafft-Ebing dans Psychopathia Sexualis (publié en 1886), et est considéré par celui-ci comme une pathologie. Pour Gilles Deleuze, qui a analysé et popularisé l'auteur, son ¿uvre est pornologique, car projetant la pornographie dans le champ philosophique.À PROPOS DE LA COLLECTIONRetrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques.Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces ¿uvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement. Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.

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  • Une grande pécheresse cherche le repentir par la douleur...POUR UN PUBLIC AVERTI. Une femme expiant ses péchés de chair par le port d'une lourde croix en bois rencontre un jeune homme qui l'aide à supporter son fardeau.Une nouvelle esquissant l'idéal féminin slave de Sacher-Masoch, l'initiateur du courant masochiste.EXTRAITUne apparition étrange, mystérieuse et surhumaine traversa lentement la large voie que formait cette multitude d¿hommes. C¿était une jeune femme d¿une beauté énigmatique, diabolique et angélique à la fois. Elle était grande et forte son vêtement simple et de couleur sombre, retenu à la taille par une corde grossière, laissait voir son cou, sa nuque et ses bras magnifiques brûlés par le soleil. Elle marchait pieds nus, et la tête nue. Ses cheveux opulents, d¿un blond rougeâtre, tombaient dénoués jusqu¿à ses hanches. Sa belle tête, aux yeux candides, était courbée profondément et son dos ployait presque sous le poids d¿une grande croix, grossièrement charpentée. Pourtant elle était aussi fière dans son abaissement, que touchante dans son mépris du monde. Tous la regardaient surpris quelques-uns faisaient le signe de la croix, mais personne n¿osait lui adresser la parole.Ce ne fut qu¿à l¿extrémité de la ville, arrivé aux dernières maisons, qu¿une voix humaine résonna pour la première fois à son oreille.Sur les marches d¿une petite maison, nouvellement blanchie, une femme jeune et jolie se tenait debout, un petit bonnet sur la tête, se prélassant avec complaisance dans sa kazabaïka garnie de fourrure. Le poing sur la hanche, dans tout l¿orgueil de sa vertu cruelle, elle lui jeta un regard moqueur et s¿écria :¿ Ah ! voyez la pécheresse, elle a flétri sa jeunesse dans la débauche, et maintenant qu¿elle ne peut plus séduire personne, elle veut se réconcilier avec Dieu. C¿est la flagellation qu¿il te faudrait, Madeleine repentante, et si je t¿avais sous la main, je t¿aiderais bien à apaiser le ciel.À PROPOS DE L'AUTEURLéopold von Sacher-Masoch (1836-1895) est un écrivain et historien né en Autriche et aux origines cosmopolites. Son ¿uvre est principalement constituée de contes nationaux et de romans historiques regroupés en cycles. Il s'y trouve généralement une héroïne dominatrice ou sadique, et le sens narratif vient des légendes et histoires du folklore slave, ayant bercé d'enfance de l'auteur. Le terme « masochisme » est forgé à partir du patronyme de Sacher-Masoch par le psychiatre Krafft-Ebing dans Psychopathia Sexualis (publié en 1886), et est considéré par celui-ci comme une pathologie. Pour Gilles Deleuze, qui a analysé et popularisé l'auteur, son ¿uvre est pornologique, car projetant la pornographie dans le champ philosophique. À PROPOS DE LA COLLECTIONRetrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques.Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces ¿uvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement. Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.

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  • Le psychiatre Krafft-Ebing utilisa le mot « masochisme » pour nommer ce qu'il considérait comme une pathologie. L'oeuvre de Sacher-Masoch fut marquée par des scènes de son enfance, terreau fertile de son « masochisme » : les récits de sa nourrice, dans lesquels les femmes jouent un rôle prédominant ; sa tante humiliant et cravachant son époux ; ou fessant le jeune Léopold surpris en position de voyeur ; des prostituées ricanantes, des vagabonds enchaînés et passés à la schlague, tous les jours, sous ses fenêtres. Mais en réduisant l'homme à un concept, Krafft-Ebing a sans doute contribué à faire oublier l'oeuvre. C'est grâce au travail remarquable du philosophe Gilles Deleuze que Sacher-Masoch est aujourd'hui reconnu comme un grand écrivain.
    /> Ces Choses vécues, véritables confessions érotiques et autobiographiques, montrent clairement pourquoi l'auteur est à ce point indissociable de ses écrits.

  • Le psychiatre Krafft-Ebing utilisa le mot « masochisme » pour nommer ce qu'il considérait comme une pathologie. L'oeuvre de Sacher-Masoch fut marquée par des scènes de son enfance, terreau fertile de son « masochisme » : les récits de sa nourrice, dans lesquels les femmes jouent un rôle prédominant ; sa tante humiliant et cravachant son époux ; ou fessant le jeune Léopold surpris en position de voyeur ; des prostituées ricanantes, des vagabonds enchaînés et passés à la schlague, tous les jours, sous ses fenêtres. Mais en réduisant l'homme à un concept, Krafft-Ebing a sans doute contribué à faire oublier l'oeuvre. C'est grâce au travail remarquable du philosophe Gilles Deleuze que Sacher-Masoch est aujourd'hui reconnu comme un grand écrivain.
    /> Dans Shabataï Zwy, qui relate le parcours d'un messie, Masoch montre de quelle manière des femmes fatales terrassent le pouvoir spirituel. Ou comment la chair finit toujours par dominer l'esprit.

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    /> Le Legs de Caïn réunit cinq histoires d'amours tourmentées et malheureuses, dans lesquelles la victime ne trouve finalement son bonheur que dans la souffrance infligée par l'autre.

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    /> Dans ce recueil de nouvelles au titre éloquent, des femmes dominatrices asservissent des hommes qui ne s'épanouissent que dans cette soumission. Un véritable festival des fantasmes qu'inspirent celles que l'on nomme les maîtresses.

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    /> Dans Le Droit du plus fort, au cours d'une partie de chasse, le chasseur et le gibier ne sont pas forcément ceux qu'on croit. Surtout si la proie apparente est une jeune femme sauvage qui ne s'offre qu'au mâle dominant.

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    /> Dans La Pénitente, une ancienne pécheresse se repent de sa vie de débauche. Elle erre de ville en ville en portant une croix sur son dos et en suppliant qu'on la maltraite publiquement. Mais un doux jeune homme croise sa route.

  • Le psychiatre Krafft-Ebing utilisa le mot « masochisme » pour nommer ce qu'il considérait comme une pathologie. L'oeuvre de Sacher-Masoch fut marquée par des scènes de son enfance, terreau fertile de son « masochisme » : les récits de sa nourrice, dans lesquels les femmes jouent un rôle prédominant ; sa tante humiliant et cravachant son époux ; ou fessant le jeune Léopold surpris en position de voyeur ; des prostituées ricanantes, des vagabonds enchaînés et passés à la schlague, tous les jours, sous ses fenêtres. Mais en réduisant l'homme à un concept, Krafft-Ebing a sans doute contribué à faire oublier l'oeuvre. C'est grâce au travail remarquable du philosophe Gilles Deleuze que Sacher-Masoch est aujourd'hui reconnu comme un grand écrivain.
    /> Dans Les Soeurs de Saïda, un prince renonce à tout pour vivre reclus et aux ordres de la fille d'un tenancier de bar, après avoir hésité entre elle, la froide Damaris, et sa soeur, la douce Jalta.

  • Le psychiatre Krafft-Ebing utilisa le mot « masochisme » pour nommer ce qu'il considérait comme une pathologie. L'oeuvre de Sacher-Masoch fut marquée par des scènes de son enfance, terreau fertile de son « masochisme » : les récits de sa nourrice, dans lesquels les femmes jouent un rôle prédominant ; sa tante humiliant et cravachant son époux ; ou fessant le jeune Léopold surpris en position de voyeur ; des prostituées ricanantes, des vagabonds enchaînés et passés à la schlague, tous les jours, sous ses fenêtres. Mais en réduisant l'homme à un concept, Krafft-Ebing a sans doute contribué à faire oublier l'oeuvre. C'est grâce au travail remarquable du philosophe Gilles Deleuze que Sacher-Masoch est aujourd'hui reconnu comme un grand écrivain.
    /> L'amour est cruel en général. Et pour Masoch, le temps ne fait rien à l'affaire. ni l'époque. Ses personnages, à travers les âges, aiment souffrir et adorent leurs bourreaux.

  • On a jusqu'à présent largement promu la Vénus à la fourrure et négligé la Madone. Du même pas, on a revêtu Sacher-Masoch des habits prêt-à-porter du masochisme fabriqués dans les ateliers de la Psychopathia sexualis.
    Romance kitsch d'une difficile et heureuse conquête amoureuse, mais aussi et indissociablement essai de philosophie morale, La Madone à la fourrure balaie ces considérations : le mariage moderne dissipe le masochisme comme la chaleur estivale la rosée du matin.
    En postface, Jean Allouch et Vianney Piveteau reprennent la question du masochisme au point où l'avaient portée Gilles Deleuze et Jacques Lacan en 1967.

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  • From the first moment Severin sees Wanda, draped in furs, he is captivated by her beauty, and her cruelty. Soon desire becomes obsession as they enter into a world of pleasure and pain to which it seems there are no boundaries. But as Wanda's fantasies become brutal and she takes another lover, their games begin to get dangerously out of control.

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  • Sacher-Masoch s'interroge sur les rapports de force entre les deux sexes.POUR UN PUBLIC AVERTI. Dans une contrée rurale d'Europe de l'Est, une jeune femme va porter son choix amoureux sur le mâle dominant.Un classique de la littérature érotique masochiste.Ce court récit laisse transparaître les instincts naturels de l'homme !EXTRAITLe brouillard du matin remplissait encore les vallées sauvages qui séparaient les hautes montagnes. En bas, il bouillonnait comme dans une grande chaudière de sorcière mais en haut, sur les pointes aiguës des rochers, au-dessus des cimes noires des sapins, le soleil triomphait déjà, et baignait tout, de près et de loin, de sa lumière chaude et dorée.Au milieu du désert aride de granit s¿étendait une petite prairie couverte de fleurs et de hautes herbes. Là, une pauvre fille faisait paître ses brebis.C¿était une paysanne du village misérable dont les chaumières étaient collées, comme des nids d¿hirondelles, à la pente de la montagne. Assise sur une pierre, elle regardait par-dessus les nuages. À ses pieds s¿étendait la belle Transylvanie, son pays natal, et derrière elle, la Moldavie où, de l¿autre côté des poteaux, habitaient des gens qui, eux aussi, étaient de sa race et parlaient sa langue.Au premier regard se trahissait en elle la fille de cette antique Rome, dont jadis une des légions avait construit là son camp. C¿était une apparition fière et vraiment princière. Sa tête était belle et noble mais dans se yeux noirs on retrouvait un peu de la volupté rêveuse de l¿Orientale, et dans ses mouvements la gravité de la patricienne s¿alliait à la grâce du harem.À PROPOS DE L'AUTEURLéopold von Sacher-Masoch (1836-1895) est un écrivain et historien né en Autriche et aux origines cosmopolites. Son ¿uvre est principalement constituée de contes nationaux et de romans historiques regroupés en cycles. Il s'y trouve généralement une héroïne dominatrice ou sadique, et le sens narratif vient des légendes et histoires du folklore slave, ayant bercé d'enfance de l'auteur. Le terme « masochisme » est forgé à partir du patronyme de Sacher-Masoch par le psychiatre Krafft-Ebing dans Psychopathia Sexualis (publié en 1886), et est considéré par celui-ci comme une pathologie. Pour Gilles Deleuze, qui a analysé et popularisé l'auteur, son ¿uvre est pornologique, car projetant la pornographie dans le champ philosophique.À PROPOS DE LA COLLECTIONRetrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques.Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces ¿uvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement. Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.

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  • Une nouvelle glaçante de cruauté.POUR UN PUBLIC AVERTI. Une ravissante femme blonde souhaite se débarrasser de son mari et implore le duc, qui fait partie de ses admirateurs, de lui rendre ce service. Ce dernier a alors une idée qui fait froid dans le dos. Un court récit d'atmosphère cruel, issu du courant littéraire érotique.EXTRAITDans un boudoir, meublé d¿un luxe extravagant et raffiné, se tenait une jeune femme aux yeux pers, étendue sur un divan recouvert d¿une grande peau d¿ours. Un bel homme, aux allures de grand seigneur, était adossé contre la cheminée hollandaise, et jouait avec les cheveux blonds de la charmante femme. La jeune femme était l¿épouse de M. Wolinski, conseiller d¿État, et l¿adorateur du moment était le duc de Courlande, le tout-puissant favori de la czarine Anna.¿ Duc, rendez-moi un petit service, dit la ravissante blonde.¿ Tout ce que vous voudrez, Alexina.¿ Eh bien ! il faut envoyer mon mari en Sibérie. Le duc éclata de rire.¿ Avec beaucoup de plaisir ! s¿écria-t-il aussitôt que vous m¿aurez fourni un prétexte plausible. Mais Il faut de la prudence. Nous autres Allemands, nous ne sommes déjà que trop haïs en Russie.À PROPOS DE L'AUTEURLéopold von Sacher-Masoch (1836-1895) est un écrivain et historien né en Autriche et aux origines cosmopolites. Son ¿uvre est principalement constituée de contes nationaux et de romans historiques regroupés en cycles. Il s'y trouve généralement une héroïne dominatrice ou sadique, et le sens narratif vient des légendes et histoires du folklore slave, ayant bercé d'enfance de l'auteur. Le terme « masochisme » est forgé à partir du patronyme de Sacher-Masoch par le psychiatre Krafft-Ebing dans Psychopathia Sexualis (publié en 1886), et est considéré par celui-ci comme une pathologie. Pour Gilles Deleuze, qui a analysé et popularisé l'auteur, son ¿uvre est pornologique, car projetant la pornographie dans le champ philosophique.À PROPOS DE LA COLLECTIONRetrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques.Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces ¿uvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement. Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.

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